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Mon alter ego

14 Juin

Pas plus tard qu’avant-hier, j’ai écrit à ma rédactrice en chef pour lui dire que je ne pourrais pas publier ce mois-ci. Un million d’affaires à penser, mais la tête vide. Trop stressée. Ben oui. C’est comme ça que je réagis face au stress, moi. Tel un lièvre au milieu de la 20 qui voit un char s’en venir à vive allure, je fige. Ou ben je me mets à courir dans le mauvais sens.

Lors de notre première rencontre, ma psy m’a demandé si je vivais bien avec le stress. Pour vrai, je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là. Le stress, c’est comme mon alter ego. D’aussi loin que je me souvienne, il a toujours fait partie de ma vie. Parfois, il se terre dans un petit coin et se fait discret pendant un temps. Puis, il décide qu’il en a marre d’être dans l’ombre et il vient se mettre sous les feux de la rampe, pour être bien certain que tout le monde le voie et sache qu’il est là. Je pense qu’il souffre d’un grand manque d’attention, mon stress. Lui aussi, il devrait aller consulter.

Des fois, je suis capable de mettre le doigt sur le bobo. C’est le cas en ce moment. Je travaille beaucoup, et j’ai un déménagement qui s’en vient. Pis moi, le changement, j’aime pas ben ben ça, t’sais.

D’autres fois, le stress se pointe sans raison apparente. Un peu comme un mononcle qui n’a pas donné de nouvelles depuis des mois et qui décide de s’inviter à souper un lundi soir, sans même t’appeler avant. C’est tannant, c’est déboussolant, pis ça gâche le reste de la semaine.

Loin de moi l’idée de rejeter la faute sur qui que ce soit, mais il faut quand même dire que j’ai un bagage génétique assez rock ‘n’ roll merci. Le stress, la détresse psychologique, c’est monnaie courante dans ma famille. Nous autres, le cancer, l’arthrite pis le diabète, on ne connaît pas ça. Par contre, des dépressions, des burn out, des troubles de la personnalité, en veux-tu, en v’là.

Sachant cela, j’essaie de porter une attention particulière à mon mental, à plus forte raison depuis que je travaille à mon compte. Pourquoi? Parce que je suis seule 98 % du temps. C’est un choix que j’ai fait et je l’assume totalement. Toujours est-il que le risque de sombrer est bel et bien présent. Je n’ai ni collègues ni colocs qui pourraient me faire remarquer que mon comportement a changé, que je ne suis plus la même qu’avant. Du coup, des fois, je me lève de ma chaise, je me regarde dans le miroir et je me dis : « Eh, ma chouette, ça va-tu? Regarde-moi. Ça va-tu vraiment? »

Si la réponse est oui, parfait, on continue comme ça. Dans le cas contraire, je m’oblige à prendre le téléphone et à aller jaser avec quelqu’un. Pas demain, pas le mois prochain; tout de suite. Je l’ai fait plus d’une fois, et je n’hésiterais pas à le refaire au besoin. C’est tellement, tellement important.

Mon ordi ne serait pas content de m’entendre dire ça, mais ma tête, c’est mon principal outil de travail. Faut que j’en prenne soin. De la même façon que je fais nettoyer mon ordi une couple de fois par année, je m’assure de faire le ménage dans ma tête de temps en temps. Y a-t-il quelque chose que je traîne et que je devrais laisser derrière moi? Un souvenir pénible, un mauvais sentiment, une vieille rancœur? Des fois, je fais une reine des Neiges de moi-même et j’arrive à me libérer de ce qui me pèse. D’autres fois, j’ai beau essayer, ça ne fonctionne pas. Et c’est à ce moment-là qu’il est essentiel de lâcher prise. Tu ne veux pas t’en aller, mister Stress? Correct. Fais-le, ton show. Le jour où tu vas te rendre compte qu’il n’y a plus personne pour t’applaudir, tu vas ben finir par aller voir ailleurs. Sois sûr d’une chose, c’est que je n’y serai pas.

Jenny

Stop ou encore

12 Mai

« Stop ou encore », c’est la question que je me pose tout le temps. Stop le travail, ou encore deux ou trois textes à lire? Stop le zieutage sur Facebook, ou encore cinq minutes au cas où j’aurais raté quelque chose? Stop la thèse pour l’été, ou non, encore une petite shot avant d’arrêter?

Stop ou encore, c’est le refrain perpétuel d’une vie qui va de plus en plus vite. D’une existence qui me semble passer toujours en fast forward, à attendre quelque chose d’autre, quelque chose de plus. C’est le bruit de fond omniprésent d’un monde qui a élu la productivité et la performance comme ses valeurs-maîtresses.

Le plus souvent, c’est le « encore » qui gagne. Envoye, t’es capable. Capable d’en prendre. Capable de travailler quatorze heures par jour. Capable de ne jamais prendre une journée off. Capable de te priver de tes amis, parce que tu n’as pas le temps, trop d’ouvrage à faire. À quoi ça sert, de toute façon, des amis, une famille? Ça te fait perdre du temps productif sur autre chose.

Bien entendu, ce n’est pas vrai. À un moment, on n’est plus capable. À un moment, le cerveau s’embrouille, même si on essaie de le pousser, de le convaincre qu’il a encore du jus. À un moment, il n’y en a plus.

Il n’y a plus de force dans le cerveau, dans le cœur, dans le corps.

À ce moment-là, il faut savoir s’arrêter.

Le « stop » est nécessaire, pour que le « encore » ait un sens.

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Je ne l’ai pas compris avant tout récemment. Je me disais que j’étais capable. Que m’arrêter, avouer que j’étais fatiguée, était une manifestation de faiblesse.

Je ne voulais pas être faible. Je ne voulais pas montrer que l’université me demandait beaucoup d’énergie. Je voulais avoir l’air solide et invulnérable. Je m’en fichais d’être blême, d’avoir les yeux cernés, de ne presque rien faire d’autre que de travailler.

Je ne suis pas faible. Je suis solide, oui, mais pas invulnérable.

Ça m’a pris longtemps à le comprendre.

Ce n’est pas d’être faible que de reconnaître qu’on a besoin de repos.

Décider de dire « stop », de prendre des vacances, c’est me choisir, moi. Ce que j’aime faire, ce que je suis, quand je ne travaille pas.

Et si je ne le savais plus?

C’est bien ça le drame du travail à tout prix : quand on arrête, on ne sait plus ce qu’on est. Ce qu’on aime vraiment faire.

Cet été, j’y réfléchirai. Qu’est-ce qui me rendait heureuse, avant que l’université s’immisce dans chaque sphère de ma vie? Qu’est-ce qui occupait mes journées, avant que mon mémoire, ma thèse ne prennent toute la place?

J’aimais jouer au tennis avec mon frère. Marcher au bord de l’eau avec mon meilleur ami ou ma mère. Rouler en voiture la nuit. M’asseoir au soleil.

C’est un bon début, n’est-ce pas?

La suite, ce sera de dire « stop » plus souvent.

Ça, c’est un bon défi.

 Anne-Sophie

* Si vous avez en tête la chanson de Plastic Bertrand, je m’en excuse. J’ai un peu (pas mal) fait exprès. 😉

Réflexion sur l’amitié : Je n’ai pas beaucoup d’amis…

24 Mar

Je crois que je suis sauvage. Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je suis plus solitaire que solidaire. Je ne vis pas de relation fusionnelle avec d’autres que mon amoureux et ma fille. Je n’ai pas vraiment de gang. Les amis que j’ai se connaissent à peine entre eux, mais les amis que j’ai me connaissent bien. Les amis que j’ai ne me mettent pas de pression.  Les amis que j’ai ne m’en veulent pas si je disparais quelques temps. 

 

Je ne suis pas l’amie type. L’amie avec qui tu parles au téléphone pendant des heures. L’amie que tu ne déranges jamais. L’amie que tu as depuis la maternelle. Des fois, je ne te donne pas de nouvelle pendant un bout. Des fois, je n’ai pas envie d’écouter tes problèmes, j’ai assez des miens. Des fois, je n’ai pas de conseil à te  donner, je ne trouve pas les mots. Malgré tout ça, je suis là. Je ne m’attends pas à plus de toi. Je ne suis pas exigeante. Tu peux vivre ta vie comme tu l’entends. J’ai construit la mienne à coup de petites briques de relations et d’expériences. J’ai choisi chacune de ces briques pour en faire mes murs. Ma maison est grande, il y aura toujours de la place pour d’autres murs, d’autres briques. Toutes ces personnes qui font partie de ma vie, mes amis, sont parfaitement à leur place là où ils sont. Si mes murs ne s’effritent pas, ça doit être parce que je les entretiens quand même bien. Toutefois, je dois être honnête avec toi, ce que j’entretiens c’est le vrai, le brute. À 26 ans, maman, amoureuse, je ne cours pas après personne. Je n’ai pas d’énergie ni de volonté pour des amitiés faux-nez.

 

Notifications

Oui j’ai 563 «amis» Facebook. Pis? Ça m’engage à quoi? Rien. Ton message privé… pas obligée d’y répondre, tu m’identifies dans une publication de « Tu es né dans les années 90 si… »… et pourtant je ne me sens pas interpelée du tout, tu me pokes mais je ne ressens pas le moindre pincement. Entre nous deux, c’est virtuel, artificiel.

 

On s’appelle et on déjeune

« Il faudrait faire quelque chose! », « on devrait aller prendre un verre! », « on arrête de le dire, pis on le fait! ». Le problème c’est que c’est rarement moi qui vais faire les premiers pas. Puis si je ne les fais pas, ça m’étonnerait que tu les fasses. Alors on fait quoi? On attend la prochaine fois qu’on va se croiser par hasard et le manège recommencera. Mais tu sais quoi? C’est ok pour moi. Je pense à toi, à ta vie occupée; université, travail dans un café, ta blonde (la nouveauté), corvées. Tu en as assez pour ne pas en plus me rajouter. C’est ma façon de me déresponsabiliser? De me déculpabiliser? Ça se fait à deux l’amitié.

 

Ce n’est plus la cour de récré. Attendre la cloche pour s’y retrouver. C’était si simple. Je suis ton amie parce qu’on aime les mêmes affaires, on joue tous les deux à la corde à danser, nos pupitres sont un à côté de l’autre, t’as des beaux autocollants dans ton cahier, tu viens jouer chez nous la fin de semaine, mais l’année prochaine tu ne seras plus mon amie parce que tu vas doubler… on ne sera plus assises à côté.

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Ça me prend encore un pupitre à côté de toi pour continuer. Un projet, une motivation, qui nous garde animés et qui trace deux chemins parallèles. Tant qu’il y a ça je serai là. Tant qu’on peut faire le trajet ensemble parce qu’on a une destination commune. Tant que nos vies se chevauchent. Tant qu’«ensemble» veuille encore dire quelque chose pour nous deux. Ça se peut que tu prennes un détour. Ça se peut que je sois tannée de marcher. Ça se peut qu’on arrive à un embranchement puis que nos chemins ne soient plus les mêmes. S’il n’y a rien, pour moi, au bout de ce chemin-là, je ne te suivrai pas. N’insiste pas. Je vais te laisser poursuivre la route tout seul. Et peut-être qu’on se retrouvera. Différents, plus forts de ce qu’on aura chacun vu et vécu. Veux-tu qu’on fasse un bout de chemin ensemble?

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Crédit : Giphy

Si tu entres dans ma vie aujourd’hui c’est parce que j’ai une place à côté de moi. C’est parce qu’on a les mêmes valeurs. Tu es mon coup de coeur. J’ai envie de te connaître plus en profondeur. J’ai du temps pour toi, pour nous. J’ai envie de bâtir un mur avec toi, je sens que ça peut être solide. J’ai envie de prendre la route avec toi, on pourrait se rendre loin. (Puis quand ce ne sera plus le cas… mais ne m’en veux pas.)

Et vous, vous êtes quel genre d’ami?

Laura

Vulnérable

25 Jan

Je n’aime pas les bébés chats. Les films tristes ne me font pas pleurer. Les funérailles non plus. Je ne m’attache à personne. À rien.

Ou presque.

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J’ai donné mon ancien MacBook à mon frère. C’est idiot. C’est juste un ordinateur. Mon portable d’université, sur lequel j’ai fait un nombre incalculable de travaux. Mon fidèle compagnon.

Je l’ai déposé sur son lit, et j’ai pleuré.

Je pense à vendre ma voiture (qui n’est rien d’autre qu’une voiture, après tout), et ma gorge se serre.

Et pourtant, je ne m’attache à personne.

C’est plus facile de s’attacher aux choses.

Les choses ne vous rejettent pas. Elles sont là quand vous en avez besoin. Elles vous attendent, fidèles, attentives, et elles font ce que vous voulez.

Avec les choses, on ne se pose pas de questions.

Surtout, on n’a pas besoin d’expliquer ce qu’on ressent.

Il n’y a pas de risque.

J’aime mon Mac, et j’ai presque l’impression qu’il m’aime aussi, parce que je suis la seule à m’en servir.

J’aime ma voiture, et on dirait qu’elle aussi m’aime tellement, parce qu’il n’y a que moi à la conduire.

C’est facile, aimer les choses.

Les choses ne vous trahissent pas, ne vous rendent pas vulnérables.

Voilà pourquoi j’aime les choses : elles m’évitent d’être vulnérable.

Les gens, eux, me mettent sans cesse dans une position de faiblesse, de danger.

Je suis sur la corde raide, tout le temps.

Comment savoir ce que pense mon meilleur ami lorsqu’il ne m’a pas textée depuis cinq jours? Et si j’avais dit quelque chose qu’il ne fallait pas? Et si notre dernière discussion l’avait blessé?

Comment savoir ce que pense le gars qui m’a invitée à une date? Comment lui dire, surtout, ce que moi, je pense, ce que moi, je ressens?

Tellement risqué. Tellement difficile.

Je ne m’attache pas aux gens, parce que c’est plus facile. Quand on ne s’attache pas, on n’est pas vulnérable. On s’en fiche, de ce que les gens pensent, de ce qu’ils font; ils peuvent partir et ça ne fait rien. À peine une ride sur l’eau, si vite effacée.

Ne pas m’attacher aux gens, c’est me protéger. M’empêcher de souffrir.

M’attacher, ce serait accepter d’être vulnérable. Risquer le vertige, le déséquilibre.

M’attacher aux gens, c’est un pas que je n’ose plus faire.

Parce que les gens sont mouvants. Changeants. Parce qu’ils n’ont pas tous la même réaction aux mots, aux gestes. Comment prévoir alors ce que je dois dire ou faire? Comment être certaine que tout ne va pas s’écrouler, par ma faute?

Je ne peux pas être certaine. Et ça me rend vulnérable.

Comment trouver le courage d’affronter l’incertitude, la vulnérabilité?

Je n’en sais rien. Mais j’essaie.

Un pas à la fois.

J’essaie de trouver les bons mots. Je les cherche souvent. Parfois, ils restent coincés dans ma gorge. Trop lourds. Trop grands pour moi, peut-être.

Ne pas prononcer les mots, ne pas dire ce que je ressens vraiment, ce serait rester invulnérable.

Mais rester invulnérable, c’est refuser de ressentir.

C’est triste.

Alors, même si ça me terrifie, j’essaie de me laisser devenir plus vulnérable. J’essaie de ressentir plus, de ressentir mieux, et de le dire.

Je suis encore loin d’admettre toutes les émotions qui me passent par le coeur. Pas à voix haute, en tout cas. Mais déjà, je les nomme, dans ma tête, en silence. Je les regarde en face, et j’essaie de les apprivoiser.

À la longue, peut-être, j’y arriverai.

À la longue, peut-être, je n’aurai plus peur.

À la longue, peut-être, je comprendrai qu’accepter d’être vulnérable, c’est devenir forte.

Anne-Sophie

Des blancs sur ta bucket list

16 Jan

L’organisation, le but à atteindre. Un peu plus chaque jour, je tente d’orchestrer ma vie à petits coups de trucs dénichés ici et là, puisqu’être organisé, c’est ce qui permet d’atteindre nos buts, non? Du moins, les petites astuces facilitent le quotidien qui passe si rapidement.

Crédit photo : Pinterest (pas de source à la photo!)

Crédit photo : Pinterest (pas de source à la photo!)

Que serait une vie bien organisée sans les essentielles listes? Liste d’épicerie, «to do list», liste d’appels, liste de paiement et sans oublier LA liste, celle où s’étendent les objectifs de vie, les choses à faire avant de mourir (ah le dramatique de la chose) #bucketlist.

À l’orée de la vingtaine, suivant le courant, j’ai mis sur papier cette liste de buts à atteindre, de réalisations. Tout est permis, une vie devant soi! Force est d’admettre que les (quelques) années et l’expérience ont modifié ce ramassis d’idéaux plus ou moins ordonnés et réalistes. La vie a mis sur mon chemin des imprévus, des défis, de beaux moments, mais surtout des humains, qui m’ont fait prendre une route parfois heureuse, d’autres fois plus chaotique, mais toujours formative! Plusieurs éléments ont été cochés, d’autres, simplement raturés, et évidemment, des accomplissements en devenir s’ajoutent!

Un petit humain est dorénavant au sommet de la liste des priorités, ce qui oblige une modification de la liste (ainsi qu’une vie beaucoup plus structurée et la création de millions de listes!). La rédaction d’une nouvelle version de la bucket list s’impose, parce qu’il semble évident qu’une telle liste doit se faire une place parmi les autres! Je réalise toutefois que l’exercice s’avère plus réflexif qu’il ne l’a déjà été, mais également que, pour arriver au bout de cette liste, on doit être l’acteur principal de notre vie, poser des actions concrètes.

Le projet du mur ''Avant de mourir, je veux...'' disposé dans plusieurs villes du monde, dont Québec! Crédit photo : Destination futur

Le projet du mur  »Avant de mourir, je veux… » disposé dans plusieurs villes du monde, dont Québec!
Crédit photo : Destination futur

Si l’envie vous prend de revoir votre bucket list, réfléchissez sur ce qui importe réellement pour vous, allez au-delà du désir de « faire », pensez «réalisation». Prenez le temps de choisir les mots, de décrire exactement vos souhaits. Utilisez votre liste, comme une carte, un guide. L’accomplissement d’un élément de la liste devrait vous rendre heureux(se), vous faire sentir fort(e).

C’est un beau sentiment que celui d’atteindre ces buts. Il faut toutefois accorder de l’importance aux accomplissements qui ne sont pas sur la liste, après tout, la vie est pleine d’imprévus!

C’est pourquoi, maintenant, au bas de la liste, il y a du blanc. Un beau et grand vide immaculé qui laisse de la place pour les défis et les projets inattendus, juste pour le plaisir de la surprise et de la spontanéité!

Mariève

Les boîtes

17 Juin

Déménager, c’est pas facile. Il faut choisir l’appartement, faire ses boîtes, ranger, nettoyer… Mais le plus difficile, ce n’est pas d’empaqueter ses affaires : c’est de se rendre compte du chemin parcouru d’un appartement à l’autre –et ce chemin-là, il ne se compte pas en kilomètres.

 

 

Photo prise sur Pinterest.

Photo prise sur Pinterest.

Ça fait trois ans que j’habite le même petit appartement. Je déménage demain. Mes boîtes s’empilent dans le salon comme autant de souvenirs que je préfère regarder à la dérobée, comme en trompe-l’œil, pour ne pas me rappeler vraiment. Et pourtant, il a bien fallu que je les remplisse avant d’en détourner les yeux –exercice difficile, mais nécessaire.

Faire mes boîtes, c’est accepter de regarder en face celle que je suis devenue. C’est refaire, à l’envers, le chemin parcouru depuis la dernière fois. Regarder des pochettes d’albums que j’ai écoutés en boucle à un moment où il n’y avait que la musique et l’université à avoir du sens dans ma vie. Relire des passages de romans auxquels je me suis accrochée comme à des bouées de sauvetage.

Faire mes boîtes, c’est accepter les mauvais souvenirs, et chérir les bons. C’est accepter les mauvaises décisions, les moments de désespoir, l’équilibre précaire d’une période où mes repères n’avaient plus de sens. C’est m’accrocher aux instants de bonheur et aux grandes victoires –l’arrivée de ma coloc, l’achèvement de ma maîtrise, le début de mon doctorat. C’est me rappeler qui j’étais, et faire la paix avec cette jeune femme qui ne savait plus trop ce qu’elle faisait, qui accumulait les mauvais choix à une vitesse étourdissante et qui cherchait frénétiquement un sens à un monde qui semblait en être dépourvu.

Aujourd’hui, je n’en suis plus là.

Il y a encore des moments où j’ai l’impression que mes repères s’effritent et que le monde tourne à l’envers. Désormais, mes ancrages sont plus solides. Si je tangue, j’arrive malgré tout à garder le cap. Ça semble stupide, mais parfois, il en faut si peu pour perdre l’équilibre. Maintenant, je sais mieux jouer les funambules, et je n’ai plus le vertige.

Aujourd’hui, je vois mes boîtes empilées dans le salon, et je n’ai plus peur de les ouvrir. Il n’y a pas de squelettes dans mes placards, de fantômes dans mes miroirs; ne reste que l’avenir, étincelant de promesses.

Demain, quand je regarderai mes boîtes, avant de déménager, ce sera pour observer l’infini des possibles qui s’ouvrent devant moi.

Demain, quand j’ouvrirai mes boîtes pour enfin m’installer, ce ne sont pas des mauvais souvenirs que je verrai, mais les traces de tout le chemin parcouru, et les indices d’un sentier encore à battre.

Reste juste à choisir le bon.

On y va?

Anne-Sophie

Au revoir Limoilou

15 Juin

Ma première rencontre avec le quartier remonte au mois de février. C’était il  y a 6 ans. Je n’avais jamais entendu parler de la 3e avenue, des ruelles, des boulangeries, de l’exaltation de ce quartier en ébullition. Nous avions eu un coup de foudre pour l’appartement. Il était presque donné et tout le cachet recherché y était. C’est à ce moment que je signais mon premier bail à Limoilou. Je n’ai jamais regretté.

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Ciel de Limoilou. Il y a quelques années… Crédit : Sarah Moore

Le premier été, la 3e avenue avait des allures de Beyrouth. Malgré tout, le sentiment d’appartenance était déjà présent. Il y avait ce petit quelque chose d’inexplicable qui fait que nous sommes bien. Trois baux plus tard, j’y suis encore, mais pour moins d’un mois. Je change non seulement de quartier, mais aussi de ville. Avant de te quitter #monlimoilou, j’ai envie de te dire que je ne t’oublierai jamais et que j’espère déjà qu’un jour, on se retrouvera.

Limoilou, je te dis Bye et Merci pour La Merveille du Vietnam. L’un de mes premiers coups de coeur dans le coin. Mon amie Sarah nous avait vendu la combinaison DD, la soupe asperge et crabe et les rouleaux de printemps comme une vraie porte-parole. J’y suis allée avec les copains, la famille, des dates. Là-bas c’est bon pis pas cher. Le service est amical. J’y retournerai.

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Printemps sur le balcon

Limoilou, je te dis Bye et Merci pour ton grand parc. J’ai passé plusieurs soirées d’été, des samedis et des dimanches à courir dans tes sentiers. La fille d’habitudes que je suis a si souvent fait le même trajet de 10 km. Il était parfait au gros soleil comme sous la pluie.  De la nature si près de la ville ça vaut de l’or. De l’or gratis en plus. Parc linéaire de la Rivière Saint-Charles, je vais m’ennuyer.

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Souvenir de début de saison. Parcours parfait

Limoilou, je te dis Bye et Merci pour ta créativité. Je ne participe pas à tout, mais il se passe toujours quelque chose. Vente de garage, marché public, festival, course. Limoilou, tu bouges jour et nuit pis tu es belle à voir. De ta façon de te démarquer, je vais m’en rappeler.

Limoilou, je te dis Bye et Merci pour ton épicerie. Je devais y aller 4 à 5 fois semaines.  Rien de trop gros qui ressemble à toutes les autres. Juste assez de choix avec des gens bien sympathiques. C’est con, mais quand je pense à ces habitudes qui vont me manquer, je pense à toi le IGA Jobidon. En 6 ans, tu as souvent fait mon bonheur de 7 h le matin à 11h le soir.

Rue de Limoilou

Au petit matin

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Encore plus au petit matin…

hiver

Quand tout le monde dort sauf eux!

Limoilou, je te dis Bye et Merci pour toutes ces soirées sur le balcon à jaser, les soupers avec les amis, les grandes marches jusqu’aux plaines les soirs de festivités, les vieux appartements à décorer, les cafés chauds pis les cafés glacés, les nouveaux restaurants à essayer.

DSC_6646 S. Allard

Bye mon appartement ❤

Mon appartement est maintenant loué.  J’y habitais seule et heureuse  depuis 3 ans. La fille de la Beauce qui travaille dans la Chaudière-Appalaches a toujours été fière de dire qu’elle habitait Limoilou, même si rien ne l’attachait vraiment. Ce rien c’était le quartier, pis pour moi c’était tout.

Limoilou, je te dis Bye et à la prochaine

Sarah xx

Histoire de couple : je t’influence, tu m’influences

26 Avr

Dernièrement, le copain et moi avions une conversation sur la notion d’influence. De sa façon d’être et de voir les choses depuis qu’il me côtoyait. Il avait cette impression d’avoir beaucoup changé et que moi très peu. Je n’étais pas tout à fait d’accord. Il est vrai que je suis difficilement influençable, mais je ne fais plus tout de la même manière. On fait comment pour rester soi-même en restant ouverte aux intérêts de l’autre ? Bien que je m’interroge encore,  j’ai des pistes de réponses.

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Lévis, parce que nous y passons beaucoup de temps

Je n’ai jamais autant lu de ma vie. Je me fais des listes de lectures et j’ai l’impression de ne jamais m’ennuyer. Je sais exactement le genre de livre qui me fera du bien, qui va me toucher ou qui ne me laissera pas indifférente. Et puis cela, c’est grâce à lui. Sa façon de dévorer un essai sociologique ou un recueil de poésie me fascine. Prendre le temps de lire, tous les deux sur le divan est un moment heureux. Je dois avouer que nos lectures sont plutôt incompatibles. Bien que j’aimerais m’intéresser davantage à la philosophie ancienne ou moderne, je n’y arrive pas. C’est ma limite à moi. Pis je pense que c’est correct comme pas. Le contraire est vrai aussi avec mes lectures très « femmes ».

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Je l’influence dans la prise de photos (Lors de nos pause de lecture)

On parlait d’influence, car il m’avait fait à souper. Pas juste faire bouillir des légumes pis cuire du poulet. Non non, la grosse affaire avec deux recettes différentes pis plusieurs ingrédients. Des recettes santé, parce qu’il voulait me faire plaisir.  En cuisinant, il m’a lancé : « On part de loin, je n’aurais jamais fait ça avant. » J’étais vraiment contente. J’ai toujours prôné les petites attentions dans un couple. Et je sentais dans son geste un peu de moi. C’est aussi ça de l’influence.

De mon côté, j’essaie de moins gaspiller la nourriture, parce que je sais que ça lui tient vraiment à cœur. Et ensemble on s’influence à courir l’été et à faire du ski de fond l’hiver. Il n’y a aucun doute que nous sommes vraiment différents. Je suis la grande peureuse et lui le «je n’ai peur de rien».

Il doit se douter que je parle de lui. Il arrive justement avec ses beaux yeux bleus et regarde ce que j’écris sur nous. Il me sourit et il me dit que je l’énerve en m’embrassant. Je pense que ça veut un peu dire « Je t’aime».

Évidemment, je connais son opinion plutôt négative de tous ces blogues d’inspiration, pop, féminin, art de vivre et de croissance personnelle. La bonne nouvelle et que je m’en fous et je vais continuer d’écrire et de lire.  Il va continuer de m’appuyer dans le respect. C’est ça, rester soi-même.

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Je n’aime pas trop les chats, mais lui je le trouvais pas pire cute. Pis des fois, on se prend pour des gros chats.

Anecdote finale.

L’an dernier, j’ai acheté le dernier livre de Naomi Klein, Tout peut changer. Il était plutôt surpris. Son genre de lecture. J’ai lu 30 pages. Je ne comprenais rien. Ou presque. J’ai un peu abandonné. Pour m’agacer, il me revient tous les mois en me demandant si mon livre avance bien. Je souris. Je lui dis « tu m’énaaarves » C’est aussi une façon de lui dire « Je t’aime ».

Sarah xx

Ast*e d’acné

24 Mar

C’est drôle quand même: l’acné est un problème aussi commun qu’incompris. La semaine dernière, je suis tombée sur cette photo de Maripier Morin, le visage sans maquillage, assumant ses petites imperfections.

 

Pendant les 30 secondes qu’a duré la contemplation de ladite photo, j’ai eu envie de la serrer dans mes bras : premièrement pour la rassurer, parce que je la trouve très belle quand même… et pour la remercier. Avec les critères de beauté aujourd’hui exigés, surtout dans le domaine des communications et de la télévision, ça prend des couilles pour s’assumer ainsi. Bravo!

Et puis après, j’ai lu les commentaires. T%barn*k.

 

http://hollywoodpq.com/2016/03/18/maripier-morin-se-confie-sur-ses-problemes-dacne-a-eric-et-les-fantastiques-2/

Crédit photo: Maripier Morin – Éric et les fantastiques

«Du courage ? Moi je trouve que ça prend pas mal
plus d’estime de soi 
pour sortir dehors
que du courage… Rendu là c’est juste des boutons, c’est naturel.
»

– Signé, une personne qui ne fait visiblement pas d’acné et n’en a probablement jamais fait.

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Pas « easy as ABC »

Bon sang. Il y a tellement de choses à dire sur le sujet, qui m’est très sensible. J’aimerais commencer avec une question très simple : dicteriez ou jugeriez-vous la réaction et les comportements d’une personne qui développerait une forme sévère d’eczéma au visage? Pourquoi diantre tant de personnes, dont une très grande majorité NE SOUFFRANT PAS D’ACNÉ, se sentent-elles investies de la mission de nous dire comment on devrait dealer avec notre face de pizza? C’est inconcevable. Inacceptable. YO.

L’acné, parlons-en… mais pas n’importe comment!

On est tous là, à dealer ou à connaître au moins une personne qui deal avec un acné modéré à sévère au day to day… et la maladie demeure toujours aussi incomprise. Je pense qu’au même titre que le Zona, par exemple, elle gagnerait à être démystifiée. Enfin, n’oublions pas que l’acné est une condition médicale sérieuse sur laquelle seul un médecin spécialiste en dermatologie peut statuer. DE GRÂCE… cessons, chers-ères ami-e-s d’essayer d’aider les personnes acnéïques à trouver une solution miracle… L’acné n’arrive pas en une journée. Si la personne en face de vous a une vingtaine de boutons ou plus au visage, il y a de fortes chances qu’elle se lave déjà le visage 2 fois par jour avec un savon doux et ait entrepris des démarches pour régler le problème. Avec un spécialiste.

Merci, mais non merci. #FaitVécu

Moi pis mes boutons

Mon histoire à moi, c’est d’avoir toujours eu une légère tendance à faire de l’acné, et d’avoir assisté à une poussée massive de boutons, sur mon doux visage, à l’âge de 27 ans. Je ne sais pas ce qui est le pire : avoir des boutons à l’âge adulte ou à l’adolescence… Par contre, une chose est certaine, l’acné fait mal à l’estime de soi. Malgré mon front de boeuf et ma personnalité extravertie, j’ai préféré m’isoler. J’en ai même pleuré. D’incompréhension, de désespoir, de frustration. Et beaucoup.

Depuis quelques mois, la situation s’est beaucoup améliorée. Je suis présentement sous médication, histoire de bien me débarrasser de mon petit problème. J’essaie aussi quelques solutions alternatives. Dès que j’aurai réglé tout ça, promis, j’reviens vous emmerder, avec MA solution miracle! 😉

***

Psst! Je sais comment on peut se sentir insécure et incompris dans une telle situation. Je propose et recommande de suivre Cassandra Bankson sur Youtube, une jeune femme dynamique et inspirante, aux prises avec un acné sévère. Elle y partagent ses réflexions, trucs et expériences. Sa chaîne m’a aidé à comprendre beaucoup de choses et à me sentir moins démunie! J’espère qu’il en sera de même pour vous.

 

 

J’aimerais terminer cet article en soulignant que, si toutes les personnes sont différentes, une chose nous rassemble: personne n’aime se sentir jugé. On devrait avoir le droit de dealer avec l’acné, de la manière qui nous est naturelle et instinctive. Et puis, c’est déjà assez pénible comme ça! Partageons donc l’amour. ❤

Chocolat d’Pâques et vent de printemps,

Véro
xx

 

 

Saison 15/16 de La Bordée – Réflexions et fous rires

6 Avr

J’aime le théâtre. Certains diront qu’ils aiment le théâtre par amour du jeu, d’autres par amour de la culture en général, moi c’est parce que ça me fait réfléchir. Bon, certains films aussi me font réfléchir, mais je vais principalement au théâtre pour réfléchir. Le divertissement vient avec. Pourquoi? Je ne sais pas exactement, mes raisons sont complexes. J’imagine que c’est parce que souvent, les pièces que je vois sont à propos de jeux psychologiques ou d’enjeux sociétaux. J’imagine aussi qu’il y a le facteur humain en cette ère de virtuel et de Netflix; la présence des acteurs sur scène, des spectateurs dans la salle et de leurs réactions. J’aime autant regarder les acteurs jouer qu’analyser les comportements des spectateurs autour de moi. Et tout ça me porte à réfléchir.

La bordée identité visuelleMercredi, je suis donc allée au lancement de la saison 15/16 de La Bordée, où le théâtre présentait aussi sa nouvelle identité visuelle, créée avec l’aide de l’agence Brad. Celle-ci est, selon le directeur artistique Jacques Leblanc, « plus actuelle est plus près de ce que nous sommes, […] le reflet de La Bordée; un théâtre créatif, humain et accessible. »

Mon amie et moi étions un peu étonnées d’y voir surtout des personnes de 50 ans et plus, mais nous avons compris plus tard que les invités à cette soirée spéciale étaient surtout les abonnés de longue date. Je ne suis pour ma part pas une habituée de La Bordée, mais avec la programmation présentée mercredi, il se pourrait que je le devienne!

BousilleLa saison débutera en septembre avec la nouvelle mouture d’une pièce qui a connu un succès retentissant à La Bordée il y a 30 ans de cela, Bousille et les justes de Gratien Gélinas. Cette pièce québécoise créée en 1956 reste drôlement d’actualité, puisqu’elle traite d’une famille « respectable » qui souhaite sauver son honneur et les apparences en usant de corruption et d’intimidation sur le pauvre Bousille, qui représente la justice et l’honnêteté.

Trainspotting

D’octobre à novembre, la pièce écossaise Trainspotting d’Irvine Welsh, adaptée pour le théâtre par Harry Gibson, viendra certainement bouleverser notre vision de la vie. La pièce, avec son regard lucide et amer sur le monde, met en scène de jeunes héroïnomanes dont la vie oscille entre shoot d’héroïne, overdose et sevrage, vols, sexe, violence et mort.

Tu te souviendras de moi

On aura aussi droit à une pièce récipiendaire du Prix Michel-Tremblay, en accueil du 24 novembre au 5 décembre, Tu te souviendras de moi. Cette production du Théâtre de La Manufacture aborde le délicat sujet de la maladie d’Alzheimer en présentant l’histoire d’Édouard, professeur d’histoire à la retraite au caractère bouillant, qui commence à perdre la mémoire.

Bey bye 15Suite au succès du Beu-Bye 14, le collectif du Temps qui s’arrête réitèrera avec sa revue de l’année 2015 Beu-Bye 15. On nous promet une soirée haute en couleur où chansons, sketches et caricatures se marieront pour notre plus grand plaisir.

Mateo L’année 2016 débutera avec la pièce québécoise Matéo et la suite du monde, coproduite avec Entr’actes, cocréée par des comédiens issus du réseau habituel de la scène québécoise et des interprètes vivant avec les limitations fonctionnelles. Cette pièce nous fera entrer dans le quotidien d’un jeune homme féru de cinéma vivant avec le syndrome d’Asperger. On en ressortira très probablement avec une meilleure compréhension du syndrome, ainsi que la rate bien dilatée.

Feydeau

En mars, on changera complètement de registre avec le spectacle éclaté Feydeau, mis en scène par le directeur artistique de La Bordée Jacques Leblanc. Plusieurs courtes comédies de Georges Feydeau, auteur dramatique français et maître du vaudeville, y seront mises en scène dans une ambiance de cabaret de la « Belle Époque » parisienne. Fous rires garantis!

Virginia Woolf

La saison se terminera en avril-mai avec la pièce américaine d’Edward Albee Qui a peur de Virginia Woolf?, traduite par Michel Tremblay. On est catapultés dès le début dans une scène de ménage impitoyable d’un couple de quadragénaires, dans laquelle sera impliqué bien malgré lui un jeune couple rencontré plus tôt dans la soirée. « Mais, souligne le metteur en scène, ce qu’il faut retenir c’est qu’en fait le couple s’aime, mais ne sait plus comment se le montrer! »


QUELQUES NOUVEAUTÉS

Les Samedis 2 pour 1 pour les 30 ans et moins
Les 30 ans et moins seront heureux d’apprendre que La Bordée leur offrira la paire de billets au coût de 35$ pour le premier samedi de chaque production! (J’ADORE, merci La Bordée <3) Après la représentation, le foyer du théâtre s’animera avec de la musique et des prestations d’artistes de Québec, le tout organisé au profit d’une jeune compagnie de théâtre de Québec.

Billets de dernière minute
Ponctuellement au cours de la saison, des billets de dernière minute, au tarif unique de 20$, seront mis en vente quelques heures avant la représentation. L’information sera publiée sur les réseaux sociaux et affichée dans les vitrines de La Bordée, rue Saint-Joseph.

Alors, ça vous donne envie à vous aussi de laisser Netflix le temps d’une pièce? Je l’espère bien 😉
Marie-Soleil xox

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