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Et la fois où je passais un dimanche parfait à Trakai

12 Nov

Vous aurez sans doute constaté que je voyage pas mal, et c’est souvent avec un rythme assez soutenu pour essayer de maximiser mon temps lors de mes courts séjours, surtout en Europe. Mais parfois, j’ai envie de prendre ça un peu relax. Et parfois, je me retrouve dans un endroit parfait pour ça, comme lors de mon dernier week-end à Vilnius, où j’ai décidé de faire un petit tour à Trakai pour ma 2e journée en Lituanie.

Je me lève quand même tôt pour aller prendre le minibus à la gare de Vilnius qui mène à ma prochaine destination. Le tout pour un gros euro! Le samedi avait été pluvieux, mais 30 minutes plus tard, le soleil avait clairement décidé de m’accompagner jusqu’à Trakai. Il est 10h, et la ville me semble déserte. Je monte la rue principale, bordée de ses cottages en bois coloré et de ses églises. Les locaux émergent doucement, mais je profite du calme par cette belle journée d’automne, en faisant un crochet par le lac tout aussi endormi que la ville.

Lac Galvė qui entoure Trakai

Lac Galvė qui entoure Trakai

Une fois arrivée près du Château (l’attraction principale de la ville), il y a un peu plus de gens, mais tout le monde semble heureux d’être là. Je fais un tour, c’est très joli et on a même droit à une reconstitution de combat de chevaliers !

Le Château de Trakai

Le Château de Trakai

Je me dirige ensuite vers un resto recommandé, question de goûter quelques spécialités locales. Je suis un peu déçue par le kininai, qui me rappelle un pâté à la viande dans une forme plus originale. Je me régale des blinai, un type de crêpe de patates farcies avec du porc, et je complète avec des dumpling de porc gratinés… Parce que c’est toujours bon des dumplings ! Le tout agrémenté d’un petit verre de vin, bien sûr. Comme si ce n’était pas assez ou que je ressentais le besoin de faire des provisions pour l’hiver, je me prends un petit dessert de ricotta aux baies.

Petit lunch léger

Repue et pleine de félicité, je repars tranquillement en longeant le lac pour retourner au bus. Une charmante balade d’environ 30 minutes, au calme parmi les arbres colorés et le soleil d’automne. Je respire à grande bouffée sachant que, le soir-même, je serai de retour en ville, à Paris. Il n’y avait rien de très spécial à voir le long de cette balade, c’était que pour le bien-être que ça procurait. Et aussi pour digérer un peu !

Parfois, je fais rien de spécial en vacances, mais c’est justement ça qui rend le moment spécial.

Et vous, plutôt voyage intense ou farniente ?

Lisa Marie

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Quand les vacances organisées ne sont pas tellement organisées

13 Août

Au boulot, j’organise des voyages pour les autres. Pour des journalistes, des blogueurs, des pigistes. J’essaye de bien faire les choses et de penser à tous les détails.  J’aime ça et c’est plus simple pour tout le monde.

Quand vient le temps de mes vacances, c’est différent. Je laisse beaucoup de place à l’improvisation et je me dis souvent « on verra ben ».  Je vous partage ma façon de planifier sans trop planifier avec les bons et les mauvais côtés.  Pis j’ai aussi envie d’ajouter quelques photos.

Juillet 2015. Les premières vacances avec le copain. On privilégie le camping au Québec. En mai, les destinations sont choisies et les sites réservés. Je me trouvais déjà tard et  les places étaient limitées. Mais on était heureux pis on avait quand même hâte. C’était réglé : la Côte-Nord, Charlevoix et la Mauricie nous feraient rêver cet été.

Allo les sommets.

Allo la Route des Sommets.

Mi-Juillet. On décide de passer un peu de temps au chalet des beaux-parents dans le Bas-St-Laurent avant le grand départ. Je découvre la traverse Rivière-du-Loup/St-Siméon pour se rendre à Tadoussac. Parfait pour entamer le séjour en amoureux. Quelques semaines avant, je réserve une activité de kayak de mer avec les baleines. On avait deux activités à l’horaire. Ce mot que je préfère bannir de mon vocabulaire en vacances.  Parce que ça sonne la presse et le stress. No No No.

Traverse Rivière-du-Loup-St-Siméon

Traverse Rivière-du-Loup-St-Siméon

La veille du départ, je prends le temps de revoir mes réservations, relire les informations pertinentes et regarder l’itinéraire sur une carte. Tout est en ordre. On pense qu’on a tout ce qu’il nous faut pour se faire à manger, dormir, pis rire un peu. On n’avait pas fait de liste, je n’avais pas regardé dans le sac du copain. On n’avait pas planifié les repas. Ma belle-mère a insisté pour nous donner un steak d’orignal et du bon pain de Kamouraska. On s’entend que ça ne se refuse pas. Le dimanche matin on est parti sous la pluie, l’auto ben remplie avec un Belge qui faisait du pouce, la veille, à St-Jean-Port-Joli.  Il avait partagé le repas et le déjeuner avec la famille. Je savais déjà que ce séjour serait presque parfait.  Je vous partage mes « à refaire » pis mes « ah, j’aurais du y penser, je suis ben tata »

le bonheur de courir les rochers. Plus le sien que le mien.

le bonheur de courir les rochers. Plus le sien que le mien.

Ce que nous allons refaire

  • Apporter un livre et passer l’après-midi dans un café parce qu’il pleut;
  • S’informer au bureau d’information touristique pour une plage et tomber follement amoureuse des dunes de Tadoussac;
C'est ici que je me suis vraiment sentie en vacances.

C’est ici que je me suis vraiment sentie en vacances.

  • Se faire un pique-nique avec les produits du terroir de la région;
Il ventait beaucoup. Mais ça ne parait pas trop sur la photo. Tout semble parfait.

Il ventait beaucoup. Mais ça ne parait pas trop sur la photo. Tout semble parfait.

  • Apporter des vieux disques pis écouter ça ben fort les fenêtres baissées;
  • Se faire des déjeuners improvisés en regardant les baleines; (Merci Cap-de-Bon-Désir)
  • Porter des bottes de randonnées presque en tout temps. (J’ai réussi à convaincre le copain d’en acheter. Il m’a remercié presque deux fois)
  • Porter une casquette (tellement parfait pour rouler les fenêtres baissées). Je ne peux pas croire que je viens de découvrir toutes les joies de ce chapeau;
  • Visiter plusieurs fois l’épicier du coin ( Comme une routine de vacances)
  • Faire du camping au Québec (J’aime autant ça que l’an dernier-lire mon article)

Ce que nous ne ferons plus

  • Oublier son maillot de bain en vacances
Pas grave! On va se baigner pareil!

Pas grave! On va se baigner pareil!

  • Ne pas apporter assez d’eau pour une randonnée à l’Acropole-des-Draveurs
  • Oublier les linges à vaisselle (Dire que j’avais tout le reste pour bien laver)

Au retour, nous avions une journée de préparation avant nos 3 jours de canot-camping dans le Parc national de la Mauricie. Cette fois, on avait tout pour le camping sauvage pis on était ben fiers de nos nouveaux équipements (la hache, le couteau Suisse, les pastilles pour l’eau du lac). On a juste oublié de regarder la carte avant de partir. Résultat: on est arrivé au mauvais accueil, on avait plus de réseau pour  rejoindre les amis et on a fait attendre tout le monde durant 1 h 30. J’étais gênée. Je pense que je me sentais un peu trop en vacances.

La hache pis toute.

La hache pis toute.

Lundi, de retour au travail, j’avais une demande pour l’organisation d’une tournée de presse de 3 jours en plein air. Elle sera parfaitement planifiée. Ou presque. Je vous le dis.

Vivement le retour au boulot!

Sarah xx

Opération canicule: Le vieil homme et la mer

15 Juil

C’est officiellement l’été (OUAIS!). Il fait chaud et on a tous envie d’aller se rafraîchir dans les vagues et bronzer sur le bord de la plage. Et donc, pour vous permettre de réaliser votre fantasme de mer à perte de vue et de houle tumultueuse, je vous propose que nous nous attardions à un classique de la littérature américaine, un livre écrit par nul autre que Ernest Hemingway, célèbre écrivain reconnu pour une forme littéraire particulière: la litote. Mais qu’est-ce que la litote me direz-vous? Eh bien! Ne reculant devant rien, je suis allée consulter Wikipédia et en voici la définition: la litote est une figure rhétorique qui consiste à déguiser sa pensée de façon à la faire deviner dans toute sa force. Bref, l’écrivain propose une idée simple et le lecteur interprète trop… Mais je commence à m’égarer! Le titre du roman dont je veux vous parler aujourd’hui est Le vieil homme et la mer. Un livre pour lequel M. Hemingway a remporté le Prix Nobel de littérature en 1954 (c’est écrit sur la quatrième de couverture…).

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Résumé

L’histoire est simple…que dis-je simple! C’est presque bébé lala ( je ne dis pas ça négativement la! En fait, c’est plus de l’admiration que d’autre chose). D’une part on a un vieux pêcheur et de l’autre un très gros poisson. Le décor est prévisible: une mer à parte de vue. Le temps est peu important. Le sujet, lui, c’est le combat entre le vieil homme et le très gros poisson. Réussira-t-il à le pêcher? Abandonnera-t-il sa course ou jouera-t-il d’expérience contre cette force marine et indomptable? Cela peut paraître simpliste à première vue, mais c’est un livre incroyable. Hemingway nous emporte pour quelque 150 pages de pure bonheur et d’angoisse pour le pauvre vieux pêcheur. Les descriptions sont magnifiques et l’attachement qu’on a pour le vieil homme rivalise dangereusement avec la sympathie qu’on développe pour le gros poisson. Bref, un petit bijou qu’il faut avoir lu dans sa vie!

Personnages

Santiago: le vieil homme a été pêcheur toute sa vie. Il fût un temps où il était prospère, mais il n’a jamais été bien riche. Or, depuis quelques temps la vieillesse le pèse et il a de moins en moins d’argent en pêche de moins en moins de poisson, jusqu’à ce fameux jour qui nous ait raconté dans ce roman.

Le gros poisson: bien qu’il ne puisse pas parler (haha!), le poisson a tout de même une personnalité. En effet, il est déterminé, combatif et noble. Bien qu’il mette Santiago au défi, on sait qu’il fait cela avec beaucoup de respect.

On aime 
  • que le récit soit comme en temps réel. Je sais que c’est absolument impossible, mais reste que c’est l’impression qui m’est restée.
  • être le spectateur de Santiago dans cette quête. Le récit se fait par le cours de ses pensées et de ses souvenirs et cela illustre et nous permet de mieux comprendre sa détermination et son expérience.
  • le gros poisson. Il n’y a rien à faire. Même s’il est le méchant dans l’histoire, il reste quand même une petite créature attachante qui lutte pour sa survie.
C’est sexy parce que
  • une homme déterminé qui travaille de ses bras, c’est sexy.
  • c’est le genre d’histoire qui nous fait grandir et prendre confiance en nous, et comme l’a si bien dit JLo, c’est en prenant de l’assurance qu’on devient sexy.
  • les personnages nous charment tous à leur façon et on finit par les aimer tendrement, peu importe leur rôle dans l’histoire.
Bonne lecture!
Camille xxx
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