Tag Archives: école

Ôde à mon métier

21 Sep

Il y a maintenant déjà 9 ans que je suis enseignante au primaire, en première année pour être plus précise. Mon père est un enseignant en éducation physique à la retraite, mon frère est enseignant de mathématiques au secondaire, ma belle-soeur est enseignante en 6ème année à la même école que moi, mon cousin enseigne l’éducation physique et plusieurs de mes meilleurs amis sont enseignants aussi. On peut donc dire que je baigne dans le monde de l’éducation souvent et depuis très longtemps.

Ça fait en sorte que j’oublie parfois que c’est un monde assez mystérieux pour plusieurs. Notre souvenir de ce qu’était l’école lorsque nous étions élève et la réalité de ce que c’est d’y travailler comme adulte est bien différente. En l’honneur de la rentrée, jai eu envie de démystifier mon métier en vous parlant des raisons pour lesquelles je l’aime.

IMG_20170920_003300

 

L’horaire

“On sait bien, les profs, vous avez 2 mois de vacances payées l’été!” On l’entend souvent celle-là! Malgré le fait que ce ne sont pas des vacances payées (On nous retire une partie de chacune de nos paies pendant l’année scolaire afin de financer notre été) et que ce sont 7 semaines et non 2 mois, c’est vrai qu’on a un bel horaire. Un horaire idéal quand on a une famille. C’est sûr, on travaille tous beaucoup plus que les heures qui nous sont allouées mais nous avons les mêmes congés que nos enfants. On peut les voir les fins de semaine, dans le temps des fêtes, l’été… La plupart du temps, je suis là pour le souper et je n’ai pas à me lever lorsque c’est encore la nuit.

Quand je suis débordée, stressée et découragée de la charge mentale qui vient avec mon travail et que je fantasme sur toutes les autres carrières qui auraient pu m’intéresser, je finis toujours par me dire que je n’aurais jamais un horaire aussi parfait pour ma famille.

La “non-routine”

Sérieusement… Comment vous expliquer à quel point chaque journée est une surprise? Bien sûr, les activités que je fais avec les élèves se répètent et se ressemblent. Oui, chaque journée est basée sur le même horaire de cinq périodes et je travaille dans la même classe avec les mêmes enfants à tous les jours. Mais, chaque journée est unique.

Je ne sais jamais quelle sera l’humeur de l’un ou de l’autre ce matin-là. Peut-être qu’Élizabeth se chicanera avec sa meilleure amie pendant la récréation ou qu’Anthony a perdu son chat hier. Peut-être aussi que Louis est vraiment heureux dans sa nouvelle famille qu’il se sent vraiment d’attaque aujourd’hui.

Je ne sais jamais totalement comment mes élèves réagiront quand je leur lirai une nouvelle histoire ou lorsque je leur expliquerai les prochains ateliers. Il y aura toujours des questions et, surtout, des commentaires pour me surprendre!

Je ne sais jamais qui m’apprendra des trucs que je ne connais pas sur les dinosaures, la chasse ou les jeux vidéos.

Je ne sais jamais combien de crayons, de gommes à effacer, de ciseaux, de casquettes ou même de souliers (!) seront égarés à chaque jour.

Je ne sais jamais si la photocopieuse, mon portable, la connexion internet ou les hauts-parleurs fonctionneront comme ils se doivent cette journée-là…

Bref, lorsqu’on travaille dans une école avec des petits humains, chaque journée apporte son lot de découvertes et d’étonnement.

Mon équipe

Je ne sais pas si c’est comme ça partout car je n’ai pas travaillé dans beaucoup d’écoles, mais mon équipe de travail est sans aucun doute l’une des mes plus grandes motivations. Je suis entourée de gens qui sont tous, à leur façon, passionnés et inspirants. Nous travaillons ensemble afin d’offrir le plus possible aux enfants qui fréquentent notre école. C’est vraiment beau de voir l’énergie que tous et chacun met afin d’atteindre notre but commun, la réussite et le bien-être des élèves. Les formations, les réunions, les discussions sans fin dans le cadre de porte, les heures supplémentaires bénévoles, les larmes versées, les tapes dans le dos et les comités pédagogiques n’en sont que quelques exemples.

Je pense vraiment que je fais partie d’une équipe exceptionnelle remplie de gens engagés et malgré la distance considérable qui sépare mon école et ma maison, jamais je n’envisage de changer de milieu. Il est non seulement plaisant d’y travailler, mais mes collègues sont aussi des gens avec qui il est agréable d’échanger, de plaisanter et de discuter dans un contexte personnel. En plus, j’ai la chance d’avoir, parmi tous ces collègues, de vraies amies avec qui partager mon quotidien.

Les enfants

Ah! Les enfants! C’est mon dernier point, mais il est de loin le plus important! Accueillir 19 (ou 20, 21, 22…) petites frimousses à chaque matin est définitivement ce qui rend mon travail aussi précieux. Leurs petites mains dans la mienne à la récréation, le sourire sur leur visage lorsqu’ils me racontent leur fin de semaine, les “Madame Émilie, je t’aime!” spontanés et leurs rires en cascade lorsque je fais le clown sont tous des petits bijoux qui parsèment mes journées. Mais, le plus inestimable dans tout ça, c’est de voir leur progression tout au long de l’année. Ils arrivent dans ma classe au mois de septembre, fraîchement sortis de la maternelle et lorsqu’ils me quittent en juin, ils savent lire et écrire. C’est tellement fantastique!

Entre les deux, nous aurons travaillé fort, nous nous serons amusés et surtout, nous aurons tissé des liens très forts. Mes élèves, je les aime d’amour. Même les élèves qui ne sont plus dans ma classe depuis plusieurs années sont encore “les miens” dans mon coeur. Je suis toujours heureuse lorsque je croise “mes anciens” et lorsque de leur côté ils éprouvent le même bonheur, je me dis qu’il n’y a rien de plus gratifiant.

Émilie

Publicités

Article commun septembre : meilleur souvenir de rentrée

6 Sep

Aaaaah, la rentrée! L’odeur des cahiers neufs, les vieux et les nouveaux amis, les projets, là où tout est possible. Les louves se sont rassemblées pour vous partager leurs meilleurs souvenirs de rentrée scolaire (ou les pires?). Quels sont les vôtres?

Bonne rentrée à tous!

september

Michèle : Je me souviendrai toujours de mon arrivée à Montréal dans les Résidences universitaires de l’UQAM. J’ai presque versé une larme quand j’ai vu la petite taille de ma chambre et de mon lit simple. Je voulais faire ma tough devant mes parents, mais j’ai eu envie de pleurer quand ils sont repartis pour Québec et que je me suis retrouvée seule. Semblerait que ma mère a eu la même retenue devant moi, mais qu’elle a pleuré une fois rendue dans l’auto. 😉 Le jour d’après, j’ai retrouvé le sourire! C’était les initiations en communication à l’UQAM, j’ai vécu une semaine incroyable et rencontré ceux qui allaient devenir mes amis et complices. 😉

Camille : L’été entre le secondaire et le Cégep, j’ai travaillé dans un camp. Je suis revenue dudit camp la veille de la rentrée scolaire… après avoir fêté au point d’en oublier mon nom. Donc, imaginez ceci: petite moi de 17 ans qui rentre au Cégep complètement hangover et sans aucun plan parce que j’ai passé l’été dans le bois. Je ne savais même pas quel autobus prendre pour me rendre à l’école. Je n’avais aucune idée de comment me rendre au local de mon cours de français non plus. Par un miracle incroyable mon mal de coeur et moi on est arrivés à bon port. Encore aujourd’hui, je ne sais pas trop ce qui s’est passé cette journée-là.

Andrée-Anne B. : Pour moi, rentrée scolaire signifiait l’excitation de tout plastifier. Pas que je sois une folle du plastique, mais j’adorais la rentrée car elle voulait dire que j’allais avoir de nouveaux crayons, une gomme à effacer toute neuve, des cahiers Canada de la couleur de mon choix et des manuels à plastifier pour les garder comme neufs pendant les prochains mois. Je jubilais à l’idée de tout bien classer dans mon étui à crayons et de tout faire rentrer dans mon sac à dos. J’aimais commencer l’année scolaire du bon pied, quitte à passer des heures à plastifier! 🙂

 

Laurie : Ah, les rentrées! Toute ma vie, ce fut des moments parsemés d’excitation mais surtout… d’angoisse. Vais-je me faire des amis? Retrouverai-je mes amis? Est-ce que quelqu’un aura le même chandail que moi? Est-ce que *nom d’un garçon cute* a changé d’école? TANT DE QUESTIONS! Je me souviens surtout des kits que je choisissais des jours à l’avance, pour être juste assez cool mais pas trop, juste assez voyante mais pas trop. Aaaah, douce nostalgie! (Mes BFF du secondaire se souviendront sans doute de ma chemise de cowboy mauve, de mon coton ouaté blanc Billabong et/ou de mon t-shirt jaune, bandeau bleu poudre… ;))

http://giphy.com/gifs/cootiesmovie-movie-rainn-wilson-cooties-3o85xqiJwU9WS1yvWU

 

Patry : Premier jour de secondaire 1. À noter que j’ai grandi dans un minuscule village et soudainement, je me retrouve dans la grande école en « ville ». Je frappe fort avec un look urbain fashion déniché au Pentagone du Centre d’achats à Rivière-du-Loup. Le orange brûlé et les pantalons cargo sont à la mode, j’ai trois excellents kits directement inspirés de cette tendance. Je porte aussi les cheveux super courts avec des pics en arrière sculptés au gel et des barrettes papillon pour retenir mon toupet. Bref, même ma cousine en secondaire 3 ne m’a pas reconnue. Merci Nicole Benisti.

 

 

Anne-Sophie : J’ai toujours aimé les rentrées. Les cahiers neufs, l’atmosphère surexcitée du campus… J’étais donc plus que motivée pour ma première rentrée au doctorat, l’an passé. Première semaine, tout va bien. Et puis… Disons que ma rédaction de mémoire en treize mois m’a brusquement rattrapée. Alitée pendant cinq jours, mal partout, j’étais loin du glorieux début d’études doctorales dont j’avais rêvé. J’ai raté comme une pro ma deuxième semaine de cours, écrasée dans mon lit, incapable même de me lever pour mettre autre chose que mon pyjama. C’était GRANDIOSE. #epicfail

­

Concours : découvrez CORIA

9 Mai

Vous savez, chez Les Rockalouves, on adoooore donner de la place à de beaux et bons entrepreneurs d’ici. J’ai découvert, il y a quelques temps déjà, CORIA, maroquinerie québécoise et toute nouvelle entreprise. Andréanne Pinard, qui a étudié au Centre des Métiers du Cuir de Montréal, laisse sa trace sur de magnifiques sacs et pochettes pour sa première collection. Psst! Lisez cet article jusqu’à la fin pour participer à notre concours! 

 

Des porte-clés et des pochettes en cuir magnifiques avec des lignes simples et pures, qui plaisent à toutes les filles/humains, ont été créés pour la première collection de la marque CORIA. J’ai rapidement été conquise, surtout parce que c’est fait par une jeune demoiselle de la banlieue de Montréal aux rêves entrepreneuriaux très cool ne voulant qu’une chose : créer de belles choses. Petite entrevue avec Andréanne Pinard, alias CORIA, pour vous permettre de mieux connaître ses produits!

Crédit photo : CORIA

Crédit photo : CORIA

Andréanne, d’où t’es venue l’intérêt pour la maroquinerie/ l’amour du cuiiiir?

«L’odeur et la texture du cuir sont tout simplement incomparables! En plus, le cuir est une matière qui vieillit tellement bien. J’aime travailler cette matière, la sentir, la toucher, la transformer. Il n’y a vraiment rien d’autre pareil au cuir.»

Dans tes créations, qu’est-ce qui t’inspire au quotidien?

«Cliché, mais je suis tellement inspirée par la nature. Je trouve qu’il y a une belle simplicité dans la nature, tout est à sa place, tout a son utilité. Je m’inspire de ça pour créer des objets utilitaires, minimalistes et agréables à regarder! Il y a une autre partie de moi qui adore la ville, Montréal, les gens. J’aime garder une petite touche moderne à travers mes œuvres pour créer des produits intemporels.»

Crédit photo : CORIA

Crédit photo : CORIA

Si tu pouvais avoir une égérie, n’importe qui, qui choisirais-tu et pourquoi?

«Emma Watson, mon doux qu’elle est belle et inspirante! Tout ce qu’elle touche se transforme en or. C’est une femme entrepreneure, qui pose des actions réfléchies, sensées, pour le bien de la nature et le bien des autres autour d’elle. Un jour, elle portera un de mes sacs!»

Shameless plug : quels sont tes coups de cœur de ta première et de ta prochaine collection (exclusif!)?

«Première collection: J’ai créé des porte-clés et des pochettes, mais j’avoue que les pochettes sont mes chouchous! Elles peuvent être transportées partout, autant pour une sortie que pour le travail. Un must!

Prochaine collection: Puisque c’est seulement un sac (produit plusieurs fois), je n’ai pas de préférence! Par contre, il y a des franges partout, et ça, c’est un gros coup de cœur. ;)»

*CONCOURS – CONCOURS – CONCOURS* 

Vous aimeriez avoir un bel item CORIA pour l’été qui s’en vient? Courez la chance de remporter la pochette KAPA couleur flamboyant! Pour se faire, rendez-vous sur la page Facebook Les Rockalouves et dites-nous avec quoi vous agenceriez ce beau sac dans les commentaires.

Vous avez jusqu’au mercredi 18 mai 2016, 12h (HE), pour participer. Voir les règlements ici!

Bonne chance et merci de nous suivre!

Laurie xxx

%d blogueurs aiment cette page :