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Lecture: La Chute des Géants, de Ken Follet

15 Jan

Amoureux de sagas historiques, je m’adresse à vous! Que vous soyez en mode hiver froid et neigeux, en vacances d’été à vous balancer sous une branche d’arbre, ou encore emmitouflés dans une couverture sous les premiers timides rayons de soleil printanier, vous devez mettre à votre agenda la lecture de la trilogie La Chute des Géants, du célèbre écrivain Ken Follet, originaire du pays de Galles.

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« L’Âme des Horloges »: Intrigant et captivant

23 Déc

Vous cherchez une lecture pour occuper votre temps des Fêtes? J’ai pour vous une suggestion assez volumineuse pour occuper plusieurs jours de tempête: L’Âme des Horloges, de David Mitchell, publié aux éditions Alto (bonjour, ma maison d’édition préférée!). Un roman dense, intrigant, dont les narrateurs multiples finissent toujours par se croiser de la plus étonnante des façons.

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Une histoire à la fois

7 Juin

J’aime les livres. L’objet qu’ils sont, l’odeur, la texture, la page couverture et bien évidemment, le texte. Le travail des artisans est chéri lorsqu’il se retrouve entre mes mains. Plusieurs ouvrages jonchent les meubles de la maison et même si le temps accordé à ce grand plaisir qu’est la lecture est parfois réduit, j’y trouve toujours autant de bonheur.

Mon travail m’a fait découvrir le merveilleux monde de la littérature pour enfants il y a déjà bon nombre d’années. Ma bibliothèque a alors accueilli un grand nombre d’albums jeunesse, pour mes élèves d’abord. C’est maintenant avec un grand bonheur que je peux partager ces trésors littéraires avec mon Mini.

Il se crée de bien belles choses en matière de littérature jeunesse. Les albums, cartonnés ou non, regorgent d’oeuvres d’art visuel et de textes adaptés, mais bien écrits. Je vous partage donc mon trio préféré du moment.

« Mélange-moi », de Michio Watanabe (éditions Hélium)

Un livre méli-mélo cartonné, parfait pour la manipulation de bébé. On retrouve dans ce livre quatorze personnages colorés, des actions loufoques et des scènes cocasses à mélanger les unes aux autres, créant ainsi un cadavre exquis. J’ai craqué pour le look un peu vintage du livre, mais également pour la possibilité de création de voix qu’apportent les différents personnages. De plus, le carton robuste résiste bien à la délicatesse en devenir des tout-petits. L’enseignante en moi a également un faible pour le vocabulaire, particulièrement les adjectifs: c’est si agréable de faire découvrir les mots!

Crédit : Vimeo

« Petite Tache », de Lionel Le Néounanic (éditions Les Grandes personnes)

Une petite tache noire, l’héroïne d’une histoire d’amitié, de différence et d’ouverture. Le style TRÈS épuré des illustrations m’a tout de suite plu, et, à ma grande surprise, à bébé aussi. Il était encore minuscule la première fois que je lui ai lu cette histoire. Il en était (et est encore) fasciné! Le style noir et blanc, les lignes pures et les contrastes y sont probablement pour quelque chose. Une courte histoire dans laquelle Petite tache vivra du rejet pour ensuite faire valoir sa différence aux yeux des autres. De belles valeurs à transmettre. Je crois que la simplicité de ce livre a tout pour plaire, et les enfants s’y reconnaissent.

Crédit : Renaud-Bray

« Tous les soirs du monde », Dominique Demers, Nicolas Debon (Éditions Imagine)

Bien que j’adore ce magnifique album, il se retrouve dans ce premier palmarès de coup de cœur pour l’amour que mon homme lui porte. C’est le premier livre que papa et bébé ont partagé, ce dernier étant encore au chaud dans ma bedaine. Une simple histoire de complicité papa, fiston : Simon doit se coucher et, comme chaque soir, son papa, dans une douce routine, doit endormir tour à tour les pays du froid, les cieux, l’Afrique, les mers, etc. afin que son fils trouve le sommeil. Le texte est poétique et les illustrations magnifiques. Les pages du monde imaginaire sont imagées en entier, et les pages se déroulant dans la réalité de la routine beaucoup plus sobres avec une seule image encadrée, ce qui accentue la démarche imaginaire du papa. Un livre doux, rempli d’amour, bref, un coup de cœur pour tomber dans les bras de Morphée.

Crédit : Renaud-Bray

Un top trois bien exhaustif de mes idylles du moment. Il s’agit là d’ouvrages qu’il faut partager avec l’enfant, qui permet de prendre le temps. La lecture est si importante dans le développement d’un petit humain, il n’est jamais assez tôt pour apprécier les livres. Vous vous demandez à quel âge commencer les livres avec bébé? Je vous dirais maintenant. C’est un plaisir à partager, un moment de qualité à s’offrir, en plus de tous les bénéfices éducatifs qu’apporte cette activité. Les bibliothèques publiques ont d’ailleurs un programme nommé « Une naissance, un livre ». En abonnant votre enfant avant son premier anniversaire, on vous remettra un sac contenant un livre, des fiches d’activité de lecture et un album de chansons. Le mien contenait également des petits chaussons tricotés par le Cercle des fermières de la région. Un abonnement à une bibliothèque, c’est gratuit, divertissant les jours de pluie, ça permet la découverte, mais surtout, de diversifier aussi souvent que souhaité les histoires à partager.

Je ne sais pas si fiston sera un grand lecteur, même si les livres font partie de son espace de vie depuis le début, mais je sais que nous aurons partagé d’innombrables doux moments entre ces pages et que les souvenirs, c’est précieux.

Une citation sans source dit : « Un enfant qui lit est un adulte qui pense ». La lecture semble être le cadeau d’une vie!

Mariève

« Marée montante »: À la dérive

9 Mar

Marée montante, c’est l’histoire d’un homme qui se noie de chagrin, après que sa fille, toute jeune, soit morte emportée par les flots. C’est une descente hypnotique dans les abysses du deuil, qu’on suit, bouche bée, englouti par les émotions à fleur de peau qui se dégagent de la plume limpide et douce de Charles Quimper.

 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce petit bouquin, sinon à lire quelque chose d’horriblement triste -mais ça ne me faisait pas peur: les histoires tristes, c’est ce que je préfère.

Je ne m’attendais certainement pas au raz-de-marée d’émotions qui m’a submergée.

C’était si violent, si brusque, comme une vague énorme qui m’aurait percutée de plein fouet. Je restais là, avec ce livre d’apparence insignifiante entre les mains, abasourdie, incapable de faire autre chose que tourner les pages, emportée par la plume agile de Quimper, qui peint sur la page des images évocatrices et fortes.

Et puis, il y a la mer.

J’aime la mer. Le son des vagues. La couleur de l’eau qui change avec le ciel. L’odeur salée du vent lorsqu’il survole l’onde.

Mais la mer, ici, est destructrice: c’est par l’eau que la petite Béatrice meurt, échappant à la surveillance de ses parents juste assez longtemps pour se noyer; c’est par l’eau, aussi, que la vie de sa famille s’effondre; par l’eau, encore, que son père, meurtri jusqu’au fond de sa chair, tente d’échapper au drame.

Portrait de deuil, de la folie qu’il entraîne, Marée montante est l’histoire d’un homme qui, s’il ne s’est pas noyé, finira pas se perdre lui aussi. Dans toutes les gouttes d’eau, il cherche sa fille. Parce que si chaque goutte d’eau cherche la mer, l’une d’entre elles finira bien par l’emmener jusqu’à Béatrice, n’est-ce pas?

« Je te cherche dans chaque goutte, je t’espère comme on espère une ondée en pleine canicule, comme on espère un dégel au printemps. » 

Ce sont ces détails qui chavirent: le bocal rempli d’eau que conserve le narrateur, résultat de milliers de gouttes d’eau solitaires amassées pour avoir aperçu dans leurs reflets quelque chose de sa fille disparue; le bruit d’eau qu’il entend en permanence, comme si sa maison elle-même était peu à peu envahie par la marée.

Et au fil des pages, cette obsession de l’eau, cette traîtresse qui lui a volé son enfant, va s’accroissant. Elle est là, la Marée montante: dans l’obsession qui guette le personnage, cette obstination sans bornes, dénuée de sens, à retrouver sa fille. À un moment, on se demande si tout est bien réel ou plutôt le résultat d’un esprit tordu par le deuil.

Pour un premier roman, c’en est tout un: il nous arrache à notre petit confort, nous lance dans l’inconnu, nous secoue comme de vulgaires poupées oubliées dans un tsunami et nous ramène sur la berge, enfin, désorienté mais satisfait.

Longue vie à Charles Quimper et à sa plume poignante.

Et à vous, bonne lecture. 😉

Anne-Sophie

Le plongeur

20 Fév

Dans la vie, une des choses que j’aime le plus, c’est de manger…particulièrement dans les (très) bons restaurants. Tout y est parfait. Les nappes ultra blanches et la coutellerie qui scintille, le maître d’hôtel tiré à quatre épingles et son personnel aussi efficace que quasi invisible….et ça c’est sans parler de la bouffe! Or, aujourd’hui, je propose d’entrer dans l’envers du décor.

Ce qui se passe de l’autre côté des portes battantes alors que la pression est à son comble, que les clients attendent et que la seule solution, c’est d’aller toujours plus vite, de crier toujours plus fort, bref, de produire toujours plus. Je parle ici de Le plongeur de Stéphane Larue, un coup d’envoi impressionnant pour ce dernier puisque c’est son premier roman.

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Résumé

L’histoire se déroule au début des années 2000. Notre protagoniste est un jeune homme de 18-19 ans, étudiant au Cégep en graphisme dont la vie est à un point tournant. Accro au jeu (aux machines de loteries dans les bars pour être exacte), il n’a désormais plus rien: plus de coloc, plus d’argent, plus d’amis proches, plus de session. Devant l’ultimatum que la vie met devant lui, il prend une job de plongeur au restaurant La Trattoria en espérant, à quelque part, que les choses s’arrangent. On y découvre alors le rythme effréné des cuisines d’un restaurant ainsi qu’une foule de personnages qui donneront vie à ce roman où tout se déroule surtout la nuit. Le personnage principal devra désormais jongler avec sa dépendance et l’enfilade des quarts de travail et des nuits folles qui s’ensuivront.

Personnages principaux

Narrateur: L’histoire est écrite au « je » comme s’il faisait un genre de témoignage documentaire de son existence, sans jamais se nommer. Dévoré par les dettes de jeu, ses échecs et son incapacité à être tout simplement honnête avec lui-même et les autres, il s’enfonce tranquillement. Les exigences de la vie pèsent sur lui et il devra éventuellement se prendre en main et réparer les erreurs qu’il a commises.

Bébert: Cuisinier à La Trattoria, il prend de la place. Toujours à parler fort, à chialer, à dire, à qui veut bien l’entendre, tout ce qui lui passe par la tête. Il est aussi un fêtard invétéré, qui enfile les doubles shifts et les nuits blanches et qui, finalement, tient le coup en avalant du speed comme des bonbons. Personnage aussi attachant, qui prendra, à sa façon, notre protagoniste sous son aile.

Marie Lou: Amie du secondaire qui trippe également sur le métal. Elle est le lien entre la vie d’avant le jeu et celle d’après. Travaillant dans un bar, elle est la confidente, le point de focus du narrateur lorsque ça va mal, elle est peut-être finalement, sa seule véritable amie.

On aime

  • La page couverture, évidemment. Elle est cool, noire, intrigante, un peu trash et très metal. Comme le roman!
  • Le rythme des scènes qui se déroulent au restaurant. Elles sont décrites avec justesse et aplomb, en faisant des moments vifs et soutenus qui nous font lire à une vitesse incroyable.
  • Le sujet du roman, qui est peut-être moins le milieu de la restauration que les dessous de la dépendance. Il y a d’abord le personnage principal, qui est accro au jeu, mais aussi, plusieurs des cuisiniers et employés de La Trattoria ont des problèmes de consommation de drogue et d’alcool. Un phénomène beaucoup plus présent que ce qu’on pourrait croire de l’extérieur.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

 

Autour d’elle

28 Jan

Aujourd’hui je vous présente quelque chose d’un peu différent. En effet, Autour d’elle de Sophie Bienvenu n’a pas d’histoire ni de personnages principaux à proprement parler. Qu’est-ce que se passe dans ce livre alors, me direz-vous? Eh bien, beaucoup de choses! C’est un livre construit pour te faire réaliser qu’une histoire ou une vie peut être racontée par la multitude de personnes qui la composent.

 

Avez-vous déjà entendu parler du roman choral? C’est un livre dont la narration est confiée à plusieurs personnages et qui, au fil de la lecture, rend l’histoire enrichissante de par les différents points de vue que chaque témoignage apporte.

 

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Résumé

Chaque chapitre correspond donc à un personnage différent. On nous y présente une personne, un moment volé dans son existence. Or, ce moment vient  nous éclairer sur l’évolution de l’histoire et de nos protagonistes.

En effet, on est devant une histoire à « deux vitesses » où l’on suit d’abord le personnage de Florence Gaudreault. Cette dernière tombe enceinte alors qu’elle est adolescente et doit faire le choix le plus difficile de sa vie: garder le bébé ou le donner en adoption. D’un autre côté, on découvre l’histoire de son fils Adrien qui naît, grandit, s’épanouit au fil du livre. C’est, finalement, la suite de leur vie qui constitue le cœur du roman.

 

Personnages

La chose qui est vraiment étonnante ici, c’est qu’en fait, on ne rencontre vraiment les protagonistes qu’à la fin, pour le dénouement de l’histoire. Ainsi, on les découvre chapitre après chapitre à travers l’histoire de gens qui ont croisé leur vie: amoureux, vendeur dans un magasin, voisin, etc.

 

On aime :

  • L’audace d’avoir construit un roman avec un vingtaine de personnages !!
  • Que chaque chapitre nous présente un état d’esprit différent, ce qui en fait un roman rempli de découvertes.
  • La justesse de la narration qui nous donne des personnages crédibles et vivants.

 

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Jamais assez maigre, journal d’un top model

23 Oct

Je vous présente aujourd’hui quelque chose de différent. J’ai longuement hésité pour diverses raisons avant d’acheter ce livre. Tout d’abord, parce qu’en général, je préfère les romans et les histoires. Ensuite, parce que j’avais peur que ce soit un témoignage vindicatif et dramatisé. Quelque chose de négatif qui manquerait de finesse et surtout de perspective.

Finalement, ce qui m’a convaincu de l’acheter, outre le fait que je suis mille curieuse, c’est la préface de Charlie Paillé, ex-mannequin. En voici un extrait:

Je ne dénonce aucunement le monde du mannequinat puisque c’était MON choix d’y entrer. […] J’ai l’impression que la bagarre au sujet du poids idéal ne finira jamais. J’ai pris environ 30 livres depuis que je suis partie de New York, et on me dit encore parfois que je suis trop mince. Aujourd’hui les gens trouvent normal de critiquer les autres sur leur apparence. On se cache derrière nos écrans et on se permet de juger les autres, sans pour autant montrer son vrai visage.

Dans un monde où la beauté se mesure trop souvent en kilos, voici donc, Jamais assez maigre, journal d’un top model de Victoire Maçon Dauxerre.

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Résumé

Repérée dans la rue à Paris à l’âge de 17 ans, Victoire se fait propulser dans le fabuleux monde de la mode Haute Couture où elle deviendra mannequin. Dès son premier rendez-vous chez l’agence Élite, on lui dit qu’elle devra perdre du poids. Elle qui fait une taille 36 (du petit) pour 5′ 10 pieds devra entrer dans du 32 (du très très petit) dans quelques mois pour la semaine de la mode de New York. S’en suit un régime draconien à base de fruits et une longue descente vers l’inanition, les sautes d’humeur, la fatigue et la maladie. Tout cela est tout de même ponctué de moments magiques, de triomphes et d’une gloire prochaine.

On aime:

  • Que ce soit tout simplement un récit des événements selon sa perspective. On ne sent pas de manipulation des faits: ce qui est beau est beau et ce qui est laid est laid.
  • Le fait que le livre parle de lui-même. Le but n’était pas fustiger ou de se plaindre, mais d’amener le lecteur à tirer des conclusions tout seul.
  • Qu’elle ait pris le temps de remercier toutes les personnes qui l’ont aidé et épaulé lors de sa carrière de mannequin: des bonnes personnes il y en a partout.

Vous l’aurez compris, mes craintes ne se sont pas réalisées. Maintenant, il faut dire qu’il s’agit d’une personne, d’une histoire, bref d’une seule perspective. N’empêche qu’il s’agit d’un témoignage bouleversant qui donne beaucoup à réfléchir sur notre perception de la norme et de la beauté en tant que société.

Bonne lecture!

Camille xxx

Vous êtes superbes. Et il est temps que vous le sachiez

13 Oct

J’ai terminé le livre, l’ai fermé et me suis sentie soulagée. J’avais le sentiment que je n’étais plus seule.

Léa Clermont-Dion et Marie Hélène Poitras ont lancé la semaine dernière le livre «Les Superbes – une enquête sur le succès et les femmes». La prémisse de cet ouvrage est la question suivante : pourquoi les femmes qui ont du succès dérangent autant?

Pour étudier le phénomène, les deux auteures ont rencontré des femmes d’horizons différents : la gameuse Miss Harvey, la chanteuse Coeur de Pirate, l’ex-première ministre Pauline Marois et la présidente de Médecins sans frontières Joanne Liu, entre autre.

À travers la lecture de ces entretiens, on réalise que la réussite des femmes suscite du négatif, autant dans leur entourage que sur la place publique. Trop de femmes sont encore victimes de paternalisme, de jalousie et de sexisme malgré, ou plutôt à cause, du succès qu’elles rencontrent dans leur domaine. N’est-ce pas aberrant?

Certains passages du livre «Les Superbes» m’ont fait grincer des dents. Je réalisais à quel point les femmes se font poser des questions que jamais on n’oserait poser aux hommes. Trop souvent, plutôt que de discuter des idées ou des compétences des femmes, on les attaque à propos de leur corps et de leur sexualité. Ferait-on la même chose avec les hommes? Permettez-moi d’en douter…

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Les deux auteures ont elles-mêmes été victimes de leur succès par le passé. Après avoir lancé un livre qui a généré une grande attention médiatique, Marie Hélène Poitras s’est mise à recevoir des commentaires empreints de jalousie et de méchanceté de la part de ses collègues. Léa Clermont-Dion, quant à elle, s’est déjà fait dire qu’elle était trop mignonne pour être crédible. Et nous sommes en 2016…

Encore aujourd’hui, c’est deux poids, deux mesures. Pourquoi est-ce que quand on dit d’une femme qu’elle est ambitieuse, le qualificatif sonne comme un défaut, alors qu’on vénère un homme qui a beaucoup d’ambition? Les relations entre femmes ne sont pas toujours harmonieuses non plus. Au lieu de supporter nos collègues féminines, il est parfois plus facile de jalouser leur succès dans leur dos. Nous sommes aussi à blâmer mesdames.

Ce livre est important. Il a semé plein de petites graines en moi. Depuis sa lecture, je prends plus conscience de mes réactions face aux réussites des femmes autour de moi. Je veux être celle qui s’élève au lieu de niveler vers le bas. Je veux être celle qui célèbre les victoires des Superbes autour de moi et qui grandit à leur côté, devenant toujours plus forte et affirmée.

Ce recueil de témoignages et d’échanges nous fait prendre conscience du chemin souvent ardu parcouru par des femmes qui ont toutes du succès à leur façon dans leur domaine. Il nous fait aussi réaliser tout le chemin qu’il reste à parcourir. J’invite les hommes à lire cet ouvrage pour en apprendre sur les combats quotidiens de leur comparses féminines. Et j’invite les femmes à dévorer ces pages afin de réaliser que non, elles ne sont pas seules. Que nous sommes toutes Superbes.

Et qu’il est temps qu’on s’en rappelle.

Andrée-Anne Brunet

Six degrés de liberté

23 Sep

Je ne sais pas vous, mais personnellement j’ai trouvé cette rentrée très difficile. Probablement, parce que j’ai complètement décroché durant l’été. Relisant des vieux livres que je connais par coeur, des classiques de mon adolescence que je lis depuis que j’ai 14 ans…genre. Un été au soleil à boire du vin sur mon balcon et à me baigner dans la piscine familiale quand mon appart devenait une vraie bouilloire.

Bref, quand il a été temps de me remettre au boulot, le choc a été monumental. Et là, je me suis sérieusement demandée comment j’arriverais à lire un roman au complet. Donc, on est un après-midi et je fouille dans ma bibliothèque et je trouve un ouvrage que j’ai acheté au Salon du Livre et qui s’appelle Six degrés de liberté de Nicolas Dickner et je me dis… why not?

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Résumé

Lisa habite avec son papa, un rénovateur de maisons de banlieue. On est dans un petit bout du Québec proche des lignes américaines. Il ne s’y passe pas grand chose, mais cela n’empêche pas Lisa et son ami Éric de se distraire, d’apprendre, de faire des projets… bref, de grandir. Un jour, Éric doit partir et Lisa se retrouve seule, déroutée par la vie qui continue d’avancer, soumise aux nombreuses obligations qui pèsent sur l’adulte qu’elle devient. Jay, de son côté, purge sa peine comme agente civile au GRC. Cela fait plus de sept ans que sa vie s’est transformée. Désormais, elle ne peut même plus sortir de Montréal sans fournir un itinéraire à son agente de probation. Alors que fait une criminelle réformée lorsqu’un conteneur disparaît et que ses collègues se mettent frénétiquement à sa recherche? Facile : elle s’amuse.

Personnages

Elisabeth Routier-Savoie, dite Lisa: L’histoire commence alors qu’elle est adolescente. L’histoire se termine, elle est une femme. Une femme qui vient de faire le tour du monde! Débrouillarde, curieuse et déterminée, elle étudie l’électricité et s’occupe de son père de plus en plus malade.

Éric Le Blanc: Meilleur ami de Lisa. Il est atteint de claustrophobie et ne va même plus à l’école. Pour passer le temps, il s’essaie à hacker des appareils électroniques. Éventuellement, il quitte le Québec pour s’installer au Danemark où son beau-père travaille.

Jay, dite la Pequeña: La fin trentaine et complètement désabusée par sa situation, Jay survit. Elle compte les dodos qui la séparent de la liberté. Or, compter les dodos pendant huit ans c’est long.  Traiter des données pour la GRC dans un département oublié de tous, ça aussi c’est long.

On aime:

  • Comment les deux histoires se rejoignent. Car, au final c’est ce qui donne à ce roman toute sa direction. Il faut qu’il y ait un but à ces histoires parallèles.
  • Que les deux récits soient tout aussi intéressants et évolutifs. Dans un cas, comme dans l’autre, on est tenu en haleine.
  • Qu’on finisse par vraiment bien connaître et comprendre les personnages. On sait qui ils sont, comment ils pensent et ce qu’ils ressentent.

Un beau roman québécois qui mérite vraiment d’être lu et relu!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

Ensemble, c’est tout

21 Juil ensemble c'est tout

Après l’horreur des événements survenus à Nice la semaine dernière et mon écœurement général de tout ça, j’ai eu envie de vous partager une histoire qui m’a fait du bien ce week-end.

Une de mes collègues se sépare de plusieurs de ses livres et nous offre de nous servir dans sa bibliothèque improvisée au bureau. Très nice!

Je suis tombée sur le bouquin français Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda publié en 2004 aux Éditions Le Dilettante. Le nom me disait quelque chose, sans plus.

«Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.»

– Anna Gavalda

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C’est un de ces romans où on retrouve des personnages brisés, qui crèvent de solitude et de peur. Peur de se laisser aller, d’être amoureux, d’être heureux. Jusqu’ici ça semble lourd, je l’admets.  😉

Ce qui est beau, c’est que ces trois personnes complètement différentes vont se trouver et se réparer petit à petit.

Camille qui ne dessine plus et qui semble avoir un sombre passé, Frank qui s’épuise dans le travail pour oublier que sa grand-mère se meurt à l’hospice et Philibert qui semble sorti d’une autre époque et qui peine à trouver sa place dans la société.

«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…»

C’est une histoire d’amitié, d’amour et d’épanouissement. Comme s’ils ne faisaient que survivre chacun de leur côté mais qu’ensemble, ils retrouvaient un sens à leurs vies.

«Ils ne demandaient rien d’autre que d’être heureux ensemble. Même pas heureux d’ailleurs, ils n’étaient plus si exigeants. D’être ensemble, c’est tout.»

Bien sûr, j’ai eu envie de regarder le film sorti en 2007 et réalisé par Claude Berri, avec entre autres Audrey Tautou. J’ai trouvé les personnages et les dialogues assez fidèles au roman, mais je n’ai pas ressenti d’émotions aussi fortes que lors de ma lecture. Mais dans mon cas, c’est presque toujours ainsi avec les livres qui sont portés à l’écran.

Michèle

 

J’ai un cœur d’ado

5 Mai

J’ai 27 ans et je m’assume : je trippe sur les émissions de télé comme Le Chalet ou Jérémie à Vrak.tv. Des émissions où le public cible est pas mal plus autour de 16 ans que de la fin vingtaine, je dirais… 😉

Je ne crois pas que ce soit parce que je refuse de vieillir ou que je vive dans le passé, mais plutôt que j’ai encore des petits restants de mon cœur d’adolescente quelque part.

Je m’identifie et m’attache aux personnages : à leur fouge, à leur humour et à leur franc-parler, qui me rappelle mes propres soirées entre amis, mes histoires avec les garçons, mon regard sur l’amour…

Je suis rêveuse et il y a cette envie chez moi de vivre intensément, de ressentir des émotions fortes et vraies, qui se rapproche peut-être justement de la période de l’adolescence ou du début de la vingtaine. Et aussi, ce sont des émissions hyper bien écrites et réalisées qui ont tout pour plaire aussi aux adultes.

J’ai assisté au Dernier soir de coutellerie le 22 avril dernier, une lecture de certains textes de Sarah-Maude Beauchesne, auteure du blogue Les Fourchettes, des livres Cœur de slush et Lèche-vitrines (et certains épisodes/lignes du Chalet!) par plusieurs comédiennes comme Sarah-Jeanne Labrosse, Laurence Leboeuf, Catherine Brunet, etc., le tout accompagné au piano par la talentueuse Fanny Bloom.

 

Les textes de Sarah-Maude, ses forks comme elle les appelle, me font sourire et me touchent beaucoup. Je connaissais déjà un peu son univers sur Instagram mais je n’avais jamais assisté à une lecture publique de ses écrits. C’était drôle, cru, poignant. Plein de réalisme et de pensées qui sont parfois très éloignées des miennes, et d’autres fois bien collées à mon univers.

 

⌚️❤️ #lesfourchettes #promispromis #derniersoirdecoutellerie

A post shared by Sarah-Maude Beauchesne ✍🏻 (@lesfourchettes) on

 

Dommage que c’était la dernière lecture de ses fourchettes, je suivrai assurément ses autres projets. Son roman Cœur de slush sera d’ailleurs adapté au cinéma, j’ai hâte! #jai16ans

Michèle

Histoire de couple : je t’influence, tu m’influences

26 Avr

Dernièrement, le copain et moi avions une conversation sur la notion d’influence. De sa façon d’être et de voir les choses depuis qu’il me côtoyait. Il avait cette impression d’avoir beaucoup changé et que moi très peu. Je n’étais pas tout à fait d’accord. Il est vrai que je suis difficilement influençable, mais je ne fais plus tout de la même manière. On fait comment pour rester soi-même en restant ouverte aux intérêts de l’autre ? Bien que je m’interroge encore,  j’ai des pistes de réponses.

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Lévis, parce que nous y passons beaucoup de temps

Je n’ai jamais autant lu de ma vie. Je me fais des listes de lectures et j’ai l’impression de ne jamais m’ennuyer. Je sais exactement le genre de livre qui me fera du bien, qui va me toucher ou qui ne me laissera pas indifférente. Et puis cela, c’est grâce à lui. Sa façon de dévorer un essai sociologique ou un recueil de poésie me fascine. Prendre le temps de lire, tous les deux sur le divan est un moment heureux. Je dois avouer que nos lectures sont plutôt incompatibles. Bien que j’aimerais m’intéresser davantage à la philosophie ancienne ou moderne, je n’y arrive pas. C’est ma limite à moi. Pis je pense que c’est correct comme pas. Le contraire est vrai aussi avec mes lectures très « femmes ».

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Je l’influence dans la prise de photos (Lors de nos pause de lecture)

On parlait d’influence, car il m’avait fait à souper. Pas juste faire bouillir des légumes pis cuire du poulet. Non non, la grosse affaire avec deux recettes différentes pis plusieurs ingrédients. Des recettes santé, parce qu’il voulait me faire plaisir.  En cuisinant, il m’a lancé : « On part de loin, je n’aurais jamais fait ça avant. » J’étais vraiment contente. J’ai toujours prôné les petites attentions dans un couple. Et je sentais dans son geste un peu de moi. C’est aussi ça de l’influence.

De mon côté, j’essaie de moins gaspiller la nourriture, parce que je sais que ça lui tient vraiment à cœur. Et ensemble on s’influence à courir l’été et à faire du ski de fond l’hiver. Il n’y a aucun doute que nous sommes vraiment différents. Je suis la grande peureuse et lui le «je n’ai peur de rien».

Il doit se douter que je parle de lui. Il arrive justement avec ses beaux yeux bleus et regarde ce que j’écris sur nous. Il me sourit et il me dit que je l’énerve en m’embrassant. Je pense que ça veut un peu dire « Je t’aime».

Évidemment, je connais son opinion plutôt négative de tous ces blogues d’inspiration, pop, féminin, art de vivre et de croissance personnelle. La bonne nouvelle et que je m’en fous et je vais continuer d’écrire et de lire.  Il va continuer de m’appuyer dans le respect. C’est ça, rester soi-même.

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Je n’aime pas trop les chats, mais lui je le trouvais pas pire cute. Pis des fois, on se prend pour des gros chats.

Anecdote finale.

L’an dernier, j’ai acheté le dernier livre de Naomi Klein, Tout peut changer. Il était plutôt surpris. Son genre de lecture. J’ai lu 30 pages. Je ne comprenais rien. Ou presque. J’ai un peu abandonné. Pour m’agacer, il me revient tous les mois en me demandant si mon livre avance bien. Je souris. Je lui dis « tu m’énaaarves » C’est aussi une façon de lui dire « Je t’aime ».

Sarah xx

Quinze pour cent

18 Mar

Hier soir j’ai lu un livre. Au complet. Oui oui! J’ai soupé, pris une marche, lu un livre, écouté une série et fait dodo. Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas transformée en superman de la lecture. Mon livre ne faisait que 68 pages! Il s’agit d’un roman de Samuel Archibald qui s’appelle Quinze pour cent.

Quinze pour cent

Résumé

L’inspecteur-chef Leroux enquête sur une violation à domicile qui a très mal tourné dans un petit village du Lac-St-Jean. Leroux est un vieux de la vieille. Il connaît son travail, a de nombreuses connexions et malgré son air taciturne, presque désintéressé, il sait exactement mener son enquête. Véritable voyage dans les merveilleuses régions de l’Est du Québec, ce petit roman policier est un petit bijou du genre.

Personnages 

Inspecteur-chef Mario Leroux : homme divorcé de 54 ans. Il est policier depuis assez longtemps pour se permettre quelques connexions douteuses et un sens de la justice bien à lui. Bien meilleur avec les criminels qu’avec les demoiselles, il a fait de son travail le centre de sa vie depuis que sa femme l’a laissé.

Sergent-détective Dave Rathé : il fut un temps où il était le jeune protégé de Leroux. Maintenant, avec les années qui passent il est devenu « celui qui a un énorme réseau de gens dangereux et qui commet des actes plutôt limites pour un membre des forces de l’ordre. » Bref, efficace et bien connecté, mais pas trop recommandable.

Caroline : serveuse dans un steakhouse et éternelle étudiante, Caroline est celle qui occupe les nuits de l’inspecteur Leroux.

On aime

  • Que le livre ne fasse que 68 pages. Est-ce une nouvelle? Est-ce un roman? En tout cas, c’est juste assez long pour occuper une des dernières soirées d’hiver qu’il nous reste.
  • Que pour un roman aussi court, l’histoire et les personnages soient aussi bien campés.
  • Que le tout se déroule entre le Saguenay-Lac-St-Jean, la Beauce et Québec. Une petite intrigue policière bien de chez nous avec ses lieux et son accent.

Bref, je vous le recommande fortement, une superbe lecture pour ce petit week-end de mars!

Bonne lecture!

Camille xxx

Je ne veux pas revenir

8 Mar

C’est jamais évident de revenir de voyage. Revenir dans les contraintes du quotidien. Travailler, s’entraîner, dormir, bien manger, mettre des sous de côté pour la retraite. Recommencer à prendre des décisions plus lourdes de conséquences que de choisir entre aller faire du snorkeling ou plutôt louer un kayak pour faire le tour de l’île. Les retours de voyage, je trouve ça confrontant.

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Crédit photo : Andrée-Anne Brunet

Je suis partie seule avec mon pack-sac au Bélize en janvier. Un deux semaines avec moi-même. Ce n’était pas mon premier voyage seule, encore moins mon premier voyage pack-sac. Mais le retour du Bélize a été ardu. Pas mal plus que tous mes autres retours de voyage. C’est comme si la vie m’envoyait en pleine face toutes ses obligations. Le travail, les factures, l’auto qui a besoin de réparations. Dire que 48h avant, je plongeais sur la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Ouch.

J’ai eu du mal à reprendre le rythme. En fait, je tentais de m’en éloigner le plus possible. J’auto-sabotais mon retour à la vie «normale». Je repoussais les prises de décisions et les rendez-vous au garage. J’évitais les réseaux sociaux et je fuyais le travail dès que je le pouvais. Je voulais continuer à vivre selon la devise du Belize : «Go Slow». J’y suis parvenue. Quelques jours à peine.

Pour oublier le monde extérieur, je me suis perdue dans les livres. C’est mon échappatoire. J’ai une douzaine de livres sur ma table de chevet, toujours un bouquin dans ma sacoche et je ne ressors jamais les mains vides d’une librairie. C’est une vraie maladie. Mais je ne veux pas en guérir. C’est donc en tentant de me détacher du rythme fou de notre quotidien que je suis tombée sur le premier livre pour adultes de Marie Demers : «In between». C’est comme si la vie m’envoyait un clin d’oeil pour me dire que je n’étais pas seule…

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Crédit photo : Renaud-bray.com

 

«In between» raconte l’histoire d’Ariane, 21 ans, qui apprends la mort de son père alors qu’elle voyage en Asie. Elle revient au Québec par le premier vol et tente de gérer du mieux qu’elle peut l’horreur qui lui tombe dessus. Dépassée par les événements, elle décide de prendre l’argent de l’héritage et de partir en Argentine. Pour prendre une pause. Pour aller gérer ses émotions ailleurs. Pour se perdre un peu.

De l’Argentine à la France, en passant par l’Asie, Ariane se donne corps et âme dans l’alcool, dans l’amour et dans le déni. Elle s’auto-sabote. Parce qu’elle ne veut pas prendre de décisions. Elle ne sait pas comment combler le vide causé par le décès de son papa. Elle ne veut pas choisir ce qu’elle veut faire le reste de sa vie. Pas maintenant. Pas tout de suite. Alors, Ariane se pousse dans ses plus lointains retranchements.

Cette Ariane, elle est le portrait d’une génération de jeunes adultes qui ne veulent pas décider tout de suite, qui veulent expérimenter, essayer, se tromper et goûter à ce que la vie peut leur offrir. Cette Ariane, c’est peut-être toi qui refuses de t’engager à long terme ou toi qui cherches un sens à ton métro-boulot-dodo. Cette Ariane, c’est moi à mon retour du Bélize.

«In Between» m’a réconcilié avec mon besoin de me distancier de la «vie d’adulte». Parce que c’est correct de ne pas avoir tout décidé avant 30 ans. C’est correct de continuer jour après jour à découvrir ce qu’on veut, ce qu’on aime et ce qu’on désire réaliser. C’est correct d’aller se perdre ailleurs pour se réaligner avec soi-même.

Une partie de mon cœur est encore au Belize mais tranquillement ma tête atterrit ici. Je ne suis pas pressée. Ariane m’a fait comprendre que j’ai le droit de dériver encore un peu. Tant que j’en aurai besoin. Merci Ariane. Merci Marie Demers.

Andrée-Anne Brunet

L’angoisse du poisson rouge

12 Fév

Vous souvenez-vous que, le 12 août dernier, c’était la journée « j’achète un livre québécois » ? Pour l’occasion, je suis allée avec une amie à la librairie Pantoute sur la rue St-Jean afin de fouiller, fouiner et acheter une petite perle littéraire québécoise.

Après réflexion (et m’être cachée derrière une colonne pour ne pas être interviewée par Radio-Canada) j’ai arrêté mon choix sur le roman L’angoisse du poisson rouge, un roman de Mélissa Verreault paru aux Éditions La Peuplade. Bon, évidemment il s’est passé un petit laps de temps entre l’achat et l’article, mais c’est que je l’ai commencé pendant les Fêtes!

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Résumé

Manue ne voit pas vraiment le point de sa vie actuelle. Il lui arrive toujours une foule de mésaventures et elle fait souvent des choix douteux. Elle n’entretient aucune vraie relation avec personne, seul son poisson rouge semble la comprendre. Or, la journée où il disparaît, elle part en croisade pour le retrouver. À la place, elle trouvera Fabio, un jeune italien qui a immigré au Québec il y a quelques années.

Sergio n’a pas eu le choix de s’engager dans l’armée. C’est la guerre et les Italiens comme lui sont affectés en Russie. Il ne sait pas s’il reverra un jour son village. Il ne sait pas s’il survivra à l’hiver de la step soviétique. Il ne sait pas s’il résistera au goulag.

Personnages

Manue: jeune graphiste de 28 ans. Elle n’a pas vraiment d’amis et elle entretient avec sa mère une relation aseptisée. Elle pense que sa vie est « digne d’un scénario hollywoodien ».

Fabio: cinéaste italien raté de 32 ans. Il a déménagé à Montréal dans l’espoir que les grands espaces et l’air froid de l’hiver l’aideraient à se trouver.

Sergio: jeune soldat de l’armée italienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Obligé de quitter son petit village et la cuisine de sa « mamma! », il se fait capturer par les Russes très peu de temps après s’être engagé. Sa résilience et ses qualités de meneur l’aideront-ils à s’en sortir?

On aime

  • Ces histoires humaines qui parlent des diverses relations qui composent nos vies et de la manière qu’elles évoluent
  • Les échanges de lettres entre Sergio et sa promise, Luisa. Elles sont empreintes d’optimisme et d’une franche dose de réalité
  • Le dénouement. Comme si, tout au long de la lecture, on arrivait plus ou moins à se détendre, car on cherche toujours de quelle manière l’histoire va évoluer. Puis, tout reprend sa place et on peut respirer à nouveau

Bonne lecture!

Camille xxx

Star Wars : revisiter un classique

8 Déc

À moins que vous viviez dans « une galaxie très, très lointaine », vous savez que, dans dix jours exactement, la folie Star Wars s’emparera des écrans pour l’épisode VII, Le Réveil de la Force. Pour célébrer le retour de Luke, Leia, Han et compagnie, je vous propose une relecture (littérale!) de l’épisode charnière de la série, celui qui a fait disparaître Anakin Skywalker pour le transformer en l’impitoyable Darth Vader : La Revanche des Sith. Alors… la Force est-elle plus forte dans le roman ou dans le film?

Avant de répondre à cette question d’importance vitale, je me permets de vous faire un résumé de la tragique descente aux Enfers d’Anakin Skywalker, le très doué (et très prétentieux) apprenti du tout aussi doué mais très humble Obi-Wan Kenobi. Anakin est bourré de talent, prometteur : c’est l’Élu chargé de ramener l’équilibre dans la Force. Toutefois, il s’est déjà écarté de cette voie en épousant Padmé Amidala qui attend un enfant de lui. Poussé par une peur irrationnelle de perdre Padmé qui l’entraîne lentement vers la paranoïa, Anakin sombre dans une spirale de mensonge et de colère qui le fera basculer vers le côté Obscur –et lorsqu’on bascule dans l’Obscurité, on n’en revient pas.

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Match nul!

C’est simple, je n’arrive pas à me décider. Dans le roman, j’ai été automatiquement conquise par le style vivant et imagé de Matthew Stover, qui sait à merveille décrire les batailles intergalactiques tout en décrivant à la perfection les personnages, dont il saisit toutes les nuances. Sa plume est à la fois efficace et dramatique, nous donnant la chair de poule alors que l’Obscurité menace d’engloutir la Lumière. L’auteur exploite à merveille les possibilités du roman, déviant de la trame cinématographique, ajoutant des scènes… Une transposition littéraire brillante, qui complexifie son matériel-source.

Dans le film, j’ai retrouvé tous les ingrédients qui m’ont fait adorer la première trilogie: intrigues politiques, combats de sabre laser époustouflants, épiques batailles de vaisseaux spatiaux… Les effets spéciaux sont à leur meilleur : la confrontation finale entre Anakin et Obi-Wan est à couper le souffle, chargée d’une tension dramatique très forte, incluant des poursuites haletantes au milieu d’un paysage volcanique aux allures infernales. Visuellement, c’est une belle réussite: du cinéma exploité au maximum.

Bref, si vous voulez vous replonger dans l’univers de Star Wars avant la grande sortie de l’Épisode VII, je vous conseille sans hésiter une lecture (ou un visionnement) de La Revanche des Sith, un divertissement efficace, alliant drame et action avec justesse. Et si vous décidez de vous taper la série au complet, en version littéraire ou cinématographique, eh bien… que la Force soit avec vous! 😉

Anne-Sophie

 

Pour le lire

En français: Star Wars, Episode III: La Revanche des Sith, par Matthew Stover, chez Fleuve Noir.

En anglais: Star Wars, Episode III. Revenge of the Sith, chez Ballantine.

Pour le voir

En DVD et Blu-Ray.

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