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Ôde à mon métier

21 Sep

Il y a maintenant déjà 9 ans que je suis enseignante au primaire, en première année pour être plus précise. Mon père est un enseignant en éducation physique à la retraite, mon frère est enseignant de mathématiques au secondaire, ma belle-soeur est enseignante en 6ème année à la même école que moi, mon cousin enseigne l’éducation physique et plusieurs de mes meilleurs amis sont enseignants aussi. On peut donc dire que je baigne dans le monde de l’éducation souvent et depuis très longtemps.

Ça fait en sorte que j’oublie parfois que c’est un monde assez mystérieux pour plusieurs. Notre souvenir de ce qu’était l’école lorsque nous étions élève et la réalité de ce que c’est d’y travailler comme adulte est bien différente. En l’honneur de la rentrée, jai eu envie de démystifier mon métier en vous parlant des raisons pour lesquelles je l’aime.

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L’horaire

“On sait bien, les profs, vous avez 2 mois de vacances payées l’été!” On l’entend souvent celle-là! Malgré le fait que ce ne sont pas des vacances payées (On nous retire une partie de chacune de nos paies pendant l’année scolaire afin de financer notre été) et que ce sont 7 semaines et non 2 mois, c’est vrai qu’on a un bel horaire. Un horaire idéal quand on a une famille. C’est sûr, on travaille tous beaucoup plus que les heures qui nous sont allouées mais nous avons les mêmes congés que nos enfants. On peut les voir les fins de semaine, dans le temps des fêtes, l’été… La plupart du temps, je suis là pour le souper et je n’ai pas à me lever lorsque c’est encore la nuit.

Quand je suis débordée, stressée et découragée de la charge mentale qui vient avec mon travail et que je fantasme sur toutes les autres carrières qui auraient pu m’intéresser, je finis toujours par me dire que je n’aurais jamais un horaire aussi parfait pour ma famille.

La “non-routine”

Sérieusement… Comment vous expliquer à quel point chaque journée est une surprise? Bien sûr, les activités que je fais avec les élèves se répètent et se ressemblent. Oui, chaque journée est basée sur le même horaire de cinq périodes et je travaille dans la même classe avec les mêmes enfants à tous les jours. Mais, chaque journée est unique.

Je ne sais jamais quelle sera l’humeur de l’un ou de l’autre ce matin-là. Peut-être qu’Élizabeth se chicanera avec sa meilleure amie pendant la récréation ou qu’Anthony a perdu son chat hier. Peut-être aussi que Louis est vraiment heureux dans sa nouvelle famille qu’il se sent vraiment d’attaque aujourd’hui.

Je ne sais jamais totalement comment mes élèves réagiront quand je leur lirai une nouvelle histoire ou lorsque je leur expliquerai les prochains ateliers. Il y aura toujours des questions et, surtout, des commentaires pour me surprendre!

Je ne sais jamais qui m’apprendra des trucs que je ne connais pas sur les dinosaures, la chasse ou les jeux vidéos.

Je ne sais jamais combien de crayons, de gommes à effacer, de ciseaux, de casquettes ou même de souliers (!) seront égarés à chaque jour.

Je ne sais jamais si la photocopieuse, mon portable, la connexion internet ou les hauts-parleurs fonctionneront comme ils se doivent cette journée-là…

Bref, lorsqu’on travaille dans une école avec des petits humains, chaque journée apporte son lot de découvertes et d’étonnement.

Mon équipe

Je ne sais pas si c’est comme ça partout car je n’ai pas travaillé dans beaucoup d’écoles, mais mon équipe de travail est sans aucun doute l’une des mes plus grandes motivations. Je suis entourée de gens qui sont tous, à leur façon, passionnés et inspirants. Nous travaillons ensemble afin d’offrir le plus possible aux enfants qui fréquentent notre école. C’est vraiment beau de voir l’énergie que tous et chacun met afin d’atteindre notre but commun, la réussite et le bien-être des élèves. Les formations, les réunions, les discussions sans fin dans le cadre de porte, les heures supplémentaires bénévoles, les larmes versées, les tapes dans le dos et les comités pédagogiques n’en sont que quelques exemples.

Je pense vraiment que je fais partie d’une équipe exceptionnelle remplie de gens engagés et malgré la distance considérable qui sépare mon école et ma maison, jamais je n’envisage de changer de milieu. Il est non seulement plaisant d’y travailler, mais mes collègues sont aussi des gens avec qui il est agréable d’échanger, de plaisanter et de discuter dans un contexte personnel. En plus, j’ai la chance d’avoir, parmi tous ces collègues, de vraies amies avec qui partager mon quotidien.

Les enfants

Ah! Les enfants! C’est mon dernier point, mais il est de loin le plus important! Accueillir 19 (ou 20, 21, 22…) petites frimousses à chaque matin est définitivement ce qui rend mon travail aussi précieux. Leurs petites mains dans la mienne à la récréation, le sourire sur leur visage lorsqu’ils me racontent leur fin de semaine, les “Madame Émilie, je t’aime!” spontanés et leurs rires en cascade lorsque je fais le clown sont tous des petits bijoux qui parsèment mes journées. Mais, le plus inestimable dans tout ça, c’est de voir leur progression tout au long de l’année. Ils arrivent dans ma classe au mois de septembre, fraîchement sortis de la maternelle et lorsqu’ils me quittent en juin, ils savent lire et écrire. C’est tellement fantastique!

Entre les deux, nous aurons travaillé fort, nous nous serons amusés et surtout, nous aurons tissé des liens très forts. Mes élèves, je les aime d’amour. Même les élèves qui ne sont plus dans ma classe depuis plusieurs années sont encore “les miens” dans mon coeur. Je suis toujours heureuse lorsque je croise “mes anciens” et lorsque de leur côté ils éprouvent le même bonheur, je me dis qu’il n’y a rien de plus gratifiant.

Émilie

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Bonjour la pression

28 Jan

Pour la première fois depuis que j’ai l’âge de travailler, j’ai pris la décision de m’arrêter, de prendre le temps de chercher ce que je veux vraiment et je me sens… méga coupable.

 

La vie (oui, oui) a fait en sorte que mon plan « d’après-contrat » tombe à l’eau. Je vais vous paraître méga ésotérique, mais j’y crois, moi, à ce pouvoir qu’a la vie de défaire les directions qu’on veut emprunter qui ne font pas de sens. Bref, je viens de terminer un contrat, le prochain (à l’étranger), ne s’est pas concrétisé et je me retrouve le bec à l’eau à penser, penser beaucoup, car je n’ai rien à organiser, je n’ai pas de ligne d’arrivée à franchir : dans un mois, personne ne m’attend plus nulle part… C’est à moi de me lancer dans une aventure, de trouver la bonne direction. Intense cette réflexion, hein?

Bonjour la pression.

 

Le billet de ma co-louve Laurie m’a fait réfléchir. « Ceci [la vie] n’est pas un sprint ». La vie n’est pas un sprint, mais on est les meilleures personnes pour s’imposer la course, la pression. Aujourd’hui, je vous partage ce qui me met de la pression. Peut-être que ça vous parlera!

Pression #1

Les passions. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, moi, les gens qui ont des passions claires et qui les mettent de l’avant haut et fort, ça m’énerve ROYALEMENT. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression de ne pas avoir de passions. Je ne joue pas de piano, je ne capote pas sur la peinture, je ne dévore pas 5 romans par semaine, je ne fais pas du snow ou du ski 25 fois par mois et je n’avance pas que j’ai hâte au ski de printemps, je ne vais pas courir aux p’tites heures du matin parce que j’aime vraiment ça, je, je… Voyons je suis dont ben plate!

Ne vous méprenez pas, j’aime plein de choses, mais à petite dose. J’aime beaucoup, beaucoup de trucs, mais rien de bien particulier, de bien défini. Et savez-vous pourquoi ça me met de la pression? J’ai l’impression que les gens avec des passions claires font en sorte de les retrouver dans leur carrière professionnelle et BOOM, ils savent ce qu’ils veulent faire dans la vie. La voilà, la pression #2.

Pression #2

Savoir ce que tu veux faire dans la vie. Mon doux, cette question-là. Quand j’étais petite, je disais vouloir être vétérinaire, c’était la chose la plus claire dans ma tête d’enfant et mes parents me disaient : « Bin oui! Tu peux faire ce que tu veux! » Pourquoi, quand on vieillit, on devient trop conscient? On se met à analyser nos choix, à se poser beaucoup trop de questions, à mettre les choses en perspectives et à se dire : « Ce n’est pas possible ». J’analyse beaucoup trop… peut-être. Reste qu’en ce moment, je ne suis pas vétérinaire, mais là n’est pas la question. Au moment où j’ai une page blanche devant moi, où je peux prendre le temps de réfléchir à ce que je veux… Je ne vois pas clair. Quels sont vos trucs?

Pression #3

Être consciente de la pression que l’on s’impose. Paradoxal, non? Quand on s’impose trop de pression, on se met à relativiser : « Bin voyons, j’en ai des passions, je vais trouver ce que je veux faire dans la vie, il faut que j’arrête de me mettre autant de pression. » C’est un cercle vicieux, puis on se sent coupable de passer une journée devant Netflix à ne pas vivre de sa passion. Retour à la case départ de la pression #1. 😉

Pour 2016, je nous souhaite (si vous vous êtes reconnus dans mon texte) de la zénitude ; de passer des journées devant Netflix sans culpabilité, d’aimer encore plus de trucs différents et de faire un pied de nez aux passions. Pis, si je ne sais pas ce que je veux faire de la vie, je pourrai me plaire à faire un milliard de choses différentes. C’est pas ça, la beauté d’avoir des possibilités?

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Source : giphy.com/

D’accord, Yoda.

Bonne journée, calme.

Karyan

 

Mon téléphone pis moi. Presque inséparables.

22 Oct

Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé avant : mon téléphone. Cet objet qui me suit presque partout. Ça fait peur. Je ne sais pas trop comment, mais je sais que j’ai envie d’écrire sur le fait que c’est devenu un problème. Je réalise que ça affecte ma concentration au quotidien. Dans le genre que je n’arrive plus à suivre une conversation sans y jeter un œil.

Pis des fois, je me demande comment j’aurais fait pour écouter un cours à l’université. Parce qu’en 2007, j’écrivais mon premier texto pis c’était tellement long. J’étais loin de rafraîchir ma page pour connaître le nombre de « j’aime » et de passer le temps avec Pinterest.

Je sais qu’il ne faut pas se coucher en regardant son écran et qu’il est préférable de méditer 5 minutes en se réveillant que de publier une photo sur Instagram. C’est plus fort que moi et j’ose croire que ça me fait du bien. Je suis encore déchirée à savoir ce qui est bon et ce qui est mal dans l’utilisation de mon téléphone. Dans une relation de couple, un petit mot du genre « je pense à toi », ça passe, mais quand tu commences à régler 8 problèmes dans la journée, tu as aussi le temps de vivre des émotions inimaginables. Pis ça je sais que c’est mauvais.

Et quand tu as toujours ton téléphone avec toi pis que tu décides de ne pas répondre parce que ton cours de yoga commence, ça peut créer l’inquiétude. C’est tannant. Ça me donne juste le goût de lancer l’objet presque sacré au bout de mes bras. Heureusement, ça ne m’arrive pas souvent. Pis vous le savez que je n’oserais jamais faire ça. Mais des fois, ça me fait juste tellement de bien de le mettre en mode avion pour un après-midi en randonnée pédestre. C’est grave d’en arriver là.

D’un autre côté, il me permet de voir des photos récentes de ma filleule, de me donner le goût de voyager, de suivre un événement en direct, ça fait mon bonheur. Mais pour le reste comme attendre impatiemment un message ou se sentir obligé d’y répondre parce que la personne sait que tu as VU le message, ça m’affecte plus que je pense. Et que dire du téléphone quand je suis sur la route. Et j’y suis souvent. Sans y toucher nécessairement il est là et il dérange. Dernièrement, je me suis parlé et je sais que je dois l’ignorer. C’est presque gênant, mais je doute que je sois la seule. C’est triste.Avec @dezjeff au Parc national de la Jacques-Cartier.

S’il y a une chose pour laquelle je rends grâce à mon téléphone, c’est bien l’appareil photo. J’ai l’impression que tout devient photogénique et que tout peut devenir beau. Éditer mes images est maintenant devenu un petit bonheur quotidien.  Après, l’idée de pouvoir partager sa passion avec une communauté comme Instagram ne fait qu’augmenter mes envies photographiques. Tiens, j’ai le goût de saluer mon ami @dezjeff qui m’inspire par sa créativité et sa gentillesse et de vous inviter à regarder mon coup de cœur télévisuel Tamy USA qui va à la rencontre d’Instagrameurs à travers les États-Unis. Disons que ça reste dans le thème du téléphone/ prolongement de soi.

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Sommet du sentier la Scotora- Parc national de la Jacques-Cartier.

Sur la route en Chaudière-Appalaches.

Reste à voir si je vais trouver une façon de me détacher tranquillement. Du moins, à l’occasion. Je suis consciente de cette dépendance. Ok, le mot est peut-être fort, mais je crois que j’ai déjà un bout de fait. Mon travail ne me permet pas d’être déconnectée et ce n’est pas ce que je souhaite. Chose certaine, je vais continuer le yoga (sans téléphone) et je devrai m’imposer davantage le « mode avion ».  Pis là j’ai juste le goût de prendre une grande respiration et de ne plus toucher mon téléphone de la journée. Juste avant, il me reste à répondre à deux, trois messages et à aimer quatre, cinq photos. 😉

Sarah xx

Un jour, j’ai fini mon mémoire de maîtrise

2 Août

Après deux ans à suer sang et eau au-dessus de mon Mac, deux ans à n’avoir que le strict minimum de vie sociale, enfin, oui, enfin, j’ai déposé mon mémoire de maîtrise.

Crédit : Brittanickel.tumblr.com

Crédit : Brittanickel.tumblr.com

Et je me suis rappelée les deux sessions de scolarité, ces huit mois intenses de torture intellectuelle à essayer de passer du «concret» au «conceptuel» en ayant l’impression de marcher dans une brume si épaisse que seulement tendre la main rend les doigts invisibles. Je me suis rappelée ces heures interminables de recherche à la bibliothèque, ces milliers de pages photocopiées, gribouillées, surlignées que j’ai lues et relues sans cesse, et ces soirées où je broyais du noir devant l’écran blanc.

Je me suis rappelée aussi ces débuts exaltants de rédaction, ce moment où j’ai écrit pour la première fois « Chapitre 1 » en me disant « Oh wow, cette fois, ça y est! » Quelle naïveté! Le début du chapitre 1 n’était que le commencement. Je n’approchais de rien, je n’atteignais aucun but tangible : le chemin était encore si long!

Le chemin était encore long, mais enfin, je suis arrivée au bout.

Je suis arrivée au bout, à coup de « Fuck it! » et autres élégantes onomatopées. J’ai refusé de sortir à d’innombrables reprises. J’ai ouvert mon Mac tous les jours, soirs et fins de semaine possibles et imaginables. J’ai passé des nuits blanches à tourner et retourner des concepts dans ma tête, sans le vouloir le plus souvent, parce que mon cerveau a apparemment perdu la touche « Off » durant le processus.

Il y a eu des jours où j’avais envie d’oublier mon mémoire au coin de la table et de ne plus jamais y penser. Mais il y a aussi eu beaucoup de jours où j’ai découvert des choses, où j’ai compris des concepts, où mon cerveau s’est enfin illuminé d’une connaissance qui jusque là m’avait échappée. Et cette sensation de découverte valait plus que tous les jours de découragement.

Écrire un mémoire de maîtrise, ce n’est pas seulement un travail d’université. C’est un processus dans lequel il faut s’engager, tout entier, corps et âme, un processus qui ne souffre aucun compromis. Un processus qui m’a fait admettre et respecter mes propres limites, qui m’a appris à lâcher prise. Qui m’a fait grandir.

Même s’il y a eu des jours difficiles, le mémoire en valait la peine.

Le mémoire valait tellement la peine, voyez-vous, que je me suis inscrite au doctorat.

On s’en reparle dans… quatre ou cinq ans? 😉

Anne-Sophie

J’aime ma job : Histoire d’une génération qui veut vivre de ses passions.

13 Mai

Je parle rarement de mon boulot. Pourtant, c’est l’endroit où je passe le plus de temps dans une semaine et c’est une pièce de ma vie qui me rend particulièrement heureuse.

Souvenir été 2014- Tournage de la nouvelle vidéo promotionnelle.

Souvenir été 2014- Tournage de la nouvelle vidéo promotionnelle.

Dernièrement, je lisais que la plupart des jeunes ne souhaitent plus utiliser le verbe travailler, mais employer l’expression «Vivre de ses passions». Honnêtement, j’y crois. Cette idée de vouloir faire toujours ce qu’on aime, ce qui nous valorise, ce qui nous permet de voyager, ce qui nous inspire. Bref, on ne veut pas se faire chier (je ne trouvais pas de meilleure expression). Probablement l’histoire de ma génération et encore plus de celles qui suivront.

Tournage de la vidéo par une magnifique journée d'été.

Tournage de la vidéo par une magnifique journée d’été.

J’aime ma job. Je ne sais pas ce que veulent dire détester les lundis et rêver aux vendredis. Je suis dans le même bureau depuis bientôt 6 ans, avec les mêmes collègues. Ils me voient rire, particulièrement fière, des fois fâchée, mais  presque toujours joyeuse. Je n’envie pas les autres amis dans mon domaine, je les admire. Je suis passionnée et il me fait plaisir de répondre à un courriel le samedi à 20 h. Je ne remets pas tout en question. Je ne cherche pas à être ailleurs. Pour moi, c’est une job de rêve. Tsé, un rêve tangible qui me permet d’acheter des bananes toutes les semaines pis de prendre l’avion à l’occasion.

Shooting photos dans un chalet avec les amis Crédits: Jeff Frenette

Shooting photos dans un chalet avec les amis
Crédits: Jeff Frenette

Je ne sais pas si c’est de la chance ou une histoire de mérite, mais il faut croire que  j’étais à la bonne place au bon moment. J’ai étudié en journalisme. Jamais, je ne pensais qu’un emploi qui allie tourisme et communication allait m’épanouir autant. Il faut croire que mon gentil patron a vu des yeux brillants en la jeune femme de 22 ans que j’étais. Je suis reconnaissante et il le sait.

Tout n’a pas toujours été rose. J’ai travaillé 3 jours dans une station de radio. Bien que je croyais qu’il s’agissait de ma voie, ce fut les 3 pires quarts de travail de ma vie de jeune professionnelle. J’ai pleuré, angoissé et je fus aussitôt  soulagée de me faire montrer la porte. Cette même journée de la fin août, on m’offrait un poste d’un an en remplacement de congé de maternité. J’y suis encore. Si on est certain de préférer la tourbe et de ne pas avoir le profil pour les semences. Laisse-toi suspendre.

Je parle de mon boulot, parce que j’ai encore des grands moments de reconnaissance. L’été dernier, j’ai travaillé sur un projet qui me tenait à cœur depuis mon arrivée en poste. Je n’ai jamais cessé d’y croire et pis là boom, le résultat est ici. Ce n’est pas au premier refus qu’il faut baisser les bras. Je sais, il y aura toujours des déceptions, quelques doutes, mais on peut aussi appeler ça la vie.

Coordination du gala des Grands Prix du tourisme de la Chaudière-Appalaches.

Coordination du gala des Grands Prix du tourisme de la Chaudière-Appalaches.

Le mari de ma cousine, devenu un bon ami, vient de remporter deux prestigieux prix en journalisme. À 22 ans, il, remplissait la salle du CÉGEP avec ses films mettant en vedette des itinérants. À 25 ans, il vendait des assurances. À 28 ans, il était de retour sur les bancs d’école. Les mêmes que moi. Souvent, on s’assoyait ensemble. À 34 ans, il est vidéo-journaliste pour une grande société canadienne. J’ai comme envie de croire que tout est possible. C’est le genre d’histoire qui me touche.

Je te souhaite d’aimer ta job au point de ne presque jamais avoir l’impression de travailler. J’ai bien écrit presque. Il ne faudrait tout de même pas se sentir en congé toute l’année. Il serait ben plate de ne plus ressentir le sentiment incomparable d’être en vacances.

Sarah xx

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