Tag Archives: Les louves

Fragile

11 Oct

La plupart du temps, je suis satisfaite de mes choix de vie et fière de mes accomplissements. Parfois, je me dis que je pourrais faire un peu plus, un peu mieux, comme tout le monde, quoi. Et puis arrive cette fameuse journée où plus rien ne va. C’est la journée de la flagellation mentale.

Me voilà donc condamnée, pour les prochaines heures, à ruminer, à angoisser, à me questionner et à douter. Un scénario qui m’est tellement familier que je pourrais bien suggérer à un réalisateur de le porter à l’écran. Après Orgueil et préjugés, voici Envie et complexe d’infériorité, un drame sentimental mettant en vedette Jenny Larouche, une jeune femme de 28 ans qui se plait à comparer ses succès avec ceux d’autrui sur la base d’éléments aléatoires et objectivement incomparables… et qui maîtrise parfaitement l’art de se faire mettre en échec par des adversaires imaginaires. Lire la suite

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L’été de mes 30 ans

25 Sep

Je vais être très, mais très honnête. Je repousse toujours l’écriture de ce texte, sans trop savoir pourquoi. J’ai encore envie d’écrire, mais on dirait que je n’ai plus envie de tout raconter. Comme avant. Comme si je ne ressentais plus le besoin. Même si je sais que ça fait toujours du bien.  Ce n’est pas parce que je n’ai pas assez de temps, parce que je pourrais lire un peu moins, ne pas regarder des épisodes de Jérémie (une émission pour adolescents) pendant des heures. Bref, j’ai passé l’été à me questionner sur le sens de la vie à travers Facebook pis tous les autres dans le même genre. Je cherche encore plusieurs réponses pis je continue d’alimenter avec joie mon compte Instagram. De belles contradictions. Vivement mes 30 ans.

Ah oui, parce que c’était ça le sujet. J’ai eu 30 ans et ce fut un été merveilleux. Je vous parle de trois moments parfaits de cette saison presque parfaite.

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À l’amitié ! À Chicago !

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J’ai reçu un SAVE THE DATE plusieurs semaines avant ma fête. C’était un compte Instagram que mes amis avaient créé pour l’événement. C’était déjà bien au-delà de mes attentes. Même si je n’en avais aucune. (Ok, ça c’est plus ou moins vrai).  En fait, mes amis/famille me connaissent tellement. Ils avaient pensé à tout. Et plus que tout. Rallye à St-Jean-Port-Joli, Auberge sur le bord du fleuve, party de tacos, eau à la chlorophylle, gros budget pour la décoration, une vidéo avec des souvenirs, des vœux pis ben des émotions. Je me sens trop choyée. J’y repense  et je ne réalise toujours pas. J’étais tellement sur un nuage avec mes préférées. En passant comme ça, si vous êtes à la recherche d’une maison à louer / chambre dans un gîte / auberge pour un week-end inoubliable avec les amis  Auxberges des Aulnaies fait rêver.

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Avoir 30 ans à St-Roch-des-Aulnaies avec eux

Rire mais Rire

Et il y a eu le départ pour Chicago, le premier voyage avec l’amoureux et la visite de ma grande amie Ariane qui nous accueillait dans son nouveau chez elle avec son mari aux États-Unis. On était dans le métro de la Windy City depuis à peine 15 minutes que je pleurais de rire à en avoir mal au ventre. On va se le dire, ça commençait bien le séjour. Maudit qu’on a eu du fun à se raconter des bons vieux souvenirs. Ceux d’une amitié qui dure depuis 25 ans. C’est ce que je retiens le plus de ce voyage. Les fous rires pis l’énorme cocktail FLYÉ  avec de la boucane du Tiki bar à 65 $ US.  Quand tu reviens au Québec, ça devient l’histoire que tu racontes à tout le monde. Celle du 5 à 7 à 285 $. (Je n’ai pas payé ce soir-là, j’ai un amoureux qui se sentait généreux et surtout festif).

À Chicago, j’ai bu des cocktails incroyables, fait du vélo, du yoga, de la course. On a visité une tour ben haute, fait une croisière d’architecture #sunset style, passé une journée au musée, au zoo, à la plage.  Il faisait chaud, c’était les vacances. Merci aux amis pour l’accueil, vous êtes trop généreux. On va avoir le goût de revenir.

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Millenium Park

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Willis Tower

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Le cocktail à partager du Three Dots and a Dash

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Les amis à la plage

Je fais du vélo

Je me sentais comme un enfant de 5 ans quand le chum voulait que j’essaye son vélo de route en juillet dernier. J’avais peur, mais peur. Il m’a un peu poussée, comme j’ai un peu d’orgueil, j’ai roulé. Cinq minutes plus tard, j’étais en amour. J’y pensais depuis quelques années, mais j’ai acheté mon premier vélo de route pour  #létédemes30ans. Pis là, j’ai toujours envie d’en faire, je regarde les vélos de tout le monde et je peux passer des heures sur des sites Internet qui parlent de vélos. Gros, gros coup de cœur pour la gang de Peppermint Cycling Co. Je capote sur les vêtements et la philosophie de cette jeune entreprise québécoise. Et il y a aussi eu ma première sortie de vélo organisée par deux ambassadrices. J’ai déjà hâte à la prochaine.

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Cycloroute de Bellechasse – Crédits S.Allard

 

J’ai 30 ans, je n’ai pas de maison, pas d’enfants, ni de chien encore moins de chat, mais j’ai un amoureux attentionné, des parents toujours présents, des amitiés inestimables, pas un mais deux emplois qui me comblent,  je voyage, je fais du vélo pis je ris le plus souvent possible. Je ne suis pas inquiète pour le reste.

Sarah xx

Ôde à mon métier

21 Sep

Il y a maintenant déjà 9 ans que je suis enseignante au primaire, en première année pour être plus précise. Mon père est un enseignant en éducation physique à la retraite, mon frère est enseignant de mathématiques au secondaire, ma belle-soeur est enseignante en 6ème année à la même école que moi, mon cousin enseigne l’éducation physique et plusieurs de mes meilleurs amis sont enseignants aussi. On peut donc dire que je baigne dans le monde de l’éducation souvent et depuis très longtemps.

Ça fait en sorte que j’oublie parfois que c’est un monde assez mystérieux pour plusieurs. Notre souvenir de ce qu’était l’école lorsque nous étions élève et la réalité de ce que c’est d’y travailler comme adulte est bien différente. En l’honneur de la rentrée, jai eu envie de démystifier mon métier en vous parlant des raisons pour lesquelles je l’aime.

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L’horaire

“On sait bien, les profs, vous avez 2 mois de vacances payées l’été!” On l’entend souvent celle-là! Malgré le fait que ce ne sont pas des vacances payées (On nous retire une partie de chacune de nos paies pendant l’année scolaire afin de financer notre été) et que ce sont 7 semaines et non 2 mois, c’est vrai qu’on a un bel horaire. Un horaire idéal quand on a une famille. C’est sûr, on travaille tous beaucoup plus que les heures qui nous sont allouées mais nous avons les mêmes congés que nos enfants. On peut les voir les fins de semaine, dans le temps des fêtes, l’été… La plupart du temps, je suis là pour le souper et je n’ai pas à me lever lorsque c’est encore la nuit.

Quand je suis débordée, stressée et découragée de la charge mentale qui vient avec mon travail et que je fantasme sur toutes les autres carrières qui auraient pu m’intéresser, je finis toujours par me dire que je n’aurais jamais un horaire aussi parfait pour ma famille.

La “non-routine”

Sérieusement… Comment vous expliquer à quel point chaque journée est une surprise? Bien sûr, les activités que je fais avec les élèves se répètent et se ressemblent. Oui, chaque journée est basée sur le même horaire de cinq périodes et je travaille dans la même classe avec les mêmes enfants à tous les jours. Mais, chaque journée est unique.

Je ne sais jamais quelle sera l’humeur de l’un ou de l’autre ce matin-là. Peut-être qu’Élizabeth se chicanera avec sa meilleure amie pendant la récréation ou qu’Anthony a perdu son chat hier. Peut-être aussi que Louis est vraiment heureux dans sa nouvelle famille qu’il se sent vraiment d’attaque aujourd’hui.

Je ne sais jamais totalement comment mes élèves réagiront quand je leur lirai une nouvelle histoire ou lorsque je leur expliquerai les prochains ateliers. Il y aura toujours des questions et, surtout, des commentaires pour me surprendre!

Je ne sais jamais qui m’apprendra des trucs que je ne connais pas sur les dinosaures, la chasse ou les jeux vidéos.

Je ne sais jamais combien de crayons, de gommes à effacer, de ciseaux, de casquettes ou même de souliers (!) seront égarés à chaque jour.

Je ne sais jamais si la photocopieuse, mon portable, la connexion internet ou les hauts-parleurs fonctionneront comme ils se doivent cette journée-là…

Bref, lorsqu’on travaille dans une école avec des petits humains, chaque journée apporte son lot de découvertes et d’étonnement.

Mon équipe

Je ne sais pas si c’est comme ça partout car je n’ai pas travaillé dans beaucoup d’écoles, mais mon équipe de travail est sans aucun doute l’une des mes plus grandes motivations. Je suis entourée de gens qui sont tous, à leur façon, passionnés et inspirants. Nous travaillons ensemble afin d’offrir le plus possible aux enfants qui fréquentent notre école. C’est vraiment beau de voir l’énergie que tous et chacun met afin d’atteindre notre but commun, la réussite et le bien-être des élèves. Les formations, les réunions, les discussions sans fin dans le cadre de porte, les heures supplémentaires bénévoles, les larmes versées, les tapes dans le dos et les comités pédagogiques n’en sont que quelques exemples.

Je pense vraiment que je fais partie d’une équipe exceptionnelle remplie de gens engagés et malgré la distance considérable qui sépare mon école et ma maison, jamais je n’envisage de changer de milieu. Il est non seulement plaisant d’y travailler, mais mes collègues sont aussi des gens avec qui il est agréable d’échanger, de plaisanter et de discuter dans un contexte personnel. En plus, j’ai la chance d’avoir, parmi tous ces collègues, de vraies amies avec qui partager mon quotidien.

Les enfants

Ah! Les enfants! C’est mon dernier point, mais il est de loin le plus important! Accueillir 19 (ou 20, 21, 22…) petites frimousses à chaque matin est définitivement ce qui rend mon travail aussi précieux. Leurs petites mains dans la mienne à la récréation, le sourire sur leur visage lorsqu’ils me racontent leur fin de semaine, les “Madame Émilie, je t’aime!” spontanés et leurs rires en cascade lorsque je fais le clown sont tous des petits bijoux qui parsèment mes journées. Mais, le plus inestimable dans tout ça, c’est de voir leur progression tout au long de l’année. Ils arrivent dans ma classe au mois de septembre, fraîchement sortis de la maternelle et lorsqu’ils me quittent en juin, ils savent lire et écrire. C’est tellement fantastique!

Entre les deux, nous aurons travaillé fort, nous nous serons amusés et surtout, nous aurons tissé des liens très forts. Mes élèves, je les aime d’amour. Même les élèves qui ne sont plus dans ma classe depuis plusieurs années sont encore “les miens” dans mon coeur. Je suis toujours heureuse lorsque je croise “mes anciens” et lorsque de leur côté ils éprouvent le même bonheur, je me dis qu’il n’y a rien de plus gratifiant.

Émilie

Billet commun d’août: Nos pires souvenirs de vacances

4 Août

Le soleil, la plage, la famille, les amis… Les vacances, c’est le fun! …. ou pas. Parce que des fois, nos escapades de rêve se transforment en cauchemars, parce que des fois les saveurs sucrées des crèmes glacées tournent au vinaigre, on partage avec vous nos pires souvenirs de vacances.

 

Anne-Sophie ❤

 

J’avais 10 ans, c’était la première fois que j’allais à Montréal avec mes parents et mon frère. Ce jour-là, on mangeait dans une cabane à patates (quel bonheur!). Alors, j’arrive pour commander mon hot-dog, ultra gênée, et la dame me dit “Steamé ou toasté?”. Je reste là sans répondre, désemparée, paniquée: je n’ai rien compris, parce que chez nous, on dit hot-dog “rôti” ou “vapeur”. Déboussolée, je me tourne vers mon père ou ma mère, et finalement, il/elle a répondu à ma place. Je suis restée traumatisée de cette expérience -qui explique peut-être pourquoi je déteste tellement commander au restaurant.

 

Jenny 

 

J’avais 12 ans lorsque mon père s’est remarié. Cet été-là, sa femme et lui ont pris la décision quelque peu discutable de nous amener, ma demi-sœur et moi, en voyage de noces. Le trajet jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine avait commencé dans la bonne humeur… jusqu’à ce qu’on se perde en chemin. Mon père avait alors exigé que tout le monde se taise jusqu’à ce qu’on arrive à destination. Au bout de quelques heures dont presque chaque minute a été ponctuée de sacres et de jurons, j’ai osé demander, à mi-voix et du bout des lèvres, si nous étions presque arrivés. Je me souviens encore avoir vu le visage de mon père virer au mauve. J’ai souvent été témoin de ses explosions de colère, mais celle-là surpassait tout ce que j’avais pu voir jusqu’à présent. Nous avons finalement passé les jours suivants enfermés dans nos chambres d’hôtel respectives, moroses et maussades, avec une seule envie : rentrer à la maison et oublier ce voyage maudit. La prochaine fois, P’pa, appelle une gardienne, ok?

 

Laura 

 

J’avais 11 ans. C’était notre premier été à Québec. Je n’avais pas vraiment d’amis. Mes parents avaient juste deux semaines de vacances alors qu’est-ce qu’on fait avec Laura pour le reste de l’été? On appelle une petite gardienne! Ben la petite gardienne, elle avait 3-4 ans de plus que moi. La petite gardienne aurait préféré garder un bébé qui ne fait que siester. La petite gardienne écoutait Vrak.Tv toute la journée. La petite gardienne, elle savait faire des sandwichs au jambon. La petite gardienne avait un petit chum. Son petit chum est venu une fois chez nous. Il a demandé comment ça coûtait une maison comme ça. Il a demandé s’il y avait un système d’alarme. Il a demandé à sa petite blonde, petite gardienne, si elle avait une clé. Après avoir raconté ça tout bonnement à mes parents, la petite gardienne n’est jamais revenue, puis je suis allée dans un camp de jour.

 

Crédit : Giphy

 

Laurie
Honnêtement, j’ai dû me creuser beaucoup les méninges pour trouver quelque chose! Ce n’est pas que ma vie est toujours rose, mais plutôt que j’ai une mémoire sélective… on dirait bien! Par contre, je me rappelle très bien de l’été de mes 15 ans. La première où j’ai travaillé, parce JE voulais mon indépendance et ma vie d’adulte. J’avais trouvé un emploi comme commis à la boulangerie dans le IGA de la ville. Passage obligé ou presque pour toute bonne adolescente. Ma soeur y avait été caissière et avait rencontré son chum, c’était parfait pour moi aussi! Alors que mes amis ont profité d’un été de providence, à être des adolescents qui flânent entre amis à la piscine, mangent des pops et dorment beaucoup, moi je partais travailler à vélo pour rouler des pains, dès 7h du matin. Pas suuuuper. Et l’an d’après, j’avais mon emploi au camp, où là j’ai eu un véritable coup de coeur. 😉

 

Marianne 
En général, ça va plutôt bien les vacances. Mais au fond de ma mémoire, j’ai un souvenir mi-douloureux qui persiste, un voyage à New York avec ma sœur, ma mère et mon amie Magali qui s’est terminé en boudage généralisé qui a duré plusieurs semaines. En réalité, celle qui a dû passer un mauvais séjour, ce devait être Magali, qui était spectatrice de la synergie malsaine entre ma mère, ma sœur et moi entassées dans une toute petite chambre d’hôtel, épuisées et s’obstinant sur absolument TOUS les détails du voyage. Une chicane mère et fille dans une boutique chic du SoHo qui s’est finie en larmes, une bataille de thermostat dans la chambre parce qu’une avait trop chaud, l’autre avait trop froid, des reproches, des critiques sur les choix et j’en passe. Ajoutez à cela une nuit blanche dans l’autobus pour commencer le voyage, une température de décembre qui vous transperçait le corps et ma mère qui s’offusquait chaque fois qu’un Américain la «traitait» de French Canadian (à quoi elle répondait: «No, no sir I’m Quebecor!») Je pense qu’au final, ce que j’ai le moins aimé du voyage, c’est que j’ai réalisé que c’était peut-être moi qui n’étais pas si facile à vivre que ça, bref, une belle grosse leçon d’humilité et une très grande réticence à repartir en voyage avec ma soeur et ma mère hahaha! Aujourd’hui, heureusement on est capables d’en rire mais j’avoue que ça nous a pris un certain temps!

 

Crédit : Giphy

 

Pascale
Mon pire souvenir de vacances est en fait un court moment d’un merveilleux séjour en Gaspésie. Je devais avoir 12 ans, et comme tout père de famille qui se respecte, mon père nous a amenés, ma mère, ma plus jeune sœur et moi, vivre une vraie expérience gaspésienne, une balade sur un tout petit bateau. Nous devions être 10 personnes tout au plus. L’objectif était de nous faire découvrir les beautés de cette péninsule sous un autre angle. Le fleuve était agité et les semblants de rambardes touchaient de temps à autre le dessus de l’eau. Pour dire que j’avais du mal à trouver ma stabilité. Après quelque temps dans ce manège improvisé, j’ai commencé à avoir le mal de mer… Eh oui, j’ai laissé ma trace (lire quelques traces !). Le pire, c’est qu’en vomissant, j’ai complètement gâché mes beaux souliers de course Fila que je venais tout juste d’avoir. J’avais passé des semaines à convaincre ma mère de me les acheter. Un lavage à l’eau de javel, ça ne pardonne pas sur le marine. J’ai dû traîner l’empreinte de ce moment pendant toute l’année scolaire suivante… Tsé, Fila c’était bien IN dans le temps, mais ça coûtait aussi bien cher. Gaspésie, un jour je te retrouverai, mais avec de vieux souliers.

 

Émilie 

 

Je me rends compte que je suis très choyée car j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver mon pire souvenir de vacances. Toutefois, à force d’y réfléchir, une soirée bien précise m’est revenue en mémoire. Ma mère, mon frère et moi étions allés rejoindre ma tante, mon oncle et mes cousins en camping à Ogunquit. Je devais avoir environ 5 ans et mon frère 9 ans. Mes parents étaient divorcés depuis peu et ma mère avait un peu la mèche courte. (C’est compréhensible!) Je me souviens d’une soirée où elle nous avait chicanés plutôt fort mon frère et moi. Ma tante avait décidé d’intervenir car elle trouvait que c’était injustifié. Ma mère n’ayant pas apprécié, s’ensuivit une grosse engueulade en plein air entre les deux soeurs. Il va sans dire que le moral des troupes était assez bas. La même nuit, je me réveille en sursaut car la tente nous est tombée dessus. Nous devons tous sortir de là. Il pleut beaucoup et il fait noir. Ma mère demande à mon frère de monter sur une chaise pour tenir les poteaux de la tente pendant qu’elle s’organise pour la remonter. C’est à ce moment, alors qu’il s’exécute, qu’une moufette décide de se joindre à notre party. Quelques secondes de silence et d’immobilité ont suffi pour la dissuader, mais nous avons eu toute une frousse ! Plusieurs minutes plus tard, nous retrouvions notre abri et nos sacs de couchages mouillés pour sombrer dans le sommeil et mettre fin (enfin!) à cette terrible soirée.

 

Et vous, avez-vous de mauvais souvenirs de vacances? Pas cet été, on vous le souhaite! 

La meute

Louis Riel, le porteur d’hommes

31 Juil

La production principale du Festival de l’Opéra de Québec qui a lieu du 24 juillet au 5 août est l’Opéra Louis Riel, une occasion rare d’assister à un opéra canadien. Composé en 1967 par Harry Somers pour le centenaire de la Confédération, le voilà repris aujourd’hui  pour le 150e. Sur la scène du Grand Théâtre de Québec, on retrouve plus d’une centaine d’artistes mettant tout en oeuvre pour dresser une fresque historique canadienne unique!

 

Un peu d’histoire

Loin d’être à l’eau de rose, l’Opéra Louis Riel révèle une partie de l’histoire du controversé leader métis et l’épopée de la conquête de l’Ouest canadien. Avant de vous asseoir confortablement dans l’un des sièges de la Salle Louis-Fréchette et de vous laisser conquérir pendant 2h30, je vous conseille fortement de vous informer un peu sur ce personnage moustachu. Question de savoir à qui vous aurez affaire! Justement voici quelques faits, qui seront d’ailleurs surement relatés par l’anthropologue Serge Bouchard avant les représentations:

  • Louis «David» Riel est né en 1844 et décédé en 1885 pendu pour trahison;
  • Il est le chef du peuple métis dans les Prairies canadiennes et le fondateur de la province du Manitoba;
  • Il dirigea une première révolte, celle de la rébellion de la Rivière Rouge en 1869 et 1870, à la suite de laquelle il réussit à négocier l’entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne;
  • Exilé aux États-Unis à la suite de ce premier mouvement, c’est là qu’il commence à souffrir de troubles mentaux le menant à se convaincre qu’il est prophète du peuple métis et fondateur d’une nouvelle chrétienté. Après une violente crise, il est amené à Montréal chez un oncle qui prendra soin de lui, mais qui finira par le faire interner. Louis Riel fera un séjour à l’hôpital psychiatrique de Beauport à Québec sous le nom de Louis Larochelle.
  • La deuxième résistance, connue sous le nom de rébellion du Nord-Ouest, à laquelle prend part notre protagoniste, a lieu en 1884 sur le territoire de l’actuelle Saskatchewan et se conclut tristement par l’arrestation, le procès et enfin la pendaison de Riel.
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Crédit photo: Lise Breton


L’Opéra Louis Riel a beau avoir été créé il y a cinquante ans, il est toujours actuel. Sans aucun doute perçu d’abord comme une illustration (de plus) sur le conflit anglo-franco, il est, 50 ans plus tard, porteur d’une réflexion beaucoup plus profonde: Chercher, forger et assumer son identité dans un contexte de société en révolution constante.

Chercher

Riel cherchait à comprendre les raisons du conflit pour lequel il se dévoua. Il était à l’écoute et au service de ceux qu’il défendait tout en continuant de questionner la cause. Puis Riel se cherchait. Il a dû s’exiler pour se trouver. Et il s’est perdu.

Forger

D’un bout à l’autre du pays, Riel a fait résonner sa voix et celle du peuple métis. Il n’a pas seulement été la voix, il a été la tête, les bras, les mains empreintes de sang. Il a été au devant pour faire entendre raison à ceux qui gagnaient le plus de voix. Il s’est battu contre les hommes à cravate, contre les hommes en robe, contre les hommes, contre les démons, contre lui-même. Et il a perdu.

Assumer

Riel s’est donné tout entier à sa mission. Il avait une foi inébranlable, c’est ce qui lui a donné la force de croire en son rôle de sauveur et de porter une nation tout entière sur ses épaules. Il a assumé son devoir, il en a fait sa prophétie, et ce, jusqu’à la fin de sa vie. Et il l’a perdue.

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Crédit photo: Lise Breton

Se perdre quand tout semble clair. Quand ta destinée est dessinée. Dans sa grande force humanitaire, c’est l’homme qui s’est égaré. Égaré dans plus grand que lui, plus haut et plus fort. Même si l’homme s’est perdu, le nom est resté. Notre peuple a besoin de grands noms, de grands hommes comme Louis Riel, car des fois, ce peuple a besoin d’être porté pour trouver son identité.

Voyez l’Opéra Louis Riel les 1er et 3 août pendant le Festival d’Opéra de Québec à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

Laura

Billet commun juillet: Nos plaisirs coupables d’été

2 Juil

L’été, ce n’est pas seulement les journées chaudes, les randonnées, la crème glacée… C’est aussi plein de petites choses qu’on savoure en secret, des plaisirs coupables dont on ne parle jamais. Pour casser ce tabou et profiter de l’été au max, les louves vous dévoilent leur plaisir coupable estival.

Laura

L’été, on prend souvent la route, les fenêtres baissées, le vent dans le cheveux. On prend des petites routes, des chemins de gravelle, des rues de banlieue pleines de maisons. À ces maisons sont souvent greffés des garages et qui dit garage dit…VENTE DE GARAGE! Mon plaisir, c’est de fouiner chez Monsieur-Madame Tout-le-monde. De trouver des objets laids, inutiles, plus vieux que la guerre qui sentent la boule à mite. D’imaginer leur place dans une maison. De jaser du beau temps avec la madame assise sur sa chaise pliante et qui attend juste de te vendre ses guenilles faites au crochet. D’arrêter dans les marchés aux puces de village, passer d’une table à l’autre et revenir avec une paire de pantoufles, un roman de Marie Laberge puis tiens, des bottes de ski!

Laurie

Bien que généralement, je ne me sens pas coupable de grand chose (de la crème glacée 3 fois par semaine, oui madame!), l’été c’est rempli de petits plaisirs coupables qui reviendront seulement dans 8-9 mois, alors vaut mieux en profiter. Je suis coupable de rêver toute la journée, au travail, d’être couchée sur le bord d’une piscine, en maillot. Coupable de toujours penser à ma prochaine «ride» de vélo, au prochain week-end en camping, au prochain souper dehors, entre amis. Coupable de toujours avoir hâte à quelque chose, l’été! C’est tellement une belle saison, où il fait chaud et fait bon vivre. Où tout est plus sympathique, plus souriant, plus simple. Où les robes sont légères, les pensées plus relax, les humeurs faciles. Je suis coupable seulement de surcharger mes étés de trop de choses, trop de fun!

Source : Giphy

Anne-Sophie

L’été, je ne me sens pas coupable de grand-chose. Sauf… d’aimer les vieilles chansons quétaines qui passent les jours de beau temps, en fin d’après-midi, vers 15-16h. Vous savez, genre, Brian Adams, et Phil Collins, et ces vieilles affaires-là? Ça me rappelle les vacances d’enfance, quand on passait nos journées dehors avec la radio en toile de fond. À l’époque, j’aimais bien ces chansons, et aujourd’hui encore, je les écoute avec un plaisir mêlé de nostalgie… et de culpabilité!

Crédit : Giphy

Jenny

Plaisir coupable. Que voilà un bel oxymore. Je voudrais bien parler des décadents cornets enrobés de Chocolats Favoris, mais le fait est que j’en mange à longueur d’année sans jamais ressentir la moindre culpabilité. Ben quoi? Pas pour rien que je m’entraîne trois fois par semaine, après tout. Nah, moi, ce que j’aime de l’été, c’est les orages. Quand le ciel se déchaîne, j’aime aller m’asseoir sur le balcon et humer l’air chargé d’électricité. Ça a quelque chose de grisant, de fascinant et de terrifiant tout à la fois. Quand la nature se rebelle et dit fuck toute, j’ai l’impression qu’elle m’invite à en faire autant. Une fois l’orage passé, je me sens légère, apaisée. Comme si les émotions que je garde en-dedans avaient été, elles aussi, balayées par la pluie et emportées par le vent.

Marianne

L’été, j’écoute du country, le son dans le piton! Je trouve que cette musique s’agence parfaitement avec le chaleur, les maringouins, une bonne bière froide et une paire de shorts en jeans! Dans une autre vie, j’aurais vraiment aimé vivre dans l’Ouest canadien, me lever le matin en enfilant mes bottes de cowboy pour ensuite embarquer dans le gros pick-up de mon chum. Je ne sais pas, ce doit être mon côté conservateur (pas politiquement parlant, on s’entend) qui fait que je suis attirée par cette culture qui semble avoir arrêté d’évoluer depuis 1978!

Mariève

La température est souvent tenue responsable de la réussite ou non d’un été. Le soleil est motivant, la chaleur plus que la bienvenue et pourtant, mon plaisir coupable de l’été, ce sont les journées pluvieuses! Évidemment, un plaisir est toujours meilleur lorsqu’il est rare! J’aime ces journées où, après plusieurs jours de beaux temps, la pluie tombe doucement, comme pour mettre un frein à ce besoin de « profiter » le plus possible des beaux jours. J’aime l’odeur de cette pluie sous laquelle on peut parfois se permettre de marcher lentement, juste parce que le temps de ces journées est différent de l’effervescence des jours sous le règne de Galarneau, juste parce que la pluie, c’est beau aussi… Coupable d’aimer la pluie, seulement lorsqu’elle est éphémère!

Marie-Andrée

Plaisir coupable, je dois dire que j’ai bien de la difficulté à trouver quel est mon plaisir coupable estival. Cette saison est tellement courte pourquoi se sentir coupable?! J’ai plutôt une confession coupable à faire, contrairement à 90% de la population mondiale, je ne capote pas tellement sur le BBQ. J’aime bien ça. Je trouve ça plaisant de cuisiner dehors et tout, mais je ne suis vraiment pas du genre à garder mon BBQ en fonction jusqu’à la première neige. D’aussi loin que je me souvienne ça ne m’a jamais transcendé. Je me souviens des étés au chalet où l’on mangeait du BBQ chaque jour que la température le permettait. J’avais toujours hâte au retour à la normale et de retrouver la bonne vieille cuisine traditionnelle sur le poêle. Peut-être parce que je ne suis pas une grande fans de viande grillée… Bref, j’aime bien ça, mais si mon chum veut me faire plaisir durant la belle saison il est mieux de m’amener manger une crème glacée que de me faire un souper sur le BBQ.

Lauréanne

Lorsque les nuits sont suffisamment confortables pour que mes plants de fines herbes tiennent le coup à l’extérieur, c’est à ce moment que mon plaisir coupable de l’été commence! Je me sens festive quand je sirote un mojito maison sur mon mini balcon durant les Golden hours, quand mon copain et moi on se bourre la face de salade mexicaine avec ma coriandre, quand mon basilic et les fraises de saison s’unissent pour donner un dessert des plus rafraîchissant à offrir lors d’une visite… j’ai l’impression que de m’approvisionner à même mes jardinières, ça goûte tellement meilleur! L’été, ça goûte bon!

Et vous, votre plaisir coupable, c’est quoi? Partagez-le avec nous!

Et surtout, passez un bel été!

La meute

« Marée montante »: À la dérive

9 Mar

Marée montante, c’est l’histoire d’un homme qui se noie de chagrin, après que sa fille, toute jeune, soit morte emportée par les flots. C’est une descente hypnotique dans les abysses du deuil, qu’on suit, bouche bée, englouti par les émotions à fleur de peau qui se dégagent de la plume limpide et douce de Charles Quimper.

 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce petit bouquin, sinon à lire quelque chose d’horriblement triste -mais ça ne me faisait pas peur: les histoires tristes, c’est ce que je préfère.

Je ne m’attendais certainement pas au raz-de-marée d’émotions qui m’a submergée.

C’était si violent, si brusque, comme une vague énorme qui m’aurait percutée de plein fouet. Je restais là, avec ce livre d’apparence insignifiante entre les mains, abasourdie, incapable de faire autre chose que tourner les pages, emportée par la plume agile de Quimper, qui peint sur la page des images évocatrices et fortes.

Et puis, il y a la mer.

J’aime la mer. Le son des vagues. La couleur de l’eau qui change avec le ciel. L’odeur salée du vent lorsqu’il survole l’onde.

Mais la mer, ici, est destructrice: c’est par l’eau que la petite Béatrice meurt, échappant à la surveillance de ses parents juste assez longtemps pour se noyer; c’est par l’eau, aussi, que la vie de sa famille s’effondre; par l’eau, encore, que son père, meurtri jusqu’au fond de sa chair, tente d’échapper au drame.

Portrait de deuil, de la folie qu’il entraîne, Marée montante est l’histoire d’un homme qui, s’il ne s’est pas noyé, finira pas se perdre lui aussi. Dans toutes les gouttes d’eau, il cherche sa fille. Parce que si chaque goutte d’eau cherche la mer, l’une d’entre elles finira bien par l’emmener jusqu’à Béatrice, n’est-ce pas?

« Je te cherche dans chaque goutte, je t’espère comme on espère une ondée en pleine canicule, comme on espère un dégel au printemps. » 

Ce sont ces détails qui chavirent: le bocal rempli d’eau que conserve le narrateur, résultat de milliers de gouttes d’eau solitaires amassées pour avoir aperçu dans leurs reflets quelque chose de sa fille disparue; le bruit d’eau qu’il entend en permanence, comme si sa maison elle-même était peu à peu envahie par la marée.

Et au fil des pages, cette obsession de l’eau, cette traîtresse qui lui a volé son enfant, va s’accroissant. Elle est là, la Marée montante: dans l’obsession qui guette le personnage, cette obstination sans bornes, dénuée de sens, à retrouver sa fille. À un moment, on se demande si tout est bien réel ou plutôt le résultat d’un esprit tordu par le deuil.

Pour un premier roman, c’en est tout un: il nous arrache à notre petit confort, nous lance dans l’inconnu, nous secoue comme de vulgaires poupées oubliées dans un tsunami et nous ramène sur la berge, enfin, désorienté mais satisfait.

Longue vie à Charles Quimper et à sa plume poignante.

Et à vous, bonne lecture. 😉

Anne-Sophie

L’étudiante automate

9 Fév

On a beaucoup parlé de santé mentale dans les dernières semaines. De la difficulté (et plus encore, de la nécessité) d’en parler. À mon tour, maintenant. Je parle.

 

Je parle, parce que la santé mentale, ce n’est pas seulement les dépressions, les burn-out et tout le reste: c’est aussi une question d’équilibre, de contrôle de sa vie.

Dans le milieu académique où j’étudie, où je travaille, l’équilibre et le contrôle n’existent pas. On travaille, sans arrêt; on laisse les échéanciers contrôler sa vie; et on semble s’accommoder de cette situation insupportable.

 

Crédit : Buzzfeed

Crédit : Buzzfeed

Dans ce milieu, il est valorisé de travailler 80 heures par semaine. Régulièrement, j’entends des professeurs se vanter qu’ils sont épuisés et dorment dans leur bureau l’après-midi. Qu’ils ont sauté le dîner pour ne pas « perdre le fil » de ce qu’ils faisaient.

Comment diable le fait de sauter un repas ou de dormir en plein milieu de journée peut-il être un objet de fierté? Une raison pour se vanter?

Le milieu universitaire ne pardonne pas. Ne donne aucune chance.

Il faut performer. Tout le temps. À tout prix.

Malgré tous les efforts, toutes les nuits blanches, toutes les fins de semaine sacrifiées et les sorties entre amis manquées, ce n’est jamais suffisant. Jamais assez.

Pour être la parfaite étudiante au doctorat, je devrais être misérable, avoir le teint verdâtre et aucune vie sociale, performer au maximum, produire des articles scientifiques, participer à des colloques qui demandent des heures de préparation, et ce ne serait pas encore suffisant: il faut en plus travailler, idéalement hors de l’université, parce que les emplois académiques sont rares.

Personne ne peut réussir à faire tout ça sans perdre des plumes.

Je n’a pas réussi non plus.

La session dernière, j’ai craqué.

Je pleurais tous les jours. Souvent, plusieurs fois par jour. J’ouvrais mon ordinateur, et parfois, j’avais des nausées si fortes que je devais m’y reprendre à deux fois pour commencer à travailler.

J’étais malheureuse.

Et quand j’en parle avec mes amies au doctorat, ça semble normal d’être malheureuses, d’être misérables parce qu’on travaille trop fort.

Dans nos universités, il est normal de mettre sa santé mentale en péril simplement pour obtenir un diplôme.

Dans la vraie vie, ce n’est pas normal.

Je vais le répéter: ce n’est pas normal.

Ce n’est pas normal qu’on se brûle le corps, qu’on se brise l’esprit à faire un doctorat ou une maîtrise.

Ce n’est pas normal qu’un étudiant-chercheur sur cinq présente des symptômes dépressifs. On nous dit que les ressources existent, et oui, elles sont là: les services de psychologie sont fournis et accessibles.

Mais comment savoir qu’il faut aller voir un psychologue si on pense que c’est normal? Si on pense que tout le monde travaille plus que soi, et qu’on devrait se ressaisir pour travailler autant que les autres?

Tout ça à cause du foutu modèle de l’étudiant parfait, que j’appelle l’étudiant automate, qui travaille sept jours sur sept, beaucoup trop d’heures par jour, sans se fatiguer.

Ça n’existe pas. C’est impossible.

Ce n’est qu’un modèle. Nocif et destructeur, qu’il faut démanteler.

Lentement, c’est ce que j’essaie de faire.

À moi toute seule, je ne ferai peut-être pas une grande différence, mais j’essaie tout de même d’aider mes amies à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi -j’ai fait un peu de la route avant elles, je connais le chemin.

Ne plus voir la lumière au bout du tunnel, c’est une chose. Savoir qu’on n’est pas tout seul dans le tunnel, c’en est une autre.

Ça peut tout changer.

Anne-Sophie

Billet commun Février : Romantisme ou pas?

1 Fév

 Aaahh, février! Le mois de l’amour? Nous avons voulu donner notre point de vue sur le romantisme. Finalement… nous sommes toutes différentes, avec de multiples façons de voir la chose! Dans tous les cas, c’est l’amour le plus important. ❤

 

Source : Giphy

Source : Giphy

❤ LAURIE
Je suis tellement romantique. Bien que je condamne souvent la quétainerie, j’adore tout ce qui est galanterie et petites attentions bien placées. Des petits mots dans la boîte à lunch à la sortie romantique sous la neige de décembre, tout est sujet au romantisme pour moi. La musique de gentlemen et de grandes dames des années 20 est celle qui me réjouit le plus et qui me donne envie de danser des valses infinies. C’est d’ailleurs en bobettes le matin, quand une bonne chanson passe, que j’aime danser, simplement, avec mon amoureux. Du romantisme pas compliqué, c’est mon genre! Ce n’est donc pas un hasard que j’aie tellement adoré le film La La Land, c’est le summum du film romantique vintage d’Hollywood, un genre que j’affectionne particulièrement. 😉
Romantique assumée, j’en suis! J’ai un plaisir IMMENSE à organiser toutes sortes de petites attentions à chaque occasion qui se présente! Je crois sincèrement que c’est une superbe façon de garder la flamme allumée et d’étouffer la routine qui gruge trop souvent la passion. Je suis une amoureuse des vieilles traditions romanesques où l’on déclarait son amour en plusieurs vers et où l’on vivait chacun de ses sentiments emplis de mélancolie à l’exposant 1000. Disons que j’aurais probablement très bien vécu au XIXe siècle.
Les termes romantique et quétaine sont difficiles pour moi à dissocier. Les moments de qualité avec mon homme sont vitaux pour notre couple, c’est cependant le temps qui importe, pas le contenant, les fleurs, les chandelles et le rouge amour. L’attention et le temps partagé avec l’autre valent beaucoup plus à mes yeux qu’un poème tendre ou une averse de pétales de rose…Investir du temps dans l’action et dans le moment présent plutôt que dans l’anticipation d’un instant qu’on voudrait magique, ce n’est jamais décevant! Romantique ou pas, l’essentiel c’est l’amour.
Source : Giphy

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Moi + romantisme = ZÉRO (ou l’infini négatif, au choix). Je déteste la Saint-Valentin, les boîtes de chocolat, les soirées aux chandelles, les émotions et tout le tralala. Je suis horriblement cynique, alors les mariages, les promesses, les “Je t’aimerai toujours”, c’est vraiment pas mon style. Parfois, je me dis que je suis tellement cynique qu’au fond, je dois être une espèce de “romantique exalté[e] un peu [folle]”, comme le disait Zoe Kazan à Daniel Radcliffe dans The F Word -une des seules comédies romantiques que je réussis à apprécier.
Je dirais que je suis romantique, mais que j’ai horreur des clichés et autres quétaineries qu’on y associe. Me faire offrir un ours en peluche pendant que je me fais déclamer des vers risque de provoquer chez moi un fou rire sincère quoique incontrôlable. Mais d’un autre côté, une sortie surprise au resto, se mettre sur son 31 et se promener tranquillement dans la nuit, ça, c’est bien! Je pense qu’en termes de romantisme, il faut connaître son public. Les grandes démonstrations ornées de fleurs et de quatuors à cordes, je ne pense pas que c’est ça le romantisme. Une pensée ou un geste sincère qui touche personnellement la personne avec qui on est, même si c’est trois fois rien, c’est ça, être romantique, selon moi.
Source : Giphy

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JENNY
Je me qualifierais de romantique modérée. Les démonstrations affectives me mettent souvent mal à l’aise, les films à l’eau de rose me font rouler des yeux et si tu me lis un poème cute, ça se pourrait que je me mette à rire. Par contre, je ne suis pas insensible aux petits mots qui en disent long. Ceux qu’on prononce à mi-voix, tête baissée, en bafouillant un peu. Une jolie parole bien sentie, un petit geste maladroit mais affectueux, ça vaut tous les bouquets de fleurs du monde à mes yeux.
À chacun sa romance! Je ne suis pas du genre à faire de grandes déclarations à grands coups de vers et d’alexandrins, mais les petites attentions, c’est ma tasse de thé… J’aime voir se dessiner un sourire sur ses lèvres au moment où il s’en attend le moins. Passer une soirée collés, en pyjama avec une chaudronnée de Kraft Dinner et saucisses, c’est ça notre tête-à-tête préf’! Être juste bien ensemble, sans flafla, on n’a rien besoin de plus. MAIS… un coucher de soleil sur le bord du fleuve, avec un piquenique et notre playlist qui joue doucement en arrière-plan… inutile de dire que ça fait passer un  »Je t’aime  » à un niveau supérieur. Je me définirais comme une romantique à temps partiel.
LAURA
Ne pas se prendre pour acquis, c’est la devise de notre couple! Continuer de se surprendre, de s’impressionner, de se trouver beaux pis bons, c’est ce qu’on essaie de faire au quotidien pis je pense que ça marche. Maintenant qu’on est trois, il faut se donner la chance aussi d’être deux. Maintenant, les petits gestes et les mots doux valent plus que tout! Se regarder les yeux dans’ brume, manger de la fondue avec une bonne bouteille, se respirer dans le cou, s’acheter des surprises à 10 piastres, s’embrasser longtemps longtemps pis s’aimer aux chandelles. Pour moi, c’est ça maintenant le romantisme.
Bon mois de l’amour les louveteaux, peu importe votre définition!
Les louves 

Prendre le temps du temps des fêtes pour donner du temps.

25 Déc

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Au début je voulais sincèrement écrire un papier humoristique sur le dernier sprint d’achats de cadeaux. Je voulais écrire une liste de 30 choses à offrir en bas de 5 piastres.

Je voulais écrire ça de façon niaiseuse, par exemple : numéro 3 : donner un bâton de marche naturel à ton hôte que tu auras préalablement volé à un écureuil frustré et dont tu auras joliment enjolivé le manche à l’aide de plasters récupérés, ou bedon numéro 7 : une statuette religieuse de toi en train de cueillir des champignons sauvages en gommes ballounes mâchées.

Je devais avoir au moins 50% de mon texte cogité dans ma tête; les idées toutes les plus niaiseuses et croches possibles les unes que les autres. Mon imagination n’avait aucune limite, à la limite du j’avais l’air folle de rire de mes propres blagues très, trop noires. Et puis j’ai vu le message d’une amie sur Facebook qui demandait de l’aide pendant le temps des fêtes pour venir enjoliver ce moment, qui est censé être festif, dans un centre pour personnes âgées. C’était un message lourd de sens, c’était un message qui nous fait reprendre contact avec certaines situations dont on fait souvent fit, c’était un message presque à l’aide qui m’a semblé beau et m’a touché directement. Comme si j’avais pu être à 4000 km d’ici et qu’une perche longue d’amour m’avait transpercée. Puis je lui ai répondu oui, puis j’ai laissé tombé mon texte niaiseux.

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Voici donc une liste de 20 choses à faire pendant le temps festif des fêtes, bonnes pour l’âme (un peu moins cheap que la lignée de livres bouillon de poulet) et avec des répercussions directes sur l’environnement. Rien de triste ou de trop intravertissant. Des fois on à simplement besoin de prendre le temps de prendre le temps, avec nous et puis avec les autres. Et si ça peut en devenir une habitude, un pas à la fois, et bien moi j’aurai fait ma bonne action.

Passez un joyeux temps des fêtes enrichissant.

  1. Prendre une soirée pour faire Opération Nez Rouge et s’assurer du retour intact de personnes ayant un taux d’alcoolémie élevé. Plaisir garanti.
  2. Écrire une lettre de bons vœux et la remettre à une personne de la rue.
  3. Il vous reste des restants de nourriture pour nourrir le Nigéria au complet? Pas de panique, allez le porter à une association caritative qui va la redistribuer par la suite.
  4. Faites le ménage de vos vêtements et allez les porter à l’église du coin.
  5. Prenez plaisir à faire du bénévolat. Peu importe où : pour un festival, pour une œuvre caritative, pour un voisin, une tante, un ami…
  6. Prenez le temps d’écouter vos grands-parents, ils sont des livres et des livres d’histoires remarquables que tu ne vivras probablement jamais parce qu’ils l’ont vécu dans un autre contexte.
  7. Prenez une longue marche et souriez, aux autres et à vous mêmes. Le sourire est extrêmement contagieux et même forcé, il déclenche la sécrétion de la sérotonine dans ton cerveau.
  8. Un p’tit 2$ à une personne de la rue qui peut ben demander une cigarette si ça lui fait plaisir.noel-le-temps-les-rockalouves-03
  9. Prenez le temps de profiter des moments en famille. Laissez le cell dans la sacoche ou le sac à dos et concentrez-vous sur les discussions. Prenez part aux discussions et riez.
  10. Jouez avec des enfants et riez comme eux.
  11. Allez encourager un groupe local et si vous jouez de la musique, participez à un open mic quelque part.
  12. Si vous avez la place dans votre appartement, offrez une nuit ou deux à quelqu’un via un site de voyageurs. En plus d’en apprendre sur un autre environnement, tu agrémentes le voyage d’une autre personne.
  13. Apprenez quelque chose à quelqu’un.
  14. Faites la lecture à un enfant.
  15. Intéressez-vous à la passion de quelqu’un d’autre et essayez, pour un instant, d’en faire la vôtre.
  16. Déneigez l’entrée d’un voisin ou le véhicule d’un ami.
  17. Offrez un café. Simple, mais on sait que le café fait pousser un soleil parmi des nuages.
  18. Réparez quelque chose.
  19. Faites une surprise, peu importe sa valeur. Quelque chose d’inattendu.
  20. Écouter quelqu’un qui en a besoin et de façon active.

 

Joyeuses fêtes ❤

Vanessa

William Fitzsimmons, un must know incontournable !

16 Déc
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Crédit Jim Vondruska Photography | Source williamfitzsimmons.com

William Fitzsimmons, son nom te dit quelque chose? Si je te dis qu’il s’est entre autres fait connaître pour ses participations aux bandes sonores de Grey’s Anatomy, Greek et One Tree Hill, ça t’aide à le replacer? (En passant, team Lucas ou team Nathan?!)

Et si je te fais entendre ceci?

 

 

Si tu ne sais toujours pas de qui je parle, eh bien, crois-moi, ça manque à ta vie ! Magnifique et talentueux auteur-compositeur-interprète américain, originaire de Pittsburgh, William Fitzsimmons a déjà une belle carrière. Depuis 2005, il a fait paraître six albums, deux extended play et deux singles.

Je l’ai connu en 2011 avec son album Gold in the Shadow. C’est justement la chanson Beautiful Girl qui m’a fait vibrer en premier. Je suis immédiatement tombée sous son charme. Depuis, il fait partie de mon quotidien (sans exagérer là!). Je l’aime réellement d’amour!

Son style est un mélange principalement d’indie acoustique, de folk rock et parfois même d’électronique. Ses paroles sont réfléchies, senties et très personnelles. Deux de ses albums, Pittsburgh  et Charleroi sont d’ailleurs dédiés à ses grandes-mères, maintenant décédées, et inspirés par elles.

3Crédit Erin Brown | Source williamfitzsimmons.com

Au tout début du mois, il a donné un concert intime à l’Astral. Ce qui marquait la fin de sa tournée nord-américaine, laquelle comptait seulement deux dates au Canada (Montréal et Toronto). Lorsque j’ai vu qu’il venait à Montréal, à quelques jours de mon anniversaire (best cadeau ever!), sans même le réaliser, je venais de me procurer deux billets! Je ne savais pas avec qui je passerais cette soirée qui promettait d’être tout simplement parfaite, mais je savais que je n’allais absolument pas manquer cette chance.

C’est donc dans une petite salle, aux lumières tamisées et au décor très sobre que la magie a opéré. Il était exactement comme je me l’imaginais, ou même encore mieux! Accompagné d’Abby Gundersen, une brillante violoniste qui lui prêtait également par moment sa voix, ainsi que d’Adam Popick au synthétiseur, il n’y avait sur scène qu’un faisceau de lumière et sa guitare. Douceur et émotion s’entrelaçaient à chacune de ses paroles. J’ai très rarement vu un public aussi attentif et respectueux d’un artiste. C’était tout simplement beau.

Il a livré une performance impeccable en plus d’avoir été généreux à souhait. La fan était définitivement comblée !

En attendant sa prochaine tournée, imbibe-toi de son talent, ça fait du bien au coeur!

Web | williamfitzsimmons.com
Facebook | @williamfitzsimmons

Pascale, louve lifestyle!

Lancement du Club de Vin Chez Lavigne : l’expérience d’un 6e sens

25 Nov

Mardi dernier, j’ai eu le savoureux plaisir de me prêter au jeu des grands connaisseurs pour le lancement du Club de Vin Chez Lavigne, situé dans le quartier Saint-Henri. J’ai pu faire danser mes papilles et ma curiosité sur sept vins tous aussi intéressants les uns que les autres, ainsi que trois entrées salivantes. Je veux vous amener avec moi, le temps de mes mots, pour que vous puissiez vous aussi savourer ce que j’ai touché à l’aide de mes sens.

 

Accueillie telle une grande dame attendue (je mesure 5p8, mais là j’en mesurais au moins 6 et 4), on m’assoit à une table coquette avec d’autres blogueurs venus eux aussi tenter le raisin. Le temps d’attente avant que la soirée commence pour vrai est animé par un jeu de cherche trouve. Évidemment, le principal suspect est un vin, blanc, goûteux, fruité qui ne laisse pas prier le verre de vouloir se faire remplir à nouveau. Une dizaine de minutes passe, voire peut-être une vingtaine (on en oublie le temps lorsque le moment présent enivre), avant que le sommelier invité, Steve Beauséjour de chez Rézin, nous annonce que le vin mystère est un Québécois. Un Qué-bé-cois? Assez pour faire carrément tomber tous les préjugés qui auraient pu se bâtir autour d’une telle annonce.

Steve prend alors la parole. Il nous amène et nous ramène avec lui le temps de nous faire découvrir sa passion. « Qu’est-ce qu’un vin? Un retour en arrière », s’exclame-t-il. On découvre tout le talent et le temps mis dans la création du vin avant que celui-ci active une multitude de sensations en nous. Les gens présents boivent ses paroles en synergie avec le vin devant eux. C’est que le Club de Vin Chez Lavigne vise justement cette interaction intime entre un professionnel passionné et ses clients. Le principe est d’inviter un sommelier différent tous les mois pour permettre un transfert de connaissances passionnant. Simple, mais efficace et surtout accessible à tous.

Avouez, vous vous tortillez, là où vous êtes présentement, dans le métro, chez votre grand-mère, dans un travail d’équipe, votre lit peut-être, pour connaître ce que j’ai pu faire profiter mon corps en entier de. Bam:

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La soirée se dessine autour d’une thématique bien précise: des vins issus d’une agriculture biodynamique. La qualité de leur saveur ne fait aucun doute que chaque cépage a été influencé par sa propre histoire digne des aventures d’Indiana Jones. De la vigne qui se laisse bercer par la brise salée de l’océan à celle qui doit puiser sa source de calcium dans les profondeurs de la terre, tout est souligné par Steve Beauséjour, qui se fait un plaisir, à chaque vin dégusté de sa « carte blanche », de nous raconter ce passé. Une gorgée suffit pour vous transporter là où il veut que vous soyez.

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Et la nourriture! Oui, bon, OK, ce n’est pas un secret pour personne: petite portion, mais avec une tonne de saveurs qui nous fait oublier notre gourmandise qui en voudrait encore plus. Je veux dire, chaque bouchée reflète la sélection minutieuse et l’expertise derrière elle. De toute façon, les projecteurs sont mis sur les vins goûtés et gloire à dieu, c’est bien ça le but du Club! Le fonctionnement est simple, mais efficace et surtout accessible à tous. Un abonnement, une dégustation instructive par mois, des rabais et plein d’autres petites attentions. De quoi rendre les foodies et amoureux des vins de tous les genres bien contents.

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Au fond, mais tout en surface, la soirée fut définitivement appréciée par les personnes présentes. Une soirée chaude dans tous les sens du terme qui nous a fait savourer l’expérience d’un sixième sens : le moment présent.

 

Chez Lavigne
4280 rue Notre-Dame O
Montréal, QC H4C 1R6
http://www.chezlavigne.com

Vanessa

Article commun d’octobre : ta toune mémorable

4 Oct

Ah, la musique. Source de bien-être, de réconfort, d’épanouissement, de compréhension, de beauté. De tout ça en même temps parfois. Ode à ces chansons qui forment la trame sonore de notre vie! Les louves vous parlent de leur toune mémorable.

Gabrielle ❤ 
Je suis une fille ultra émotive alors j’écoute surtout des chansons positives et bien rythmées, parce que le reste me fait souvent monter les larmes aux yeux haha (on garde ça entre nous ok?). Donc, ma chanson de la motivation ultime, que j’écoute quand j’ai besoin d’un petit boost d’énergie est It’s My Life de Bon Jovi. Quand j’ai entendu ce beat-là la première fois, pendant mon adolescence, j’ai senti que ça me parlait. C’est toujours difficile d’expliquer pourquoi une chanson vient nous chercher, mais je l’écoute en ce moment même et je me sens invincible.

Andrée-Anne ❤ 
Quand j’étais jeune, on allait chaque hiver passer quelques semaines en Floride dans le condo de mes grands-parents. Le matin, mes soeurs et moi devions faire nos devoirs puis on avait l’après-midi pour se baigner à la piscine ou profiter de la mer. Chaque fois que nous revenions de la plage, mes parents faisaient jouer All I wanna do de Sheryl Crow alors qu’on se dirigeait vers la crèmerie pour se bourrer la face dans la crème glacée à la gomme balloune. Cette chanson-là, c’est le soleil, les vacances et les bouches barbouillées de sucre. 🙂

Anne-Sophie ❤ 
C’était un automne difficile, mais une journée parfaite avec mon meilleur ami. J’avais acheté un nouvel album, qu’on a écouté dans sa voiture. En silence, on regardait tourbillonner les feuilles, le ciel bleu au-dessus de nos têtes… Et puis, If You Come Home a commencé. On écoutait, attentifs. Et il y a eu ce moment d’allégresse totale où les cuivres ont embarqué, inattendus, exaltants, et on s’est regardés, et on était heureux. C’était un moment parfait. Harmonieux et serein. Depuis, je pense à mon meilleur ami chaque fois, et je me souviens de cet après-midi paisible. Cet après-midi qui me rappelle que, parfois, on trouve l’équilibre dans les petites choses – les chansons, les amis, les journées qui se passent bien.

Laurie ❤ 

Mes proches (et moins proches…) ne seront pas surpris de ma réponse. Ma chanson préférée de tous les temps est Beautiful Day, de U2. C’est bien simple, je l’ai littéralement de tatouée sur le poignet gauche (pour de vrai). Cette chanson résonne en moi, me rappelle des souvenirs bien précis aussi. Comme cette fois, au milieu de nulle part en Italie, dans un vieux bus, la toune qui part à fond. Mais encore mieux : par une magie quelconque, elle joue toujours au bon moment. Quand je suis vraiment frue et en retard, dans le trafic, elle passe à la radio. Quand je passe un mauvais quart d’heure au travail et qu’elle passe tout bonnement dans ma playlist Spotify. Elle est là, quand il faut ❤

 

Lisa Marie ❤ 

J’ai découvert la chanson « Crash Into Me » de Dave Matthews Band dans un show de patinage artistique de Kurt Browning, il y a bien longtemps . J’ai tout de suite adoré la musique et les paroles, en plus de la voix du chanteur que je ne connaissais pas encore. Triste ou joyeuse, elle convient toujours à l’humeur !

Et vous, c’est quoi votre toune mémorable?

Bon mois d’octobre les beaux ❤

Les louves 

Découvrir de nouveaux artistes: mes secrets dévoilés !

16 Déc

J’ai un besoin vital de dénicher de nouveaux talents et je suis plus qu’heureuse lorsque des artistes comme Lana Del Ray ou X Ambassadors parviennent à se frayer un chemin dans l’industrie quelques années après que j’aie apprécié pour la première fois leur musique. Parfois on me demande comment je fais pour découvrir des artistes musicaux bien avant qu’ils gagnent en popularité et qu’ils deviennent l’intérêt du grand public.

Non, je n’ai pas une connexion neurologique avec tous les grands manitous de l’industrie de la musique (bien que j’aimerais!). Voici donc quelques-unes de mes façons pour découvrir de nouveaux talents avant qu’ils ne jouent en boucle dans tous les diffuseurs.

 

  1. Espionnez les réseaux sociaux de vos artistes favoris

Vos idoles ont eux-aussi des idoles et des artistes favoris. L’industrie de la musique est un petit monde qui rassemble les plus grands noms et les artistes émergents. Espionnez les comptes sur les réseaux sociaux de vos artistes favoris ou lisez les entrevues qu’ils accordent où souvent leurs inspirations ou leurs coups de cœur du moment leur sont demandés. Parmi leur playlist vous pourrez faire de belles découvertes musicales! C’est d’ailleurs une mention sur le compte Twitter de Taylor Swift qui m’a permis de connaître James Bay.

  1. Consulter les sites web de maisons de disques

Il est plutôt rare d’avoir le réflexe de naviguer sur les sites web de maisons de disques québécoises ou internationales, mais ça vaut le coup! Ils ont tous une section qui liste les artistes qu’elles produisent, diffusent ou représentent dans laquelle on peut piger de belles trouvailles musicales! C’est ainsi que j’ai découvert Rita Ora qui fut signée par Roc Nation, une maison de production fondée par Jay-Z. Commencez par les maisons de disques associées à vos artistes favoris et ensuite osez découvrir une maison de disques inconnue et les talents qu’elle représente.

  1. Être attentif aux bandes sonores de films, de séries télé ou même de publicités

Rares sont ceux qui demeurent attentifs lors du générique d’un film. Eh bien, moi j’attends impatiemment le moment où les chansons utilisées lors de la projection sont décrites! Particulièrement dans les émissions ou les films moins commerciaux, la musique qui habille les scènes est souvent jouée par des artistes relativement peu connus. De cette façon, il y a quelques années, j’ai découvert l’auteur-compositrice-interprète Gemma Hayes choisie pour la chanson d’ouverture du film (un peu quétaine!) Flicka.

  1. Faire le plein d’artistes lors de galas musicaux

Moment phare où plusieurs grands noms sont réunis, accompagnés des artisans de l’industrie de la musique et… d’artistes émergents! Surprenez-vous à écouter un gala qui porte sur un style musical qui vous est moins familier. Par exemple, vous connaissez peu le country? Les CMA Awards initiés par la Country Music Association vous mettront à jour sur l’industrie de la musique country et les favoris de l’année. Je vous invite à consulter mon article  » La saison des galas musicaux s’annonce » qui vous liste les galas les plus populaires à noter à vos agendas.

  1. Arriver en avance à votre prochain spectacle

Nous vivons dans un monde de dernière minute, courant toujours pour arriver à notre prochain rendez-vous. Lorsque vient le temps d’assister à un spectacle souvent les spectateurs arrivent à la dernière minute pour la prestation de l’artiste principal. Ils sont peu intéressés par la ou les premières parties, car ils n’ont que des yeux pour leur artiste favori. Pourtant il m’est arrivé d’apprécier davantage une première partie que le spectacle principal! Par exemple, si vous êtes de ceux qui ont récemment acheté leur billet pour assister au spectacle de Maroon 5 à Montréal en septembre prochain, je vous invite découvrir (si ce n’est pas déjà fait) la pétillante Tove Lo qui sera leur première partie.

  1. Connaître par cœur la programmation des festivals

Les festivals d’ici ou d’ailleurs sont une occasion en or de faire des découvertes musicales, en plus d’apprécier les prestations d’artistes que vous chérissez déjà. J’ai un amour particulier pour les festivals Osheaga et Coachella. La saison des festivals est terminée? Consultez les sites web pour relever des trouvailles musicales au sein des éditions passées. N’oubliez pas certains concours musicaux qui prennent la forme de festival. Je pense notamment au festival de la Chanson de Granby qui a révélé plus d’un talent de la francophonie!

  1. Se perdre dans YouTube et ses recommandations

Lorsque vous consulter un vidéoclip, YouTube vous suggère dans la colonne de droite des recommandations d’autres vidéos associés au contenu que vous visionnez, je vous invite à cliquer sur les vidéoclips OFFICIELS d’artistes qui vous sont complètement inconnus. Ainsi, de vidéoclip en vidéoclip, d’artiste en artiste, vous tomberez assurément sur une découverte. Comme ce fut le cas en 2005 où j’ai découvert une certaine Katy Perry avec un style nettement plus rock qu’aujourd’hui ou en 2011 où j’ai découvert une certaine Iggy Azalia qui avait encore peine à se faire connaître. Attention toutefois de consulter seulement le matériel officiel afin de ne pas vous perdre dans tous les autres contenus douteux sur YouTube. Bref, flânez intelligemment!

  1. Se laisser bercer par une application qui vous propose des playlists

Mon coup de cœur actuel est l’application Songza qui vous permet d’écouter la musique de divers styles gratuitement selon votre attitude ou votre activité du moment. Mais il y a aussi, Soundcloub, Spotify, Deezer, Rdio, Live365, pour ne nommer que ceux-là. Laissez-vous bercer par la playlist de ces applications ou l’accès à des chaines radios jusqu’ici inconnues qu’elles permettent. Et lorsqu’une chanson vous plait particulièrement, notez de quel artiste il s’agit pour ensuite faire une petite recherche sur ce dernier.

  1. Avoir l’air un peu fou en pointant son cellulaire un peu partout

Shazam est une application gratuite qui vous renseigne sur la musique autour de vous en mentionnant l’artiste et le titre à l’origine de la chanson. Bien que cet outil ait ses failles, il est surprenamment efficace. Soyez celle ou celui qui pointe constamment son cellulaire dans les airs pour connaitre qui est la source de la musique ambiante que ce soit dans un restaurant, une boutique branchée ou une salle d’attente. C’est ainsi que j’ai entendu pour la première fois les Hay Babies. Vous aurez peut-être l’air étrange, mais vous ferez des trouvailles musicales qui impressionneront vos amis à coup sûr!

Vous détenez désormais mes trucs (jusqu’ici conservés bien secrets!) pour découvrir la prochaine vedette musicale et devenir un fin connaisseur qui vous mènera peut-être à alimenter un blogue sur la musique vous aussi! 😉

Cath xxx

Article commun – Une rencontre inspirante …

1 Oct

Vous est-il déjà arrivé de faire une rencontre des plus inspirantes? Le genre de rencontre qui nous vire à l’envers, qui nous fait réfléchir et vous transforme pour toujours? Des gens qui sont toujours dans vos vies ou qui sont passés en un coup de vent, le temps d’une inspiration… Les louves de la meute ont eu envie de vous partager leurs mémorables rencontres.

LE MONDE - la rencontre

Lisa Marie: J’ai souvent eu envie d’écrire un article-hommage à Manu, qui se serait appelé « Et les fois où j’ai pu de plaisir à prendre l’avion ». El Maestro, c’est un gars que j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années à Barcelone. Le chum de mon amie, un gars tellement smatt pis drôle qui transforme chaque moment ordinaire de la vie en fous rires ou en anecdotes mémorables. Un gars que ça prends deux secondes à aimer, mais qu’on ne peut jamais oublier. Un gars qui a eu la malchance d’être sur le vol de Germanwings en mars dernier.

Catherine Alain: Je réfléchis depuis déjà un bon moment pour trouver une rencontre qui a changé ma vie et je ne parviens à aucune réponse. Non pas parce que je n’ai aucune rencontre qui m’ait marquée, mais plutôt parce qu’elles sont trop nombreuses. En effet, j’admire souvent un ou plusieurs aspects des personnes que je rencontre qu’il s’agisse d’un proche ou d’un presque inconnu. Que ce soit ma meilleure amie qui décide de devenir travailleur automne dans le domaine de la télévision et du spectacle; un collègue qui décide de se partir en affaires; une « sœur cloitrée » qui a choisi de tout abandonner pour prier en permanence dans un couvent; un proche qui doit affirmer son homosexualité auprès de sa famille; des artistes interviewés qui m’ont montré l’audace et l’originalité; des aveugles rencontrés lors de mon bénévolat pour MIRA qui gardent le sourire même s’ils ne pourront jamais voir celui des autres; ma grand-mère qui a survécu à un cancer et à une relation conjugale violente; mon oncle qui poursuit sa passion pour le vélo ou encore un ami qui a appris presque au même moment qu’il gagnait des millions à la loto et qu’il était victime d’un cancer (d’ailleurs je me souviendrai toujours de sa phrase : « Je donnerai bien tous mes millions simplement pour avoir la chance de marcher dehors » au moment où marcher été devenu un défi pour lui). Bref, plusieurs personnes ont su laisser une empreinte sur moi ! Et qui sait, vous serez peut-être ma prochaine inspiration?

Gabrielle Leblanc: La rencontre qui a changé ma vie n’a jamais exactement eu lieu. En fait oui, mais la femme en question ne me connaît pas et je ne la connais pas non plus. Et elle n’est aucunement au courant de l’impact qu’elle a eu sur moi. L’an dernier, je m’entrainais dans un centre communautaire à Montréal pour me remettre d’une blessure de ski (disons que je ne ressemble pas beaucoup aux sœurs Dufour-Lapointe sur une pente….). Il y avait cette jolie brunette à l’accueil. Je la voyais à chaque fois que j’allais au gym. On n’a jamais vraiment discuté, mais je me souviens qu’elle était toujours ultra souriante. À cette époque, l’idée de lancer un blogue beauté me trottait dans la tête. Mais j’étais terrorisée. J’avais peur de ne pas réussir, de ne plus savoir sur quoi écrire, d’investir trop de temps dans un projet créatif (ooohhhh qu’en Amérique on a peur de ça, se laisser aller dans un projet artistique qui ne pourrait ne pas rapporter un sous). Et surtout, j’avais peur du jugement des autres. Je rêvais la nuit que des gens m’écrivaient sur Facebook pour me mépriser. J’étais tellement stressée. Puis un matin au centre communautaire, je suis tombée face à face avec une affiche mettant en vedette la fille de l’accueil. Elle était musicienne! Elle donnerait un spectacle pour une collecte de fond… Et elle avait déjà un album à son actif! J’ai sursauté. Elle n’était pas super connue, elle travaillait dans un centre communautaire et elle avait déjà sorti un album… Cette fille avait des couilles! J’ai été touchée par sa passion et profondément inspirée par son esprit fonceur. Quand je suis rentrée à la maison (oui, oui, j’ai complété ma séance de gym quand même), j’ai écrit mon premier billet de blogue. La minute maquillage est venue au monde ce soir-là. Et je me jure d’aller la remercier un jour pour ce qu’elle a fait pour moi.

Laurie: J’ai la chance d’avoir du monde très très inspirant autour de moi. Pour vrai. Plus que la moyenne, j’suis sûre. J’ai juste envie de faire une liste, en namedroppant tous les gens qui m’ont aidé à un moment précis à avancer et à prendre des décisions qui changeraient ma vie. J’ai d’ailleurs une famille immense, en or, dont deux parents qui m’ont tout appris et qui continuent de le faire, chaque jour. (Et je leur dédierai un billet de blogue un jour!)

Mais j’aimerai utiliser ces quelques lignes pour souligner la rencontre avec mon oncle Jacques L. Il est arrivé en 2009 dans ma vie/ma famille et je m’en souviens comme si c’était hier, le premier  »adulte étranger » dont je me souviens avoir fait la rencontre. J’aimerais le remercier pour son temps, pour son dévouement, pour son écoute et ses encouragements. Pour les rires, l’appui et les critiques. Pour m’avoir dit que mes rêves ne seraient jamais trop gros et que mes bottines devaient suivre mes babines. Que les rêves devenaient des objectifs quand on travaillait pour. Que j’allais trouvé l’amour, quand ce serait le temps. Pour avoir été un adulte qui me traitait en adulte et qui continue de le faire. Merci mononcle!

Oeuvre de Marina Dieul-

Oeuvre de Marina Dieul-« Rencontre »

Anne-Sophie: Certaines personnes entrent dans votre vie en fracassant tout sur leur passage. D’autres s’y faufilent comme des ombres, discrètement, sans un bruit. Mon meilleur ami est de ceux-là -tellement, que le moment exact de notre rencontre m’échappe. Quand on s’est rappelés durant nos années de cégep, après plus d’un an de silence, je n’aurais jamais cru qu’il deviendrait la personne la plus importante de ma vie. Aujourd’hui, sa présence m’est aussi familière que mes propres pensées. Aussi nécessaire que de respirer. Il est comme mon double, mon alter ego. Une de mes amies a dit qu’on était comme des« âmes-sœurs. » J’aime à croire qu’elle a raison. J’aime à croire que ces innombrables et improbables hasards qui nous ont ramenés dans la vie l’un de l’autre étaient plutôt le fil d’un rendez-vous qu’on ne devait pas manquer. Le destin, qu’ils disent? Hé bien, je pense que c’est ça.

Karyan: Je n’arrive pas à cibler qu’une seule rencontre qui ait changé ma vie… Voici donc quelques âmes qui ont, à leur manière, marquées ma vie. D’abord, mon grand-père, que j’ai perdu tout récemment, pour m’avoir fait comprendre que la vie ça doit être du plaisir en continu, qu’il ne faut pas avoir peur et que de se dépasser et de rêver plus loin, c’est essentiel. Ensuite, mon copain, parce que grâce à lui, j’ai plus confiance en moi. Puis, mes collègues en or que je côtoie au quotidien, vos mots et votre façon de voir la vie me font vraiment du bien et m’ouvrent les yeux chaque jour. Enfin, ce prof de philo du cégep (oui, oui) pour m’avoir recommandé la lecture de La vie devant soi d’Émile Ajar (Romain Gary), le plus beau livre qui soit.

Et vous, quelle est la personne qui le plus marqué votre vie?
Ahouuuuu!

Vos louves
XXXX

Histoires vécues : quand tu tombes amoureuse de ton gym.

23 Sep

Quand mon gym a dévoilé l’horaire d’automne, il y a quelques semaines,  mes yeux brillaient. Je planifiais déjà mes lundis, mardis, mercredis en fonction des cours offerts. Je pense que j’ai regardé le tableau au moins 20 minutes pour tout analyser. Je capotais. Pis là, je me suis rendu compte que s’il y avait une histoire d’amour qui me fait toujours du bien c’était celle avec mon gym. Et je ne pensais jamais dire ça. Parce qu’avant, mes soirées était programmées selon les émissions à la TV.

Crédits: thesummitpersonaltraining

Et j’ai réalisé que depuis bientôt cinq ans, cet endroit là me rendait si heureuse. Assurément, ce lieu de ressourcement m’a vu dans tous mes états. Des peines d’amour, des déceptions, des moments de folies, de la fébrilité, du gros bonheur, de la tristesse, mais toujours de la fierté. Je me suis rarement empêchée d’aller bouger parce que je me sentais un peu croche.  Je savais que rendu là-bas j’allais pouvoir chanter, relaxer, lever des poids, courir pis me dire que tout ira mieux demain. Pis c’est vrai, parce qu’une fois dans la place, je me sens toujours bien.

Ce qui est encore plus beau dans cette histoire, c’est que je pense que je ne suis pas la seule à croire que ce gym-là change un peu nos vies. Je fais rarement ça, mais j’ai demandé à des amies de me dire pourquoi ce lieu était aussi sacré pour elles.

J’ai adoré Annick dès notre première discussion. Une Beauceronne comme moi. Elle a suivi son premier cours de spinning il y a 5 ans. Elle avait un peu choisi le gym pour les horaires, mais sans attentes. « Dans ma tête, j`allais au gym pour moi et non pas pour me faire des amies. J`avais dans l`idée que ça serait comme dans tous les autres gyms. Je me suis fait prendre au jeu. Peu à peu, j`ai commencé à discuter avec telle et telle autre fille.»  Elle y allait presque tous les jours « Non pas par obligation, mais parce que j`aimais ça à la folie! C`était rendu ma routine, mon monde, ma petite gang. Mon corps et surtout ma tête me remerciaient. »

Même enceinte, elle a continué son entraînement assidûment  «J`ai fait du spinning jusqu`à 40 semaines et 1 jour! ».  Je dois dire que ça me fascine.

J’ai également appris à connaître la merveilleuse Marie-France lors d’un week-end hivernal au chalet.  Au gym, elle se sent comme à la maison «J’y vais au moins trois fois par semaine. Quand j’arrive, les personnes à l’accueil me saluent par mon nom, en cherchant mon regard, en me souriant. Je me sens comme si je rentrais à la maison. Pour quelqu’un qui vit seule, qui n’a pas de chum, ni d’enfant, c’est rassurant. » Son dada, c’est le spinning. « C’est ma drogue. Que tout aille bien ou que tout aille mal dans ma vie, il y a le spinning. Sur mon vélo, j’ai l’impression d’être forte, d’être solide et que tout est possible. Oui tout est possible et c’est pourquoi la vie est belle! »

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Crédits: bef0e_iphone_gym-workout-bike-exercise

Cette phrase, la propriétaire Nancy nous le répète si souvent. « Et vient un moment où ça nous rentre dans la tête, ça s’incruste!!! Je ne sais plus combien de liste de rêves/buts/objectifs j’ai pu élaborer dans ma tête pour les 5-10 prochaines années pendant que je spinnais. » Marie-France s’entraîne au Profil depuis plus de 10 ans. Elle a  perdu 30 lbs (environ 3 lbs par année) mais elle a surtout gagné  de la masse musculaire, de la confiance en elle, de l’estime et des amies.

Enfin,  Véronique, cette femme qui a toute mon admiration. Voici son histoire.

« J’aime Le Profil parce que ce n’est pas qu’un gym. À l’instant où l’on passe la porte, on sent qu’ici, c’est différent. Comme une sensation d’arriver chez-soi. Je me suis toujours sentie accueillie, respectée, aimée. Oui oui, aimée. Parce qu’au Profil, tu es saluée par ton prénom avec un grand sourire à l’arrivée et au départ. Parce que ce gym, c’est un endroit qui m’a en quelque sorte sauvé la vie. Mon refuge lorsque tout autour de moi, rien n’allait plus. Combien de fois j’ai pleuré dans les bras de Nancy. Toujours elle est là à écouter, aimer, sans juger. Avec moi, mais aussi avec des dizaines d’autres. Parce que Nancy, elle veut que tu te sentes bien dans ton corps, dans ta tête et dans ton coeur. La passion et l’authenticité de sa personnalité rayonne partout. Ce gym est précieux pour moi parce que j’y ai rencontré des femmes extraordinaires qui sont devenues de précieuses amies dans la vie. Sans elles, ma vie n’aurait pas le même sens. Parce que mon gym m’a permis de me dépasser physiquement mais aussi de cultiver mes passions et de cliente, je suis devenue prof de spinning et de yoga. Ça me permet de faire ce qui me rend heureuse, ma mission de vie: partager mes passions, redonner aux femmes le goût de bouger, qu’elles méritent de prendre soin d’elles, de se sentir belles, accomplies, uniques. J’ai besoin de ce gym et des trésors de personnes qui en font partie. Parce qu’au delà de la mise en forme, je fais le plein d’énergie et de bonheur à chaque fois que j’y suis. »

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Crédits: dynamic-gym-thyez.fr

On dirait que je n’ai rien à ajouter. Il est 19 h, je pars à pied à mon cours d’Hatha yoga. Comme chaque mardi, pis j’ai hâte. Si un jour je déménage, je sais que j’aurai un deuil à faire avec Le Profil.

Sarah xx