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L’été, c’est fait pour pique-niquer!

17 Août

 

Le pique-nique, quelle belle occasion de se réunir avec des gens que l’on aime à l’extérieur sous le soleil et en partageant de bonnes choses à manger. Je ne parle pas ici d’un pique-nique de sandwich au jambon, avec un sac de chips et une boisson gazeuse, quoique bien sympa par moment, mais,  je parle plutôt des pique-niques du samedi où on se permet quelques folies culinaires et je dois dire que J’ADORE ÇA! Voici quelques idées pour vos prochains pique-niques.

Allo mon coco! Pour ce genre de repas, l’œuf n’est pas à sous-estimer. C’est l’occasion de réinventer la classique sandwich aux œufs en y ajoutant de petites herbes fraîches (basilic ou coriandre) ou encore en mettant quelques tranches d’avocat. On peut aussi faire des œufs mimosa et varier l’assaisonnement de la garniture. Une garniture classique avec de la ciboulette, une garniture avec un peu de sauce piquante ou ajoutez-y de petites crevettes nordiques avec un peu d’aneth.

Les salades (ci-dessous quelques liens vers des recettes de salades)  de toutes sortes sont toujours un must dans ce genre de repas. Il y a aussi les crudités avec une trempette originale ou pourquoi pas une gaspacho. C’est aussi l’occasion de laisser aller sa créativité culinaire en faisant des wraps que l’on peut servir en sandwichs ou en petites bouchées. Il ne faut pas non plus oublier le dessert, petit gâteau ou une salade de fruit colorée concluront à merveille le repas.

Pour vos prochains rassemblements au  parc ou dans un champ de blé,  je vous propose MA recette de salade de patates.

Bon pique-nique!

Salade de patates aux asperges de Marie-Andrée

Ingrédients:

  • Un paquet de patates grelots
  • Une botte d’asperges parées et coupées en tronçons (environ 2 cm)
  • Tranches de prosciutto ou bacon – au goût
  • 2 échalotes vertes hachées
  • 1 citron (zeste et jus)
  • ⅓ de tasse de mayonnaise
  • ⅓ de tasse de yogourt nature ou de crème sure
  • Herbes fraîches

Préparation:

  1. Cuire les patates grelots dans une casserole d’eau bouillante. Faites attention pour ne pas trop faire cuire vos petites patates. Laisser refroidir et réserver.
  2. Entre-temps dorer les tronçons d’asperges dans une poêle ou les faire blanchir. L’important est de conserver un peu le croquant de l’asperge. Laisser refroidir et réserver.
  3. Faire cuire le bacon selon les instructions ou mettre le prosciutto quelques secondes au micro-onde et le couper en petit morceau. Laisser refroidir et réserver.
  4. Mélanger le zeste et le jus du citron, les échalotes, la mayonnaise, le yogourt et les herbes fraîches dans une grand bol. Ajouter les patates, les asperges et le bacon/prosciutto et bien mélanger. Saler et poivrer.

 

Suggestions de recettes de salade :

Crédit photo :

Bonnie Kittle

Parce que les vacances, c’est pas optionnel

20 Juil

Comme l’a fait remarquer ma collègue et amie Jenny dans son plus récent billet, on a parfois l’impression que les vacances, c’est juste une option. Quelque chose qui pour ceux qui ont le temps de se la couler douce. Ce n’est pas pour les travailleurs autonomes ni pour les étudiants, oh que non! Depuis cinq ans, je n’ai pas pris de vacances d’université. Cette année, j’ai décidé de prendre deux mois off, parce que prendre de vacances, ça ne devrait pas être optionnel.

Il y a quelques mois à peine, je vous aurais dit que les vacances, ce n’est pas obligatoire. Mais ce printemps, ma psy m’a dit que j’étais « au bord de l’épuisement professionnel ». Probablement le résultat de mes cinq ans de suite sans vacances d’été… ou vacances tout court. Donc, avant que mon quasi-burn out en devienne un en bonne et due forme, j’ai décidé de prendre des vacances.

Prendre des vacances, ce n’est pas pour les nuls ou les faibles, contrairement à ce que tout le monde veut nous faire croire -et le milieu universitaire dont je fais partie ne fait pas exception à la règle, loin de là. Les vacances, c’est pour les nuls, ou alors, c’est un luxe pour les salariés. Étudiants et indépendants, à l’ouvrage! Pas de temps à perdre avec le repos.

Alors, je me suis obstinée à travailler tous les étés, sans arrêt depuis 2012, jusqu’à ce que je n’arrive plus à me concentrer suffisamment pour travailler plus de dix minutes à la fois. Oui, dix minutes à la fois, et ça me prenait tout mon courage.

Donc, me voilà, avec deux semaines de vacances dans le corps, et je me rends compte que les vacances, non, ce n’est pas optionnel.

Les vacances me montrent bien, maintenant, à quel point j’étais fatiguée. À trop rouler sur mes réserves, je ne m’apercevais pas de l’ampleur de mon épuisement. Je ne me rendais plus compte que je faisais en deux jours ce que j’aurais pu faire en quelques heures, il y a deux ou trois ans. Je pensais que j’étais reposée le matin en me levant, alors que j’étais toujours aussi fatiguée que la veille. Je ne m’en préoccupais pas: je serrais les dents, et je passais à travers la journée.

Prendre des vacances me montre aussi que des objectifs, ça doit être flexible. Quand bien même que mon plan de travail pour les trois prochaines années ne serait pas prêt tout de suite, qui est-ce que ça dérange? Anyway, il va changer 300 000 fois d’ici à ce que je finisse ma thèse. Alors, attendre en septembre pour faire ça, c’est tout sauf grave. Personne ne fera une crise cardiaque pour si peu -même pas moi!

Luca Bravo

Hé oui, prendre des vacances, ça fait « perdre du temps ». Mais est-ce vraiment perdre du temps que de s’amuser un peu, de profiter du soleil, de voir la mer? Je ne pense pas.

Morale de l’histoire: prenez des vacances, même si vous rongez votre frein en attendant de recommencer. Vous finirez par apprendre à vous détendre -c’est long, mais on y arrive (je commence presque à relaxer, c’est dire!).

Après tout, c’est à ça que ça sert, les vacances. Se détendre un peu les muscles. Se tranquilliser le cerveau.

Surtout, ça ne fait vraiment pas de tort.

Anne-Sophie

3 trucs qui m’ont aidé à me débarrasser de mon acné.

8 Juil

Salut la compagnie! C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai réalisé cette semaine que, depuis deux mois, je n’ai presque plus d’acné au visage, YAY! Pour le commun des mortels, ça peut sembler anodin, mais pour n’importe quelle personne ayant connu ce genre de problème, c’est une GRANDE VICTOIRE! Parce que j’aime partager et que je souhaite sincèrement pouvoir aider d’autres personnes qui ont à dealer avec le problème, voici quelques les quelques trucs qui ont fait LA différence pour ma peau.

Mais avant, voici un vidéo très puissant qui témoigne très bien de comment on peut se sentir quand on est aux prises avec l’acné d’adulte.

 

EXIT LE STRESS / ÉCOUTER SON COEUR:

La première leçon que j’ai retenue de ma crise d’acné de l’hiver dernier, c’est qu’il ne faut pas sous-estimer l’impact du stress sur notre peau. À l’époque, je lançais mon entreprise et j’apprenais à connaître mes limites, au niveau professionnel. Ce que j’ai envie de vous dire réellement, c’est que quand une situation devient stressante au point de faire des boutons, il ne faut pas hésiter et faire des changements. C’est ce que j’ai fait, en mettant certaines situations au clair ou en mettant un terme à certains contrats.

 

UNE RIGUEUR DIGNE D’UN ENTRAÎNEMENT MILITAIRE:
Ça peut sembler évident, mais comme on n’est que des humains, je le répète: respecter une routine de façon stricte fait TOUTE la différence dans la guerre contre l’acné. La routine qui m’a aidé à prendre le dessus est la suivante:

➔ Matin:
– Nettoyage et hydratation avec la gamme CALM de Arbonne
– Crème antibiotique topique (prescrite par mon le dermatologue adoré)

➔ Soir:
– Nettoyage avec ma divine Clarisonic (qui a vraiment changé ma vie), même savon que le matin
– Crème au Peroxyde de Benzoyle (toujours sous prescription)

➔ Une fois par semaine:
– Exfoliation au café (café moulu + huile d’olive)
– Le Thérapeutic Sulfur Mask par Tomas Roth (s’il y a UN SEUL masque qu’il faut vous procurer, c’est bien cette petite merveille!)

La clé, c’est d’être rigoureuse et de respecter sa routine! Promis, vos efforts porteront fruit!
FAIRE APPEL À UN EXPERT (et sa chimie):
Faire appel à un dermatologue a été un élément décisif dans mon processus de «guérison». Comme la situation pressait (les cicatrices commençaient à être vilaines), j’ai décidé de faire affaire avec une clinique privée. Je n’ai jamais regretté mon choix: des suivis constants et adéquats et un service  attentionné (genre pas l’impression de déranger parce que tsé, c’est yink des boutons).

En ce qui concerne les produits utilisés, je dois avouer que j’ai tendance à préférer tout ce qui est simple et naturel. Mais j’ai pour mon dire que quand on a besoin d’aide, il faut se laisser aider. Avec l’impact que ça avait sur ma vie personnelle et professionnelle, bouder les antibiotiques aurait été pour ma part vraiment stupide. À vous de voir et de faire le rapport risques- bénéfices. 😉

ENFIN:

Ma petite face de fille qui sort de la douche et qui aime les fleurs, 4 mois après avoir terminé les antibiotiques, et après 7 mois d'application d'une routine stricte.

Ma petite face de fille qui sort de la douche et qui aime les fleurs, 4 mois après avoir terminé les antibiotiques, et après 7 mois d’application d’une routine stricte.

Quand on parle d’acné, il n’y a pas de solution miracle. On a tous des corps, des personnalités et des contextes différents. Néanmoins, une bonne consultation avec un spécialiste pourrait vous éclairer et vous aider à prendre les bonnes décisions. Je le recommande vivement, moi, ça m’a permis de ne plus craindre le regard des autres et de vivre chaque seconde le coeur léger.

En espérant en avoir encouragé quelques uns/unes!
De tout mon coeur de louve, COURAGE!
xxxxx

Véro

Respirez, ce texte n’est pas stressant ;)

22 Juin Stress

Je ne sais pas pour vous, mais il me semble que je n’ai jamais autant senti de stress et d’anxiété autour de moi que ces dernières années. Je travaille dans une université et les projets portant sur ces thématiques sont plus que jamais populaires.

Pourquoi? Sûrement à cause du rythme effréné de nos vies et d’un souci de performance : on veut tout faire et on veut le faire à la perfection. J’avais une discussion par texto avec des amis récemment sur comment se passait notre journée. Tout le monde était dans le jus.

Comme si être très (trop) occupé était un état normal et que si tu ne l’es pas, tu te pognes clairement le beigne. On glorifie même cet état. Tu es débordé (tu sens probablement que tu perds le contrôle, ce qui te rend anxieux)? Tu travailles sûrement davantage et plus fort que ton voisin qui n’est pas en train de s’arracher les cheveux.

J’ai assisté, il y a quelques semaines, à la conférence Le stress ou comment chasser les mammouths sans y laisser sa peau de Sonia Lupien, chercheuse et directrice du Centre d’études sur le stress humain. Si vous avez un collègue over stressé, c’est LA conférence parfaite pour lui! Sans blague, c’est une oratrice hors pair qui présente ses recherches de façon très claire et imagée.

Elle y présente ce qu’est le stress, comment il se manifeste et les conséquences directes qu’il a sur notre corps et notre santé. C’est cette démonstration qui m’a le plus troublée.

Toute cette mauvaise énergie qu’on peut dépenser pour du stress, la plupart du temps inutile et qu’on s’est créé soi-même, et qui se reflète sur notre santé morale et physique. Pire, qui peut se développer en maladie et nous affecter sur une longue période de temps.

Des choses simples comme respirer par le ventre, bouger, rire…voilà ce qui peut contrer le stress dès les premiers symptômes.

Il y a évidemment un côté bien personnel sur la façon dont on gère notre stress.

Ma façon à moi, c’est de penser à ce qui a une réelle importance dans ma vie : la santé et être bien entourée. C’est aussi de relativiser, il y a sûrement des gens qui vivent un stress bien plus grand que le mien en ce moment quelque part dans le monde.

Je souhaite trouver des façons de rire davantage en période de stress. Un bon fou rire peut éloigner bien des maux. Ça veut aussi dire de passer plus de temps avec ceux qui me font sourire. 😉

À go, on déstresse.

Michèle

Les boîtes

17 Juin

Déménager, c’est pas facile. Il faut choisir l’appartement, faire ses boîtes, ranger, nettoyer… Mais le plus difficile, ce n’est pas d’empaqueter ses affaires : c’est de se rendre compte du chemin parcouru d’un appartement à l’autre –et ce chemin-là, il ne se compte pas en kilomètres.

 

 

Photo prise sur Pinterest.

Photo prise sur Pinterest.

Ça fait trois ans que j’habite le même petit appartement. Je déménage demain. Mes boîtes s’empilent dans le salon comme autant de souvenirs que je préfère regarder à la dérobée, comme en trompe-l’œil, pour ne pas me rappeler vraiment. Et pourtant, il a bien fallu que je les remplisse avant d’en détourner les yeux –exercice difficile, mais nécessaire.

Faire mes boîtes, c’est accepter de regarder en face celle que je suis devenue. C’est refaire, à l’envers, le chemin parcouru depuis la dernière fois. Regarder des pochettes d’albums que j’ai écoutés en boucle à un moment où il n’y avait que la musique et l’université à avoir du sens dans ma vie. Relire des passages de romans auxquels je me suis accrochée comme à des bouées de sauvetage.

Faire mes boîtes, c’est accepter les mauvais souvenirs, et chérir les bons. C’est accepter les mauvaises décisions, les moments de désespoir, l’équilibre précaire d’une période où mes repères n’avaient plus de sens. C’est m’accrocher aux instants de bonheur et aux grandes victoires –l’arrivée de ma coloc, l’achèvement de ma maîtrise, le début de mon doctorat. C’est me rappeler qui j’étais, et faire la paix avec cette jeune femme qui ne savait plus trop ce qu’elle faisait, qui accumulait les mauvais choix à une vitesse étourdissante et qui cherchait frénétiquement un sens à un monde qui semblait en être dépourvu.

Aujourd’hui, je n’en suis plus là.

Il y a encore des moments où j’ai l’impression que mes repères s’effritent et que le monde tourne à l’envers. Désormais, mes ancrages sont plus solides. Si je tangue, j’arrive malgré tout à garder le cap. Ça semble stupide, mais parfois, il en faut si peu pour perdre l’équilibre. Maintenant, je sais mieux jouer les funambules, et je n’ai plus le vertige.

Aujourd’hui, je vois mes boîtes empilées dans le salon, et je n’ai plus peur de les ouvrir. Il n’y a pas de squelettes dans mes placards, de fantômes dans mes miroirs; ne reste que l’avenir, étincelant de promesses.

Demain, quand je regarderai mes boîtes, avant de déménager, ce sera pour observer l’infini des possibles qui s’ouvrent devant moi.

Demain, quand j’ouvrirai mes boîtes pour enfin m’installer, ce ne sont pas des mauvais souvenirs que je verrai, mais les traces de tout le chemin parcouru, et les indices d’un sentier encore à battre.

Reste juste à choisir le bon.

On y va?

Anne-Sophie

La peur de n’avoir plus rien à écrire

23 Mar

J’ai beaucoup d’idées et ça fait quelques jours que je tente de trouver la bonne. On dirait que je n’y arrive pas. Je ne trouve pas l’angle qui me convient pour vous raconter une histoire. Bonne ou pas. Pourtant, je vais très bien et l’arrivée du printemps et de ses bienfaits m’enchante.

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Bye l’hiver

Hier, j’ai réalisé que je Rockalouve depuis maintenant deux ans. Je vous ai parlé de mes peurs, de mon amour pour le camping, de mon boulot, de mes amis, de mes envies. Je vous ai fait part de mes trucs pour voyager, de ce qui faisait que j’avais envie de me réveiller et de l’amour que j’éprouvais pour mon gym. Est-ce que je vous ai tout dit ? Est-ce que nous devons tout dire ? Depuis les derniers mois, j’ai cette impression qu’on raconte tout, sans gêne. Je suis la première à tout lire, à vouloir tout savoir. Je pense que ça me fait du bien, mais trop, c’est comme pas assez.

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Je vous ai aussi parlé de l’hiver!

Quand Souzie m’a écrit pour m’offrir de rédiger dans son blogue afin de jaser bien-être, j’étais vraiment fière et particulièrement en forme. Je me préparais pour mon deuxième demi-marathon et je mangeais  beaucoup de vert. Je ne me doutais pas que deux ans plus tard, je serais encore derrière mon écran à vous écrire mes états d’âme. Je suis encore plus fière.  Bien que parfois, j’ai peur de ne plus avoir de bons sujets, je sais que je ne vous ai pas tout dit. Je cherche seulement la meilleure façon de l’aborder.

Ces derniers mois, j’ai fait un défi de méditation, j’ai vu une psychologue sur une base régulière, j’ai écouté une émission de télé-réalité mettant en vedette des agriculteurs et j’apprivoise la vie en tant que belle-maman. Rassurez-vous, il y a encore de la chair autour de l’os pour les prochaines semaines. Ah oui, je planifie un séjour de pêche pour le début de l’été. Je risque de vous revenir avec quelques anecdotes.

Mais avant, j’avais envie de faire le point, sur ce que j’avais fait et sur ce que j’ai envie de faire. Je voulais me remettre en question, m’assurer que je suis à la place où j’ai envie d’être. Tsé, en d’autres mots, que j’aime ce que je fais.

Cette semaine, j’ai lu dans LaPresse+ que « des études menées au cours des 30 dernières années ont montré les bénéfices pour la santé de la thérapie par l’écriture, qui permettait notamment de réduire les visites chez le médecin associées au stress ».

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Un doux matin à l’Auberge des Glacis. Parfait pour rédiger.

De toute évidence, je vais me forcer à trouver quelque chose à dire. Il paraît que ça fait du bien. 😉

Enfin, merci pour ce temps que vous prenez à me lire. Vos commentaires me touchent.

Je suis loin d’être une obligation!

À bientôt xx

Sarah 

Je ne veux pas revenir

8 Mar

C’est jamais évident de revenir de voyage. Revenir dans les contraintes du quotidien. Travailler, s’entraîner, dormir, bien manger, mettre des sous de côté pour la retraite. Recommencer à prendre des décisions plus lourdes de conséquences que de choisir entre aller faire du snorkeling ou plutôt louer un kayak pour faire le tour de l’île. Les retours de voyage, je trouve ça confrontant.

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Crédit photo : Andrée-Anne Brunet

Je suis partie seule avec mon pack-sac au Bélize en janvier. Un deux semaines avec moi-même. Ce n’était pas mon premier voyage seule, encore moins mon premier voyage pack-sac. Mais le retour du Bélize a été ardu. Pas mal plus que tous mes autres retours de voyage. C’est comme si la vie m’envoyait en pleine face toutes ses obligations. Le travail, les factures, l’auto qui a besoin de réparations. Dire que 48h avant, je plongeais sur la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Ouch.

J’ai eu du mal à reprendre le rythme. En fait, je tentais de m’en éloigner le plus possible. J’auto-sabotais mon retour à la vie «normale». Je repoussais les prises de décisions et les rendez-vous au garage. J’évitais les réseaux sociaux et je fuyais le travail dès que je le pouvais. Je voulais continuer à vivre selon la devise du Belize : «Go Slow». J’y suis parvenue. Quelques jours à peine.

Pour oublier le monde extérieur, je me suis perdue dans les livres. C’est mon échappatoire. J’ai une douzaine de livres sur ma table de chevet, toujours un bouquin dans ma sacoche et je ne ressors jamais les mains vides d’une librairie. C’est une vraie maladie. Mais je ne veux pas en guérir. C’est donc en tentant de me détacher du rythme fou de notre quotidien que je suis tombée sur le premier livre pour adultes de Marie Demers : «In between». C’est comme si la vie m’envoyait un clin d’oeil pour me dire que je n’étais pas seule…

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Crédit photo : Renaud-bray.com

 

«In between» raconte l’histoire d’Ariane, 21 ans, qui apprends la mort de son père alors qu’elle voyage en Asie. Elle revient au Québec par le premier vol et tente de gérer du mieux qu’elle peut l’horreur qui lui tombe dessus. Dépassée par les événements, elle décide de prendre l’argent de l’héritage et de partir en Argentine. Pour prendre une pause. Pour aller gérer ses émotions ailleurs. Pour se perdre un peu.

De l’Argentine à la France, en passant par l’Asie, Ariane se donne corps et âme dans l’alcool, dans l’amour et dans le déni. Elle s’auto-sabote. Parce qu’elle ne veut pas prendre de décisions. Elle ne sait pas comment combler le vide causé par le décès de son papa. Elle ne veut pas choisir ce qu’elle veut faire le reste de sa vie. Pas maintenant. Pas tout de suite. Alors, Ariane se pousse dans ses plus lointains retranchements.

Cette Ariane, elle est le portrait d’une génération de jeunes adultes qui ne veulent pas décider tout de suite, qui veulent expérimenter, essayer, se tromper et goûter à ce que la vie peut leur offrir. Cette Ariane, c’est peut-être toi qui refuses de t’engager à long terme ou toi qui cherches un sens à ton métro-boulot-dodo. Cette Ariane, c’est moi à mon retour du Bélize.

«In Between» m’a réconcilié avec mon besoin de me distancier de la «vie d’adulte». Parce que c’est correct de ne pas avoir tout décidé avant 30 ans. C’est correct de continuer jour après jour à découvrir ce qu’on veut, ce qu’on aime et ce qu’on désire réaliser. C’est correct d’aller se perdre ailleurs pour se réaligner avec soi-même.

Une partie de mon cœur est encore au Belize mais tranquillement ma tête atterrit ici. Je ne suis pas pressée. Ariane m’a fait comprendre que j’ai le droit de dériver encore un peu. Tant que j’en aurai besoin. Merci Ariane. Merci Marie Demers.

Andrée-Anne Brunet

Un mois sans viande #MarsVégé

4 Mar

28 février 2016, 23 h 52

Moi : Bébé, est-ce qu’on fait un mois végé ?
Lui : Hein ? Hu-hum.
Moi : Genre, le mois de mars ? Après demain là ?
Lui : [Bruit sourd / grognement.]

… que j’ai pris pour une approbation.

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Ça fait un moment déjà qu’on reportait parlait de le faire. Un mois, à cuisiner autre chose que de la viande. Que ce soit pour votre santé, pour les animaux, pour votre portefeuille ou pour l’écologie, les bonnes raisons pour se tourner vers le végétarisme pleuvent. En plus, notre petit défi culinaire nous oblige à réfléchir à chaque fois qu’on se met quelque chose dans la bouche. Ce qui n’est vraiment pas une mauvaise chose à 17 jours du printemps 😉

Voici donc quelques recettes essayées (et appréciées) que j’ai faites cette semaine et qui risquent de vous inspirer! Vous pouvez aussi vous mettre l’eau à la bouche avec les idées de recettes véganes ou les bols à cuisiner de Chloé!

#OnDéjeune

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Crédit photo : Oatbox

Je n’ai pas encore exploré pluuusieurs déjeuners. Mes matins sont toujours un peu improvisées et… dernière minute 😉 J’opte souvent pour un yogourt avec des céréales Oatbox, agrémenté de quelques petits fruits. C’est rapide, simple et tellement bon!

 

Lunchs et soupers

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Crédit photo : troisfoisparjour.com

J’ai essayé cette recette de salade de millet, noix de coco, mini bok-choy &vinaigrette aux-framboises de l’incontournable Trois fois par jour. Avec ou sans noix de coco, la recette est délicieuse! Aussi, le millet est une céréale sans gluten.

 

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Crédit photo : fraichementpresse.com

Une recette à base du fameux chou kale, ce superaliment dont on ne cesse de vanter les bienfaits! Je raffole carrément de cette salade crémeuse de quinoa et de kale, vinaigrette au tahini du site Fraîchement Pressé!

 

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Crédit photo : instagram.com/treeselovehappiness

Hier soir, j’avais envie de tofu. J’ai essayé cette recette de tofu mariné cuit au four. J’ai troqué le brocoli pour des fèves vertes. Constat : aussi bon le soir même que le lendemain comme lunch!

 

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Crédit photo : recettes.zeste.tv

Le secret de cette salade de couscous israelien et dedamames à la coriandre est dans le jus de lime. C’est juste… tellement frais!  En plus, cette recette se prépare vraiment rapidement! (Temps de préparation : 15 minutes + temps de cuisson : 7 minutes.)

 

Le week-end

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Crédit photo : instagram.com/followyourheart

Qui a dit qu’être végé était plate? Certainement pas avec la succulente recette de tacos végétariens de Ricardo. Attention, vous aurez des envies de fiesta mexicaine!

 

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Crédit photo : Marie-Ève Laforte

Vous connaissez le tempeh? Originaire de l’Indonésie, le tempeh est à la fois croquant, dense et tendre. Comme le tofu, il remplace la viande dans un plat. Essayez-le dans cette recette de chili végétarien!

 

Autres inspirations

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Crédit photo : instagram/mkclassroom

J’ai récemment découvert les vidéos d’inspirations de recettes 100 % végé (à la Tasty) de La cuisine de Jean-Philippe! À visionner 🙂

Il m’arrive aussi souvent de m’inspirer d’Instagrammeurs qui nous donnent faim 24 \7!
Sur ce, bon mois de la nutrition!
Suzie xox

P.S. : Je me prépare mentalement à résister au bacon dans mon brunch ce week-end… À suivre!

Tu n’es pas ton voisin

8 Jan

Aujourd’hui, c’est la fête. C’est MA fête. Je suis encore comme une enfant, excitée à l’arrivée de mon anniversaire, déconcentrée toute la journée, j’ai un festival de partys et de festivités et j’aime ça comme ça. S’il y a des ballons, c’est encore mieux. Mais aujourd’hui, j’ai 26 ans. Je change de bord de vingtaine et j’avoue avoir eu un peu peur. Peur parce que je ne suis pas le plan. THE plan.

Crédit : Band and strike

J’avais une idée bien précise, étant ado, de l’adulte que j’allais devenir. Je serai une businesswoman, avec une famille, une maison, un chien (pourquoi pas quelques poules!), un mari et le tout, à 22-23 ans GROS MAX (rassurez-moi, suis-je la seule?). Évidemment, rien ne tout cela n’est encore arrivé, et je ne prévois pas le faire dans un ordre précis ou même savoir ce que l’avenir me réserve. J’ai des plans, des projets, de gros rêves. Je n’apprends rien à personne en disant que se comparer, ça fait pas mal plus de tort que de bien et que non, l’herbe n’est pas plus verte chez le voisin. Mais j’ai appris quelque chose de fondamental en vieillissant.

Prends bien soin de toi parce que personne d’autre ne le fera.

On a des amis, de la famille, un-e copain-copine, des collègues. Tout ce beau monde s’occupe de vous et se soucie de vous, c’est certain. Mais tous les objectifs qu’on peut avoir ne se réaliseront que si nous-mêmes prenons soin de les accomplir. Big news, han?

Et je m’offre le luxe aujourd’hui de vous donner des pistes de motivation qui m’aident, même si je ne réinvente pas la roue, parce que c’est ma fête pis que je feele très sagesse/vieillesse (joke pas joke).

Fais des listes

J’ai décidé, à 18 ans, que j’accomplirais un de mes rêves par année au minimum, dans n’importe quel ordre, de n’importe quelle taille. J’ai donc appris à surfer, j’ai sauté en parachute, j’ai vu U2 en show, j’ai habité à Paris et je me suis pensé-bonne, je suis tombée en amour, j’ai loué mon premier appart à moi toute seule dans le Vieux-Québec, je me suis acheté un chiot. Je n’ai pourtant toujours pas fait le tour du monde en voilier, appris le nom de tous les pays du monde, réussi à faire une grande roue, eu de jumeaux identiques… ETC.

L’objectif est de se lever, le 1er janvier, et de dire ‘’bon, quessé que je pourrais bien réaliser comme rêve cette année?’’ et de tout faire pour le réaliser. Apprendre la plongée? Facile. Parler Italien ? Go.

Prends conscience de la couleur de ton gazon

Tu penses que tu n’accomplis jamais rien de bien grand ? Ne regarde pas ton voisin qui monte le Kilimandjaro aller-retour-à-reculons-sans-être-essoufflé. Regarde plutôt les 10 lbs que tu as perdu, qui t’apportent déjà un gros changement dans ta vie. Le 5 km que tu ne pensais jamais être capable de faire. Le gâteau Reine Élisabeth que tu as cuisiné, qui semblait vraiment compliqué mais qui te fait sentir comme King Ricardo au final. Ton gazon est vert man, et être reconnaissant de ton propre effort, c’est un pas dans le bonheur.

Crédit : Love this pic

Ceci n’est pas un sprint

On fixe des buts, des rêves, des projets. Des deadlines, des ultimatums, des dates limites. La vie est inattendue. C’est un marathon, avec un chemin pas défini d’avance. C’est comme la fable de La Fontaine du lièvre et la tortue. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Chaque chose en son temps. [Énumérez ici toutes sortes de citations qui veulent plus ou moins dire la même chose.] Si je voulais que vous reteniez une chose de ce texte, ce serait que non, il n’y a rien que vous devez absolument faire avant d’avoir 25 ans, ou 30 ans, ou 40 ans. Vous n’êtes ni moins cool, ni plus lent, ni plus lâche. Chacun sa vitesse de croisière.

Qui suis-je, du haut de mes 26 ans, pour vous dire comment gérer votre vie ? Juste une louve, qui apprend, qui s’ouvre, qui s’enfarge et qui vieillit.

Je me souhaite d’avoir plus de gratitude pour ma vie, pour ce qu’elle m’offre, pour ce que j’en ai fait jusqu’à maintenant. De n’avoir aucun regret mais des petites choses à améliorer, jusqu’à mes 80 ans (parce qu’après ça, pour vrai, ça me tentera sûrement pu). D’aimer sincèrement, tous les jours. De prendre soin de moi, de ma santé surtout, car il n’y a rien de plus précieux.

Et je vous souhaite la même chose ❤

 

Laurie xxx

 

 

 

Les bons produits pour l’automne

28 Oct

Je trippe un peu trop sur l’automne. J’adore sortir mes gros foulards, mes chandelles à la vanille et mon thé à la citrouille. Je trouve aussi que les rituels beauté pour l’automne sont ultra réconfortants. Voici les produits que j’utilise pour préparer ma peau au retour du temps froid.

 

Le visage

Pensez d’abord à bien hydrater votre peau. Il se peut que vous ayez besoin de troquer votre crème, qui était parfaite cet été, pour une formule plus riche. N’ayez pas peur, la crème hydratante, contrairement à ce que l’on peut penser, ne cause pas l’apparition de boutons. Au contraire! La déshydratation est un problème très fréquent qui cause d’autres difficultés comme un fond de teint non uniforme.

Si vous ne savez pas vers quoi vous tourner et que vous n’avez pas de problème de peau en particulier, je vous conseille la gamme de Sephora. Les crèmes sont abordables et ultra hydratantes. À appliquer matin et soir.

Avec le soleil qui commence à se faire rare, notre teint a tendance à devenir terne. Je vous recommande donc d’utiliser 1 fois par semaine un masque à la vitamine C qui permet de redonner de l’éclat au teint.

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Et on ne délaisse pas la crème solaire! Même s’il fait moins chaud, le soleil est toujours présent et c’est l’ennemi numéro 1 de votre visage causant un vieillissement prématuré de la peau. Appliquez une formule conçue pour le visage après votre crème hydratante. J’utilise celle de Lancôme, qui est super fluide et s’absorbe rapidement.

N’oubliez pas de vous munir d’un bon baume à lèvres. Le froid est le pire ennemi de cette zone délicate. Si vous avez tendance à lécher vos lèvres quand elles sont sèches, de grâce laissez tomber cette mauvaise habitude qui aggrave le problème.

Mon truc : je garde un tube de baume dans ma table de chevet et j’en mets une généreuse couche avant d’aller au lit (généreuse comme dans 5-6 épaisseurs). Le matin, mes lèvres sont guéries!

J’aime bien les Baby Lips de Maybelline et les baumes d’Yves Rocher.

Si la situation est désespérée, faites un petit exfoliant au miel avant de mettre votre baume.

Le corps

Un autre produit phare pour l’automne cette année est l’huile sèche pour le corps. Ce produit ultra hydratant qui sent l’été est absorbé rapidement par votre peau. Bonus : ça sublime ce qu’il nous reste de bronzage.

Ma préférée est l’huile sèche Monoï de Tahiti d’Yves Rocher. C’est celle qui a la texture la plus intéressante, à mon avis.

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Les soins

Finalement, post-saison des 5 à 7 éternels (allo vin rouge), je trouve que l’automne est le moment phare pour utiliser un soin blanchissant pour les dents. Je le fais à chaque année et je vois une belle différence. Comme on passe plus de temps à l’intérieur, c’est clairement le meilleur moment pour sortir vos petites bandes blanchissantes ;).

Si vous avez les dents sensibles, alternez l’utilisation de votre produit (bande, dentifrice ou rince-bouche) avec un produit comme le dentifrice Sensodyne (mon préféré depuis des années), au lieu de l’utiliser quotidiennement, tel que recommandé. Vous verrez tout de même des résultats rapidement.

Mon produit préféré

Bon, je m’éloigne un peu du maquillage et des produits de beauté, mais dans mes essentiels pour l’automne, il y a la lampe solaire. Pas toujours facile de bien dormir et de se sentir en forme avec un temps d’exposition au soleil réduit, alors souvent notre peau en souffre. Répétez après moi : le meilleur produit de beauté est une bonne nuit de sommeil. Une lampe solaire m’a beaucoup aidé à ce niveau.

Je vous souhaite donc un bon automne les Louves!

Gab xx

 

 

Mon téléphone pis moi. Presque inséparables.

22 Oct

Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé avant : mon téléphone. Cet objet qui me suit presque partout. Ça fait peur. Je ne sais pas trop comment, mais je sais que j’ai envie d’écrire sur le fait que c’est devenu un problème. Je réalise que ça affecte ma concentration au quotidien. Dans le genre que je n’arrive plus à suivre une conversation sans y jeter un œil.

Pis des fois, je me demande comment j’aurais fait pour écouter un cours à l’université. Parce qu’en 2007, j’écrivais mon premier texto pis c’était tellement long. J’étais loin de rafraîchir ma page pour connaître le nombre de « j’aime » et de passer le temps avec Pinterest.

Je sais qu’il ne faut pas se coucher en regardant son écran et qu’il est préférable de méditer 5 minutes en se réveillant que de publier une photo sur Instagram. C’est plus fort que moi et j’ose croire que ça me fait du bien. Je suis encore déchirée à savoir ce qui est bon et ce qui est mal dans l’utilisation de mon téléphone. Dans une relation de couple, un petit mot du genre « je pense à toi », ça passe, mais quand tu commences à régler 8 problèmes dans la journée, tu as aussi le temps de vivre des émotions inimaginables. Pis ça je sais que c’est mauvais.

Et quand tu as toujours ton téléphone avec toi pis que tu décides de ne pas répondre parce que ton cours de yoga commence, ça peut créer l’inquiétude. C’est tannant. Ça me donne juste le goût de lancer l’objet presque sacré au bout de mes bras. Heureusement, ça ne m’arrive pas souvent. Pis vous le savez que je n’oserais jamais faire ça. Mais des fois, ça me fait juste tellement de bien de le mettre en mode avion pour un après-midi en randonnée pédestre. C’est grave d’en arriver là.

D’un autre côté, il me permet de voir des photos récentes de ma filleule, de me donner le goût de voyager, de suivre un événement en direct, ça fait mon bonheur. Mais pour le reste comme attendre impatiemment un message ou se sentir obligé d’y répondre parce que la personne sait que tu as VU le message, ça m’affecte plus que je pense. Et que dire du téléphone quand je suis sur la route. Et j’y suis souvent. Sans y toucher nécessairement il est là et il dérange. Dernièrement, je me suis parlé et je sais que je dois l’ignorer. C’est presque gênant, mais je doute que je sois la seule. C’est triste.Avec @dezjeff au Parc national de la Jacques-Cartier.

S’il y a une chose pour laquelle je rends grâce à mon téléphone, c’est bien l’appareil photo. J’ai l’impression que tout devient photogénique et que tout peut devenir beau. Éditer mes images est maintenant devenu un petit bonheur quotidien.  Après, l’idée de pouvoir partager sa passion avec une communauté comme Instagram ne fait qu’augmenter mes envies photographiques. Tiens, j’ai le goût de saluer mon ami @dezjeff qui m’inspire par sa créativité et sa gentillesse et de vous inviter à regarder mon coup de cœur télévisuel Tamy USA qui va à la rencontre d’Instagrameurs à travers les États-Unis. Disons que ça reste dans le thème du téléphone/ prolongement de soi.

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Sommet du sentier la Scotora- Parc national de la Jacques-Cartier.

Sur la route en Chaudière-Appalaches.

Reste à voir si je vais trouver une façon de me détacher tranquillement. Du moins, à l’occasion. Je suis consciente de cette dépendance. Ok, le mot est peut-être fort, mais je crois que j’ai déjà un bout de fait. Mon travail ne me permet pas d’être déconnectée et ce n’est pas ce que je souhaite. Chose certaine, je vais continuer le yoga (sans téléphone) et je devrai m’imposer davantage le « mode avion ».  Pis là j’ai juste le goût de prendre une grande respiration et de ne plus toucher mon téléphone de la journée. Juste avant, il me reste à répondre à deux, trois messages et à aimer quatre, cinq photos. 😉

Sarah xx

Mon défi végane de 21 jours | Idées recettes

20 Oct

Alors voilà, je me suis lancée dans une aventure bien particulière cette semaine et ce, pour 21 jours consécutifs. Il y a quelques années déjà que j’entends parler du Défi végane proposé par le Festival végane de Montréal et j’ai décidé d’y adhérer pour l’automne 2015.

Le mode de vie végétalien consiste à exclure tout produit d’origine animale ou impliquant leur exploitation dans son régime alimentaire. On y exclu donc, par exemple, toute viande, poisson, produits laitiers, œufs, en plus de renoncer aux produits issus des animaux, de leur exploitation ou testés sur ceux-ci. Le défi dure donc 21 jours, soit le nombre de jours pour créer ou changer une habitude, du 17 octobre au 6 novembre et termine juste à temps pour le Festival végane de Montréal qui aura lieu le 7 novembre au Marché Bonsecours à Montréal.

Bon, ceux qui me connaissent bien savent que je me lance dans un défi qui risque d’être particulièrement difficile intéressant pour moi puisque j’aime la bouffe et que même si j’ai beau faire des recettes du style « pizzas à la croûte de chou fleur » et tout le tralala santé, j’adore la viande et les produits dérivés d’animaux (genre les œufs, allô, je vais faire quoi sans mes œufs pour le p’tit déj moi? Ou le fromage, LE FROMAGE, GANG!)

Bref, j’aime manger de TOUT, donc me restreindre pour 21 jours sera certainement mon plus grand défi de l’année, mais je considère cette expérience comme étant enrichissante et instructive en ce qui a trait à mes habitudes alimentaires puisqu’il y a toujours place à amélioration. Le but du défi que je me suis donné (et imposé à mon copain, qui semble avoir plus de facilité que moi jusqu’à présent) consiste principalement à nous faire découvrir les bienfaits de l’alimentation végétalienne et mieux comprendre les impacts de notre consommation alimentaire.

Je vous suggère donc aujourd’hui quelques idées de repas végétaliens qui prouvent que manger végane, c’est pas plate pentoute! Les assiettes proposées nous font d’ailleurs remarquer qu’on peut reproduire bien des choses sans nécessairement avoir besoin de produits animaliers pour cuisiner, il faut simplement s’ajuster et s’habituer avec quelques éléments substituts.

Le p’tit déj’

Tofu brouillé, tomates séchées et basilic

Toasts aux avocats

Crêpes aux bananes et bleuets 

Smoothie chaï à la citrouille

L’heure du lunch

Bol de salade style Banh mi

Mac and Cheese au chou fleur

Ramen au miso et shiitaké

Nouilles tahini aux carottes rôties et pois chiches

On mange quoi pour souper?

Tacos de champignons portobellos

Burger aux lentilles BBQ, salade de choux mangue & carotte

Rouleaux de printemps au tofu croustillant

Soupe végé aux arachides

La dent sucrée

Barres de crumble aux framboises

Biscuits style gâteau aux carottes, glaçage crémeux aux citrons

Smoothie de chia au chocolat et pistaches

Bouchées de gâteau au fromage véganes

 

D’ici-là, souhaitez-moi bonne chance et pour tous ceux qui seraient tentés de faire le défi, je vous encourage fortement à l’essayer même si les premiers jours sont déjà passés! Une saine alimentation, ça ne peut pas faire de tort à personne!

– Chloé

Billet commun – Mon souvenir d’été…

1 Sep

Ahhhh, l’été. Ses promesses de temps clément, d’activités extérieures plus palpitantes les unes que les autres, de soirées endiablées et sans fin au centre-ville… Nous voilà déjà à la fin de la belle saison et, en observant notre feed Facebook, on distingue deux types de personnes: celles qui en ont profité et celles qui ne l’ont pas vu passer. De quel camp faites-vous partie?

RIP Summer! (Source inconnue - Pinterest)

RIP Summer! (Source inconnue – Pinterest)

En ce début du mois de septembre, nous avons envie de partager nos souvenirs d’été, histoire de les étirer encore un peu!

Bonne lecture! 🙂

❤ Cécile: Cet été, pas de vacances, niente ! Nada ! Alors, à défaut de profiter d’un dépaysement géographique, je me suis évadée de mon quotidien une fois la nuit tombée… Rester silencieuse et immobile face à des paysages parfois surréalistes… de vraies vacances pour mon esprit !

Crédit photo - Cécile Duong

Crédit photo – Cécile Duong

❤ Michèle: Nouvellement propriétaire, je manquais de fonds pour partir à l’aventure comme à l’habitude cet été ;). Heureusement, il y a toujours mon petit havre de paix qui m’attend dans le Bas-Saint-Laurent comme j’en parlais dans mon article «Ode au chalet». Un des premiers étés où je me suis sentie reposée pour vrai à mon retour au travail.

Crédit photo: Michèle Lemay Tardif

Crédit photo: Michèle Lemay Tardif

❤ Lisa-Marie: Ces dernières années, je travaillais tout l’été pour mieux partir en vacances en automne ou au printemps. Cet été, mon amie m’a proposée d’aller en Indonésie avec elle pour 2 semaines. Une première semaine bien chargée en visites et en excursions, puis une deuxième semaine pour bien se reposer à la plage! Je vous parlerai d’ailleurs de notre aventure au volcan Kawah Ijen dans mon prochain article!

Crédit Photo: Lisa-Marie

Crédit Photo: Lisa-Marie

❤ Anne-Sophie: Un avion en vol, des nuages et du bleu. Un avion en vol, parce que finir une maîtrise, après tant de travail acharné, ça donne l’impression de pouvoir toucher les nuages. D’atteindre ce qu’on croyait impossible. Je n’ai peut-être pas pris de vacances, mais mon esprit, lui, a pris de l’altitude – et mon cœur a presque le vertige de tant de liberté. C’est ça que je retiens de mon été. La liberté, le vol plané, le bleu.

Crédit photo: Anne Sophie Gobeil

Crédit photo: Anne Sophie Gobeil

❤ Laurie: Je l’ai raconté dans cet article, j’ai monté une petite montagne cet été. J’ai fait aussi beaucoup d’autres choses; du plein air, du camping, de la piscine, des festivals, des piques-niques, des fêtes. Je ne suis pas allée bien loin. Mais ce moment, en haut du plus haut sommet du nord-est de l’Amérique, ça représentait métaphoriquement parfaitement bien mon année, les épreuves et les changements. Et dans cette photo, outre la vue, y’a une personne merveilleuse qui a fait de cet été une aventure aussi!

Crédit photo: Laurie Couture

Crédit photo: Laurie Couture

❤ Gabrielle: Cet été j’ai eu la chance de retomber en amour. J’ai découvert Milan avec mon copain, sans itinéraire précis, sans guide… et sans parler italien. Une aventure qui m’a ouvert les yeux sur une façon de vivre à la fois exaltante et tranquille. Milan m’a appris à prendre le temps de respirer et de m’entourer de ceux que j’aime.  Après avoir fait l’erreur de demander un «café to go» (l’insulte suprême), j’ai compris qu’on y vivait le moment présent et qu’on y prenait le temps de discuter, de prendre une pause et de profiter de la vie. J’applique maintenant du mieux possible cette philosophie dans mon quotidien.  À moi la dolce vita!

Crédit photo: Gabrielle Leblanc

Crédit photo: Gabrielle Leblanc

❤ Véronique: Professionnellement, avez-vous déjà eu l’occasion de repartir à neuf? D’avoir le temps de réfléchir aux valeurs que vous chérissez et à celles sur lesquelles vous ne pouvez plus piler? J’ai eu cette chance, ce bonheur inouï! Je n’irais pas jusqu’à dire que mon été sans emploi a été de tout repos, mais disons qu’il m’a permis de regagner mon équilibre et de remettre les pendules à l’heure. Un avenir rempli de promesses et de défis très motivants se dessine devant moi. Il me tarde de vous partager le tout!

Crédit photo: Véro Ovando

Crédit photo: Véro Ovando

❤ Suzie: Probablement l’été le plus éprouvant de ma vie. J’ai perdu mon père. L’être le plus cher à mes yeux. Mon modèle de vie, mon complice. Faire face à un deuil aussi important n’est pas chose facile… J’ai la chance extraordinaire d’être tellement bien entourée. Maman, les copines, les cousins et surtout toi mon amour, merci de m’avoir permis de voir le bonheur, malgré la peine. Merci pour les moments de paix, comme pour les fous rires. Papa disait que le bonheur est un choix. Avec lui qui vit maintenant dans nos cœurs, pas le choix de péter le feu (ou presque).

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Au chalet. La tête vide et le cœur remplie de joie. Crédit photo : Suzie Veilleux

❤ Nadia: Je ne suis peut-être pas partie explorer des contrées lointaines comme par les années passées, puisque mon nouvel emploi m’a demandé temps, concentration et dévotion, mais ce n’est que pour avoir mieux profité de mes amis, de ma famille. Des ces instants précieux et simples. Les plus beaux moments de l’été sont ces courtes escapades spontanées, où le bonheur se respire les pieds dans le sable, un verre de vin à la main, l’appareil-photo pas très loin, accompagnée de son copain. Parce qu’il est si bon de s’évader. Et de se le rappeler.

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Nous et les dunes de Tadoussac. Que faut-il de plus. Crédit photo: le retardateur. 😉

Eh oui, le billet est déjà fini.
Et vous, avez-vous vu passer votre été?
En avez-vous profité?

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Vos Rockalouves

Courir pour la cause

6 Août

Un réel phénomène, devrais-je dire tsunami, a pris d’assaut les villes de la planète depuis quelques années. Celui de la course à pied. Je ne compte plus le nombre d’événements Facebook sur tous les types de courses un peu partout au Québec ou de photos de mes amis, en mode «essouflés-satisfaits». Mode passagère ou tendance à long terme ? Qu’à cela ne tienne, participer à une course organisée, ça a plusieurs avantages.

Ces événements sportifs sont organisés pour permettre aux participants de se dépasser physiquement et mentalement dans des épreuves plus ou moins difficiles, de repousser leurs limites. On pense alors aux courses telles que Spartan Race, Mud Hero, Zombie Run, etc. Ensuite, il a les courses pour le plaisir, les ultra-marathons, les courses cani-cross (avec vos cabots), les courses en sentier… et tralala ! Mais derrière tous ces événements, se cache souvent une cause, la raison même qui pousse autant d’organisations à financer ces courses. La culture du sport philanthropique a pris son envolée depuis quelques années et permets à plusieurs œuvres de bienfaisance d’amasser des fonds et de faire connaître leur cause ou projet.

Lors de la Course du Coeur, de la Fondation des maladies du coeur, une cause qui me tient particulièrement à coeur (lolol)

Lors de la Course du Coeur, de la Fondation des maladies du coeur, une cause qui me tient particulièrement à coeur (lolol)

Si les amateurs de course à pied ont souvent plus le défi en tête que la course elle-même, les participants contribuent toujours à faire avancer différents organismes, et c’est tant mieux ! Je trouve qu’il n’y a rien de plus inspirant que de courir pour soi, en plus de donner au suivant par le fait même.

Il y a quelque temps déjà, Suzie vous avait parlé du Trophée Roses des Sables et du projet de deux filles de Québec d’y être lors de la prochaine édition (à lire ou relire ici pour connaître l’histoire). Maxime et Valérie, les filles de Roses Chouchou, organisent cette fois une course toute spéciale en format 5 à 7, pour amasser des fonds pour ce défi fou dans lesquelles elles se sont embarquées. Avoir du plaisir tout en promouvant la santé physique ? On dit oui ! Courte entrevue avec les demoiselles.

Course le 5 à 7!

Course le 5 à 7!


Maxime, Valérie, quels types de coureuses êtes-vous? Comment décririez-vous votre style?

Maxime : Ma motivation va et vient et je n’en fais pas tout un cas. Tantôt coureuse assidue qui respire le grand air, tantôt sportive-festive qui se pardonne un weekend d’excès avec un petit jogging le dimanche 13:00. Bref, mon style c’est de ne pas en avoir et d’admirer tous mes amis qui se font franchement plus motivés et talentueux en la matière.

Valérie : Pour moi la course, c’est plus synonyme de plaisir que d’objectif sportif. C’est d’enfiler mes vielles « Asics » blanches et bleu, d’appuyer sur le bouton « play » de ma playlist des années 90 et de déambuler dans la belle ville de Québec sans avoir un réel objectif. La course demeure un prétexte pour sortir de mon confort, dégourdir mes vieux muscles de jeune professionnelle et me sentir bien !

Donnez-nous une raison funky de participer à votre course, qu’est-ce qui la distingue des autres?

Courir en formule 5 à 7 ! Notre course, c’est l’envie de deux filles de faire les choses un peu différemment. De combiner activité sportive et festivités dans le cadre d’un petit 5 km sans prétention. De la musique, de l’animation des clins d’œil surprise style 5 à 7, bref venez ça va être une belle soirée !

Si on a une jambe dans le plâtre ou qu’on est malheureusement dans les Caraïbes le 29 août, comment faire pour appuyer votre fabuleux projet?

On vend encore de sublimes chouchous faits avec amour au roseschouchou.com. On s’apprête d’ailleurs à lancer des soldes à tout casser; ne ratez pas ça! On prend aussi les commandites en argent et sommes assez flexibles sur la visibilité qu’on peut vous offrir ! Vous voulez donner ou vous avez des idées de financement ? info@roseschouchou.com

Quoi : Course le 5 à 7 

Quand : samedi le 29 août 2015, à 17h

Où : Parc du Bois-de-Coulonge, à Québec

Peu importe la cause que vous soutenez en participant à un événement sportif cet été, faites-le aussi pour vous, et dans le plaisir !

Bon mois d’août! 🙂

Laurie

Ode au chalet

15 Juil

En cette avant-dernière journée de travail avant les vacances d’été, il faut l’avouer, ma tête commence déjà à être ailleurs. Et cet ailleurs, c’est le chalet familial, La Pantouf de son petit nom (oui, oui c’est le nom inscrit sur la pancarte au bord du chemin). Nom donné par les anciens propriétaires, mais qu’on a conservé finalement parce que ça lui va tellement bien.

Je me sens extrêmement choyée parce que depuis toute petite, j’y passe une partie de mes vacances.

Il est situé au Lac Jerry (ou Lac Méruimticook) dans cette magnifique région qu’est le Témiscouata dans le Bas-Saint-Laurent. C’est où ça? Packington, Saint-Marc-du-Lac-long, Dégelis…ce coin-là.

C’est le lieu où je me repose, où je décroche, où je fais le plein de la famille, où il n’y a ni horaire, ni stress, où ça sent bon la nature…Bref, où il fait bon se la couler douce.

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Crédit photo: Maxime Pelletier

Je ressens toujours une certaine fébrilité à l’idée d’aller au chalet et d’y faire les mêmes choses année après année.

Des petites choses, mais qui deviennent des traditions et qui sont pour moi du bonheur pur et simple.

  • Lire un roman sur le quai en compagnie de ma sœur

Et se dire aux cinq minutes: «non, mais on est-tu bien!?»

  • Boire un Rhum & Coke avec mon père en milieu d’après-midi.

Je l’entends déjà me dire: «un petit rhum ma Michèle?»

  • Faire le tour du lac en ponton

Regarder les chalets et placoter  sur les familles qui les habitent (parce que oui tout le monde se connaît).

  • Aller mangez une poutine italienne chez «Boutot»

La cantine Chez Rina de son vrai nom. Et même ajouter un petit cream soda avec ça, parce que tant qu’à y être!

  • Regardez le feu qui brûle pendant des heures

Avec un vieux polar sur le dos et des bas dans mes sandales. Parce qu’au chalet, au diable le look.

  • Les soupers en famille

Qui commencent tôt avec l’apéro et qui finissent avec une petite marche pour digérer 😉

Et je pourrais continuer longtemps comme ça…

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Je ne remercierai jamais assez mes parents et la famille pour tous ces beaux souvenirs d’été et j’espère vraiment que mes cousins, ma sœur, mon frère et moi allons poursuivre ces traditions encore bien longtemps malgré nos vies bien occupées et éparpillées un peu partout au Québec.

Et vous, votre havre de paix et de tranquillité, il est où?

Michèle

 

Parce que tout ne peut pas toujours être parfait

22 Juin

« J’ai marché ». Ça, c’est la réponse que j’ai donnée à ceux qui me demandaient comment avait été mon dernier demi-marathon. Celui d’Ottawa en mai dernier. Ben oui après 14 km, je n’y arrivais plus, physiquement, mentalement. Non, je n’avais pas mal aux genoux ni aux jambes, j’étais seulement incapable de continuer. C’était la première fois que ça m’arrivait.

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Il y a deux ans, marcher lors d’une course officielle était impensable. J’étais au comble de ma forme, je me sentais forte et capable de tout. Je mangeais parfaitement, je ne buvais pas d’alcool, je m’entraînais tous les jours, ou presque. Aujourd’hui, je cherche l’équilibre pis ce n’est pas si facile. Ça veut dire manger une crème glacée un beau soir d’été, préférer dormir collé le matin au lieu d’une course aux aurores, oser prendre 3-4 verres d’alcool lors de la fête d’une amie. Bien malgré moi, c’est aussi courir moins vite, quelques livres de plus sur la balance et se sentir désorganisée à l’occasion.

Étonnamment, je marchais et je souriais. J’étais heureuse d’être là. Pas de colère, ni de déception, mais de la reconnaissance et beaucoup de gratitude. Une semaine avant, un méchant streptocoque était venu nuire à ma forme. J’ai réalisé que notre corps est une machine qu’on ne peut pas toujours contrôler. Ce n’était pas mon premier 21,1 km et je savais que je n’étais pas prête. Avant la course, j’étais sereine et je n’avais aucune attente. J’entendais les objectifs des autres, mais je ne me sentais pas concernée. Curieusement, j’avais l’impression d’avoir changé. J’avais l’impression de courir pour être en forme et non plus pour impressionner l’une de mes fréquentations du moment. Ben oui, j’ai déjà pensé comme ça. J’assume.

On dit souvent que notre entourage nous influence. Ça peut être ben bénéfique, mais aussi nuisible. Depuis l’automne dernier, je cours avec mon copain. Il n’utilise pas de montre ni de téléphone. Des fois, il arrête pour observer des bébés chats. Le plus beau dans tout ça, c’est qui s’en fout. Il court parce que ça lui fait du bien, parce qu’on partage de beaux moments. Il y a deux ans, j’étais loin de penser comme ça. Aujourd’hui, en toute humilité, je me plais à oublier mon téléphone, à ralentir à l’occasion, à jaser de tout et de rien avec lui. Quand je marchais, je pensais à ça. J’ai terminé ma course avec 18 minutes de plus que l’an dernier. Le parcours était le même, la température aussi. Ben oui, j’avais régressé. Mais j’étais fière d’être là, pis de respirer le bonheur des autres qui avaient mieux performé.

Samedi dernier, j’avais inscrit mon copain et son garçon à une première course en Beauce. Le plus jeune était énervé, il voulait gagner. Le vieux le faisait pour me faire plaisir. Je le savais, il ne le cachait pas. Avant le départ, je réalise que mes écouteurs sont dans l’auto. Je cours toujours avec de la musique religieusement sélectionnée. Lui, convaincu qu’on allait courir le 10 km ensemble, comme d’habitude, me persuade que je n’ai pas besoin d’aucun son dans mes oreilles autres que celui de sa douce et charmante voix. Je n’avais jamais fait ça, courir «ensemble ». Dans une compétition, c’était chacun pour soi. Pis si tu cours plus vite, tu avances le plus près possible de la ligne de départ. Pour moi, c’était ça, le bonheur de la course.

Je lui ai fait confiance et il a eu raison. On a jasé les 4 premiers KM. De 5 à 7km, je le suivais de près. La distance se faisait de plus en plus grande et je commençais à trouver ça moins drôle. Soudain, je le vois, il m’attendait près d’un arbre pour m’encourager et continuer à mes côtés. On a terminé la course ensemble. Même temps, même sourire. Je n’avais aucune idée de notre temps selon la distance, je n’avais pas regardé mon téléphone de la course. Honnêtement, je m’en foutais. Le genre de je m’en fous que je ne connaissais pas avant, mais qui a fait de cette course l’une des plus spéciales.

Ça, c’est mon histoire de lâcher prise.

Sarah xxx

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