Tag Archives: Peur

Billet commun d’octobre: Un film d’horreur marquant

3 Oct

Les feuilles tombent, le mercure baisse (ou pas?), les bonbons d’Halloween font leur apparition sur les tablettes des supermarchés… voilà octobre! Inspirées par le méga-succès de Ça, adapté du roman de Stephen King et par l’Halloween qui arrive, on vous offre une liste des films d’horreur qui nous ont marquées. Prêts à vous rappeler de mauvais souvenirs? (Nous, on n’est pas prêtes!)

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Troublant cauchemar

26 Fév

Entrevue avec le comédien Dany Michaud et retour sur la pièce Saint-André-de-l’Épouvante

Éteignez les lumières. Allumez vos lampes de poche. Collez-vous un peu. C’est le temps des histoires de peur.

Nous avons tous déjà partagé de bonnes vieilles histoires de peur autour d’une table, d’un feu ou d’un verre. C’est exactement l’univers dans lequel nous fait basculer la pièce Saint-André-de-l’Épouvante.

L’atmosphère qui y règne en un GIF:

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SAINT-ANDRÉ-DE-L’ÉPOUVANTE
Texte : Samuel Archibald
Mise en scène : Patrice Dubois
Avec :
Miro Lacasse, André Lacoste, Dany Michaud, Bruno Paradis, Dominique Quesnel
Une coproduction Théâtre PÀP + Théâtre À tour de rôle + Théâtre La Rubrique
Pièce présentée au théâtre Espace GO jusqu’au 12 mars

« C’est du théâtre de peur, de peur intérieure »

À la fois directeur artistique et comédien, Dany Michaud nous résume le synopsis de la pièce : « Cinq personnages se rencontrent un soir de déluge. Pu d’électricité. Un seul repère dans le village : le bar le Crystal. Ça amène un climat de confidence. Au début, ils se racontent des histoires loin d’eux autres. Mais ça devient de plus en plus près des personnages… »

Archibald et son baptême du texte dramatique

Pour la première fois au service du théâtre, la plume de Samuel Archibald dessine et moule des personnages qui, chacun leur tour, partagent une légende, une histoire, un « j’ai entendu dire que…». « Samuel aime mettre des personnages du quotidien en scène. Ça peut être toi, ça peut être moi », nous raconte Dany.

C’est après avoir découvert l’habileté de l’auteur saguenéen dans son recueil Arvida que Michaud lâche un coup de fil illico à Archibald. « J’aimerais ça que tu écrives pour le théâtre », lui a-t-il annoncé. Sachant que l’auteur donne des cours à l’UQAM sur la science-fiction, le fantastique et d’autres formes de littérature populaire dont le cinéma d’horreur, on comprend bien comment Saint-André-de-l’Épouvante a vu le jour.

ART-THEATRE-SAGUENAY

© Photo courtoisie théâtre La Rubrique

Une malédiction contagieuse ?

Le fait de travailler dans le monde de la peur a généré dans la troupe des incidents qui auraient bien pu venir à bout de la production. Changement de l’actrice principale à quelques jours de la première, comédien coincé entre sa voiture et son chalet, comédien ayant subi un accident de vélo, incendie dans les rideaux lors d’une représentation… « C’était vraiment l’épouvante », rigole Dany.

« Il mouille tout le long »

La scénographie est particulièrement réussie dans la pièce. Un long mur de verre témoigne de la mauvaise température qui règne au village. Les effets de lumières et la trame sonore ambiante instaurent un climat hostile, de peur, qui devient rapidement contagieux.

Fac’ Dany, c’est quoi, Saint-André-de-l’Épouvante ?

« C’est une charge émotive. C’est un théâtre d’étrangeté, pas un film d’horreur. Les gens sont un peu sous le choc. C’est du théâtre de peur, mais de peur intérieure. »

Si les liens entre chacun des « contes » — si on peut les appeler ainsi — d’Archibald manquent un tantinet de fluidité, et que le jeu d’acteur semble relever, à certains moments, d’un registre qui manque d’homogénéité, on assiste toutefois à une production qui se distingue par son rythme et par son silence lourd d’électricité. On nous invite à plonger tête première dans le côté obscur des choses.

***

J’ai entendu dire que cette pièce de théâtre fantastique a été jouée pour la première fois l’été dernier sur les planches de Carleton-sur-Mer, avant de visiter le Saguenay, l’automne dernier. Semblerait-il que la production est débarquée dans la métropole pour la première fois cet hiver, et on raconte qu’elle sera présentée jusqu’au 12 mars prochain à l’Espace GO. Je vous l’dis. Je vous l’jure. C’est l’ami d’un ami qui me l’a dit.

J & O, xxx

Et la fois où j’ai cru mourir dans un volcan

17 Sep

Cet été, je suis partie en Indonésie avec mon amie. Je pense qu’elle aurait bien voulu un ratio plage plus élevé que l’itinéraire que je lui ai proposé, mais j’ai quand même insisté pour faire au moins 50/50 en visites et excursions par rapport au temps passé à la plage. Et une chance, parce que même si on a cru mourir au volcan Kawah Ijen, au final, ça aura été notre gros highlight du voyage.

En me renseignant sur le pays, j’avais entendu parler de ce volcan qui permet de voir du feu bleu. C’était assez weird pour piquer ma curiosité et convaincre mon amie de non seulement faire une excursion au Kawah Ijen, mais bien entendu de le faire de nuit pour avoir la chance de voir ce phénomène surréaliste !

Le départ se fait donc à 1h du matin depuis notre hôtel pourri de Banyuwangi, car le but est aussi d’assister au lever de soleil en haut du cratère après y être descendu. Une fois arrivées au pied du volcan, on se rend compte que la montée serait plus ardue et longue qu’on ne le croyait ! Après une heure ou deux (on sait plus, c’était juste long et éprouvant !), on arrive enfin au sommet avec notre guide d‘Ijen Miners Tours qui a été d’une grande aide, et qui nous permet aussi de descendre dans le cratère, une descente pas évidente non plus entre les touristes et le sentier de pierres pas super safe. L’odeur de soufre se faisait déjà sentir depuis un moment, alors on avait sorti nos beaux masques à gaz pour se balader avec style.

Hiking in style

Une fois en bas, on s’approche du solfatare (c’est la source du soufre, merci Wikipedia !), avec les mineurs qui extraient le minerai dans des conditions vraiment désolantes. Ça fait un peu mal au cœur de les voir travailler si fort, sans masques adéquats alors que les yeux nous brûlent déjà après 5 minutes, pour ensuite transporter des paniers remplis de souffre et pesant plus de 40 kilos à travers ces cons de touristes que nous sommes… et en même temps, je m’émerveille de ces lueurs bleues qui apparaissent derrière la fumée, même si c’est pas aussi net et assez long pour que j’immortalise ça en vidéo ou en photo (d’autres ont réussi mieux que moi, ici par exemple !).

Mais c’est là aussi que j’ai cru mourir dans le fond d’un cratère, en pleine nuit, à l’autre bout du monde.

C’est arrivé tout d’un coup, une bourrasque de vent qui nous a tous plongé dans la fumée de soufre. On ne voit plus rien, parce que ça pique d’abord les yeux et parce qu’on n’a plus d’autre choix que de les fermer ensuite. Moi qui a du mal à faire du snorkeling sans hyper-ventiler, le masque à gaz me faisait un peu le même effet, et dans la fumée complète, il ne filtrait plus grand-chose. On a donc vraiment du mal à respirer, je pense étouffer alors je retire le masque en me bouchant le nez mais en avalant une bonne goulée de fumée qui me brûle la gorge. Mon guide qui me dit de m’accroupir. Je ne sais pas si je vais vomir ou juste arrêter de respirer drette là et mourir bêtement dans mon masque plein de larmes et de morve.

Un peu glauque comme place pour y mourir!

Heureusement, la fumée a fini par se dissiper. Je suppose que ça n’a même pas duré plus que 30 secondes, peut-être même moins, mais ça m’a paru aussi long que ma montée de l’Adam’s Peak ! J’ai retrouvé mon amie qui en menait autant pas large que moi, et on ne s’est pas trop fait prier pour remonter aussi vite que possible ! On se remettait de nos émotions au fur et à mesure que le ciel s’éclaircissait, et en voyant le paysage qui s’offrait à nous,  on n’avait pas d’autre choix que d’oublier la panique 20 minutes plus tôt. La vue était juste MA-GNI-FI-QUE. Le contraste de couleurs, la joie de respirer à nouveau même si on pue le soufre et qu’on a la gorge qui pique encore, la satisfaction d’être là debout devant l’immensité du volcan et de son lac turquoise, l’envie de contempler ça pour toujours…

Le Kawah Ijen dans toute sa splendeur au petit matin

J’ai cru mourir au fond d’un volcan, mais au final, je me suis sentie crissement vivante à son sommet !

Avez-vous déjà eu ce feeling-là?

Lisa Marie

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