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« L’Âme des Horloges »: Intrigant et captivant

23 Déc

Vous cherchez une lecture pour occuper votre temps des Fêtes? J’ai pour vous une suggestion assez volumineuse pour occuper plusieurs jours de tempête: L’Âme des Horloges, de David Mitchell, publié aux éditions Alto (bonjour, ma maison d’édition préférée!). Un roman dense, intrigant, dont les narrateurs multiples finissent toujours par se croiser de la plus étonnante des façons.

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« Marée montante »: À la dérive

9 Mar

Marée montante, c’est l’histoire d’un homme qui se noie de chagrin, après que sa fille, toute jeune, soit morte emportée par les flots. C’est une descente hypnotique dans les abysses du deuil, qu’on suit, bouche bée, englouti par les émotions à fleur de peau qui se dégagent de la plume limpide et douce de Charles Quimper.

 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce petit bouquin, sinon à lire quelque chose d’horriblement triste -mais ça ne me faisait pas peur: les histoires tristes, c’est ce que je préfère.

Je ne m’attendais certainement pas au raz-de-marée d’émotions qui m’a submergée.

C’était si violent, si brusque, comme une vague énorme qui m’aurait percutée de plein fouet. Je restais là, avec ce livre d’apparence insignifiante entre les mains, abasourdie, incapable de faire autre chose que tourner les pages, emportée par la plume agile de Quimper, qui peint sur la page des images évocatrices et fortes.

Et puis, il y a la mer.

J’aime la mer. Le son des vagues. La couleur de l’eau qui change avec le ciel. L’odeur salée du vent lorsqu’il survole l’onde.

Mais la mer, ici, est destructrice: c’est par l’eau que la petite Béatrice meurt, échappant à la surveillance de ses parents juste assez longtemps pour se noyer; c’est par l’eau, aussi, que la vie de sa famille s’effondre; par l’eau, encore, que son père, meurtri jusqu’au fond de sa chair, tente d’échapper au drame.

Portrait de deuil, de la folie qu’il entraîne, Marée montante est l’histoire d’un homme qui, s’il ne s’est pas noyé, finira pas se perdre lui aussi. Dans toutes les gouttes d’eau, il cherche sa fille. Parce que si chaque goutte d’eau cherche la mer, l’une d’entre elles finira bien par l’emmener jusqu’à Béatrice, n’est-ce pas?

« Je te cherche dans chaque goutte, je t’espère comme on espère une ondée en pleine canicule, comme on espère un dégel au printemps. » 

Ce sont ces détails qui chavirent: le bocal rempli d’eau que conserve le narrateur, résultat de milliers de gouttes d’eau solitaires amassées pour avoir aperçu dans leurs reflets quelque chose de sa fille disparue; le bruit d’eau qu’il entend en permanence, comme si sa maison elle-même était peu à peu envahie par la marée.

Et au fil des pages, cette obsession de l’eau, cette traîtresse qui lui a volé son enfant, va s’accroissant. Elle est là, la Marée montante: dans l’obsession qui guette le personnage, cette obstination sans bornes, dénuée de sens, à retrouver sa fille. À un moment, on se demande si tout est bien réel ou plutôt le résultat d’un esprit tordu par le deuil.

Pour un premier roman, c’en est tout un: il nous arrache à notre petit confort, nous lance dans l’inconnu, nous secoue comme de vulgaires poupées oubliées dans un tsunami et nous ramène sur la berge, enfin, désorienté mais satisfait.

Longue vie à Charles Quimper et à sa plume poignante.

Et à vous, bonne lecture. 😉

Anne-Sophie

Autour d’elle

28 Jan

Aujourd’hui je vous présente quelque chose d’un peu différent. En effet, Autour d’elle de Sophie Bienvenu n’a pas d’histoire ni de personnages principaux à proprement parler. Qu’est-ce que se passe dans ce livre alors, me direz-vous? Eh bien, beaucoup de choses! C’est un livre construit pour te faire réaliser qu’une histoire ou une vie peut être racontée par la multitude de personnes qui la composent.

 

Avez-vous déjà entendu parler du roman choral? C’est un livre dont la narration est confiée à plusieurs personnages et qui, au fil de la lecture, rend l’histoire enrichissante de par les différents points de vue que chaque témoignage apporte.

 

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Résumé

Chaque chapitre correspond donc à un personnage différent. On nous y présente une personne, un moment volé dans son existence. Or, ce moment vient  nous éclairer sur l’évolution de l’histoire et de nos protagonistes.

En effet, on est devant une histoire à « deux vitesses » où l’on suit d’abord le personnage de Florence Gaudreault. Cette dernière tombe enceinte alors qu’elle est adolescente et doit faire le choix le plus difficile de sa vie: garder le bébé ou le donner en adoption. D’un autre côté, on découvre l’histoire de son fils Adrien qui naît, grandit, s’épanouit au fil du livre. C’est, finalement, la suite de leur vie qui constitue le cœur du roman.

 

Personnages

La chose qui est vraiment étonnante ici, c’est qu’en fait, on ne rencontre vraiment les protagonistes qu’à la fin, pour le dénouement de l’histoire. Ainsi, on les découvre chapitre après chapitre à travers l’histoire de gens qui ont croisé leur vie: amoureux, vendeur dans un magasin, voisin, etc.

 

On aime :

  • L’audace d’avoir construit un roman avec un vingtaine de personnages !!
  • Que chaque chapitre nous présente un état d’esprit différent, ce qui en fait un roman rempli de découvertes.
  • La justesse de la narration qui nous donne des personnages crédibles et vivants.

 

Bonne lecture!

Camille xxx

 

La Fille du train : À glacer le sang

14 Nov

La Fille du train/The Girl on the Train n’est pas un film d’horreur. Et pourtant, je suis sortie du cinéma les nerfs à vif, à regarder derrière moi sur le stationnement et à verrouiller les portes de ma voiture avant de démarrer. Le film met en place une ambiance oppressante, où on ne sait plus démêler le vrai du faux, et Emily Blunt, dans le rôle principal, livre une performance qui donne froid dans le dos.

Emily Blunt donne froid dans le dos, parce que son personnage de Rachel démontre des tendances asociales, voire psychotiques. Elle est alcoolique -tellement qu’elle traîne une gourde remplie d’alcool à longueur de journée. Elle est obsédée par son ex-mari -tellement qu’elle porte toujours son alliance et l’appelle plusieurs fois par jour, en plus d’être déjà entrée chez lui sans y être invitée et d’être partie avec sa fille (sans l’emmener bien loin, précisons-le: elle l’a déposée sur la pelouse devant la maison avant de s’enfuir). À chaque scène, Blunt montre une émotion brute, souvent exacerbée par les effets de l’alcool, et c’est terriblement efficace.

Tous les jours, Rachel monte dans le train pour New York, y passe la journée et rentre.  Tous les jours, elle passe devant la maison de son ex-mari et sa nouvelle épouse, où elle habitait auparavant. Tous les jours, elle les espionne de son wagon -toujours le même.

Jusqu’au jour où, sans raison valable, elle descend du train à son ancienne station et croise une jeune femme blonde sur une route déserte -jeune femme qu’elle croit être Anna, la femme de son ex.

Le lendemain, on annonce la disparition d’une jeune femme blonde -Meghan, la gardienne de la fille de Tom, mariée à un homme violent.

Rachel ne se souvient de rien: la soirée est un trou noir total dans sa mémoire affectée par l’alcool. À partir de là, on assiste à la quête désespérée de Rachel pour retrouver ses souvenirs et aider le mari de Meghan. Une quête qui révélera beaucoup plus que la simple identité d’un meurtrier, mais pourrait bien secouer les fondations même de son existence.

Si la trame narrative est bien menée, avec des rebondissements multiples auxquels on ne s’attend pas, les personnages manquent légèrement de profondeur. On ouvre plusieurs pistes, mais on ne les explore pas à fond, sans doute par manque de temps -j’ose espérer que, dans le roman, les trois femmes ont été construites minutieusement.

Si vous cherchez un bon thriller qui vous donnera froid dans le dos, allez-y pour La Fille du train. Ce film m’a donné l’impression d’avoir brouillé la réalité, comme si je ne savais plus à quoi m’attendre de personne -la faute aux souvenirs flous de Rachel, qui se révèlent être exactement l’inverse de ce qu’elle croyait.

Et si vous aimez le film, n’oubliez pas: il y a aussi un livre, écrit par Paula Hawkins -que je vais certainement lire très bientôt. 😉

Anne-Sophie

Jamais assez maigre, journal d’un top model

23 Oct

Je vous présente aujourd’hui quelque chose de différent. J’ai longuement hésité pour diverses raisons avant d’acheter ce livre. Tout d’abord, parce qu’en général, je préfère les romans et les histoires. Ensuite, parce que j’avais peur que ce soit un témoignage vindicatif et dramatisé. Quelque chose de négatif qui manquerait de finesse et surtout de perspective.

Finalement, ce qui m’a convaincu de l’acheter, outre le fait que je suis mille curieuse, c’est la préface de Charlie Paillé, ex-mannequin. En voici un extrait:

Je ne dénonce aucunement le monde du mannequinat puisque c’était MON choix d’y entrer. […] J’ai l’impression que la bagarre au sujet du poids idéal ne finira jamais. J’ai pris environ 30 livres depuis que je suis partie de New York, et on me dit encore parfois que je suis trop mince. Aujourd’hui les gens trouvent normal de critiquer les autres sur leur apparence. On se cache derrière nos écrans et on se permet de juger les autres, sans pour autant montrer son vrai visage.

Dans un monde où la beauté se mesure trop souvent en kilos, voici donc, Jamais assez maigre, journal d’un top model de Victoire Maçon Dauxerre.

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Résumé

Repérée dans la rue à Paris à l’âge de 17 ans, Victoire se fait propulser dans le fabuleux monde de la mode Haute Couture où elle deviendra mannequin. Dès son premier rendez-vous chez l’agence Élite, on lui dit qu’elle devra perdre du poids. Elle qui fait une taille 36 (du petit) pour 5′ 10 pieds devra entrer dans du 32 (du très très petit) dans quelques mois pour la semaine de la mode de New York. S’en suit un régime draconien à base de fruits et une longue descente vers l’inanition, les sautes d’humeur, la fatigue et la maladie. Tout cela est tout de même ponctué de moments magiques, de triomphes et d’une gloire prochaine.

On aime:

  • Que ce soit tout simplement un récit des événements selon sa perspective. On ne sent pas de manipulation des faits: ce qui est beau est beau et ce qui est laid est laid.
  • Le fait que le livre parle de lui-même. Le but n’était pas fustiger ou de se plaindre, mais d’amener le lecteur à tirer des conclusions tout seul.
  • Qu’elle ait pris le temps de remercier toutes les personnes qui l’ont aidé et épaulé lors de sa carrière de mannequin: des bonnes personnes il y en a partout.

Vous l’aurez compris, mes craintes ne se sont pas réalisées. Maintenant, il faut dire qu’il s’agit d’une personne, d’une histoire, bref d’une seule perspective. N’empêche qu’il s’agit d’un témoignage bouleversant qui donne beaucoup à réfléchir sur notre perception de la norme et de la beauté en tant que société.

Bonne lecture!

Camille xxx

Vous êtes superbes. Et il est temps que vous le sachiez

13 Oct

J’ai terminé le livre, l’ai fermé et me suis sentie soulagée. J’avais le sentiment que je n’étais plus seule.

Léa Clermont-Dion et Marie Hélène Poitras ont lancé la semaine dernière le livre «Les Superbes – une enquête sur le succès et les femmes». La prémisse de cet ouvrage est la question suivante : pourquoi les femmes qui ont du succès dérangent autant?

Pour étudier le phénomène, les deux auteures ont rencontré des femmes d’horizons différents : la gameuse Miss Harvey, la chanteuse Coeur de Pirate, l’ex-première ministre Pauline Marois et la présidente de Médecins sans frontières Joanne Liu, entre autre.

À travers la lecture de ces entretiens, on réalise que la réussite des femmes suscite du négatif, autant dans leur entourage que sur la place publique. Trop de femmes sont encore victimes de paternalisme, de jalousie et de sexisme malgré, ou plutôt à cause, du succès qu’elles rencontrent dans leur domaine. N’est-ce pas aberrant?

Certains passages du livre «Les Superbes» m’ont fait grincer des dents. Je réalisais à quel point les femmes se font poser des questions que jamais on n’oserait poser aux hommes. Trop souvent, plutôt que de discuter des idées ou des compétences des femmes, on les attaque à propos de leur corps et de leur sexualité. Ferait-on la même chose avec les hommes? Permettez-moi d’en douter…

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Les deux auteures ont elles-mêmes été victimes de leur succès par le passé. Après avoir lancé un livre qui a généré une grande attention médiatique, Marie Hélène Poitras s’est mise à recevoir des commentaires empreints de jalousie et de méchanceté de la part de ses collègues. Léa Clermont-Dion, quant à elle, s’est déjà fait dire qu’elle était trop mignonne pour être crédible. Et nous sommes en 2016…

Encore aujourd’hui, c’est deux poids, deux mesures. Pourquoi est-ce que quand on dit d’une femme qu’elle est ambitieuse, le qualificatif sonne comme un défaut, alors qu’on vénère un homme qui a beaucoup d’ambition? Les relations entre femmes ne sont pas toujours harmonieuses non plus. Au lieu de supporter nos collègues féminines, il est parfois plus facile de jalouser leur succès dans leur dos. Nous sommes aussi à blâmer mesdames.

Ce livre est important. Il a semé plein de petites graines en moi. Depuis sa lecture, je prends plus conscience de mes réactions face aux réussites des femmes autour de moi. Je veux être celle qui s’élève au lieu de niveler vers le bas. Je veux être celle qui célèbre les victoires des Superbes autour de moi et qui grandit à leur côté, devenant toujours plus forte et affirmée.

Ce recueil de témoignages et d’échanges nous fait prendre conscience du chemin souvent ardu parcouru par des femmes qui ont toutes du succès à leur façon dans leur domaine. Il nous fait aussi réaliser tout le chemin qu’il reste à parcourir. J’invite les hommes à lire cet ouvrage pour en apprendre sur les combats quotidiens de leur comparses féminines. Et j’invite les femmes à dévorer ces pages afin de réaliser que non, elles ne sont pas seules. Que nous sommes toutes Superbes.

Et qu’il est temps qu’on s’en rappelle.

Andrée-Anne Brunet

Article commun d’août: Nos livres québécois préférés – Édition 2016

2 Août

Le 12 août est une date sacrée pour les Rockalouves: celle de l’événement Le 12 août, j’achète un livre québécois! Juste assez à l’avance pour que vous ayez le temps de faire vos choix, voici une liste des livres québécois que nous avons adorés ou qu’on a ajoutés à notre Pile À Lire (communément appelée PAL). Bonne lecture! 🙂

 

Véronique: Depuis que je suis toute petite, j’ai toujours eu une grande attirance pour les belles choses. J’aime être entourée de beaux objets. J’aime l’histoire des objets, leur bagage! J’aime les couleurs, les paillettes, le brillant. J’aime que ma maison ait une vibe enjouée et positive. Toujours à la recherche de nouvelles inspirations, j’ai craqué pour le livre 300 trucs pour une déco parfaitement imparfaite de Damask et Dentelle dernièrement… Bon sang, je ne regrette pas mon achat! Un livre dynamique, beau, efficace, comme je les aime. Et que dire du talent de l’auteure, Vanessa Sicotte, qui anime présentement Marché Conclu!, une émission dans laquelle elle restaure et donne une nouvelle vie à des objets de seconde main. Je suis fan! 🙂

 

Crédit photo: Compte Instagram de Damask et Dentelle

Crédit photo: Compte Instagram de Damask et Dentelle

Anne-Sophie: Quoi de mieux qu’un bon roman? Un bon roman inspiré de faits réels. À ce titre, La Femme qui fuit, d’Anaïs Barbeau-Lavalette, me semble particulièrement prometteur. L’auteure explore la vie de sa grand-mère Suzanne Meloche, signataire du Refus global et épouse du peintre Marcel Barbeau, ayant abandonné ses enfants lorsqu’ils étaient très jeunes, dans un récit sensible et efficace, dit-on. Je ne l’ai pas encore lu, mais ça semble un incontournable! 😉

Lisa Marie: Je ne suis pas très à jour dans la littérature québécoise, mais il n’y a pas si longtemps, j’ai relu toute la série Maud Graham par Chrystine Brouillet. Je lis ses romans depuis que je suis petite (elle écrivait pour la Courte Echelle, vous vous rappelez?) et je l’ai suivie en grandissant. En plus, il y a toujours des chats dans ses histoires! 🙂

Andrée-Anne : J’aime les romans qui me permettent de voyager entre deux voyages que je fais «dans la vraie vie». C’est pourquoi j’ai eu un gros coup de coeur pour le premier roman adulte de Marie Demers : In Between. On suit Ariane, jeune adulte qui vit difficilement le décès subit de son père et qui décide de s’en aller loin, de prendre une pause de la vie. On embarque avec elle direction l’Argentine, le Cap-Vert, l’Inde et l’Irlande, pour ne nommer que ces destinations. En quelque part, je pense que nous avons tous déjà eu le goût de tout laisser derrière soi pour essayer de se reconstruire… ou de se construire tout simplement 🙂

Vanessa: Je me suis découvert, il y a de cela quelques années, une profonde, très profonde, attirance envers les bandes dessinées québécoises. Une série a particulièrement attiré mon attention, d’abord pour son contenant et par la suite pour son contenu, bien sûr. La série Paul du bédéiste Michel Rabagliati a su occuper plusieurs de mes journées, de façon entière (je veux dire, j’en traînais une dans ma grosse sacoche!). Bourrée de situations réalistes et de faits historiques, la série nous envoûte en nous amenant carrément à vivre en symbiose avec les personnages. Un must, si vous ne l’avez pas déjà dévorée! 😉

 

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Paul à Québec – Michel Rabagliati

Laurie : L’an dernier, pour cette fête du livre québécois, je m’étais procuré Six degrés de liberté de Nicolas Dickner. Et je ne fus pas déçue! Sincèrement, l’oeuvre est complète et complexe, mais je l’ai quand même dévorée. Évidemment, ça nous sort illico de la chicklit (que j’apprécie aussi à l’occasion), mais ça vaut le coup. Une histoire de conteneurs, d’inventions, de non-dits et d’enquête. Bref, je reste vague, à vous de le lire!

Voilà! On espère que nos propositions vous plaisent et vous inspirent. Le Québec regorge d’auteurs talentueux. À nous de célébrer ce talent, le 12 août prochain!

Bonne lecture les lou-loups!

Vos louves

Ensemble, c’est tout

21 Juil ensemble c'est tout

Après l’horreur des événements survenus à Nice la semaine dernière et mon écœurement général de tout ça, j’ai eu envie de vous partager une histoire qui m’a fait du bien ce week-end.

Une de mes collègues se sépare de plusieurs de ses livres et nous offre de nous servir dans sa bibliothèque improvisée au bureau. Très nice!

Je suis tombée sur le bouquin français Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda publié en 2004 aux Éditions Le Dilettante. Le nom me disait quelque chose, sans plus.

«Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.»

– Anna Gavalda

ensemble c'est tout

 

C’est un de ces romans où on retrouve des personnages brisés, qui crèvent de solitude et de peur. Peur de se laisser aller, d’être amoureux, d’être heureux. Jusqu’ici ça semble lourd, je l’admets.  😉

Ce qui est beau, c’est que ces trois personnes complètement différentes vont se trouver et se réparer petit à petit.

Camille qui ne dessine plus et qui semble avoir un sombre passé, Frank qui s’épuise dans le travail pour oublier que sa grand-mère se meurt à l’hospice et Philibert qui semble sorti d’une autre époque et qui peine à trouver sa place dans la société.

«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…»

C’est une histoire d’amitié, d’amour et d’épanouissement. Comme s’ils ne faisaient que survivre chacun de leur côté mais qu’ensemble, ils retrouvaient un sens à leurs vies.

«Ils ne demandaient rien d’autre que d’être heureux ensemble. Même pas heureux d’ailleurs, ils n’étaient plus si exigeants. D’être ensemble, c’est tout.»

Bien sûr, j’ai eu envie de regarder le film sorti en 2007 et réalisé par Claude Berri, avec entre autres Audrey Tautou. J’ai trouvé les personnages et les dialogues assez fidèles au roman, mais je n’ai pas ressenti d’émotions aussi fortes que lors de ma lecture. Mais dans mon cas, c’est presque toujours ainsi avec les livres qui sont portés à l’écran.

Michèle

 

Juste une page

30 Mai

Les journées rallongent. En sortant de mon studio d’entraînement, il faisait encore soleil. Avec cette belle luminosité, je ne me résignais pas à rentrer à la maison pour me doucher et me mettre en pyjama. Je voulais profiter des quelques rayons et de l’air vivifiant. Je me suis rendue à la marina, près du studio où je sue trois fois par semaine.

Des garçons faisaient des tours de BMX dans le stationnement, un couple de touristes prenait les bateaux en photo. Je me suis assise sur un banc au bout du quai et j’ai regardé l’horizon.  Je me sentais étrangement zen. Comme si j’étais un peu décalée.

Et puis, sorti de nulle part, cette question m’est venue en tête : «Si tout devait s’arrêter demain, que regretterais-tu de ne pas avoir fait?».

Ayoye. Moi qui voulais juste prendre de grandes bouffées d’air avant d’aller rejoindre ma chatte Rita pour une fin de soirée sous les couvertures. Visiblement, l’ambiance était aux réflexions profondes.

Si aujourd’hui était ma dernière journée, est-ce que je regretterais quelque chose? Je ne regretterais absolument rien de ce que j’ai fait. Sauf peut-être d’avoir brisé le coeur au même garçon deux fois. J’étais au secondaire, je ne savais pas ce que je voulais…

Mais y avait-il une chose que je souhaitais faire et que je n’avais pas encore osé faire? Oui. Vous aussi probablement.

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Photo provenant du site Flickr.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souhaité écrire un livre. De quel type et pour quel public? Aucune idée. Mais écrire une histoire qui pourrait intéresser les gens, ça a toujours été un rêve. Or, n’écrit pas qui veut. Il faut de la détermination pour se rendre au bout du projet. Et il faut aussi avoir une histoire à partager. Le projet dormait depuis bien longtemps dans un recoin de ma tête. Le rêve persistait, mais il restait au stade de rêve.

Sauf que depuis mon retour du Bélize, une histoire me trottait en tête. Un petit bout d’histoire qui me hantait doucement mais avec lequel je ne faisais rien. Peut-être que j’avais la frousse de m’asseoir devant mon ordinateur et de commencer quelque chose d’un peu effrayant. Parce qu’écrire, pour moi, c’est un peu comme se mettre à nu. Et la nudité et moi, on s’apprivoise tranquillement.

Lors de cette soirée ensoleillée, assise face à la rivière, j’ai réalisé que je ne voulais pas regretter de ne pas avoir au moins essayé d’écrire. Je ne voulais plus courir le risque que tout s’arrête demain sans avoir fait une tentative de création littéraire. Alors je suis rentrée à la maison, j’ai ouvert mon ordinateur et j’ai commencé à aligner des mots. Sans me juger, sans me mettre de  pression. Je me suis lancée le défi d’écrire une page, une seule. Et puis d’écrire une seconde page le lendemain et une troisième le surlendemain. D’écrire une page par jour et de voir ce qui allait se passer. Que cette expérience se termine en livre ou pas, ce n’était pas important.

Depuis cette première page écrite dans un état d’urgence et de grande libération, j’en ai noircit une dizaine d’autres. Ce soir-là, je ne suis pas devenue écrivaine. Mais je suis devenue la femme qui ose faire un pas vers la concrétisation d’un rêve de fillette. Pour que, si demain tout s’arrête, je puisse dire que j’aurai au moins essayé. Et que je n’ai pas de regret.

Andrée-Anne Brunet

Quinze pour cent

18 Mar

Hier soir j’ai lu un livre. Au complet. Oui oui! J’ai soupé, pris une marche, lu un livre, écouté une série et fait dodo. Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas transformée en superman de la lecture. Mon livre ne faisait que 68 pages! Il s’agit d’un roman de Samuel Archibald qui s’appelle Quinze pour cent.

Quinze pour cent

Résumé

L’inspecteur-chef Leroux enquête sur une violation à domicile qui a très mal tourné dans un petit village du Lac-St-Jean. Leroux est un vieux de la vieille. Il connaît son travail, a de nombreuses connexions et malgré son air taciturne, presque désintéressé, il sait exactement mener son enquête. Véritable voyage dans les merveilleuses régions de l’Est du Québec, ce petit roman policier est un petit bijou du genre.

Personnages 

Inspecteur-chef Mario Leroux : homme divorcé de 54 ans. Il est policier depuis assez longtemps pour se permettre quelques connexions douteuses et un sens de la justice bien à lui. Bien meilleur avec les criminels qu’avec les demoiselles, il a fait de son travail le centre de sa vie depuis que sa femme l’a laissé.

Sergent-détective Dave Rathé : il fut un temps où il était le jeune protégé de Leroux. Maintenant, avec les années qui passent il est devenu « celui qui a un énorme réseau de gens dangereux et qui commet des actes plutôt limites pour un membre des forces de l’ordre. » Bref, efficace et bien connecté, mais pas trop recommandable.

Caroline : serveuse dans un steakhouse et éternelle étudiante, Caroline est celle qui occupe les nuits de l’inspecteur Leroux.

On aime

  • Que le livre ne fasse que 68 pages. Est-ce une nouvelle? Est-ce un roman? En tout cas, c’est juste assez long pour occuper une des dernières soirées d’hiver qu’il nous reste.
  • Que pour un roman aussi court, l’histoire et les personnages soient aussi bien campés.
  • Que le tout se déroule entre le Saguenay-Lac-St-Jean, la Beauce et Québec. Une petite intrigue policière bien de chez nous avec ses lieux et son accent.

Bref, je vous le recommande fortement, une superbe lecture pour ce petit week-end de mars!

Bonne lecture!

Camille xxx

Star Wars : revisiter un classique

8 Déc

À moins que vous viviez dans « une galaxie très, très lointaine », vous savez que, dans dix jours exactement, la folie Star Wars s’emparera des écrans pour l’épisode VII, Le Réveil de la Force. Pour célébrer le retour de Luke, Leia, Han et compagnie, je vous propose une relecture (littérale!) de l’épisode charnière de la série, celui qui a fait disparaître Anakin Skywalker pour le transformer en l’impitoyable Darth Vader : La Revanche des Sith. Alors… la Force est-elle plus forte dans le roman ou dans le film?

Avant de répondre à cette question d’importance vitale, je me permets de vous faire un résumé de la tragique descente aux Enfers d’Anakin Skywalker, le très doué (et très prétentieux) apprenti du tout aussi doué mais très humble Obi-Wan Kenobi. Anakin est bourré de talent, prometteur : c’est l’Élu chargé de ramener l’équilibre dans la Force. Toutefois, il s’est déjà écarté de cette voie en épousant Padmé Amidala qui attend un enfant de lui. Poussé par une peur irrationnelle de perdre Padmé qui l’entraîne lentement vers la paranoïa, Anakin sombre dans une spirale de mensonge et de colère qui le fera basculer vers le côté Obscur –et lorsqu’on bascule dans l’Obscurité, on n’en revient pas.

Star Wars livre

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Match nul!

C’est simple, je n’arrive pas à me décider. Dans le roman, j’ai été automatiquement conquise par le style vivant et imagé de Matthew Stover, qui sait à merveille décrire les batailles intergalactiques tout en décrivant à la perfection les personnages, dont il saisit toutes les nuances. Sa plume est à la fois efficace et dramatique, nous donnant la chair de poule alors que l’Obscurité menace d’engloutir la Lumière. L’auteur exploite à merveille les possibilités du roman, déviant de la trame cinématographique, ajoutant des scènes… Une transposition littéraire brillante, qui complexifie son matériel-source.

Dans le film, j’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’ont fait adorer la première trilogie: intrigues politiques, combats de sabre laser époustouflants, épiques batailles de vaisseaux spatiaux… Les effets spéciaux sont à leur meilleur : la confrontation finale entre Anakin et Obi-Wan est à couper le souffle, chargée d’une tension dramatique très forte, incluant des poursuites haletantes au milieu d’un paysage volcanique aux allures infernales. Visuellement, c’est une belle réussite: du cinéma exploité au maximum.

Bref, si vous voulez vous replonger dans l’univers de Star Wars avant la grande sortie de l’Épisode VII, je vous conseille sans hésiter une lecture (ou un visionnement) de La Revanche des Sith, un divertissement efficace, alliant drame et action avec justesse. Et si vous décidez de vous taper la série au complet, en version littéraire ou cinématographique, eh bien… que la Force soit avec vous! 😉

Anne-Sophie

 

Pour le lire

En français: Star Wars, Episode III: La Revanche des Sith, par Matthew Stover, chez Fleuve Noir.

En anglais: Star Wars, Episode III. Revenge of the Sith, chez Ballantine.

Pour le voir

En DVD et Blu-Ray.

Concerto à la mémoire d’un ange

18 Août

Personnellement, les recueils de nouvelles ne m’ont jamais vraiment attirés. Pourquoi? Aucune idée. Peut-être parce que je suis plus du genre « grosse brique » et que l’idée d’une petite histoire ça me rend triste puisque ça se termine trop vite. À peine on s’attache que c’est déjà terminé. Peut-être aussi que celles que j’ai lu dans le passé (bref comme lecture obligatoire à l’école) m’ont déprimé. Mais en même temps, qui ne serait pas déprimé par l’oeuvre d’un vieux russe alcoolique et suicidaire ou d’une histoire qui raconte comment un père tue son fils pour une histoire de chèvre volée (me semble que c’était ça l’histoire haha!). Bref! Tout ça pour dire que depuis peu j’ai recommencé à en lire pour mon bon plaisir. En grosse partie parce qu’une de mes amies fait sa maîtrise en littérature….et étudie la nouvelle. Alors je croule sous les recommandations! Ainsi donc, aujourd’hui je vous parle du recueil de nouvelles intitulé « Concerto à la mémoire d’une ange » écrit par Éric-Émmanuel Schmitt.

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Présentation du recueil

Bien que toutes les histoires présentées dans cet ouvrage, un total de quatre nouvelles, soient en apparence sans aucune rapport les unes avec les autres, elles font parties d’une même idée. Une sorte de continuation ou variation sur un même thème, car oui, il y a un thème. On nous présente des personnages qui ne sont si totalement bons ni totalement mauvais. Des personnages qui, le temps de quelques pages, évoluent voire se transforment. Chacune de ces petites histoires est belle à sa façon et porte le lecteur à réfléchir.

Nous avons ainsi en premier « l’empoisonneuse » (un titre assez évocateur merci!), suivi de « Le retour », puis de « Concerto à la mémoire d’un ange » et finalement « Un amour à l’Élysée ».

L’empoisonneuse 

Une vieille femme dans un petit village de province a été accusée d’avoir tué tous ses maris. Elle devient une curiosité locale et même une attraction touristique! Malgré sa réputation, elle reste une femme très pieuse, voire en paix avec elle-même…?

Le retour

C’est un homme qui travaille dur pour gagner sa vie. Un homme qui n’est que rarement à la maison. Pourtant, ce n’est pas la bonne compagnie qui manque à la maison. Pourquoi s’enfuir ainsi alors? Et surtout…pourquoi revenir?

Concerto à la mémoire d’un ange

Une rivalité adolescente peut-elle perdurer jusqu’à l’âge adulte? Est-ce que les conséquences de ce qui semblait presque innocent, de la compétitivité, peuvent changer les individus? Pourtant, dans le petit univers de la musique classique, une saine compétition entre étudiants ne fait que les stimuler…

Un amour à l’Élysée

Les relations changent avec le temps. Probablement parce que les gens changent. On grandit, on mûrit, on fait des choix et un beau matin: on ne se reconnaît plus. Que faire alors quand le miroir nous renvoie l’image de quelqu’un d’autre? Une personne pourtant importante, un personnage public, qui n’est finalement personne?

On aime

  • Tout! J’ai été complètement séduite! En fait, je dois l’avouer, je suis devenue complètement obsédée. je ne voulais pas lâcher mon livre avant d’avoir terminer ma nouvelle en cours.
  • Le journal d’écriture de l’auteur à la fin du recueil. Éric-Émmanuel Schmitt nous fait un beau cadeau en nous présentant ses notes et idées au fur et à mesure que son processus d’écriture avance.
  • Ma préférée, je l’avoue, est la première….ou serait-ce la dernière? C’est dur de choisir. Mais de toute façon les quatre sont bonnes!

Bonne lecture!

Camille xxx

Billet commun – Mon livre québécois préféré!

1 Août

Avez-vous entendu parler de l’événement le 12 août, j’achète un livre Québécois? Dans le cadre de cette initiative, nous avons décidé de se prêter au jeu et de vous proposer nos coups de coeur littéraires 100% faits au Québec. Parce que la Belle Province regorge d’auteurs de talent! #Kapow!

Là ouù la mer commence - Dominique Demers

❤ Lisa Marie: Quelle belle occasion pour vous plugger le livre La vie au pas de course, le premier roman de Julie Grenier. Un livre parfait pour l’été, sans compter que c’est ma cousine qui l’a écrit!

❤ Nadia: Difficile de faire un choix, mais la brise estivale me fait vous proposer  L’art presque perdu de ne rien faire , de Dany Laferière, où à travers réflexions, émotions, anecdotes, nous réapprenons à vivre. À prendre le temps. À se laisser aller. À profiter. C’est doux pour l’âme et ça fait sourire.

❤ Anne-Sophie: Pour agrémenter votre été, je vous suggère l’excellent ouvrage de Jean-François Lépine, Sur la ligne de feu. Dans une écriture efficace et imagée, Lépine nous entraîne à travers le globe durant ses années de correspondant à l’étranger, nous faisant vivre de l’intérieur plusieurs grands moments de l’Histoire. De quoi meubler les longues journées à la plage, ou les soirées de pluie.

❤ Suzie : J’adore les histoires d’époque qui se déroulent au Québec. Ça me donne l’impression de mieux comprendre d’où viennent mes parents, dans quelle réalité ils ont grandi. Le premier livre qui m’a réellement donné le goût de la lecture est Les années du silence, Tome 1: La Tourmente  de Louise Tremblay D’Essiambre. L’histoire débute dans la Beauce des années 40, on rencontre Cécile qui vit une grossesse non désirée (hors mariage) alors que son fiancé disparaît sans laisser de trace à la suite du débarquement sur les plages de la Normandie. Sortez vos mouchoirs!

❤ Camille: J’ai hésité vraiment longtemps avant de me décider. Mon coeur était déchiré entre plusieurs magnifiques ouvrages, mais finalement j’ai choisi un classique. Je vous suggère donc  La grosse femme d’à côté est enceinte  de Michel Tremblay. Premier tome de ses Chroniques du plateau Mont-Royal , cet ouvrage est en quelque sorte la genèse de toute son oeuvre. Un début qui choque par ses mœurs et qui attendrie par son humanité.

❤ Stéphanie: Quoi de mieux que la saison estival pour entreprendre de beaux projets. Je vous propose ici   Le guide du travailleur autonome 3.0, de Jean-Benoît Nadeau. La plume à la fois humoristique mais réaliste de l’auteur m’a conquise dès le premier coup d’oeil. En passant par des conseils en matière de négociation ou bien par les b.a. -ba d’un plan d’affaires, cet ouvrage saura vous guider vers la réalisation de vos projets.

❤ Laurie: Je lis principalement des romans québécois mais comme c’est l’été, j’ai envie de vous parler de deux lectures ULTRA MÉGA légères. Premièrement Ma vie amoureuse de marde, d’Anne-Marie Dupras. Sérieusement, l’humoriste et auteur est tellement réaliste dans ces propos, c’est du bon et j’étais crampée tout le long de ma lecture. Dans un deuxième temps, la BD La Célibataire d’India Desjardins est tellement drôle et réaliste, que toutes vos copines se reconnaîtront. (N-B : Je semble désespéré de l’amour vite comme ça, cependant que je suis nouvellement en couple, mes lectures ayant probablement aidé mon cheminement… lol joke).

❤ Chloé: L’année dernière, justement lors de la journée  Le 12 août, j’achète un livre québécois, je me suis procuré les deux tomes du livre Le Vide écrit par Patrick Senécal. Un drame policier qui nous fait assurément réfléchir quant à l’insouciance de notre génération et la vie moderne dans laquelle nous vivons. Le besoin et le désir de passer à des émissions de téléréalité simplement pour se sentir vivant, important aux yeux des autres. Simplement pour que l’on se fasse soit respecter, soit reconnaître. J’ai adoré ce suspense pour son jugement de notre monde futile à l’ère du 2.0 et les besoins illusoires que notre population continue de croire. Un livre un petit peu harsh, certes, mais totalement passionnant ! Bref, le genre de livre que tu ne peux te lasser de lire, peu importe le moment de la journée !

❤ Véronique: Même si je ne passe pas beaucoup de temps à lire, je suis de celles qui adore ça! Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager mon amour pour une écrivaine en littérature jeunesse. Il s’agit de Dominique Demers. Après des succès tels que Maïna, Ta voix dans la nuit ou la fameuse suite Marie-Tempête, on n’a plus besoin de présenter l’auteur. 😉 Les oeuvres de Dominique Demers ont joué un rôle très important dans ma vie d’adolescente. Mon préféré, Là où la mer commence est une histoire d’amour entre la une belle… et une bête, au Québec, dans les années 1900. Il m’a fait rire, pleurer, réfléchir. À lire, si comme moi, vous êtes une grande romantique.

Voilà qui termine notre liste de livres québécois à lire/acheter le 12 août prochain… et tout le reste de l’année! Et vous, participerez-vous à l’événements? Avez-vous des livres québécois à nous proposer?

Bonne lecture 🙂

Vos Rockalouves
xx

Action à l’américaine

18 Juin

Pour moi, l’été, c’est synonyme de films d’action et de lectures en série. Pour ceux et celles qui chercheraient une série de romans et/ou de films, je vous propose ce mois-ci la série Jason Bourne/Dans la peau, écrite par Robert Ludlum et Eric van Lustbader et portée à l’écran par divers réalisateurs depuis le début des années 2000.

En bref

Jason Bourne serait l’agent secret parfait: il parle couramment plusieurs langues, met K.-O. un adversaire en cinq secondes, sait passer inaperçu en toutes circonstances, ne montre aucune émotion… Or, il a perdu la mémoire. Lorsqu’on fait sa connaissance dans La Mémoire dans la peau, il n’est rien d’autre qu’un amnésique avec pour seul indice de son identité une puce intégrée sous sa peau. C’est là que s’engage une véritable course contre la montre pour comprendre qui il est, et ce qu’il doit faire, avant que ses ennemis le rattrapent. Au fil de la série, Bourne refait sa vie aux États-Unis, mais la tranquillité est toujours de courte durée: inévitablement, le passé revient le hanter, alors que ses vieux ennemis cherchent vengeance.

www.livredepoche.com

Crédi photo : livredepoche.com

Cela pourrait ressembler à n’importe quelle trame de roman d’espionnage. Or, Jason Bourne n’est pas un autre James Bond. S’ils partagent les mêmes initiales, ils n’ont pas grand-chose d’autre en commun. Bourne n’est pas le héros unidimensionnel auquel on s’attend : dans son esprit se côtoient deux personnalités distinctes, héritages d’un passé trouble. D’un côté, David Webb, diplomate, dont l’épouse et les enfants ont été tués par un raid de l’armée américaine. De l’autre, Jason Bourne, agent secret sans scrupules créé de toutes pièces par le gouvernement américain pour les opérations les plus périlleuses qui soient. Les deux personnalités se confrontent sans cesse, et le lecteur assiste, fasciné, aux dialogues intérieurs entre Bourne et Webb, alors que chaque décision peut causer sa mort ou celle d’un autre.

Les films, pour leur part, vont droit au but: Jason Bourne est un agent secret de la CIA, dangereux à souhait, et surtout, incontrôlable. Il fait un merveilleux personnage de film d’action, en effet, mais ça manque de profondeur comparé au roman. Toutefois, les amateurs de poursuites haletantes et de combats musclés ne seront pas déçus: il y en a des tonnes.

Mon verdict: Le roman, 100 fois

Voyez-vous, le problème de cette « adaptation », c’est que ce n’en est pas une. En fait, ça donne plutôt l’impression que le réalisateur a pris le personnage de Bourne -uniquement Bourne- et lui a donné son propre film. Pour le premier volet, ça passe: les divergences roman/film sont trop minces pour qu’on soit franchement outré. Mais pour la suite… Si vous avez lu les romans d’abord, attachez vos tuques, parce que vous allez vous arracher les cheveux. (Expérience vécue.)

Si vous n’avez pas lu la série et que vous voulez regarder un film d’action, par contre, allez-y sans réserve: vous ne serez pas déçu. On casse des gueules, on détruit de la carrosserie, et on fait exploser plein de choses.

Il se peut donc que vous deveniez fan de la série, que ce soit en version cinématographique ou littéraire. Sachez toutefois que les deux sont comme l’été et la pluie: ils se mélangent mal, même si, isolément, ils peuvent être agréables. 😉

Pour le lire

En français

La série Dans la peau, chez Grasset

Premier tome: La Mémoire dans la peau (Ludlum, 1980)

Dernier tome en date: La Traque dans la peau (Lustbader, 2011)

En anglais

La série Bourne chez Grand Central Publishing

Premier tome: The Bourne Identity

Dernier tome en date: The Bourne Ascendancy (Lustbader, 2014)

Pour le voir

The Bourne Supremacy / Jason Bourne: L’Héritage, dernier film en date, en DVD et Blu-Ray (et il y aura un autre film en 2016)

 

Bonne écoute/lecture!

Anne-So

Lectures d’un jour: Barbe bleue

16 Avr

En ce vendredi 17 avril j’ai décidé de partir une espèce de petite chronique qui aura pour titre « Lectures d’un jour » et qui mettra en vedette des livres qui se lisent très rapidement (genre 200 pages et moins…un peu comme Le vieil homme et la mer dont j’ai déjà parlé).

Le soleil revient, le printemps s’installe tranquillement et la neige sur votre balcon assez fondue pour que vous songiez à sortir votre chaise de patio dehors…c’est le temps de sortir votre couverte, un bon roman, vos lunettes fumées et de lire toute la fin de semaine au soleil 🙂 Ainsi donc, petite suggestion lecture rapide: Barbe bleue d’Amélie Nothomb. Bon, je sais, la plupart d’entre nous avons été marqués par son roman Stupeur et tremblement au secondaire, mais si vous n’avez pas réessayé de lire cette talentueuse auteure belge depuis, je vous conseille de retenter le coup avec ma suggestion du mois!

amelienothombRésumé

Saturnine vient d’emménager à Paris, car elle a eu le poste de ses rêves. Elle travaille donc maintenant au centre-ville et habite sur le sofa d’une amie en banlieue…en attendant de trouver mieux. Or, un jour, elle voit une annonce dans le journal expliquant qu’un homme très riche cherche une colocataire pour le modique somme de 500 euros par mois: l’aubaine du siècle. Ce qu’elle apprendra lors de sa première visite des lieux c’est que toutes les colocataires précédentes ont disparues. Un fait très étrange, entendons-nous, surtout que, selon le propriétaires des lieux, « la femme est la colocataires idéale »…

Personnages:

Saturnine: Nouvellement en poste à l’école du Louvre, notre protagoniste est une jeune femme élégante, cultivée qui malgré qu’elle n’ait pas la langue dans sa poche, saura toujours trouver la tournure élégante pour exprimer sa pensée.

Don Elemirio: Aristocrate espagnol de la vieille école. Obsédé par les vieilles choses, l’inquisition et la couleur jaune, il n’est pas sorti de chez lui depuis très…très…très longtemps.

On aime:

– Les nombreux liens avec le conte éponyme qui continue à nous choquer à chaque fois qu’on y fait mention.

– Les conversations entre Saturnine et Don Elemirio. Superbement écrites, elles représentent le fond de la relation entre les deux colocataires: une entente improbable sur fond de rhétorique.

– Le dénouement de l’histoire qui est différent quoique tout aussi glauque que le conte dont le roman est inspiré.

Bonne lecture et vive le printemps!

Camille xxx

Entre faiblesse et grandeur

27 Déc

En ce lendemain de Noël, je me gâte : je vous parle de l’un de mes romans préférés, Ce que le jour doit à la nuit, de Yasmina Khadra (de son vrai nom Mohammed Molessehoul). Un roman déchirant, criant d’humanité, porté à l’écran par le Français Alexandre Arcady.

En bref

Younes est un jeune Arabe dans une Algérie au bord de l’éclatement. Fils d’un agriculteur sans le sou, il part vivre avec son oncle pharmacien, marié à une Française, et prend le nom de Jonas. Toute sa vie, il cherche l’équilibre entre ses origines arabes et son milieu européen, cherchant à forger son identité propre. Alors que la guerre pour l’indépendance éclate, Jonas doit choisir son camp. Entre son peuple qui souffre et son amour pour Émilie, le choix est difficile – voire impossible.

« Un jour, sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la vraie chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l’en consoler. »

Yasmina Khadra

Qui gagne? Le roman

Pourquoi?

Parce que… l’écriture de Khadra est vive, passionnée, fluide. Un vrai bonheur de lecture.

Parce que… l’auteur est un grand humaniste, soulignant les faiblesses et les grandeurs humaines.

Parce que… Jonas est un personnage complexe, plein de doutes, difficile à aimer. Le roman nous le montre attachant malgré tout, comme un petit frère exaspérant dont on souhaite quand même le bonheur.

Le roman gagne haut la main, mais le film est intéressant. L’histoire d’amour entre Jonas et Émilie est bien rendue, et les paysages sont magnifiques. Toutefois, le film échoue à nous rendre Jonas sympathique. Ses motivations restent floues, et on cherche un sens à ce qu’il fait. C’est là une des grandes faiblesses de ce film. Le roman, lui, est à lire absolument.

Pour le lire : publié chez Julliard

Pour le voir : disponible en DVD

Anne-So

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