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Billet commun d’août: Nos pires souvenirs de vacances

4 Août

Le soleil, la plage, la famille, les amis… Les vacances, c’est le fun! …. ou pas. Parce que des fois, nos escapades de rêve se transforment en cauchemars, parce que des fois les saveurs sucrées des crèmes glacées tournent au vinaigre, on partage avec vous nos pires souvenirs de vacances.

 

Anne-Sophie ❤

 

J’avais 10 ans, c’était la première fois que j’allais à Montréal avec mes parents et mon frère. Ce jour-là, on mangeait dans une cabane à patates (quel bonheur!). Alors, j’arrive pour commander mon hot-dog, ultra gênée, et la dame me dit “Steamé ou toasté?”. Je reste là sans répondre, désemparée, paniquée: je n’ai rien compris, parce que chez nous, on dit hot-dog “rôti” ou “vapeur”. Déboussolée, je me tourne vers mon père ou ma mère, et finalement, il/elle a répondu à ma place. Je suis restée traumatisée de cette expérience -qui explique peut-être pourquoi je déteste tellement commander au restaurant.

 

Jenny 

 

J’avais 12 ans lorsque mon père s’est remarié. Cet été-là, sa femme et lui ont pris la décision quelque peu discutable de nous amener, ma demi-sœur et moi, en voyage de noces. Le trajet jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine avait commencé dans la bonne humeur… jusqu’à ce qu’on se perde en chemin. Mon père avait alors exigé que tout le monde se taise jusqu’à ce qu’on arrive à destination. Au bout de quelques heures dont presque chaque minute a été ponctuée de sacres et de jurons, j’ai osé demander, à mi-voix et du bout des lèvres, si nous étions presque arrivés. Je me souviens encore avoir vu le visage de mon père virer au mauve. J’ai souvent été témoin de ses explosions de colère, mais celle-là surpassait tout ce que j’avais pu voir jusqu’à présent. Nous avons finalement passé les jours suivants enfermés dans nos chambres d’hôtel respectives, moroses et maussades, avec une seule envie : rentrer à la maison et oublier ce voyage maudit. La prochaine fois, P’pa, appelle une gardienne, ok?

 

Laura 

 

J’avais 11 ans. C’était notre premier été à Québec. Je n’avais pas vraiment d’amis. Mes parents avaient juste deux semaines de vacances alors qu’est-ce qu’on fait avec Laura pour le reste de l’été? On appelle une petite gardienne! Ben la petite gardienne, elle avait 3-4 ans de plus que moi. La petite gardienne aurait préféré garder un bébé qui ne fait que siester. La petite gardienne écoutait Vrak.Tv toute la journée. La petite gardienne, elle savait faire des sandwichs au jambon. La petite gardienne avait un petit chum. Son petit chum est venu une fois chez nous. Il a demandé comment ça coûtait une maison comme ça. Il a demandé s’il y avait un système d’alarme. Il a demandé à sa petite blonde, petite gardienne, si elle avait une clé. Après avoir raconté ça tout bonnement à mes parents, la petite gardienne n’est jamais revenue, puis je suis allée dans un camp de jour.

 

Crédit : Giphy

 

Laurie
Honnêtement, j’ai dû me creuser beaucoup les méninges pour trouver quelque chose! Ce n’est pas que ma vie est toujours rose, mais plutôt que j’ai une mémoire sélective… on dirait bien! Par contre, je me rappelle très bien de l’été de mes 15 ans. La première où j’ai travaillé, parce JE voulais mon indépendance et ma vie d’adulte. J’avais trouvé un emploi comme commis à la boulangerie dans le IGA de la ville. Passage obligé ou presque pour toute bonne adolescente. Ma soeur y avait été caissière et avait rencontré son chum, c’était parfait pour moi aussi! Alors que mes amis ont profité d’un été de providence, à être des adolescents qui flânent entre amis à la piscine, mangent des pops et dorment beaucoup, moi je partais travailler à vélo pour rouler des pains, dès 7h du matin. Pas suuuuper. Et l’an d’après, j’avais mon emploi au camp, où là j’ai eu un véritable coup de coeur. 😉

 

Marianne 
En général, ça va plutôt bien les vacances. Mais au fond de ma mémoire, j’ai un souvenir mi-douloureux qui persiste, un voyage à New York avec ma sœur, ma mère et mon amie Magali qui s’est terminé en boudage généralisé qui a duré plusieurs semaines. En réalité, celle qui a dû passer un mauvais séjour, ce devait être Magali, qui était spectatrice de la synergie malsaine entre ma mère, ma sœur et moi entassées dans une toute petite chambre d’hôtel, épuisées et s’obstinant sur absolument TOUS les détails du voyage. Une chicane mère et fille dans une boutique chic du SoHo qui s’est finie en larmes, une bataille de thermostat dans la chambre parce qu’une avait trop chaud, l’autre avait trop froid, des reproches, des critiques sur les choix et j’en passe. Ajoutez à cela une nuit blanche dans l’autobus pour commencer le voyage, une température de décembre qui vous transperçait le corps et ma mère qui s’offusquait chaque fois qu’un Américain la «traitait» de French Canadian (à quoi elle répondait: «No, no sir I’m Quebecor!») Je pense qu’au final, ce que j’ai le moins aimé du voyage, c’est que j’ai réalisé que c’était peut-être moi qui n’étais pas si facile à vivre que ça, bref, une belle grosse leçon d’humilité et une très grande réticence à repartir en voyage avec ma soeur et ma mère hahaha! Aujourd’hui, heureusement on est capables d’en rire mais j’avoue que ça nous a pris un certain temps!

 

Crédit : Giphy

 

Pascale
Mon pire souvenir de vacances est en fait un court moment d’un merveilleux séjour en Gaspésie. Je devais avoir 12 ans, et comme tout père de famille qui se respecte, mon père nous a amenés, ma mère, ma plus jeune sœur et moi, vivre une vraie expérience gaspésienne, une balade sur un tout petit bateau. Nous devions être 10 personnes tout au plus. L’objectif était de nous faire découvrir les beautés de cette péninsule sous un autre angle. Le fleuve était agité et les semblants de rambardes touchaient de temps à autre le dessus de l’eau. Pour dire que j’avais du mal à trouver ma stabilité. Après quelque temps dans ce manège improvisé, j’ai commencé à avoir le mal de mer… Eh oui, j’ai laissé ma trace (lire quelques traces !). Le pire, c’est qu’en vomissant, j’ai complètement gâché mes beaux souliers de course Fila que je venais tout juste d’avoir. J’avais passé des semaines à convaincre ma mère de me les acheter. Un lavage à l’eau de javel, ça ne pardonne pas sur le marine. J’ai dû traîner l’empreinte de ce moment pendant toute l’année scolaire suivante… Tsé, Fila c’était bien IN dans le temps, mais ça coûtait aussi bien cher. Gaspésie, un jour je te retrouverai, mais avec de vieux souliers.

 

Émilie 

 

Je me rends compte que je suis très choyée car j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver mon pire souvenir de vacances. Toutefois, à force d’y réfléchir, une soirée bien précise m’est revenue en mémoire. Ma mère, mon frère et moi étions allés rejoindre ma tante, mon oncle et mes cousins en camping à Ogunquit. Je devais avoir environ 5 ans et mon frère 9 ans. Mes parents étaient divorcés depuis peu et ma mère avait un peu la mèche courte. (C’est compréhensible!) Je me souviens d’une soirée où elle nous avait chicanés plutôt fort mon frère et moi. Ma tante avait décidé d’intervenir car elle trouvait que c’était injustifié. Ma mère n’ayant pas apprécié, s’ensuivit une grosse engueulade en plein air entre les deux soeurs. Il va sans dire que le moral des troupes était assez bas. La même nuit, je me réveille en sursaut car la tente nous est tombée dessus. Nous devons tous sortir de là. Il pleut beaucoup et il fait noir. Ma mère demande à mon frère de monter sur une chaise pour tenir les poteaux de la tente pendant qu’elle s’organise pour la remonter. C’est à ce moment, alors qu’il s’exécute, qu’une moufette décide de se joindre à notre party. Quelques secondes de silence et d’immobilité ont suffi pour la dissuader, mais nous avons eu toute une frousse ! Plusieurs minutes plus tard, nous retrouvions notre abri et nos sacs de couchages mouillés pour sombrer dans le sommeil et mettre fin (enfin!) à cette terrible soirée.

 

Et vous, avez-vous de mauvais souvenirs de vacances? Pas cet été, on vous le souhaite! 

La meute

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Article commun d’octobre : ta toune mémorable

4 Oct

Ah, la musique. Source de bien-être, de réconfort, d’épanouissement, de compréhension, de beauté. De tout ça en même temps parfois. Ode à ces chansons qui forment la trame sonore de notre vie! Les louves vous parlent de leur toune mémorable.

Gabrielle ❤ 
Je suis une fille ultra émotive alors j’écoute surtout des chansons positives et bien rythmées, parce que le reste me fait souvent monter les larmes aux yeux haha (on garde ça entre nous ok?). Donc, ma chanson de la motivation ultime, que j’écoute quand j’ai besoin d’un petit boost d’énergie est It’s My Life de Bon Jovi. Quand j’ai entendu ce beat-là la première fois, pendant mon adolescence, j’ai senti que ça me parlait. C’est toujours difficile d’expliquer pourquoi une chanson vient nous chercher, mais je l’écoute en ce moment même et je me sens invincible.

Andrée-Anne ❤ 
Quand j’étais jeune, on allait chaque hiver passer quelques semaines en Floride dans le condo de mes grands-parents. Le matin, mes soeurs et moi devions faire nos devoirs puis on avait l’après-midi pour se baigner à la piscine ou profiter de la mer. Chaque fois que nous revenions de la plage, mes parents faisaient jouer All I wanna do de Sheryl Crow alors qu’on se dirigeait vers la crèmerie pour se bourrer la face dans la crème glacée à la gomme balloune. Cette chanson-là, c’est le soleil, les vacances et les bouches barbouillées de sucre. 🙂

Anne-Sophie ❤ 
C’était un automne difficile, mais une journée parfaite avec mon meilleur ami. J’avais acheté un nouvel album, qu’on a écouté dans sa voiture. En silence, on regardait tourbillonner les feuilles, le ciel bleu au-dessus de nos têtes… Et puis, If You Come Home a commencé. On écoutait, attentifs. Et il y a eu ce moment d’allégresse totale où les cuivres ont embarqué, inattendus, exaltants, et on s’est regardés, et on était heureux. C’était un moment parfait. Harmonieux et serein. Depuis, je pense à mon meilleur ami chaque fois, et je me souviens de cet après-midi paisible. Cet après-midi qui me rappelle que, parfois, on trouve l’équilibre dans les petites choses – les chansons, les amis, les journées qui se passent bien.

Laurie ❤ 

Mes proches (et moins proches…) ne seront pas surpris de ma réponse. Ma chanson préférée de tous les temps est Beautiful Day, de U2. C’est bien simple, je l’ai littéralement de tatouée sur le poignet gauche (pour de vrai). Cette chanson résonne en moi, me rappelle des souvenirs bien précis aussi. Comme cette fois, au milieu de nulle part en Italie, dans un vieux bus, la toune qui part à fond. Mais encore mieux : par une magie quelconque, elle joue toujours au bon moment. Quand je suis vraiment frue et en retard, dans le trafic, elle passe à la radio. Quand je passe un mauvais quart d’heure au travail et qu’elle passe tout bonnement dans ma playlist Spotify. Elle est là, quand il faut ❤

 

Lisa Marie ❤ 

J’ai découvert la chanson « Crash Into Me » de Dave Matthews Band dans un show de patinage artistique de Kurt Browning, il y a bien longtemps . J’ai tout de suite adoré la musique et les paroles, en plus de la voix du chanteur que je ne connaissais pas encore. Triste ou joyeuse, elle convient toujours à l’humeur !

Et vous, c’est quoi votre toune mémorable?

Bon mois d’octobre les beaux ❤

Les louves 

Billet commun – Mon souvenir d’été…

1 Sep

Ahhhh, l’été. Ses promesses de temps clément, d’activités extérieures plus palpitantes les unes que les autres, de soirées endiablées et sans fin au centre-ville… Nous voilà déjà à la fin de la belle saison et, en observant notre feed Facebook, on distingue deux types de personnes: celles qui en ont profité et celles qui ne l’ont pas vu passer. De quel camp faites-vous partie?

RIP Summer! (Source inconnue - Pinterest)

RIP Summer! (Source inconnue – Pinterest)

En ce début du mois de septembre, nous avons envie de partager nos souvenirs d’été, histoire de les étirer encore un peu!

Bonne lecture! 🙂

❤ Cécile: Cet été, pas de vacances, niente ! Nada ! Alors, à défaut de profiter d’un dépaysement géographique, je me suis évadée de mon quotidien une fois la nuit tombée… Rester silencieuse et immobile face à des paysages parfois surréalistes… de vraies vacances pour mon esprit !

Crédit photo - Cécile Duong

Crédit photo – Cécile Duong

❤ Michèle: Nouvellement propriétaire, je manquais de fonds pour partir à l’aventure comme à l’habitude cet été ;). Heureusement, il y a toujours mon petit havre de paix qui m’attend dans le Bas-Saint-Laurent comme j’en parlais dans mon article «Ode au chalet». Un des premiers étés où je me suis sentie reposée pour vrai à mon retour au travail.

Crédit photo: Michèle Lemay Tardif

Crédit photo: Michèle Lemay Tardif

❤ Lisa-Marie: Ces dernières années, je travaillais tout l’été pour mieux partir en vacances en automne ou au printemps. Cet été, mon amie m’a proposée d’aller en Indonésie avec elle pour 2 semaines. Une première semaine bien chargée en visites et en excursions, puis une deuxième semaine pour bien se reposer à la plage! Je vous parlerai d’ailleurs de notre aventure au volcan Kawah Ijen dans mon prochain article!

Crédit Photo: Lisa-Marie

Crédit Photo: Lisa-Marie

❤ Anne-Sophie: Un avion en vol, des nuages et du bleu. Un avion en vol, parce que finir une maîtrise, après tant de travail acharné, ça donne l’impression de pouvoir toucher les nuages. D’atteindre ce qu’on croyait impossible. Je n’ai peut-être pas pris de vacances, mais mon esprit, lui, a pris de l’altitude – et mon cœur a presque le vertige de tant de liberté. C’est ça que je retiens de mon été. La liberté, le vol plané, le bleu.

Crédit photo: Anne Sophie Gobeil

Crédit photo: Anne Sophie Gobeil

❤ Laurie: Je l’ai raconté dans cet article, j’ai monté une petite montagne cet été. J’ai fait aussi beaucoup d’autres choses; du plein air, du camping, de la piscine, des festivals, des piques-niques, des fêtes. Je ne suis pas allée bien loin. Mais ce moment, en haut du plus haut sommet du nord-est de l’Amérique, ça représentait métaphoriquement parfaitement bien mon année, les épreuves et les changements. Et dans cette photo, outre la vue, y’a une personne merveilleuse qui a fait de cet été une aventure aussi!

Crédit photo: Laurie Couture

Crédit photo: Laurie Couture

❤ Gabrielle: Cet été j’ai eu la chance de retomber en amour. J’ai découvert Milan avec mon copain, sans itinéraire précis, sans guide… et sans parler italien. Une aventure qui m’a ouvert les yeux sur une façon de vivre à la fois exaltante et tranquille. Milan m’a appris à prendre le temps de respirer et de m’entourer de ceux que j’aime.  Après avoir fait l’erreur de demander un «café to go» (l’insulte suprême), j’ai compris qu’on y vivait le moment présent et qu’on y prenait le temps de discuter, de prendre une pause et de profiter de la vie. J’applique maintenant du mieux possible cette philosophie dans mon quotidien.  À moi la dolce vita!

Crédit photo: Gabrielle Leblanc

Crédit photo: Gabrielle Leblanc

❤ Véronique: Professionnellement, avez-vous déjà eu l’occasion de repartir à neuf? D’avoir le temps de réfléchir aux valeurs que vous chérissez et à celles sur lesquelles vous ne pouvez plus piler? J’ai eu cette chance, ce bonheur inouï! Je n’irais pas jusqu’à dire que mon été sans emploi a été de tout repos, mais disons qu’il m’a permis de regagner mon équilibre et de remettre les pendules à l’heure. Un avenir rempli de promesses et de défis très motivants se dessine devant moi. Il me tarde de vous partager le tout!

Crédit photo: Véro Ovando

Crédit photo: Véro Ovando

❤ Suzie: Probablement l’été le plus éprouvant de ma vie. J’ai perdu mon père. L’être le plus cher à mes yeux. Mon modèle de vie, mon complice. Faire face à un deuil aussi important n’est pas chose facile… J’ai la chance extraordinaire d’être tellement bien entourée. Maman, les copines, les cousins et surtout toi mon amour, merci de m’avoir permis de voir le bonheur, malgré la peine. Merci pour les moments de paix, comme pour les fous rires. Papa disait que le bonheur est un choix. Avec lui qui vit maintenant dans nos cœurs, pas le choix de péter le feu (ou presque).

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Au chalet. La tête vide et le cœur remplie de joie. Crédit photo : Suzie Veilleux

❤ Nadia: Je ne suis peut-être pas partie explorer des contrées lointaines comme par les années passées, puisque mon nouvel emploi m’a demandé temps, concentration et dévotion, mais ce n’est que pour avoir mieux profité de mes amis, de ma famille. Des ces instants précieux et simples. Les plus beaux moments de l’été sont ces courtes escapades spontanées, où le bonheur se respire les pieds dans le sable, un verre de vin à la main, l’appareil-photo pas très loin, accompagnée de son copain. Parce qu’il est si bon de s’évader. Et de se le rappeler.

nous

Nous et les dunes de Tadoussac. Que faut-il de plus. Crédit photo: le retardateur. 😉

Eh oui, le billet est déjà fini.
Et vous, avez-vous vu passer votre été?
En avez-vous profité?

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Vos Rockalouves

Nostalgie estivale: je prends le temps de me souvenir

18 Juil

L’été je suis particulièrement nostalgique. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai cette tendance à comparer les étés et jamais les automnes. Il faut croire que la saison chaude nous rappelle des souvenirs plus festifs, plus heureux, moins routinier.

L’été c’est aussi ma fête et la vieillesse qui vient avec. C’est le moment où je me permets de moins penser pis de rien faire.  C’est pour ça que j’ai un peu procrastiné à écrire ce texte. Tsé quand t’as juste envie de mettre ton cerveau à off et de n’avoir aucun engagement. Dans la réalité, j’ai juste envie de plus de légèreté et surtout de partir. L’ailleurs me fait des beaux yeux. Quand je suis en voyage, j’achète des cartes postales dans les boutiques de musées. De retour à la maison, je les ajoute à mon grand tableau. C’est simple, pas dispendieux, joli et surtout personnalisé.

Le tableau des souvenirs. l'ancêtre de Pinterest.

Le tableau des souvenirs. l’ancêtre de Pinterest.

Voici en images, cinq souvenirs de mes étés. Ils sont synonymes de voyage. Mot caractéristique des beaux jours. Parce que ça fait du bien des fois de se souvenir pis de vivre dans le passé.

 

Londres. Été 2006

3 colocataires qui décident de vivre à la londonienne pour un été. Le genre d’expérience que tu ne regrettes jamais. Plusieurs journées à travailler, d’autres à magasiner et visiter. Je n’oublierai jamais mes 19 ans entourée d’Italiens et de prosseco, le métro BOND street où je me rendais tous les jours et les Frappuchino du Starbucks bien plein de crème fouettée (les temps changent) qu’on buvait au parc durant les pauses. Londres, tu restes ma préférée.

Exposition sur la mode au Victoria and Albert Museum.

Exposition sur la mode au Victoria and Albert Museum.

Barcelone. Été 2014

Quand une idée de voyage naît à 7 h un vendredi matin et qu’elle se concrétise à 16 h le jour même, j’appelle ça un plan parfait. C’était un été où je me posais beaucoup de questions, je voulais bouger, mais je n’avais personne pour le faire. J’attendais un je-ne-sais-pas-quoi et puis j’ai décidé de laisser les choses aller. Le plus beau est arrivé.

Salvador Dalì et son univers. Coup de coeur pour la visite de sa maison.

Salvador Dalì et son univers. Coup de coeur pour la visite de sa maison.

Turquie. Été 2013

Un voyage bien planifié avec une complice d’expérience. 2 semaines, 2 vols intérieurs, un bus de nuit. De la ville, du plein air, de la mer, des croisières. Quand ça va un peu moins bien, je m’imagine sur le bateau étendue au soleil et au grand vent. C’était le jour de mon anniversaire et à ce moment-là, j’avais décroché de tout. Turquie, tu m’as rendu si heureuse.

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Toulouse. Été 2010

J’ai acheté mes billets le jeudi. Je partais le lundi. C’était un voyage de transition entre 2 emplois. J’avais envie de le faire, je l’ai fait. Ma décision n’était pas unanime, ni pleinement réfléchie. Un coup de tête que tu ne regrettes pas, mais qui peut changer ben des affaires. Toulouse, tu as été la première à me faire oublier une soirée, car elle était trop arrosée. Et la dernière.

Toulouse et les fleurs.

Toulouse et les fleurs.

Portugal. Été 2009  

Quand une amie te dit qu’elle va habiter à Paris pour un an, tu t’organises pour la visiter et en faire un peu plus. Elle m’a proposé le Portugal et j’ai accepté sans trop me poser de questions. J’ai vécu une St-Jean à la portugaise et une première expérience de CoachSurfing. 18 jours en Europe. Une belle transition entre ma vie étudiante et celle de la jeune professionnelle.

Coucou de Lisbonne,même si j'ai préféré la ville de Porto.

Coucou de Lisbonne, même si j’ai préféré la ville de Porto.

Tous ces moments font de moi la personne que je suis. J’y repense avec fierté, nostalgie et reconnaissance. Je ne prends pas assez le temps de regarder ce tableau même si cela me fait du bien.  Je vous donne le droit de partir un moment dans vos pensées et de vous souvenir vous aussi. Non, il n’est pas nécessaire d’être à l’autre bout du monde. Juste un moment, un lieu, même un sentiment qui vous feront oublier le reste.

C’est ainsi que je me souviens.

Sarah xx