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La lecture en cadeau

22 Nov

La période de l’année où l’on recherche la plus belle trouvaille pour exprimer l’amour à nos proches est à nos portes. À travers cette course folle, j’observe de plus en plus autour de moi, à mon grand bonheur, un questionnement global sur la consommation. Un regard nouveau sur les cadeaux, sur le « fait main » et sur le « fait local » réchauffe le cœur.

Étant mère d’un charmant petit humain, ce questionnement prend une toute autre dimension. En raison de son jeune âge, il n’exprime aucun désir ou souhait. C’est donc à nous, parents, de diffuser une liste de Noël répondant à nos valeurs tout en respectant le très louable plaisir de notre famille de « gâter » petit homme. Lire la suite

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Écosse, la belle

14 Août

Il y a les voyages de dernière minute, ceux que l’on planifie depuis longtemps, ceux dont on rêve et ceux que l’on reporte en se disant «un jour…». Pour mon homme et moi, l’Écosse était un endroit à visiter depuis longtemps, il entrait cependant dans la catégorie « un jour », privilégiant d’autres destinations puisque nous avions catégorisé ce voyage dans le « à faire avec enfant ». L’enfant étant désormais des nôtres, c’était donc le moment idéal pour découvrir les grands espaces au nord du Royaume-Uni.

Nous avons donc mis le cap vers Cullen, charmant village bordé par la mer du Nord accompagné de bébé et de quelques membres de ma famille, donnant à ce voyage un aspect de gang. La famille de mon homme ayant souvent visité la région, nous étions bien au fait de ce qu’il y avait à voir, à faire, à manger, en plus d’avoir la chance de loger dans une charmante demeure, empreinte de l’histoire de ceux qui y ont habité.

Nous avions souvent rêvé des grands espaces, des falaises près de la mer, de la beauté des Highlands, des moutons bien tranquilles dans les champs, des ruines de château chargées d’histoire… à ce niveau, l’Écosse ne nous as pas déçus, bien au contraire. C’est d’ailleurs là la grande beauté de ce pays, la seule balade en voiture (une mention spéciale à l’homme qui a su adapter sa conduite à travers les routes dans le sens inverse, demandant à son cerveau de déconstruire ses habitudes!) de l’aéroport jusqu’à Cullen m’avait déjà démontré une grande partie de la beauté écossaise; le vert y est plus vert, les champs d’orge plus dorés et les moutons plus… nombreux!

Remis du décalage horaire et de la fatigue du voyage, nous avons créé un itinéraire en respectant les intérêts de chacun. La particularité de notre séjour, c’est qu’à l’exception d’une escapade en train jusqu’à Édimbourg au milieu de la quinzaine écossaise, nous devions retourner chaque soir à « Craigmar », le nom de la maison (à Cullen, la plupart des maisons ont des noms). Il nous fallait donc user de stratégie pour éviter de passer les journées complètes en voiture et profiter au maximum (avec un petit humain de 18 mois) de ce beau pays du nord. C’est donc en six points que je détaille mes incontournables écossais.

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Les Highlands: l’amour des grands espaces y est totalement comblé, les montagnes qui s’alignent, l’impression d’une perte de vue de beauté. Les vallées, les lochs et les moutons semblent ralentir le temps. L’air y est différent, pur. Malgré les routes à mon avis un peu périlleuses, l’aventure vaut la peine, ne serait-ce que pour entendre le Jacobite (le célèbre train d’Harry Potter) siffler dans les montagnes avant de franchir le viaduc de Glenfinnan (nous avons manqué ce moment de quelques minutes, cette occasion ratée nous a tout de même permis de monter dans le fameux train). Le loch Ness est aussi un incontournable touristique, il n’est cependant pas plus beau que d’autres lacs des Highlands, il vaut tout de même le détour si vous avez la chance d’y apercevoir Nessie. À la porte des Highlands, on trouve Inverness, une ville agréable à marcher, petites boutiques et décors grandioses.

Les distilleries: Cullen se trouve sur la route du whisky: peu importe la route à prendre pour sortir du village, c’est par dizaine qu’on les croise. N’étant pas une grande connaisseuse de cette boisson, j’ai tout de même eu un grand plaisir à découvrir le processus de fabrication, tout en tradition, en histoire et même en poésie. La série d’alambics et l’entrepôt sombre rempli de tonneaux de la distillerie Glennfiddich valaient vraiment la découverte, l’odeur ambiante particulière et la dégustation finale furent un moment fort de l’épopée.

Les châteaux: nous ramenant dans le temps, racontant un bout d’Histoire avec un grand « H », les châteaux, ou plus souvent ruines de châteaux, sont très nombreux. Impossible de tous les visiter et également inutile à mon humble avis puisque plusieurs ruines se valent, nous avons tout de même sélectionné certain d’entre eux sur notre itinéraire. Dunnotard Castle fut pour moi un coup de cœur. Ayant passé à côté de l’entrée principale par mégarde, nous avons dû faire une agréable randonnée de plusieurs minutes le long des falaises abruptes pour découvrir ce mythique château dressé sur un piton rocheux au-dessus de la mer (déchaînée cette journée-là). L’histoire des joyaux de la couronne s’y rattachant, ainsi que les dramatiques évènements liés à l’épopée de William Wallace rendent l’endroit plus qu’impressionnant.

Les terrains de golf: n’étant pas une joueuse et ignorant pratiquement tout de ce sport, j’ai tout de même apprécié les nombreux et splendides terrains se trouvant sur le territoire écossais. Les premiers terrains de golf de l’histoire s’y trouvent d’ailleurs, dont le mythique Ancient Golf Club of St Andrews. Un des membres de notre groupe de voyage étant joueur et passionné, cette visite était un incontournable. Au-delà du terrain de golf qui est en outre magnifique et historique, la plage et la ville sont de toute beauté. Visuellement, c’est par contre le golf de StoneHeaven qui m’a le plus impressionnée, niché au sommet des falaises bordant la mer, j’imagine qu’y claquer quelques balles doit être un moment hors du commun, ma faible connaissance en la matière limite par contre mon opinion à une impression.

Cachemire, laine et mouton: Si je cumule chacun des moutons que j’ai vus dans ma vie, en plus de ceux que j’ai comptés pour m’endormir, je n’arrive pas au nombre de ceux qui ont croisé notre chemin en Écosse. Des champs parsemés de petites taches blanches et quelques fois noires, c’est le paysage commun sur les routes. Qui dit mouton dit donc laine, et cachemire. J’ai adoré les nombreuses boutiques de lainage, les tartans et l’histoire des clans derrière chacun de ces carreautés. Dorénavant, lors de mes voyages, je tente de ramener très peu de souvenirs, seulement quelque chose de très significatif et utile. J’ai jeté cette fois-ci mon dévolu sur une magnifique écharpe de cachemire de Jonhston of Elgin, un réputé fabricant Écossais de ce type de lainage. On se doit par contre d’être prudent, de nombreuses boutiques touristiques tentent de vendre un semblant de cachemire qui n’a d’écossais que le motif.

Édimbourg: l’impératrice du Nord mérite pleinement son surnom, elle est splendide et grandiose. Dès la sortie de la gare, c’est les yeux vers le ciel qu’on la contemple. Le château qui la surplombe, les ruelles en pavé, la vieille ville séparée par la gare de la nouvelle ville, les boutiques, les joueurs de cornemuse, les pubs à chaque coin de rue, Édimbourg est vivante. À la sortie des quartiers touristiques, on retrouve de fabuleux petits jardins, devant chaque maison, la grande majorité magnifiquement entretenues et là est toute la beauté. J’ai beaucoup envié ces petits coins de verdure, remplis de rosiers et bordés de haies minutieusement taillées. Édimbourg, c’est aussi l’histoire et les musées (tous gratuits en Écosse, quelle idée formidable!). Bref, du pur amour pour cette belle ville que j’aurais explorée avec plaisir encore quelques jours.

Ce fut un voyage de découverte et d’émerveillement, un voyage à un rythme tout autre que notre habitude (bébé et membres du groupe obligent), mais très ressourçant. Mon homme rêvait de l’Écosse depuis longtemps, et ces quelques jours lui ont permis de découvrir à son tour une partie de sa propre famille, d’une histoire qu’il avait souvent entendue. Cette liste est bien personnelle de ce qu’il y a a à découvrir et à faire, l’Écosse c’est la marche, mais aussi la pluie, c’est le Haggis (mets traditionnel d’abat) et beaucoup de crème glacée (un beau contraste avec la température), c’est les petites routes, mais les grandes étendues, la ville et la mer. L’Écosse, c’est surtout un retour dans l’Histoire, de grandes respirations de cet air merveilleux et un petit scotch avec le coucher du soleil très tardif.

Un nouveau voyage, une nouvelle histoire d’amour.

Mariève

5 fois simple

4 Juil

L’été se redécouvre chaque année. Sa présence tant attendue est de courte durée et chacun s’efforce d’en profiter le plus possible, de chaque rayon, de chaque degré, de chaque soirée chaude.

Ma vie professionnelle en éducation me permet de profiter pleinement de cette éphémère période, et malgré tous les préjugés entourant les «vacances» de ce passionnant métier, je me fais un devoir de chérir ce moment ultime de la fin du mois de juin. La redécouverte des plaisirs estivaux est tout aussi douce à mon cœur, année après année, surtout depuis que mes étés ne riment plus avec emploi. Il est donc temps de sortir de l’oubli les bonheurs simples, ceux que la vie trop chargée efface rapidement.

Crème glacée, limonade sucrée… Le sucre dans ma vie est un petit plaisir que je réserve pour le dessert, par habitude probablement. Voilà par contre que le vent chaud et l’humidité ambiante rendent à la crème glacée ses lettres de noblesse et en font une collation tout à fait acceptable peu importe l’heure de la journée. Les commerçants s’échinent à créer des saveurs et des textures plus alléchantes, plus délectables, il serait inacceptable de ne pas chérir le travail de ces artisans du sucre!

Le savon sous sa plus belle forme, les bulles. Évidemment, l’arrivée de petit homme a permis de renouer avec cette chose ô combien simple, mais qui créé l’émerveillement, assurément! Les bulles rondes qui flottent au vent, un enfant qui tente de les attraper, qui court. Rien au monde de permet d’arrêter le temps aussi bien que les bulles et honnêtement, qui ne les aime pas? Ce bonheur qui ne coûte presque rien est synonyme d’été et de douceur, car elles sont beaucoup moins belles, les bulles, à -20°C avec un vent du nord!

Crédit : Andre Hunter – Unsplash

L’été, c’est fait pour jouer…au parc! Je l’accorde, les parcs sont accessibles à tout moment de l’année, mais l’été, le temps y est différent. Enfant, le parc était l’endroit rassembleur, l’endroit où la liberté de jouer était la plus totale. Plus tard, le parc était encore présent pour rassembler… un peu plus tard dans la soirée pour l’adolescente que j’étais. Désormais, je renoue avec le parc, pour petit homme, avec qui je partage des moments de grande complicité, car au parc, il n’y a rien à faire d’autre que d’être totalement ensemble! Ce qu’il y a de plus beau, c’est que réunir les gens demeure une des missions du parc, même pour les adultes; pique-nique, frisbee, farniente… Un parc qui rime avec liberté et avec été.

Poussent, poussent, poussent, les bons bons légumes… Le texte de Lauréanne dans le billet commun (ici!) m’a fait sourire, car la saison du balcon fleuri est enfin arrivée. Le jardinage, art sous-estimé par son niveau de difficulté, est un des bonheurs des plus naturels. Prendre le temps de voir la nature faire son travail, prendre soin avec patience d’un petit coin de terre qui, on l’espère, fournira quelques bons légumes que l’on peut servir avec fierté d’avoir participé à la création. Un sandwich aux tomates n’est plus le même lorsque l’on a pris soin avec douceur du plant tout l’été!

Crédit : Joyce Huis – Unsplash

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… et c’est bien plus facile l’été. Les matins d’été ont une odeur particulière, la rosée, le vent chaud, la lumière du soleil qui annonce une belle journée, tout est là pour faciliter le lever et avoir toute l’énergie nécessaire pour la journée. Ces matins-là, ils sont encore plus formidables en camping, l’omniprésence de la nature dès le réveil, c’est apaisant.

Une saison courte, une saison douce, une saison de plaisir. L’été, la spontanéité n’est plus la même et c’est tant mieux. Renouer avec les plaisirs d’été, c’est réanimer des souvenirs et en créer des nouveaux. Ce qu’il y a de bien avec la simplicité, c’est que, prometteuse ou non, ça permet de réellement savourer l’été, sans attente, sauf celui de se mettre sur pause, juste un peu.

Mariève 

Une histoire à la fois

7 Juin

J’aime les livres. L’objet qu’ils sont, l’odeur, la texture, la page couverture et bien évidemment, le texte. Le travail des artisans est chéri lorsqu’il se retrouve entre mes mains. Plusieurs ouvrages jonchent les meubles de la maison et même si le temps accordé à ce grand plaisir qu’est la lecture est parfois réduit, j’y trouve toujours autant de bonheur.

Mon travail m’a fait découvrir le merveilleux monde de la littérature pour enfants il y a déjà bon nombre d’années. Ma bibliothèque a alors accueilli un grand nombre d’albums jeunesse, pour mes élèves d’abord. C’est maintenant avec un grand bonheur que je peux partager ces trésors littéraires avec mon Mini.

Il se crée de bien belles choses en matière de littérature jeunesse. Les albums, cartonnés ou non, regorgent d’oeuvres d’art visuel et de textes adaptés, mais bien écrits. Je vous partage donc mon trio préféré du moment.

« Mélange-moi », de Michio Watanabe (éditions Hélium)

Un livre méli-mélo cartonné, parfait pour la manipulation de bébé. On retrouve dans ce livre quatorze personnages colorés, des actions loufoques et des scènes cocasses à mélanger les unes aux autres, créant ainsi un cadavre exquis. J’ai craqué pour le look un peu vintage du livre, mais également pour la possibilité de création de voix qu’apportent les différents personnages. De plus, le carton robuste résiste bien à la délicatesse en devenir des tout-petits. L’enseignante en moi a également un faible pour le vocabulaire, particulièrement les adjectifs: c’est si agréable de faire découvrir les mots!

Crédit : Vimeo

« Petite Tache », de Lionel Le Néounanic (éditions Les Grandes personnes)

Une petite tache noire, l’héroïne d’une histoire d’amitié, de différence et d’ouverture. Le style TRÈS épuré des illustrations m’a tout de suite plu, et, à ma grande surprise, à bébé aussi. Il était encore minuscule la première fois que je lui ai lu cette histoire. Il en était (et est encore) fasciné! Le style noir et blanc, les lignes pures et les contrastes y sont probablement pour quelque chose. Une courte histoire dans laquelle Petite tache vivra du rejet pour ensuite faire valoir sa différence aux yeux des autres. De belles valeurs à transmettre. Je crois que la simplicité de ce livre a tout pour plaire, et les enfants s’y reconnaissent.

Crédit : Renaud-Bray

« Tous les soirs du monde », Dominique Demers, Nicolas Debon (Éditions Imagine)

Bien que j’adore ce magnifique album, il se retrouve dans ce premier palmarès de coup de cœur pour l’amour que mon homme lui porte. C’est le premier livre que papa et bébé ont partagé, ce dernier étant encore au chaud dans ma bedaine. Une simple histoire de complicité papa, fiston : Simon doit se coucher et, comme chaque soir, son papa, dans une douce routine, doit endormir tour à tour les pays du froid, les cieux, l’Afrique, les mers, etc. afin que son fils trouve le sommeil. Le texte est poétique et les illustrations magnifiques. Les pages du monde imaginaire sont imagées en entier, et les pages se déroulant dans la réalité de la routine beaucoup plus sobres avec une seule image encadrée, ce qui accentue la démarche imaginaire du papa. Un livre doux, rempli d’amour, bref, un coup de cœur pour tomber dans les bras de Morphée.

Crédit : Renaud-Bray

Un top trois bien exhaustif de mes idylles du moment. Il s’agit là d’ouvrages qu’il faut partager avec l’enfant, qui permet de prendre le temps. La lecture est si importante dans le développement d’un petit humain, il n’est jamais assez tôt pour apprécier les livres. Vous vous demandez à quel âge commencer les livres avec bébé? Je vous dirais maintenant. C’est un plaisir à partager, un moment de qualité à s’offrir, en plus de tous les bénéfices éducatifs qu’apporte cette activité. Les bibliothèques publiques ont d’ailleurs un programme nommé « Une naissance, un livre ». En abonnant votre enfant avant son premier anniversaire, on vous remettra un sac contenant un livre, des fiches d’activité de lecture et un album de chansons. Le mien contenait également des petits chaussons tricotés par le Cercle des fermières de la région. Un abonnement à une bibliothèque, c’est gratuit, divertissant les jours de pluie, ça permet la découverte, mais surtout, de diversifier aussi souvent que souhaité les histoires à partager.

Je ne sais pas si fiston sera un grand lecteur, même si les livres font partie de son espace de vie depuis le début, mais je sais que nous aurons partagé d’innombrables doux moments entre ces pages et que les souvenirs, c’est précieux.

Une citation sans source dit : « Un enfant qui lit est un adulte qui pense ». La lecture semble être le cadeau d’une vie!

Mariève

Marcher sur un bloc Lego

3 Mai

Pauline Kergomard, inventrice de l’école maternelle en France, disait « Le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, c’est sa vie. » Pour exercer un métier, il faut les bons outils, et comme parents, devant l’offre infinie du marché, des choix s’imposent. Nous avions bien des idéaux avant l’arrivée de petit homme, des préjugés envers le plastique, les chansons redondantes, le salon aux allures de CPE. Un enfant prend une grande place dans une vie, mais il importe aussi qu’il ait sa zone dans SA maison… sans pour autant prendre tout l’espace.

Avec le premier anniversaire, la question récurrente sur les cadeaux m’a permis une réflexion sur les jouets. La conclusion; des jouets durables, polyvalents, solides et autant que possible, éco-responsables.

Petit homme est entouré d’une famille attentive et respectueuse. Une grande écoute de nos valeurs et de celles que nous voulons transmettre est une grande richesse. Et à notre grand bonheur, tout ça se reflète assez bien dans les cadeaux offerts à monsieur gâté!

Crédit photo : la matante, Laurie Couture

Le tipi; un cadeau d’une grande beauté qui répond à tous nos critères. Il trône fièrement dans notre salon, antre de paix de mini. Versatile, il sera fort probablement utilisé très longtemps. Nous l’aimons d’amour, puisqu’il est joli, mais également il camoufle très bien les petits jouets appréciés de bébé, mais qui ne sont pas nécessairement jolis en exposition de salon! Les enfants adorent les petits endroits, les cachettes, avoir un petit coin bien à eux, le tipi, c’est la perfection!

Les jouets de bois, s’ils sont, en plus fabriqué au Québec, ça me charme complètement! Le jeu d’équilibre des Enfantillages est d’une beauté et d’une créativité unique. Ce jeu de plusieurs pièces au design simple permet une panoplie d’empilement. Bien que petit homme manque encore de dextérité pour les équilibrer facilement, il adore s’amuser avec ces petits animaux ludiques. Ce jeu correspond à tous nos critères, et il plaît à fiston!

Crédit photo : Les Enfantillages | Boutique Etsy siii belle!

 

Le cube d’amusement est un essentiel des bureaux de dentiste, il est durable et polyvalent, en plus de se nettoyer facilement. Les enfants de nos amis l’adorent, coco aussi, et il n’est pas rare que même papa s’amuse avec le boulier lors d’une discussion entre adultes! Un des avantages, en plus d’être plutôt coquet, c’est que mini s’y amuse beaucoup lorsqu’il commence à se tenir debout, favorisant ainsi cette position. De plus, aucune pièce ne se détache, ce qui évite les disparitions sous le sofa, ou le désagrément de marcher sur un morceau meurtrier pour les orteils!

Le dé des mots de la compagnie Placote; l’enseignante en moi est séduite par toutes les possibilités éducatives de ce jouet! Il s’agit en fait d’un cube en mousse, couvert d’un matériel plastique transparent dans lesquelles on insère des images (une banque d’image sur différents thèmes est incluse). Il s’agit d’un outil ludique pour le développement du langage, mais son atout est la versatilité, on peut y insérer des photos de la famille quand bébé est plus petit, des lettres de l’alphabet, au début de l’école, des nombres, des mots en anglais, etc. La marque « PLACOTE » est fondée par des orthophonistes, le cube est donc accompagné de petits conseils pour l’utilisation du jouet, mais aussi pour le développement du langage. Bref, un jouet polyvalent qui sera utile sur une longue période de temps et approuvé par la prof-maman!

L’offre de jeu et jouets est grande, des choix s’imposent et nous tentons d’en faire des bons en fonction de nos valeurs, mais le vœu pieux du « sans plastique » semble impossible à atteindre, car même si je tombe régulièrement en amour avec des artisans d’ici et leurs créations éducatives et magnifiques, il semble que mini, lui, fini inévitablement par s’intéresser à un camion de plastique plus ou moins joli accompagné d’un bruit infernal ou simplement les casseroles de la cuisine!…

Je pratique donc le lâcher-prise, car après tout le travail d’un enfant est de jouer, avec ce qui l’intéresse, plastique ou bois… il découvre le monde!

Mariève

 

Une professionnelle maman ou profession : maman ?

5 Avr

La fin de vingtaine et le début de la décennie suivante sont une période particulièrement décisive dans la vie. La fin des études, l’envie de voyage, le début d’une carrière ou l’installation lente d’une vie « d’adulte », autant de choix s’offrent pour l’avenir. Dans cette pléthore d’opportunités, une question s’impose parfois d’elle-même: une carrière, une famille, les deux?

Avoir un enfant, c’est parfois planifié… ou pas… ou presque. On peut prévoir le projet, mais rarement le délai. Quant à la carrière, le chemin vers l’accomplissement est parsemé d’imprévus et d’opportunités. Quand nos jeans se sont usés pendant de longues années sur les bancs d’école et que, ô grand bonheur, les portes d’une carrière prometteuse s’ouvrent, la motivation professionnelle est à son paroxysme. On s’investit souvent sans compter, pour prouver aux autres et pour se prouver notre valeur. Ces paradoxalement dans ce même laps de temps que la petite graine d’idée familiale commence à germer lentement. Chaque année compte pour une femme… il paraît qu’il y a une date de péremption sur la capacité d’enfantement! Et elles passent vite ces années!

Rapidement, on arrive à la croisée des chemins, ma carrière ou une famille? C’est possible de faire les deux?

Bébé #1 s’est installé doucement au printemps. L’annonce de sa venue était un grand bonheur, mais comme toute première grossesse, un petit bagage d’inquiétudes et d’incertitudes s’installait aussi. Je suis passionnée par mon travail et j’ai la chance d’occuper un poste me permettant d’être constamment en développement de projet. L’arrivée d’un petit être signifiait de mettre sur pause ma carrière dans laquelle je m’investis avec ardeur, et de peut-être, laisser passer des opportunités pendant mon absence. Mon cœur me disait pourtant que l’humain en construction dans mon bedon était la véritable priorité, et que rien d’autre n’aurait d’importance tant que lui, son papa et moi étions ensemble et en santé.

Crédit : SimplyCasual

Ce questionnement est celui de nombreuses femmes à cette étape de vie, si l’on en croit un sondage d’une valeur scientifique inexistante réalisé sur les réseaux sociaux, par ma petite soeur, interpelée elle aussi par cette question. Le potentiel papa, malgré tout l’avancement dans le dossier des congés parentaux, ressent probablement moins cette pression. L’impact sur la carrière est souvent moindre, l’absence au travail étant plus courte ou davantage planifiée. C’est une décision importante que celle de fonder une famille, et le désir de s’y engager est fort, mais je constate qu’il semble complexe de s’investir à 100% dans deux projets aussi opposés.

Deux années ont passé depuis l’annonce de l’arrivée de fiston. Je suis de retour au travail, aussi passionnée qu’avant ce congé d’un an dont j’ai profité pleinement. J’ai toujours la chance d’occuper un poste qui me convient et qui me permet de m’accomplir. Un malaise revient toutefois quand, des collègues ou des patrons me pose la question: «Tu en veux un autre? Quand?». Bien que mes relations de travail soient très bonnes, je ne laisse comme réponse qu’une affirmative vague et incertaine. Je me questionne toujours sur l’intention d’une telle question, sur les opportunités que je pourrais manquer, sur ce qui pourrait ne pas revenir…

Le soir, quand je rentre à la maison, je retrouve un petit rouquin plein de vie qui me rappelle qu’être une maman, c’est le meilleur rôle. Mes doutes quant à mes choix s’évanouissent, pourtant mon malaise demeure. Il est impossible de choisir, ma réalisation professionnelle fait partie de moi, et ce « moi » a besoin d’être complet pour être une bonne maman. Donc, la carrière ou la famille? Je dis les deux, et c’est là que le défi commence!

Ah, culpabilité et remise en question quand vous nous tenez…

Mariève

Des blancs sur ta bucket list

16 Jan

L’organisation, le but à atteindre. Un peu plus chaque jour, je tente d’orchestrer ma vie à petits coups de trucs dénichés ici et là, puisqu’être organisé, c’est ce qui permet d’atteindre nos buts, non? Du moins, les petites astuces facilitent le quotidien qui passe si rapidement.

Crédit photo : Pinterest (pas de source à la photo!)

Crédit photo : Pinterest (pas de source à la photo!)

Que serait une vie bien organisée sans les essentielles listes? Liste d’épicerie, «to do list», liste d’appels, liste de paiement et sans oublier LA liste, celle où s’étendent les objectifs de vie, les choses à faire avant de mourir (ah le dramatique de la chose) #bucketlist.

À l’orée de la vingtaine, suivant le courant, j’ai mis sur papier cette liste de buts à atteindre, de réalisations. Tout est permis, une vie devant soi! Force est d’admettre que les (quelques) années et l’expérience ont modifié ce ramassis d’idéaux plus ou moins ordonnés et réalistes. La vie a mis sur mon chemin des imprévus, des défis, de beaux moments, mais surtout des humains, qui m’ont fait prendre une route parfois heureuse, d’autres fois plus chaotique, mais toujours formative! Plusieurs éléments ont été cochés, d’autres, simplement raturés, et évidemment, des accomplissements en devenir s’ajoutent!

Un petit humain est dorénavant au sommet de la liste des priorités, ce qui oblige une modification de la liste (ainsi qu’une vie beaucoup plus structurée et la création de millions de listes!). La rédaction d’une nouvelle version de la bucket list s’impose, parce qu’il semble évident qu’une telle liste doit se faire une place parmi les autres! Je réalise toutefois que l’exercice s’avère plus réflexif qu’il ne l’a déjà été, mais également que, pour arriver au bout de cette liste, on doit être l’acteur principal de notre vie, poser des actions concrètes.

Le projet du mur ''Avant de mourir, je veux...'' disposé dans plusieurs villes du monde, dont Québec! Crédit photo : Destination futur

Le projet du mur  »Avant de mourir, je veux… » disposé dans plusieurs villes du monde, dont Québec!
Crédit photo : Destination futur

Si l’envie vous prend de revoir votre bucket list, réfléchissez sur ce qui importe réellement pour vous, allez au-delà du désir de « faire », pensez «réalisation». Prenez le temps de choisir les mots, de décrire exactement vos souhaits. Utilisez votre liste, comme une carte, un guide. L’accomplissement d’un élément de la liste devrait vous rendre heureux(se), vous faire sentir fort(e).

C’est un beau sentiment que celui d’atteindre ces buts. Il faut toutefois accorder de l’importance aux accomplissements qui ne sont pas sur la liste, après tout, la vie est pleine d’imprévus!

C’est pourquoi, maintenant, au bas de la liste, il y a du blanc. Un beau et grand vide immaculé qui laisse de la place pour les défis et les projets inattendus, juste pour le plaisir de la surprise et de la spontanéité!

Mariève

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