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Stop ou encore

12 Mai

« Stop ou encore », c’est la question que je me pose tout le temps. Stop le travail, ou encore deux ou trois textes à lire? Stop le zieutage sur Facebook, ou encore cinq minutes au cas où j’aurais raté quelque chose? Stop la thèse pour l’été, ou non, encore une petite shot avant d’arrêter?

Stop ou encore, c’est le refrain perpétuel d’une vie qui va de plus en plus vite. D’une existence qui me semble passer toujours en fast forward, à attendre quelque chose d’autre, quelque chose de plus. C’est le bruit de fond omniprésent d’un monde qui a élu la productivité et la performance comme ses valeurs-maîtresses.

Le plus souvent, c’est le « encore » qui gagne. Envoye, t’es capable. Capable d’en prendre. Capable de travailler quatorze heures par jour. Capable de ne jamais prendre une journée off. Capable de te priver de tes amis, parce que tu n’as pas le temps, trop d’ouvrage à faire. À quoi ça sert, de toute façon, des amis, une famille? Ça te fait perdre du temps productif sur autre chose.

Bien entendu, ce n’est pas vrai. À un moment, on n’est plus capable. À un moment, le cerveau s’embrouille, même si on essaie de le pousser, de le convaincre qu’il a encore du jus. À un moment, il n’y en a plus.

Il n’y a plus de force dans le cerveau, dans le cœur, dans le corps.

À ce moment-là, il faut savoir s’arrêter.

Le « stop » est nécessaire, pour que le « encore » ait un sens.

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Je ne l’ai pas compris avant tout récemment. Je me disais que j’étais capable. Que m’arrêter, avouer que j’étais fatiguée, était une manifestation de faiblesse.

Je ne voulais pas être faible. Je ne voulais pas montrer que l’université me demandait beaucoup d’énergie. Je voulais avoir l’air solide et invulnérable. Je m’en fichais d’être blême, d’avoir les yeux cernés, de ne presque rien faire d’autre que de travailler.

Je ne suis pas faible. Je suis solide, oui, mais pas invulnérable.

Ça m’a pris longtemps à le comprendre.

Ce n’est pas d’être faible que de reconnaître qu’on a besoin de repos.

Décider de dire « stop », de prendre des vacances, c’est me choisir, moi. Ce que j’aime faire, ce que je suis, quand je ne travaille pas.

Et si je ne le savais plus?

C’est bien ça le drame du travail à tout prix : quand on arrête, on ne sait plus ce qu’on est. Ce qu’on aime vraiment faire.

Cet été, j’y réfléchirai. Qu’est-ce qui me rendait heureuse, avant que l’université s’immisce dans chaque sphère de ma vie? Qu’est-ce qui occupait mes journées, avant que mon mémoire, ma thèse ne prennent toute la place?

J’aimais jouer au tennis avec mon frère. Marcher au bord de l’eau avec mon meilleur ami ou ma mère. Rouler en voiture la nuit. M’asseoir au soleil.

C’est un bon début, n’est-ce pas?

La suite, ce sera de dire « stop » plus souvent.

Ça, c’est un bon défi.

 Anne-Sophie

* Si vous avez en tête la chanson de Plastic Bertrand, je m’en excuse. J’ai un peu (pas mal) fait exprès. 😉

5 nouveaux « j’aime »

4 Avr

J’avais envie de partager cinq trucs que j’aime bien et qui font ou ont fait partie de ma vie durant les derniers mois. C’est un mélange d’un peu n’importe quoi, mais des fois c’est comme ça la vie.

 

La Broche à Foin 

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La Broche à Foin- Crédits Stéphanie Allard

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La Broche à Foin- Crédits Stéphanie Allard

 

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La Broche à Foin- Crédits Stéphanie Allard

Je pense que ça fait au moins deux ans que je veux vivre l’expérience d’un party à « La broche à foin » Mon rêve s’est réalisé en mars dernier. Deux pianos, deux chanteurs, des shooters, une hôtesse parfaite, de la bonne bouffe. J’ai dansé, j’ai chanté pis j’ai compris qu’une expérience comme ça ne s’explique pas, ça se vit. Que j’aime la Beauce!

 

Les Bibliothèques de Québec

Je capote littéralement depuis que j’ai une bibliothèque au coin de la rue. On peut réserver tous les livres, même les plus récents. Ok, il m’arrive d’être 333e sur la liste d’attente. (J’irais probablement l’acheter d’ici là). Bref, on fait tout en ligne et je suis ben excitée quand mon livre est arrivé. C’est du bonheur pas cher pas cher.

Quelques suggestions : Les Murailles, Les voies de la disparition, Autour d’elle, Royal

La Chlorophylle

Quand je suis arrivée un lundi matin avec mon eau verte au bureau, j’ai fait jaser. J’en buvais à l’occasion, mais j’ai profité de l’Expo Manger Santé et Vivre vert pour en acheter. J’ai eu un faible pour celle aux pommes. Je ne peux pas encore vous garantir tous les bienfaits, mais je vous confirme que ça me motive à boire 1,5 litre d’eau par jour. C’est déjà bien!

Je ne suis pas trop « scientifique » mais voici la définition que propose Land Art:

« La chlorophylle est la substance qui donne sa couleur verte aux plantes. Elle intervient dans la photosynthèse et la conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique. La chlorophylle a une structure chimique quasi identique à celle des globules rouges du sang. La principale différence consiste en son centre : au lieu d’un atome de fer c’est un atome de magnésium ».

Les bienfaits. Il y en a vraiment beaucoup. J’ai fait une sélection:

  • Elle absorbe les toxines corporelles et celles dans l’intestin.
  • Elle normalise le transit intestinal (n’est pas un laxatif).
  • La chlorophylle réduit la production de gaz et de toxines d’origine digestive et ainsi contribue à protéger le foie, véritable seconde ligne de défense après la barrière intestinale. Elle est l’une des meilleures manières de détoxifier constamment l’organisme.
  • C’est un désodorisant interne. Mauvaise haleine, sueur, selles, urine, odeurs alimentaires (l’ail par exemple) et les odeurs menstruelles.
  • C’est, à ce jour, un des plus puissants antioxydants connus.
  • Augmentant la résistance aux infections.
  • Améliorant la digestion et l’assimilation des nutriments.
  • Elle contribue à l’établissement d’un mode de vie et d’habitudes saines.

Crédit photo : Heather Moore @skinnylaminx

L’émission PLAY- Diffusée à Vrak 

J’ai connu Nicolas Ouellet quand j’étais à l’université. On participait tous les deux aux Jeux de la Communication. Souvent, pour l’épreuve radio. J’adore sa façon d’animer et le contenu original de l’émission. Je fais plein de nouvelles découvertes musicales et ses collaborations me font toujours rire. Longue vie à Play!

 

Le Spinning

J’ai recommencé le spinning cet hiver (ma dernière fois était en juin). Oh que j’avais oublié à quel point c’est motivant de se faire crier après, dans le noir, la musique dans le fond. Il y a une énergie que je suis incapable de décrire. Debout, assis, debout, assis. C’est parfait pour la force et l’endurance. Il y a des cours un peu partout. À mettre sur la liste des « à essayer ».

 

Je vous souhaite de nouveaux « J’aime » pour le printemps! C’est le temps d’essayer, d’oser pis de changer ce qui ne convient plus. Là, je parle au sens très large. Je sais que vous me comprenez. À bientôt!

 

Sarah xx

La peur de n’avoir plus rien à écrire

23 Mar

J’ai beaucoup d’idées et ça fait quelques jours que je tente de trouver la bonne. On dirait que je n’y arrive pas. Je ne trouve pas l’angle qui me convient pour vous raconter une histoire. Bonne ou pas. Pourtant, je vais très bien et l’arrivée du printemps et de ses bienfaits m’enchante.

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Bye l’hiver

Hier, j’ai réalisé que je Rockalouve depuis maintenant deux ans. Je vous ai parlé de mes peurs, de mon amour pour le camping, de mon boulot, de mes amis, de mes envies. Je vous ai fait part de mes trucs pour voyager, de ce qui faisait que j’avais envie de me réveiller et de l’amour que j’éprouvais pour mon gym. Est-ce que je vous ai tout dit ? Est-ce que nous devons tout dire ? Depuis les derniers mois, j’ai cette impression qu’on raconte tout, sans gêne. Je suis la première à tout lire, à vouloir tout savoir. Je pense que ça me fait du bien, mais trop, c’est comme pas assez.

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Je vous ai aussi parlé de l’hiver!

Quand Souzie m’a écrit pour m’offrir de rédiger dans son blogue afin de jaser bien-être, j’étais vraiment fière et particulièrement en forme. Je me préparais pour mon deuxième demi-marathon et je mangeais  beaucoup de vert. Je ne me doutais pas que deux ans plus tard, je serais encore derrière mon écran à vous écrire mes états d’âme. Je suis encore plus fière.  Bien que parfois, j’ai peur de ne plus avoir de bons sujets, je sais que je ne vous ai pas tout dit. Je cherche seulement la meilleure façon de l’aborder.

Ces derniers mois, j’ai fait un défi de méditation, j’ai vu une psychologue sur une base régulière, j’ai écouté une émission de télé-réalité mettant en vedette des agriculteurs et j’apprivoise la vie en tant que belle-maman. Rassurez-vous, il y a encore de la chair autour de l’os pour les prochaines semaines. Ah oui, je planifie un séjour de pêche pour le début de l’été. Je risque de vous revenir avec quelques anecdotes.

Mais avant, j’avais envie de faire le point, sur ce que j’avais fait et sur ce que j’ai envie de faire. Je voulais me remettre en question, m’assurer que je suis à la place où j’ai envie d’être. Tsé, en d’autres mots, que j’aime ce que je fais.

Cette semaine, j’ai lu dans LaPresse+ que « des études menées au cours des 30 dernières années ont montré les bénéfices pour la santé de la thérapie par l’écriture, qui permettait notamment de réduire les visites chez le médecin associées au stress ».

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Un doux matin à l’Auberge des Glacis. Parfait pour rédiger.

De toute évidence, je vais me forcer à trouver quelque chose à dire. Il paraît que ça fait du bien. 😉

Enfin, merci pour ce temps que vous prenez à me lire. Vos commentaires me touchent.

Je suis loin d’être une obligation!

À bientôt xx

Sarah 

Bonjour la pression

28 Jan

Pour la première fois depuis que j’ai l’âge de travailler, j’ai pris la décision de m’arrêter, de prendre le temps de chercher ce que je veux vraiment et je me sens… méga coupable.

 

La vie (oui, oui) a fait en sorte que mon plan « d’après-contrat » tombe à l’eau. Je vais vous paraître méga ésotérique, mais j’y crois, moi, à ce pouvoir qu’a la vie de défaire les directions qu’on veut emprunter qui ne font pas de sens. Bref, je viens de terminer un contrat, le prochain (à l’étranger), ne s’est pas concrétisé et je me retrouve le bec à l’eau à penser, penser beaucoup, car je n’ai rien à organiser, je n’ai pas de ligne d’arrivée à franchir : dans un mois, personne ne m’attend plus nulle part… C’est à moi de me lancer dans une aventure, de trouver la bonne direction. Intense cette réflexion, hein?

Bonjour la pression.

 

Le billet de ma co-louve Laurie m’a fait réfléchir. « Ceci [la vie] n’est pas un sprint ». La vie n’est pas un sprint, mais on est les meilleures personnes pour s’imposer la course, la pression. Aujourd’hui, je vous partage ce qui me met de la pression. Peut-être que ça vous parlera!

Pression #1

Les passions. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, moi, les gens qui ont des passions claires et qui les mettent de l’avant haut et fort, ça m’énerve ROYALEMENT. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression de ne pas avoir de passions. Je ne joue pas de piano, je ne capote pas sur la peinture, je ne dévore pas 5 romans par semaine, je ne fais pas du snow ou du ski 25 fois par mois et je n’avance pas que j’ai hâte au ski de printemps, je ne vais pas courir aux p’tites heures du matin parce que j’aime vraiment ça, je, je… Voyons je suis dont ben plate!

Ne vous méprenez pas, j’aime plein de choses, mais à petite dose. J’aime beaucoup, beaucoup de trucs, mais rien de bien particulier, de bien défini. Et savez-vous pourquoi ça me met de la pression? J’ai l’impression que les gens avec des passions claires font en sorte de les retrouver dans leur carrière professionnelle et BOOM, ils savent ce qu’ils veulent faire dans la vie. La voilà, la pression #2.

Pression #2

Savoir ce que tu veux faire dans la vie. Mon doux, cette question-là. Quand j’étais petite, je disais vouloir être vétérinaire, c’était la chose la plus claire dans ma tête d’enfant et mes parents me disaient : « Bin oui! Tu peux faire ce que tu veux! » Pourquoi, quand on vieillit, on devient trop conscient? On se met à analyser nos choix, à se poser beaucoup trop de questions, à mettre les choses en perspectives et à se dire : « Ce n’est pas possible ». J’analyse beaucoup trop… peut-être. Reste qu’en ce moment, je ne suis pas vétérinaire, mais là n’est pas la question. Au moment où j’ai une page blanche devant moi, où je peux prendre le temps de réfléchir à ce que je veux… Je ne vois pas clair. Quels sont vos trucs?

Pression #3

Être consciente de la pression que l’on s’impose. Paradoxal, non? Quand on s’impose trop de pression, on se met à relativiser : « Bin voyons, j’en ai des passions, je vais trouver ce que je veux faire dans la vie, il faut que j’arrête de me mettre autant de pression. » C’est un cercle vicieux, puis on se sent coupable de passer une journée devant Netflix à ne pas vivre de sa passion. Retour à la case départ de la pression #1. 😉

Pour 2016, je nous souhaite (si vous vous êtes reconnus dans mon texte) de la zénitude ; de passer des journées devant Netflix sans culpabilité, d’aimer encore plus de trucs différents et de faire un pied de nez aux passions. Pis, si je ne sais pas ce que je veux faire de la vie, je pourrai me plaire à faire un milliard de choses différentes. C’est pas ça, la beauté d’avoir des possibilités?

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Source : giphy.com/

D’accord, Yoda.

Bonne journée, calme.

Karyan

 

Le vrai temps des Fêtes

5 Déc

J’espère que je ne vous apprends rien en vous disant que Noël, c’est dans 20 dodos. On prépare les décorations, la liste de cadeaux, les soirées entre amis et familles s’éparpillent à une distance plus ou moins rapprochée dans nos agendas. Bref, ça s’en vient vite ! Et si on prenait le temps cette année ?

Je suis une grande amoureuse du temps des Fêtes. J’en parle à partir d’octobre, mais je ne décore pas avant le 1er décembre, tradition oblige. Cette année, je suis tout aussi excitée que les autres années. Pourtant, plusieurs choses m’ont fait réaliser que la vie, c’est fragile, c’est pas long et c’est beaucoup de travail. Qu’on fait de notre mieux pour avancer, du mieux qu’on peut. Qu’on fait des erreurs, qu’on subit des choses parfois terribles, parfois tellement heureuses. Que la Terre n’est pas si grande que ça et qu’on en prend pas assez soin. Vous savez, ce genre de choses.

J’ai envie de répandre la chaleur humaine, de nous ramener à la base, de nous donner le temps. Le temps de s’aimer, le temps de penser, le temps de relaxer. Du temps pour vivre. Voici donc une petite liste d’activités qui vous permettra de mettre les choses en perspective pour les belles semaines à venir !

Allez patiner

Ça semble bien niaiseux comme proposition, mais si l’fun et si libérateur ! Il y a tout plein de patinoires, pas juste celle du centre-ville remplie de touristes. Entre 2-3 commissions, appelez votre copine qui habite tout près pour 30 minutes de patinage libre. Bonheur assuré, discussion sympathique et poumons bien au frais.

Cuisinez

Ça coûte cher toutes ces soirées ! Faites une cuisine collective du temps des Fêtes, où vous préparerez en avance quelques plats qui pourront être servis à des invités. Pourquoi ne pas faire une grosse batch de biscuits aux pains d’épices, de caramel salé, de sablés, de noix sucrées ? On se partage le tout, on emballe dans de jolis pots Mason et hop ! Vous aurez passé un après-midi agréable en couple ou entre amis, en plus d’avoir des réserves pour vos cadeaux d’hôtesses. 😉

Crédit : folk and flower

Crédit : folk and flower

Restez au lit

Chéri et vous, c’est une partie de cache-cache entre les obligations, les horaires de fou et l’un et l’autre. Profitez-en le matin pour sauter le gym, vous réveiller un peu plus tôt et prendre le temps de jaser au chaud dans le lit. Faites le café et savourez-le en pyjama, dans votre nid. Ça réchauffe des petits cœurs ça.

Crédit : digsdigs

Crédit : digsdigs

Sortez

J’habite près des plaines d’Abraham à Québec. Je suis chanceuse, ça me permet de voir des grands-papas emmener leurs petits-enfants en balade, de voir des couples de coureurs tôt le matin et des mamans pousser des poussettes. Une balade ne coûte rien et fait du bien. Sortez jouer dehors avec votre chien, pas seulement pour un pipi.

Invitez-vous

Quand j’étais jeune, le dimanche, on allait voir de la parenté. On débarquait chez matante Christiane, pour le fun, pour prendre un verre, pour se voisiner, pour jaser. Mon père avait toujours de la bière au frigo le dimanche, ‘’au cas où’’. Qui fait ça, maintenant, des visites-surprises ? On texte avant, on appelle, on prévoit, on case. On a perdu cette spontanéité qui est tellement joviale. Pourtant, j’adore ça et je ne le fais pas plus. Allez rendre visite de manière impromptue à quelqu’un, même si ça les prend de court au début et que leur ménage n’est pas fait. Rendez les ‘’on viendra voir votre maison bientôt’’ en quelque chose d’autre qu’une parole en l’air.

Pour ce merveilleux temps des Fêtes qui approche, je vous souhaite de vous retrouver, de faire la paix avec les chichis, d’être sereins et joyeux. De faire ça simple, de garder le sourire et de faire grandir celui des autres.

Crédit : Instagram (je ne retrouve plus où...)

Crédit : Instagram (je ne retrouve plus où…)

Et si on prenait le temps ? Joyeux Noël les beaux ❤

Laurie-louve xxx

Le « blues » des 25 ans

5 Nov

Ça y est, j’ai 25 ans.

Dans cinq ans, j’en aurai 30.

Quand j’étais ado, 25 ans, c’était aussi lointain que la lune. Je me disais que j’aurais un chum, une maison, une voiture, que je serais mariée, peut-être mère.

 

 

Crédit image : amelieslittlesecrets.tumblr.com

Crédit image : amelieslittlesecrets.tumblr.com

Euh… Non. Désolée, ado Anne-So. Ça ne marche pas toujours comme ça.

Je n’ai pas de chum, ni de maison, je ne suis pas mariée, ni mère. Tout ce que j’ai, c’est une voiture –que je n’ai même pas fini de payer.

Alors, en ce moment apparemment charnière qui devrait vraisemblablement s’accompagner d’une crise existentielle, je me rends compte que ce qui est en crise, ce n’est pas moi, mais plutôt le modèle auquel on m’avait entraînée à aspirer.

Le modèle de maison-boulot-mari-enfants semble étriqué. Trop petit pour contenir toute la réalité. Trop étroit pour l’étendue des possibles.

J’ai toujours détesté les modèles. Ils limitent l’horizon, étouffent la pensée.

Alors, mon « blues » de 25 ans, je voudrais le jeter aux poubelles.

Oui, il y a des jours où je me sens profondément loser quand je me retrouve en pyjama à 18h, avachie devant ma télé à écouter des séries en rafale. Des jours où je désespère à l’idée de ne jamais trouver le « véritable amour » qui semble si essentiel à toute vie humaine.

Et il y a d’autres jours, beaucoup plus nombreux, où je me dis « Fuck it. »

Fuck it all.

Fuck le vieux modèle. Fuck les enfants pis le mari. Fuck le bungalow et le chien.

J’aime pas les enfants, ni les mariages, ni les bungalows, ni les chiens.

Est-ce que je suis plus malheureuse qu’une autre, toute seule? Non.

Est-ce que je suis moins heureuse dans mon petit appart de colocation que dans une maison? Non.

Est-ce que ça me manque tant que ça d’avoir un chum? Non.

J’ai 25 ans, oui. Je ne « fitte » pas dans le moule. Pis?

J’ai 25 ans, oui, et même si je n’ai pas autant de choses que si j’avais une job steady, un chum qui travaille à temps plein et pas de doctorat en cours, ça n’a pas d’importance.

Ce qui a de l’importance, ce n’est pas ce qu’on a. Ce n’est pas la maison que je ne peux pas acheter et que d’autres ont déjà, pas le mari dont je ne veux pas. Ça, c’est ce qu’on essaie de me faire voir comme le plus important.

Ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on est. Et les gens avec qui on le partage.

Ce qui compte, c’est d’être devenue quelqu’un qui me plaît. Une fille pleine de failles et de défauts, mais qui sait ce qu’elle veut, où elle va, et quelles limites elle est prête à poser –ou à dépasser.

J’avais peur de mes 25 ans. Finalement, je pense que je suis prête.

Viens-t’en, la vie.

Je t’attends.

Anne-Sophie

 

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