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DÉCOUVERTE LOCALE – Mélodie Laroche, ébéniste

12 Jan

Vers la fin de l’automne, j’ai eu l’occasion de découvrir le site web de Mélodie Laroche, jeune ébéniste d’ici dont le travail est absolument actuel. J’ai envie de vous parler d’elle car je trouve rafraîchissante l’idée de pouvoir se procurer toute une gamme de produits faits de bois, et tout de même passer à l’ère 2018 de façon tout à fait moderne. La noblesse d’un matériau comme le bois est incontestablement intemporelle. Ceci dit, on a souvent l’impression qu’il faut chiner des antiquités pour pouvoir apprécier le travail des ébénistes d’ici. On oublie peut-être, alors, qu’il y a heureusement encore (et de plus en plus !) plusieurs artisans jeunes et moins jeunes qui travaillent cette matière avec amour.

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Ouvrir ses yeux pour l’art

24 Fév

Quand prendre une marche devient un moment de contemplation. Quand ta ville devient musée. Quand le trottoir devient galerie. Savais-tu que ta ville est remplie d’oeuvres d’art et que bien souvent tu passes devant sans même t’en rendre compte?

 

L’art qu’on ne voit plus

L’art fantôme fait maintenant partie de notre ville, ton trajet d’autobus, ton quartier, ton parcours de jogging. Et si on s’arrêtait une minute devant la fresque, le buste ou la sculpture qui agrémente le coin de la rue? Je me suis surprise l’autre après-midi à marcher sur l’avenue Cartier comme si de rien n’était. Voyez-vous, dorénavant on ne peut plus marcher sur Cartier comme si de rien n’était. Les oeuvres de Rita Letendre et Jacques Hurtubise bordent les trottoirs et transforment l’avenue par leur lumière unique et leurs couleurs.

On ne peut pas non plus descendre la Côte de la Montagne sans admirer pour la mille et unième fois l’impressionnante fresque des Québécois et y découvrir encore de nouveaux personnages. Passer dans le parc en face de la Gare du Palais après avoir fait ton marché et  prendre une pause assis sur une chaise de l’oeuvre « Rêver le Nouveau Monde » de Michel Goulet devient un incontournable. Dorénavant, grâce à l’organisme ExMuro, ceux qui passent par la côte de la Pente-Douce ont l’impression d’être dans « une salle d’exposition à ciel ouvert », comme le dit bien le directeur de l’organisme. Cet art public dans Québec nous incite à prendre le temps de nous arrêter, de regarder ce qui nous entoure, de voir le beau et surtout le travail derrière ce beau.

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Le ciel est un peu moins gris sur l’avenue Cartier!

 

L’art se manifeste

Depuis vendredi, l’art a pris la ville d’assaut dans le cadre de Manif d’art 8 pour La biennale de Québec. Rues, parcs, galeries, bibliothèques et vitrines laissent la place aux œuvres portant toutes le même thème: L’art de la joie. Thème qui fait du bien dans notre hiver gris, voire noir, qui met de la lumière sur le beau. Pas le beau propre, mais le beau qui fait du bien à l’âme, qui amène le cerveau ailleurs, qui le fait voyager, le fait se questionner. C’est devant la vitrine du Simons Vieux-Québec que je me suis arrêtée. Prendre quelques minutes pour admirer, observer, analyser et questionner le travail d’un artiste, c’est prendre le temps de faire appel à l’imagination. Ces quelques minutes figent le temps, une bulle se crée autour de moi et de l’oeuvre, pour un moment il n’y a plus de passants, plus de voitures, plus de bruit. Je ressens ce même effet quand je me retrouve au musée devant une oeuvre, mais là je suis dans la rue.

 

L’art public, c’est l’art qui vient à toi. C’est un musée gratuit. Ce sont des oeuvres qui sont mises à ta disposition, exigeant pour seul prix ton interprétation et ta réflexion. Jusqu’au 14 mai, Manif d’art 8 vous offre plusieurs expositions dont la centrale se trouve au Pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des Beaux-arts du Québec (MNBAQ), mais vous offre surtout l’opportunité de vous arrêter devant ses multiples oeuvres bordant certains édifices de la ville. Des parcours vous sont proposés juste ici : http://manifdart.org/manif8/infos-pratiques/ pour vous encadrer un peu plus dans vos découvertes, mais quoi de mieux que de tomber par hasard sur une oeuvre qui n’était pas là la dernière fois que vous avez passé ce coin de rue et qui n’y sera peut-être plus lors de votre prochain passage? Ouvrez l’oeil, car l’art est à votre portée plus que jamais.

Cliquez sur les photos pour plus de détails

Pour plus d’infos sur la Biennale de Québec: http://manifdart.org

Pour connaître l’oeuvre au coin de la rue: http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/art_public/repertoire_oeuvres/

 

Et vous, quelle oeuvre d’art public avez-vous envie de nous faire découvrir?

Laura 

Ducharme sur scène

16 Nov

Je me suis demandé si j’avais le droit d’utiliser l’expression « Ducharme sur scène »… parce que non, l’auteur de L’Avalée des avalés n’était pas sur scène vendredi dernier, quand je suis allée voir Les bons débarras. L’œuvre de Réjean Ducharme peut-elle être considérée comme une extension de son être? Bérénice Einberg (protagoniste de L’Avalée des avalés) répondrait: « Tout m’avale ». Au fond, Réjean Ducharme était peut-être bel et bien sur scène, invisible, mais présent. Parce qu’il est ses textes, parce que ses textes sont sa seule présence publique, parce que son anonymat oblige à se «contenter » de ses mots.

 

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Ti-Guy (Nicola-Frank Vachon) et Manon (Léa Deschamps)    ©HÉLÈNE BOUFFARD

Dans Les bons débarras, Manon – une jeune-petite-fille-femme-adolescente de 12 ans – fait preuve de cette même maturité précoce qui caractérise Bérénice. Une enfant-adulte qui n’en est pas moins désobéissante. Les responsabilités sociales, orientant et organisant habituellement la vie adulte, sont absentes chez Manon, et c’est précisément ce qui lui donne ce regard presque acerbe sur sa vie, et surtout, sur sa mère, Michelle. La dureté et l’amertume de Manon sont d’autant plus soulignées par un contraste produit par ses grands élans d’amour pur et intense qu’elle a vers sa mère. Si on a parfois accès à toute l’émotivité et la vulnérabilité du personnage, ce n’est que pour mieux la voir retomber dans la cruauté.

Certes, Réjean Ducharme connaît le genre humain et sait admirablement le manier et le faire rayonner dans toute sa complexité, mais aussi dans tout son dépouillement.

La perte de l’enfance se traduit chez Manon par un nihilisme révolté, que la jeune comédienne Léa Deschamps rend avec une simplicité et une sincérité surprenantes.

C’est cette même simplicité qui teinte l’entièreté du spectacle et qui garde le public sur le bout de son siège. C’est encore cette même simplicité qui permet aux mots riches de sens et d’images de Ducharme de résonner, qui leur donne l’espace pour voyager et évoquer tout ce que les quelques 500 têtes du Trident voudront comprendre. Car Frédéric Dubois avait très certainement des idées claires et précises en montant ce spectacle, peut-être même flottait-il un message particulier en lui, mais ce qui se dégage des Bons débarras n’est pas une morale qu’il faudrait s’efforcer de mettre en pratique. Non, en sortant du Grand Théâtre, on s’aperçoit qu’on est touché, et même bouleversé, et que ça ne relève pas du mélodrame, mais d’une vérité plus viscérale.

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Manon (Léa Deschamps) et Michelle (Érika Gagnon)  ©HÉLÈNE BOUFFARD


LES BONS DÉBARRAS

Scénario original : Réjean Ducharme
Adaptation et mise en scène : Frédéric Dubois
Interprétation : Lise Castonguay, Erika Gagnon, Nicolas Létourneau, Steven Lee Potvin, Vincent Roy, Nicola-Frank Vachon, Léa Deschamps en alternance avec Clara-Ève Desmeules

Coproduction Théâtre des Fonds de Tiroirs

Pièce présentée au théâtre Le Trident jusqu’au 26 novembre 2016

Bon théâtre!

Odile

Porter sa beauté intérieure avec Julie Bessette. OUI!

19 Sep

Aujourd’hui, je vous présente une artiste envers laquelle j’éprouve de l’admiration. Mon premier contact avec elle fut lors d’une de ses livraisons, alors que j’étais étudiante et travaillais à l’atelier-boutique de Harricana. Je me souviens m’être dit à quel point je la trouvais lumineuse. Quelques années plus tard, j’ai la chance de travailler avec cette dernière. Inspirante, profonde, spirituelle, talentueuse, et cute (disons-le), voici Julie Bessette, en 4 questions.

Julie Bessette - Créatrice d'art portable

Julie Bessette – Créatrice d’art portable

Comment est née l’aventure Julie Bessette?

La marque Julie Bessette est née d’une envie envie de partager, de ses expériences de vie et d’un élan artistique. Depuis qu’elle est toute petite, il faut dire que Julie se démarque par son sens esthétique. Et puis, il y a eu les voyages en Inde et un peu plus tard, la maturité qu’apporte de devenir mère.

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Quelles sont tes inspirations quand tu crées une parure?

Pour Julie, l’inspiration émane souvent des objets eux-mêmes: chaque matériel a une présence unique. Le patrimoine ancestral des objets attirent aussi son intérêt. Elle choisit ainsi des matériaux et des matières portant une histoire ou ayant un fort potentiel de le faire. Julie aime les matériaux qui disent: « Ici, l’humain est passé! »

Création de Julie Bessette - Crédit photo Stephotographie

Création de Julie Bessette – Crédit photo Stephotographie

Quelle est ta ligne directrice pour ta collection d’automne?

Fidèle à l’ADN de la marque, la collection d’automne-hiver 2015-2016 est inspirée des peuples ancestraux et du sacré. On retrouve toujours la présence de la fourrure, du cuir et des pierres. De plus, Julie a incorporé le talisman à ses créations, cette saison. Elle rend le tout très actuel et dynamique en s’inspirant de la géométrie sacrée pour les formes.

Julie Bessette - Collection automne-hiver 2025-2016

Julie Bessette – Collection automne-hiver 2025-2016


Où se procurer tes créations?

Cette saison, retrouvez Julie Bessette à la Grande Braderie de mode Québécoise de Montréal, du 22 au 25 octobre 2015, à Vancouver pour le Circle Craft Chrismast Show du 11 au 15 novembre ainsi qu’au One Of A Kind Show de Noël, à Toronto, du 26 novembre au 6 décembre.

Il est toujours possible de commander ses créations sur sa boutique en ligne, par ici. 😉

Julie Bessette, ça vous parle autant qu’à moi? Suiviez-la sur Facebook, Instagram et Pinterest!
Bonne découverte!
xx

Véro

Acquérir une oeuvre d’art.

20 Août

Il nous arrive de flâner dans les cinémas, les bibliothèques. D’acheter un film, un livre.

Il nous arrive de flâner dans les musées, les galeries, de reluquer le travail d’artiste sur les réseaux sociaux, sur quelques sites.

Pourquoi ne se permet-on pas d’acheter une œuvre d’art, au même titre?

On dirait qu’il y a une question d’inaccessibilité derrière cette idée. Et pourtant. On aime des vêtements au prix démesuré. On se gâte. Pourquoi ne pourrait-on pas investir un brin dans une œuvre qui nous plait? Est-ce le prix qui fait peur? On achète des reproductions en pensant que ça vaut le montant indiqué, pourquoi une œuvre unique ne mériterait pas cette attention?

Un jour, on comprend, le déclenchement se fait. Il faut un coup de foudre. Une étincelle dans les yeux. Un air subjugué. Un silence d’admiration. Une sensation imagée. Un moment quelque peu inespéré.

Il y a environ 5 mois, j’ai fait ma première acquisition d’œuvre d’art.
Perséus, de Valérie Boivin.

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Perséus par Valérie Boivin

Drôle de sentiment qu’un coup de foudre artistique. Ce moment, où, le travail d’un(e) artiste nous touche, nous charme. Qu’on se sent soudainement interpellé. Qu’on s’y identifie. Et que de ce fait, nous voulions ancrer ce sentiment dans le temps, sentiment vécu devant l’œuvre. Le répéter indéfiniment.

Chaque jour depuis ce moment, je vois l’œuvre sur mon mur de chambre et je souris. Comment se tromper quand on a le sentiment que l’œuvre a été conçu pour soi? Comment se tanner? Un coup de cœur visuel, ça reste, c’est d’autant plus sa force et sa beauté.

Il y a quelques semaines à peine, j’ai flanché une deuxième fois.

Je jasais avec des amis sur les Plaines, tous deux designers graphiques. Je savais l’une d’eux faisait du collage, un art qui m’intéresse de plus en plus, par sa patience et sa minutie. Les artistes que je suivais généralement, lesquels en faisaient, vivaient à l’étranger, si bien que je n’ai jamais pu penser pouvoir m’en procurer un. Eh bien. Plus Aleks Saki parlait de sa future exposition au Collectif blanc, plus j’étais tentée d’aller voir son travail. Ce que je me suis empressée de faire le lendemain.

Eliott m’a charmé dès les premiers instants, je l’avoue. Sa simplicité, son surréalisme, ses teintes douces. Je savais qu’il conviendrait parfaitement à mon univers, je me voyais déjà l’apposer sur mon mur immaculé, près de ma table « perruche verte », où mes bambous, Martha et Stewart de leurs prénoms, placotent tranquillement.

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Eliott par Aleks Saki

Encourager un(e) artiste est aussi significatif pour l’acheteur que pour l’artiste en soi. Et je vous invite à le faire, lorsque vous ressentirez la même chose. Nombreux sont les talents qui nous entourent, c’est notre travail de faire en sorte qu’ils puissent continuer d’exister. De les protéger avec attention et d’en admirer les moindres détails.

Pour ma part, j’ai vendu six oeuvres. Chaque fois, c’est une surprise touchant. Un espèce de marque de confiance inattendue. Un compliment envers le visuel crée. Une expérience significative, au delà de la création en soi.

 

Les louves nous raconte leur acquisition passée ou future :

Suzie : J’ai eu un immense coup de coeur à Charlevoix pour une toile, j’étais vraiment à ÇA d’en faire l’acquisition. C’est ma conscience qui me demandait REALLLLY? Tu vas faire des paiements mensuels pour une toile, quand tu paies encore tes prêts et bourses? La toile est toujours dans ma tête, je ne dis pas que je ne flancherai pas…

Karyan : J’ai acheté une illustration d’Amélie Legault dernièrement.

Laurie : C’est dans mes plans, quand j’aurai un véritable coup de coeur.

Lisa Marie : J’avais contacté Sonke parce que j’avais un gros coup de coeur pour son style que j’avais découvert en voyage à Athènes dans la rue. Je l’ai contacté, il devait me peindre une toile juste pour moi, une de ses petites madames, mais avec un chat pour personnaliser! Comme il venait à Paris, il devait m’apporter que la toile que j’aurais fait poser sur chassis. Il l’a perdu dans un bus… quelqu’un profite aujourd’hui de ma toile pour laquelle j’étais prête à payer 300 euros pour la première fois de ma vie!

 

Laissez-vous charmer artistiquement parlant, ça en vaut le coup!

NADIA

L’art du tattoo

28 Juin

Ah les tattoos! Ils ont la côte, non?

Omniprésents sur les bras découverts, nichés au creux d’un oreille, à l’abri sur une hanche… Ils sont devenus une forme d’art prisé, où chaque personne cherche la représentation de sa personnalité, une description unique et imagée. Le tattooeur se développe des talents artistiques incroyables; jeux de couleurs, création d’une illustration spécifique, interprétation des idées amenées vers un visuel unique…

Cet art s’est développé à grande vitesse durant les dernières années, si bien qu’on a vu se créer des congrès de tattoos, lieu où artistes et clients peuvent échanger sur leur passion, partager divers projets entamés ou terminés. Endroit, événement propice pour performer en direct, question de rendre cette pratique encore plus accessible, impressionnante et interactive. Malgré toutes ces avancés, le point qui m’interpelle davantage vous vous en doutez, est le nouveau concept d’expositions autour du tattoo. Non pas seulement un congrès où se rassemblent tous les amateurs, mais des expositions où artistes présentent leurs différentes créations, évidemment sur modèle. Modèle qui se tient sur un socle, dans une galerie, où l’éclairage met en valeur la partie tattooée, œuvre mise de l’avant au même titre qu’un tableau, qu’une sculpture. Celle qui m’a le plus impressionnée, que je n’ai malheureusement vu que virtuellement, se situe au Museo Maxxi, à Rome. Puisqu’une image vaut mille mots, je préfère vous laisser juger du résultat.

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Crédit photo: CZERWINSKI ARTUR

J’aime l’audace de mettre en avant-plan la minutie et le perfectionnisme que nécessitent cet art. Un corps et une image, si bien intégrés l’un à l’autre. Qu’on soit prêt soi-même à avoir une illustration significative sur sa peau pour la vie relève d’un tout autre type de questionnement; ici il est difficile de nier l’esthétisme derrière le geste. L’application d’encre bien calculée, la composition, la mise en forme.

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crédit photo: CZERWINSKI ARTUR

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Crédit photo: CZERWINSKI ARTUR

Bref, ça me fascine. Je trouve que sous cette forme sobre et classe, ouverte à un large public, se trouve une innovation inattendue et bien placée.

J’ai moi-même fait appel à un professionnel pour créer une image unique comme tattoo. Une image à mon image, pourrait-on même dire. J’ai trois tattoos, mais les deux premiers étaient plus petits. C’était donc la première fois que je m’attardais à choisir et discuter avec mon tattooeur, intégrer mes idées aux siennes. Car au fond, il faut bien plus que quelques minutes pour signifier ses intentions, partager, élaborer sur le dessin, bien comprendre les couleurs souhaitées, etc. C’est une expérience indescriptible, personnelle. Et être satisfait d’un morceau d’art sur soi, d’une confection réfléchie, n’a rien de comparable. J’imagine que plusieurs d’entre vous savent de quoi je parle!

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Le mien. 🙂

NADIA

INTERFÉRENCE : événement design à Québec

22 Mai

Vous êtes passionnés de design? Curieux d’en apprendre davantage dans ce domaine? Vous cherchez tout simplement une activité intéressante et interactive? INTERFÉRENCE est pour vous!

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Présenté par Arcbees et imaginé par Expo Prototype et 24h Design, cet événement sous le thème de l’interférence créative, dans le cadre de l’exposition des finissants de design graphique de l’Université Laval, prendra place entre les murs du Musée de la Civilisation le 30 mai, pour susciter l’intérêt de tous et chacun.

Au menu? Plusieurs conférenciers de renom international vous proposeront un survol de leurs processus de créations singuliers, en plus de vous partager leurs philosophies en matière de design. Ceux-ci attribueront également des bourses aux étudiants finissants qu’ils sélectionneront pour la qualité de leur travail dans leur domaine respectif.

Bon nombre de sujets seront touchés lors de l’édition 2015, dont l’illustration, de l’entreprenariat, le design d’emballage et le web interactif.

Pour souligner cette journée inspirante, l’artiste parisien Nairone sera présent afin de réaliser une fresque interprétative de l’événement et de la ville de Québec, ayant comme point central la philosophie de l’entreprise partenaire Arcbees.

Les billets sont en vente dès maintenant sur Eventbrite, au coût de 35$ pour l’entrée générale et 20$ pour l’entrée étudiante.

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Horaire de la journée :

10:00 – Olivier Charland (Directeur artistique & Entrepreneur)

Il fait son nom chez Vallée Duhamel, où il a travaillé sur des projets d’envergure (Hermes, Samsung). Désormais travailleur autonome,  il participe notamment à SANS/COEUR et Ville-Marie. Sa conférence portera sur sa perception de l’entreprenariat ainsi que sur l’importance de la collaboration.

11:20 – Jean-François Larouche (Directeur artistique des produits numériques)

Anciennement directeur artistique chez Sid Lee et maintenant chez la Presse, il a dirigé UX, le succès de la Presse +.

12:20 – Pause diner

13:20 –  Sylvain Allard (Design d’emballage – UQAM)

Professeur de design à l’UQAM, souvent considéré comme le spécialiste du design d’emballage, ses travaux tout comme ceux de ses étudiants sont souvent parus dans son blog et magazine de design, Étapes.

14:40 –  Moment Factory (Environnement Multimédia)

Connue à l’international, l’équipe de Moment Factory est passée maître dans l’art de la projection (Superbowl, Sagradafamilia, Madonna, Jay-Z, etc.). Leur conférence portera sur leur processus de création pour le prochain spectacle de Justin Timberlake et du visuel de l’aéroport de Los Angeles.

16:00Nairone (Illustrateur (France))

Illustrateur parisien, Nairone a travaillé sur des projets impressionnants tels que Nutella, Citroyen et Senheiser. Il réalisera une fresque dans le hall du musée pour ensuite donner une conférence sur son parcours.

17:30 –  Cocktail et remise de prix

20:00 – Fin des activités

Participez à l’expérience design, événement grandiose et unique à Québec!

NADIA

L’Opéra de Montréal présente Silent Night

18 Mai

Quand les chefs de meute m’ont demandé si j’étais intéressée à aller voir la première de Silent Night à l’Opéra de Montréal, j’ai évidemment sauté sur l’occasion. Ce n’est pas tous les jours en 2015 qu’on a l’occasion d’aller voir une œuvre opératique écrite à notre époque. En effet, plusieurs compositeurs ont déjà fait leurs preuves dans les siècles précédents (genre Mozart ou Verdi) et il est plus facile d’aller voir une série de chefs-d’œuvre qui ont déjà fait leurs preuves, qu’un opéra récent. Ainsi, samedi soir dernier, Michèle et moi on s’est fait une soirée de louves souper/opéra et on a ca-po-té. C’était vraiment magnifique.

Silent Night reprend un fait singulier qui a eu lieu durant la Première guerre Mondiale, fait qui a d’ailleurs été mis en film il y a une dizaine d’années sous le nom de « Joyeux Noël ». Donc, mise en contexte : nous sommes en Belgique un 23 décembre. Français, Écossais et Allemands se livrent bataille depuis des semaines. Chacune des nations a perdu beaucoup d’hommes et les choses ne s’en vont pas en s’améliorant. Heureusement pour eux, la venue de Noël et des festivités met un peu de lumière dans leur quotidien violent et macabre. Parallèlement à ce côté de l’histoire qu’on pourrait qualifier de « politique », nous suivons les amours d’un couple de chanteurs d’opéra allemands. Lui a dû s’engager durant la conscription et elle, tente de le sortir de cet enfer afin qu’ils puissent être ensembles. Tous ces personnages se retrouveront ensembles pour le jour de Noël, le cœur à la fête. C’est alors que quelque chose d’inattendu se produit, les hommes de toutes les nations entament des chants de leur pays pour finalement réaliser qu’ils souhaiteraient davantage s’amuser que s’entre-tuer. Une trêve s’amorce donc et on assiste à une scène humaine et touchante où des ennemis deviennent soudainement des amis, échangeant photos, anecdotes et victuailles le temps de la nuit de Noël.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Je lève mon chapeau au compositeur, Kevin Puts, qui a su avec brio nous faire sentir une foule d’émotions et évoquer à la fois des états d’âmes, des tensions, des situations et des lieux, parfois avec la partie orchestrale seule. Pensons notamment au début fracassant avec ce chœur d’hommes explosant soudainement en une scène de guerre sanglante où on se croirait davantage devant un film qu’à l’opéra. Également, ce moment où il enchaîne les valses viennoises avec une dispute entre nos deux amoureux où la musique regorge de dissonances, ce qui nous donne l’impression, en tant que spectateurs, de vivre deux émotions à la fois: le décorum presque ridicule qui règne au bal des officiers allemands, et les tensions et le mal-être des personnages principaux. Ceci est sans parler du travail extraordinaire du librettiste Mark Campbell qui a réussi un tour de force en écrivant un opéra en quatre langues (français, anglais, allemand et latin) tout en faisant ressortir les caractéristiques de chaque peuples. Caractéristiques davantage mises en évidence par le choix des mots et expressions de M. Campbell que par la musique, il faut l’avouer. Également, quelques blagues venaient régulièrement alléger et détendre l’atmosphère, rendant donc le sujet de l’opéra moins triste.

Il faut aussi souligner la mise en scène très efficace  d’Eric Simonson. Il faut dire que les décors et costumes empruntés à l’Opéra du Minnesota rendent le spectacle intéressant et l’histoire facile à suivre. Avec sa plateforme tournante, ses tranchées et ses trois postes de garde distincts, le tout bouge de manière fluide et les changement sont faits de manière fluide afin de rendre l’expérience cohérente pour le spectateur.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

L’orchestre et les interprètes font un travail incroyable et unifient l’œuvre, rendant l’histoire touchante et humaine. Devant cette partition souvent difficile à chanter (parole de chanteuse!) chacun y va de ses forces et la puissance dramatique des protagonistes rend l’histoire très poignante. Je parle ici de Marianne Fiset, Joseph Keiser, Phillip Addis, Alexander Hajek et Daniel Okulitch. Ces derniers sont accompagnés par un chœur d’hommes nombreux et solide. Notons aussi que la distribution est entièrement canadienne (!).

Silent Night est le dernier opéra de la saison 2014/2015 et sera présenté pour encore trois soirs, soit les 19, 21 et 23 mai 2015 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Crédit : Yves Renaud

Crédit : Yves Renaud

Allez-y et profitez d’une soirée remplie d’émotions!

Camille xxx

L’art du papier

28 Mar

Plutôt méconnu du grand public, cet art fragile et délicat a suscité mon intérêt l’an passé au Symposium de Baie St-Paul, alors que Myriam Dion peaufinait minutieusement son travail devant les visiteurs attentifs et impressionnés. J’avais déjà entrevu de ses œuvres, mais mon admiration était d’autant plus grande lorsque je voyais l’étendue des heures de travail dans le transparent bout de papier qui était déposé devant moi, heures transposées en de petites ouvertures qui créaient un motif hallucinant.

Myriam nous expliquait qu’en ce monde où le stress est omniprésent, dans cette société qui ne sait s’arrêter un moment, elle avait eu le besoin tout stopper. De s’appliquer, de passer de longues heures à travailler le papier. Il s’agissait presque d’une méditation forcée, un espace-temps où réfléchir, où être tout simplement, comme nous oublions si souvent de le faire. De se le permettre.

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Crédit photo: Myriam Dion

Lorsqu’une page de journal l’intéressait, par son visuel ou son fait d’actualité, elle la prenait, sachant qu’elle la ferait devenir autre chose plus tard : en souligner la typographie, en intégrer les signes et les lettres à de nouveaux motifs qu’elle créerait, en préciser les détails… Comme nous pouvons le lire dans son CV, Myriam « ajoure, magnifie et fragilise ». Apposer une certaine lenteur, sacrifier de son temps pour en investir l’œuvre, tout en rappelant l’utilité des travaux manuels, tel est son but. À cet historique visuel qui est sien, se trace le lien avec l’ornementation si primée de jadis.

Nous absorbons mieux la lourdeur du monde qui nous entoure à la simple contemplation de l’une de ses pièces. La répétition certaine de la délicatesse par excellence, le produit de la minutie inventive. Un lieu uniquement visuel où se reposer.

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Further North, Elise Wehle

En va de même pour la talentueuse Elise Wehle, dont le travail est né d’un amour pour le papier et d’une haine du numérique. Elle innove à partir de dessins et de photographies pour en faire de nouveaux horizons en découpant de fines lignes et en insérant diverses formes. Cette démarche artistique lui rappelle que tout n’est pas aussi instantané qu’un clic de souris, comme nous pouvons le lire sur son site.

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Figments, Elise Wehle

Le temps est une matière précieuse et ces deux artistes se donnent la peine de nous le faire découvrir de nouveau. Ou de nous le remémorer, du moins. Un exercice auquel nous devrions nous livrer pour retrouver la quiétude et un brin de patience, non?

NADIA

Les années 50 sur ton mur

15 Mar

Ce moment où tu es sur Pinterest et que tes yeux fixent un mur blanc de ton appart. Ça vous est déjà arrivé?

Tout à coup, tu te retrouves à chercher plein de « pin » avec des DIY ou bien des guides pour placer tes cadres de manière bin éclectique, mais oh combien calculée… Coupable.

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C’est donc avec une grande motivation et le désir de m’acheter une tablette pour y apposer des cadres que je me suis demandé : je mets quoi dedans?

Pause. Vous aimez le vintage? La suite est pour vous!

J’ai découvert sur Etsy une artiste montréalaise qui m’a permis d’habiller mes murs : JackieBassettArt

Mon idée était de placer de vieilles pubs dans mes futurs cadres et sa boutique en ligne est truffée de publicités découpées à même de vieux magazines LIFE des années 50. Le parfait look vintage!

De plus, il est possible d’acheter ses œuvres. Elle dessine sur des vieilles pages d’encyclopédies françaises et c’est vraiment magnifique : il y en a pour tout les goûts.

La bonne nouvelle : j’ai passé une commande et, 3 jours plus tard, le tout était chez moi, tel que prévu, pas de surprises. Je suis vraiment satisfaite des mes achats et j’espère que vous le serez tout autant que moi!

En attendant que la motivation de poser la tablette se pointe le bout du nez, je vous présente mes achats, à plat, sur mon lit. Le résultat final à venir 😉

IMG_20150315_092053Bonnes trouvailles!

Psst! Partagez avec nous vos coups de cœur Etsy.

Karyan

Y’à du talent au Québec, surtout au CTCM!

13 Juin

C’est hier qu’avait lieu le vernissage des finissantes  du Centre des Textiles Contemporain de Montréal. J’ai eu le plaisir d’assister à l’événement et d’y faire la découverte d’artistes de talent.

 

 

Mais qui sont ces artistes?

Suzie Viot:

Originaire de la ville de Lyon, grande capitale de textile, c’est à Montréal que cette ancienne bibliothécaire a décidé d’ étudier la construction textile. Comme projet de fin d’études, Suzie crée la collection Tracés, une série de sacs urbains et ergonomiques. Inspirée par la nature, la créatrice tisse chacun des items un peu à la manière d’un peintre reproduisant un paysage. Je dois dire qu’après les avoir essayé, on sent le travail et l’étude qui a été fait pour le confort et l’ergonomie. Bravo!

Suzie Viot

 

Eva Portelance:

Cette jeune virtuose est la benjamine des finissantes cette année. Ayant grandit dans la ville de Montréal, Eva a de puissantes convictions écologiques. Aimant travailler de ses mains, l’artiste fait du tricot et de la teinture naturelle. Elle nous propose une collection de vêtements se voulant à la fois des objets d’art. Je dois dire que c’est réussi!

Eva Portelance

 

Mitsouko Thériault:

D’abord diplômée en art plastique et médiatique ainsi qu’en scénographie et en dramaturgie, l’artiste développe une série de couvertures pour enfant. La géométrie minimale et la palette de couleur tout droit sortie des années 90 sont tirées de sa propre enfance. En plus d’être utiles, elles sont ludiques et A-DO-RABLE! Coup de cœur pour son affiche et la mise en scène de son exposition.

Mitsouko Thériault

 

Julie Lambert:

Éprouvant un intérêt particulier pour le textile, cette diplômée en Studio arts de l’Université Concordia décide de parfaire son savoir-faire en construction textile au CTCM. Aussi étonnant que ça puisse paraître, son matériel de prédilection est le papier, qu’elle tisse, froisse et assemble. Le résultat est magistral, les œuvres, impressionnantes.

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Isabelle Hayes:

Après un très long voyage, Isabelle, originaire de Joliette, a décidé de retourner à ce qu’elle appelle «ses premiers amours de créations»: le textile. Pour sa première collection, elle présente une série de jupe, inspirée par la géologie, une autre de ses passions d’enfance! La modeuse en moi craque littéralement pour cette collection
de jupes dont se dégagent à la fois une grande force et une belle féminité.

Isabelle Hayes

Les photos de cet article dévoilent volontairement très peu les œuvres!

Je vous invite à visiter le site Internet

de chacune des créatrices ou encore mieux, visiter l’exposition!

Parce qu’en textile, il faut toucher pour comprendre.

L’exposition Valeur Ajoutée prend place à la galerie TRAMES du Centre des textiles contemporains de Montréal du 12  au 28 juin 2013. Je vous invite à admirer et savourer des œuvres témoignant d’un grand savoir faire ou simplement à découvrir des créatrices talentueuses si vous n’êtes pas initiés à la construction textile. Accessible du lundi au vendredi, de 9 h à 16 h 30. Fermé le 24 juin.

Encore une fois, bravo les filles, et merci de partager votre génie créatif avec nous!

Véro Ovando

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