Tag Archives: films

Billet commun d’octobre: Un film d’horreur marquant

3 Oct

Les feuilles tombent, le mercure baisse (ou pas?), les bonbons d’Halloween font leur apparition sur les tablettes des supermarchés… voilà octobre! Inspirées par le méga-succès de Ça, adapté du roman de Stephen King et par l’Halloween qui arrive, on vous offre une liste des films d’horreur qui nous ont marquées. Prêts à vous rappeler de mauvais souvenirs? (Nous, on n’est pas prêtes!)

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Des docus à voir

26 Août Demain

Le mois d’août aura été pour moi celui du documentaire. Ça fait changement de Netflix, c’est loin d’être ennuyeux et on se couche un peu moins niaiseux. 😉 J’ai visionné Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent au Cinéma Beaubien et Parfaites de Jérémie Battagila à la Cinémathèque québécoise.

Demain

Demain

Crédit photo : www.demain-lefilm.com

Un film qui parle de l’avenir de la planète et qui n’est pas déprimant, ça se peut? Demain présente certes des statistiques accablantes sur l’état de nos ressources alimentaires, environnementales, financières, etc., mais les réalisateurs ont décidé de présenter des solutions et des idées innovantes qui se développent en ce moment même un peu partout dans le monde pour pallier les problématiques. Tout ça bien vulgarisé sur les thèmes de l’agriculture, de l’économie, de l’éducation, de l’énergie et de la démocratie.

Ça fait réfléchir sur notre consommation et notre mode de vie, ça donne envie de participer au mouvement et je suis certaine que ça inspirera de nouveaux projets et de nouvelles collaborations à travers le monde. À voir absolument!

 

Parfaites

Avec les Olympiques de Rio qui viennent de se terminer, le visionnement de ce docu tombait à point. On y suit le travail acharné de l’équipe canadienne de nage synchronisée, de la sélection des nageuses aux qualifications pour les Jeux. Un sport difficile et exigeant qui va bien au-delà des mimiques et des paillettes.

On y aborde la subjectivité des notes du jury, les blessures physiques, les troubles alimentaires… C’est crève-cœur de voir les nageuses travailler si fort alors qu’on sait dès le début qu’elles ne se qualifieront pas pour les JO. Un sport démystifié qui rend hommage au dur labeur de ces athlètes.

Bons docus!

Michèle

Et la fois où je faisais un tour dans le sud de Westeros

9 Juil

Au cours de mes nombreux voyages, il m’arrive de visiter des lieux de tournage. C’est généralement de façon volontaire, par exemple à Londres où j’avais fait mon petit pèlerinage jusqu’à la maison de Bridget Jones, ou encore dans le désert de Tunisie pour voir le village Mos Eisley dans Star Wars. Mais ce qui est encore mieux, c’est quand je visite un endroit qui devient par la suite un lieu de tournage d’un film ou d’une série très cool, par exemple Game of Thrones !    

En septembre 2014, j’ai eu la chance de visiter Séville en Espagne. Avec 30 degrés, c’était encore l’été et donc week-end parfait pour découvrir cette superbe ville et ses nombreux charmes, des plus classiques aux plus modernes. En plus on y mange plein de bonnes choses pour pas très cher, mais bon, cet article n’est pas dédié à la bouffe comme celui de Porto !

J’ai donc fait la visite du Real Alcázar de Sevilla, un palais qui date de l’an 844 bien qu’il ait été un peu retapé et modifié depuis. C’est ce qui explique son style unique vu toutes les influences subies au fil du temps. On se croirait plutôt en Turquie qu’en Espagne lorsqu’on le visite d’ailleurs ! Bref, il est vraiment magnifique et ses jardins le sont tout autant.  Mais ce que je ne savais pas encore à ce moment-là mais que j’ai appris peu de temps après, c’est que l’Alcázar allait en fait devenir les Water Gardens de Dorne en vue de la saison 5 de la série Games of Thrones !

Il aura quand même fallu que j’attende 6 mois avant de pouvoir voir le résultat… Et je dois avouer que j’étais un peu trop enthousiaste dès qu’une scène se déroulait dans la plus chaude des régions de Westeros!

Water Gardens of Dorne

Ma photo du Real Alcazar

L’arrestation d’Ellaria Sand

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Donc voilà, j’y étais et peut-être que sans le savoir, j’attendais mon chéri Oberyn Martell?

Oberyn Martell, aussi hot que Dorne!

Lisa Marie de Dorne

 

En attendant, j’ai bien envie d’aller à Dubrovnik pour visiter King’s Landing…

Bon voyage!

Lisa Marie

Oscars 2014 : Aucune surprise, quelques moments touchants… et beaucoup de tweets!

3 Mar

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«And the oscar goes to…»

Cinq petits mots qui précèdent si bien nos noms, lorsque nous sommes plus jeunes et rêveurs. Je le sais, j’ai pratiqué souvent. J’ai même une fausse statuette dorée pour le prouver. On parle quand même ici d’un des événements les plus prestigieux d’Hollywood : un tapis rouge, des bijoux précieux, des légendes du cinéma, des kodaks par milliers…n’oublie pas ton petit soulier!

Les films sont universels. Ils sont rassembleurs. Ils sont porteurs de messages. Ils sont à l’image de notre génération. Et clairement, la tendance de notre génération est au réel. Quand la réalité dépasse la fiction, littéralement. La majorité des films en lice sont inspirés de faits vécus, 12 Years a Slave, Dallas Buyers Club, Philomena, NebraskaNous sommes dans l’ère du réel. Nous voulons de l’authenticité. De la «vraie vie». (Cela veut aussi dire parfois, à l’ère des remakes, à l’ère où il est inutile de pousser l’imaginaire encore plus loin, encore plus haut…)

Émotions

Normal alors, que les moments les plus touchants et forts d’une telle soirée soient les speechs des vainqueurs.  Ces segments sont les plus spontanés et expressifs de la soirée, à l’image contraire des visages plastico-platrés des vedettes souhaitant à tout prix défier les effets du temps. Jared Leto, Lupita Nyong’o, Matthew McConaughey ont bien retenu notre attention après avoir monté sur les marches pour recueillir leur trophée.  Car mis à part ces moments touchants, les selfies des vedettes, la prestation contagieuse de Pharrell ou la commande de pizza d’Ellen DeGeneres, l’animatrice de la soirée, il n’y a eu aucune surprise quant au contenu des enveloppes.

Les artisans de Gravity retournent à la maison avec la majorité des statuettes techniques, ainsi que celle du meilleur réalisateur, décernée à Alfonso Cuaron. Dallas Buyers Club s’est illustré avec ses costumes et ses maquillages, ainsi qu’avec ses performances d’acteurs. Il devait y avoir un méchant bon réalisateur à la barre de ce film pour les diriger, n’est-ce pas ? 12 Years a Slave n’a rien à envier à personne, puisque le film repart avec le grand titre convoité du meilleur film de l’année et ajoute son nom parmi Gladiator, American Beauty, Schindler’s List, Braveheart, Forrest Gump, The Departed…

 

La soirée dorée en rafale :

  • L’humour de malaise d’Ellen DeGeneres. «It’s going to be an exciting night. Anything can happen, so many different possibilities. Possibility No. 1: 12 Years a Slave wins best picture. Possibility No. 2: You’re all racists. And now please welcome our first white presenter…»
  • Nous avons eu droit à un monologue d’Ellen, mais où était le numéro d’ouverture? Si j’étais vous, membres de l’Académie, je lâcherais un petit coup de fil au duo des Satiriques
  • Une performance juste et touchante de Somewhere Over The Rainbow par la talentueuse et athlétique Pink.
  • Le segment «In memoriam» où malheureusement, années après années, on reconnaît de plus en plus de visages…
  • Le conte de fée de Barkhad Abdi, en nomination pour le meilleur acteur de soutien, pour son rôle dans Captain Phillips
  • Oscar a encore échappé aux mains de Leonardo Dicaprio ! Soyons sans crainte, son tour viendra…
  • Où était Jack Nicholson avec ses lunettes fumées ?

Soyez pour ou soyez contre, mais je vous en prie, regardez les films avant de les juger.

Et mettez-vous au défi de consommer pleins de genres et de styles différents pour vous bâtir une solide opinion.

It’s a wrap.

JP

Prisoners : Un labyrinthe à résoudre

25 Sep

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Deux disparitions. Deux familles. Un détective. Des suspects. Une justice.

Suffisamment de mots pour situer Prisoners et préserver vos réactions spontanées pour votre visionnement. (On adore les previews, mais des fois, ne rien savoir sur le film rend l’expérience encore plus intéressante.)

Drame d’enquête portant sur la disparition de deux fillettes, un genre plutôt difficile à révolutionner… Mais l’exploitation de Denis Villeneuve pour son premier film hollywoodien, permet à celui-ci de se distinguer. En effet, Prisoners n’a aucun «barreaux» dans les roues et se fait applaudir par les critiques.

Une dame bien pertinente m’a appris que nous nagions présentement dans un courant cinématographique naturaliste. Le jeu au naturel où les défauts des gentils sont dévoilés, mais aussi les qualités des méchants. Beaucoup plus représentatif de la vraie vie, non ? Nous sommes loin de The Good, the Bad and the Ugly. Ce qui laisse le spectateur se poser beaucoup plus de questions… Prisoners utilise cette façon de jouer. Et ses protagonistes nous offrent des performances poignantes, réelles, nuancées. 

Après seulement une dizaine de minutes, les spectateurs sont déjà installés devant une histoire positionnée, où l’on se met déjà en mode résolution, à la recherche de la vérité et de la justice, de la sortie du labyrinthe. Éthiquement, le film nous fait vivre plusieurs questionnements où l’on arrive mal à trancher sur ce qui est bien ou non, sur ce que nous ferions ou non…Comme pouvait laisser présager le titre, nous pouvons tous devenir prisonniers d’une colère, d’une douleur, d’une incompréhension…

Dans un décor gris de chez gris, reflet assez juste des portraits et des positions nuancés du film, Villeneuve nous manipule ingénieusement et nous rend fatigués…fatigués d’être autant sur le bout de son siège durant plus de deux heures ! Et il n’est pas le seul coupable : Hugh Jackman & Jake Gyllenhaal nous offrent des performances incroyablement précises. Comme tout le reste de la distribution d’ailleurs, une distribution «pare-balles». On sent déjà la statuette dorée…

 It’s a wrap! JP

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