Tag Archives: amitié

Histoire d’un week-end pluvieux, mais pas plate, à Ottawa

9 Mai

Ottawa. Je ne sais jamais trop quoi penser de cette ville. J’ai adoré participer à son week-end de courses durant les dernières années, mais mon amour se limitait à ça. Quand mon amie Chantal m’a annoncé qu’elle y vivrait, je savais que je viendrais la visiter. Ça s’est passé le week-end dernier et c’était vraiment plaisant. Je suis dans le train pour le retour vers Québec et j’ai envie de partager avec vous quelques bonnes places. Parce que oui, il y en a. Et même avec le vent, la pluie, le froid, les inondations. Ok, j’arrête. Vous voyez le portrait.

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En route vers le Parlement

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Ottawa et ses tulipes

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L’impressionnante bibliothèque que du Parlement

Le musée des beaux-arts du Canada

C’était la première fois que je mettais les pieds dans ce musée. Bonheur, une exposition de photos est en vedette présentement. « Cette exposition organisée par l’Institut canadien de la photographie du Musée des beaux-arts du Canada montre toute la diversité de la pratique et de la production photographique au Canada entre 1960 et 2000. » C’est inspirant et on réalise surtout qu’on a rien inventé avec nos filtres, les photos sur la route et nos portraits en noir et blanc. Enfin, il y a du talent depuis longtemps.

J’ai également aimé les salles d’art contemporain. C’est toujours rafraîchissant d’observer de nouvelles œuvres. Dans chaque musée, il y a ce sentiment inexplicable qui me fait juste du bien.

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Art canadien et autochtone : de 1968 à nos jours

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La photographie au Canada, 1960–2000

Freshii

Je ne connaissais pas la place et pourtant c’est tellement mon genre. Je me suis dit que s’il y avait un Freshii près du bureau j’irais souvent pour un bowl, une soupe, une salade, un burrito. De la fraîcheur, des prix qui ont de l’allure, des bons ingrédients. Mon bowl Oaxaca avec l’ajout de falafel était savoureux.

Rowan

Mon amie m’a fait deux, trois suggestions de bons restaurants pour le souper. Je regardais les comptes Instagram, pis on hésitait. Je n’avais pas de « Oui, je veux absolument y aller ». Après une sieste et avant d’ouvrir les bulles, elle m’a proposé Rowan. J’ai tout de suite eu envie de goûter aux deux plats végétariens proposés. Assises au bar (on ne pense pas souvent à cette option, mais j’adore) on s’est tout simplement régalées. Jamais de la vie j’allais prendre un dessert. J’avais un peu trop mangé. On a décidé de marcher les 5 km pour le retour. On a jasé, on a niaisé. Un samedi soir comme j’aime.

Riviera

Avant le retour à la maison, Chantal tenait à me faire découvrir « sa place » à Ottawa. Ok, j’ai compris pourquoi. Les lieux, les gens, l’ambiance, le menu des drinks, j’avais l’impression d’être ailleurs, vraiment en vacances. Encore au bar, on a regardé les cuisiniers préparer les dernières assiettes de la soirée. Mon White lady était parfait. Je suis sortie tout émerveillée. J’avais la meilleure « locale » avec moi!

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La Piscine du Westin

Dimanche matin, après une course sous la pluie, on feele qu’on a le goût de relaxer dans l’eau. Ouin, étrange. Les spas nordiques sont un peu loin et notre temps est limité. Allons-y avec l’option « piscine et sauna d’hôtel » Chantal appelle au Westin parce qu’on n’est pas vraiment clientes et JOIE, l’utilisation du centre de santé est gratuit lors d’une première fois. Arrivées à midi, nous avons eu la piscine et le spa à nous. On a même fait une petite sieste sur les chaises longues. Deux heures plus tard, bien détendues, nous étions popire fières de notre idée à 10 minutes à pied de la maison.

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Un dimanche après-midi à la piscine du Westin

L’accueil de mon amie

Parce que sans elle, son bel appartement, les huitres, les bulles, le bol de smoothie, les cafés au lait d’amande, sa visite du parlement, sa générosité et sa simplicité je ne t’aurais pas autant apprécié, Ottawa. Bien honnêtement, j’y allais pour passer du temps avec elle, le reste ne fait qu’embellir l’essentiel.

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Huîtres et bulle

 

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Relaxer ici tout simplement

À l’amitié!

Sarah xx

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Réflexion sur l’amitié : Je n’ai pas beaucoup d’amis…

24 Mar

Je crois que je suis sauvage. Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je suis plus solitaire que solidaire. Je ne vis pas de relation fusionnelle avec d’autres que mon amoureux et ma fille. Je n’ai pas vraiment de gang. Les amis que j’ai se connaissent à peine entre eux, mais les amis que j’ai me connaissent bien. Les amis que j’ai ne me mettent pas de pression.  Les amis que j’ai ne m’en veulent pas si je disparais quelques temps. 

 

Je ne suis pas l’amie type. L’amie avec qui tu parles au téléphone pendant des heures. L’amie que tu ne déranges jamais. L’amie que tu as depuis la maternelle. Des fois, je ne te donne pas de nouvelle pendant un bout. Des fois, je n’ai pas envie d’écouter tes problèmes, j’ai assez des miens. Des fois, je n’ai pas de conseil à te  donner, je ne trouve pas les mots. Malgré tout ça, je suis là. Je ne m’attends pas à plus de toi. Je ne suis pas exigeante. Tu peux vivre ta vie comme tu l’entends. J’ai construit la mienne à coup de petites briques de relations et d’expériences. J’ai choisi chacune de ces briques pour en faire mes murs. Ma maison est grande, il y aura toujours de la place pour d’autres murs, d’autres briques. Toutes ces personnes qui font partie de ma vie, mes amis, sont parfaitement à leur place là où ils sont. Si mes murs ne s’effritent pas, ça doit être parce que je les entretiens quand même bien. Toutefois, je dois être honnête avec toi, ce que j’entretiens c’est le vrai, le brute. À 26 ans, maman, amoureuse, je ne cours pas après personne. Je n’ai pas d’énergie ni de volonté pour des amitiés faux-nez.

 

Notifications

Oui j’ai 563 «amis» Facebook. Pis? Ça m’engage à quoi? Rien. Ton message privé… pas obligée d’y répondre, tu m’identifies dans une publication de « Tu es né dans les années 90 si… »… et pourtant je ne me sens pas interpelée du tout, tu me pokes mais je ne ressens pas le moindre pincement. Entre nous deux, c’est virtuel, artificiel.

 

On s’appelle et on déjeune

« Il faudrait faire quelque chose! », « on devrait aller prendre un verre! », « on arrête de le dire, pis on le fait! ». Le problème c’est que c’est rarement moi qui vais faire les premiers pas. Puis si je ne les fais pas, ça m’étonnerait que tu les fasses. Alors on fait quoi? On attend la prochaine fois qu’on va se croiser par hasard et le manège recommencera. Mais tu sais quoi? C’est ok pour moi. Je pense à toi, à ta vie occupée; université, travail dans un café, ta blonde (la nouveauté), corvées. Tu en as assez pour ne pas en plus me rajouter. C’est ma façon de me déresponsabiliser? De me déculpabiliser? Ça se fait à deux l’amitié.

 

Ce n’est plus la cour de récré. Attendre la cloche pour s’y retrouver. C’était si simple. Je suis ton amie parce qu’on aime les mêmes affaires, on joue tous les deux à la corde à danser, nos pupitres sont un à côté de l’autre, t’as des beaux autocollants dans ton cahier, tu viens jouer chez nous la fin de semaine, mais l’année prochaine tu ne seras plus mon amie parce que tu vas doubler… on ne sera plus assises à côté.

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Ça me prend encore un pupitre à côté de toi pour continuer. Un projet, une motivation, qui nous garde animés et qui trace deux chemins parallèles. Tant qu’il y a ça je serai là. Tant qu’on peut faire le trajet ensemble parce qu’on a une destination commune. Tant que nos vies se chevauchent. Tant qu’«ensemble» veuille encore dire quelque chose pour nous deux. Ça se peut que tu prennes un détour. Ça se peut que je sois tannée de marcher. Ça se peut qu’on arrive à un embranchement puis que nos chemins ne soient plus les mêmes. S’il n’y a rien, pour moi, au bout de ce chemin-là, je ne te suivrai pas. N’insiste pas. Je vais te laisser poursuivre la route tout seul. Et peut-être qu’on se retrouvera. Différents, plus forts de ce qu’on aura chacun vu et vécu. Veux-tu qu’on fasse un bout de chemin ensemble?

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Crédit : Giphy

Si tu entres dans ma vie aujourd’hui c’est parce que j’ai une place à côté de moi. C’est parce qu’on a les mêmes valeurs. Tu es mon coup de coeur. J’ai envie de te connaître plus en profondeur. J’ai du temps pour toi, pour nous. J’ai envie de bâtir un mur avec toi, je sens que ça peut être solide. J’ai envie de prendre la route avec toi, on pourrait se rendre loin. (Puis quand ce ne sera plus le cas… mais ne m’en veux pas.)

Et vous, vous êtes quel genre d’ami?

Laura

Vulnérable

25 Jan

Je n’aime pas les bébés chats. Les films tristes ne me font pas pleurer. Les funérailles non plus. Je ne m’attache à personne. À rien.

Ou presque.

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J’ai donné mon ancien MacBook à mon frère. C’est idiot. C’est juste un ordinateur. Mon portable d’université, sur lequel j’ai fait un nombre incalculable de travaux. Mon fidèle compagnon.

Je l’ai déposé sur son lit, et j’ai pleuré.

Je pense à vendre ma voiture (qui n’est rien d’autre qu’une voiture, après tout), et ma gorge se serre.

Et pourtant, je ne m’attache à personne.

C’est plus facile de s’attacher aux choses.

Les choses ne vous rejettent pas. Elles sont là quand vous en avez besoin. Elles vous attendent, fidèles, attentives, et elles font ce que vous voulez.

Avec les choses, on ne se pose pas de questions.

Surtout, on n’a pas besoin d’expliquer ce qu’on ressent.

Il n’y a pas de risque.

J’aime mon Mac, et j’ai presque l’impression qu’il m’aime aussi, parce que je suis la seule à m’en servir.

J’aime ma voiture, et on dirait qu’elle aussi m’aime tellement, parce qu’il n’y a que moi à la conduire.

C’est facile, aimer les choses.

Les choses ne vous trahissent pas, ne vous rendent pas vulnérables.

Voilà pourquoi j’aime les choses : elles m’évitent d’être vulnérable.

Les gens, eux, me mettent sans cesse dans une position de faiblesse, de danger.

Je suis sur la corde raide, tout le temps.

Comment savoir ce que pense mon meilleur ami lorsqu’il ne m’a pas textée depuis cinq jours? Et si j’avais dit quelque chose qu’il ne fallait pas? Et si notre dernière discussion l’avait blessé?

Comment savoir ce que pense le gars qui m’a invitée à une date? Comment lui dire, surtout, ce que moi, je pense, ce que moi, je ressens?

Tellement risqué. Tellement difficile.

Je ne m’attache pas aux gens, parce que c’est plus facile. Quand on ne s’attache pas, on n’est pas vulnérable. On s’en fiche, de ce que les gens pensent, de ce qu’ils font; ils peuvent partir et ça ne fait rien. À peine une ride sur l’eau, si vite effacée.

Ne pas m’attacher aux gens, c’est me protéger. M’empêcher de souffrir.

M’attacher, ce serait accepter d’être vulnérable. Risquer le vertige, le déséquilibre.

M’attacher aux gens, c’est un pas que je n’ose plus faire.

Parce que les gens sont mouvants. Changeants. Parce qu’ils n’ont pas tous la même réaction aux mots, aux gestes. Comment prévoir alors ce que je dois dire ou faire? Comment être certaine que tout ne va pas s’écrouler, par ma faute?

Je ne peux pas être certaine. Et ça me rend vulnérable.

Comment trouver le courage d’affronter l’incertitude, la vulnérabilité?

Je n’en sais rien. Mais j’essaie.

Un pas à la fois.

J’essaie de trouver les bons mots. Je les cherche souvent. Parfois, ils restent coincés dans ma gorge. Trop lourds. Trop grands pour moi, peut-être.

Ne pas prononcer les mots, ne pas dire ce que je ressens vraiment, ce serait rester invulnérable.

Mais rester invulnérable, c’est refuser de ressentir.

C’est triste.

Alors, même si ça me terrifie, j’essaie de me laisser devenir plus vulnérable. J’essaie de ressentir plus, de ressentir mieux, et de le dire.

Je suis encore loin d’admettre toutes les émotions qui me passent par le coeur. Pas à voix haute, en tout cas. Mais déjà, je les nomme, dans ma tête, en silence. Je les regarde en face, et j’essaie de les apprivoiser.

À la longue, peut-être, j’y arriverai.

À la longue, peut-être, je n’aurai plus peur.

À la longue, peut-être, je comprendrai qu’accepter d’être vulnérable, c’est devenir forte.

Anne-Sophie

Table rase : allô l’authenticité

25 Jan

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Je le sais, les représentations (et même les supplémentaires) pour la pièce de théâtre Table rase sont terminées, mais au cas où la pièce serait à nouveau jouée sur les planches de l’Espace libre, je me dois de lui dédier quelques lignes, parce que j’ai vraiment vécu un moment vendredi dernier.

C’est rare que le texte d’une œuvre et le jeu des comédiens (comédiennes dans ce cas-ci) se colle à ce point à la réalité. Des anecdotes sexuelles aux grands questionnements sur le sens de la vie, je me suis reconnue, et même je nous ai vues, mes amies et moi, assises autour de cette table. Comme si une caméra cachée avait déjà capté ce moment, et que je nous regardais avec du recul.

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Crédit photo : Espace libre

Ces jeunes femmes, elles, incarnent parfaitement l’image que je me fais de la femme d’aujourd’hui. Libérée sexuellement, mais jamais comme peut l’être un homme. Indépendante, mais fragile à la fois. Bien dans son corps, mais encore aux prises avec des complexes.

Elles expriment aussi les réflexions de toute une génération. La remise en question d’un mode de vie, la morosité face à l’état du monde, la quête de sens à la vie, etc.

Sans tabou et assez trash par moment, j’ai ri, j’ai pleuré et je me suis dit que malgré toutes les inquiétudes et tous les doutes, c’est une chance d’avoir des amitiés aussi franches qui permettent d’être entièrement « vraie », au moins le temps de quelques soirées. 😉

Chapeau aux comédiennes et créatrices de ce spectacle (100% féminin, même à la technique) !

Michèle

Hommage à ma coloc

3 Mai

Si vous avez quitté votre région et la maison de vos parents pour étudier, vous savez que le dépaysement est plus que total lorsqu’on arrive dans son nouvel environnement. Quand j’ai quitté le Saguenay pour Québec, j’étais déracinée, dépassée, perdue. Puis, j’ai rencontré mes deux meilleures amies, mes sœurs-de-choix, mes sœurs-de-cœur, dont l’une est ma coloc.

Crédit photo : Twenty something living

Crédit photo : Twenty something living

Elle quittera bientôt l’appartement que nous partageons depuis trois ans. Trois ans à travailler fort pour obtenir nos diplômes respectifs, à rentrer crevées de nos journées de cours, de stage, de rédaction. Trois ans de hauts et de bas, de larmes cachées ou pas. Trois ans aussi de rires, de films en rafale, de conversations décousues au fil de nos lectures respectives. Trois ans de colocation qui méritent un hommage. Alors, à ma coloc, et à toutes les colocs du monde, je dédie ce billet.

Depuis trois ans, je passe la majorité de mon temps à partager le même espace qu’elle. Statistiquement parlant, elle est la personne avec qui je passe le plus de temps dans une semaine. Elle pourrait m’énerver, m’agacer. Non. Elle me comprend et m’apaise. Elle sait quand me parler, quand me laisser faire; elle sait partager sans envahir.

Je ne compte plus les heures qu’on a passées ensemble, à lire chacune un roman assise de part et d’autre du divan. Parfois, l’une de nous parlait; parfois, on se taisait complètement. L’important n’était pas de parler: c’était de partager cet instant de quiétude, ce petit moment de grâce. D’autres fois, on écoutait en rafale des films d’animation, ou une série télé qu’elle avait louée à son club vidéo. Grâce à elle, je suis devenue accro de La Reine des Neiges, de Moulin Rouge! et de Haven (dont je vous ai parlé ici). En de rares occasions, nous nous permettions même une sortie spéciale: quand il faisait chaud, on partait à pied se chercher un McFlurry (pour elle) et un sundae (pour moi) au McDo.

Évidemment, ce n’était pas toujours drôle. Il y a eu aussi tous ces jours où on rentrait épuisées, l’esprit vide d’avoir trop réfléchi, le corps fatigué d’avoir été debout toute la journée. Tous ces jours où on en avait par-dessus la tête de nos études. Si j’avais besoin de parler (ou plutôt, de me plaindre et de chialer à tour de bras), elle me prêtait une oreille attentive. J’ose espérer que j’ai réussi à faire la même chose.

Il y a aussi eu les soirs et les journées où l’une de nous était malade. Chaque fois elle était là, à m’offrir du Gatorade, de l’eau, des Advil ou un film, à s’assurer que j’allais le mieux possible. Si je me sentais mal, je savais que je pouvais compter sur elle. De mon côté, j’aurais fait des milles à pied pour aller lui chercher des médicaments, des plasters, n’importe quoi pour qu’elle aille mieux. C’est dans ces moments-là qu’on reconnaît une bonne coloc: elle ne lésine pas sur les moyens quand l’autre est malade.

Une bonne coloc, surtout, c’est quelqu’un qui nous fait sentir chez nous même quand on n’est pas sûr d’y être.

Je ne m’étais jamais sentie « chez moi » nulle part ailleurs que chez mes parents.

Jusqu’à ce qu’elle arrive. Maintenant, j’ai deux « chez moi »: notre appartement, et la maison de mes parents.

J’ai deux « chez moi », et surtout, plein de souvenirs merveilleux. Plein d’instants de quiétude, de bonheur tranquille, de calme entre deux tempêtes.

Une bonne coloc, ça change une vie -pour le meilleur. Quand on se retrouve loin de chez soi pour étudier, forcé de faire toutes les tâches ménagères, de se faire à souper tous les soirs et de prendre en main sa vie « d’adulte », une coloc compréhensive et agréable, ça peut faire toute la différence du monde.

Alors, à toutes les colocs qui s’efforcent de nous rendre la vie plus facile, merci.

Et à la mienne surtout: merci pour tout.

Anne-Sophie

 

 

Coco : vibrant hommage à l’amitié

17 Fév Coco

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort de l’une d’entre elles.

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Crédit photo: Théâtre La Licorne

Je ne sais pas si c’est parce qu’on fait des chalets de filles à chaque année depuis six ou sept ans, mais la pièce de théâtre Coco,présentée au Théâtre La Licorne a visé dans le mille pour m’émouvoir : une histoire d’amour et d’amitié sincère entre cinq femmes attachantes.

Le texte est de Nathalie Doummar qui incarne aussi le personnage éponyme de la pièce Coco (Coralie) et la mise en scène est de Mathieu Quesnel.

Dès le début de la pièce, le ton est donné. On sait qu’il y aura une tragédie. On sait que ces amies se retrouvent dans un chalet qu’elles connaissent bien, mais qu’elles éprouvent un immense malaise à y être ensemble.

Et puis, on revient dans le temps, toujours dans ce même chalet, où on comprend que mille histoires et secrets y ont été partagés.

Quand elles étaient adolescentes et qu’elles s’éveillaient à la sexualité, quand elles étaient au début de la vingtaine et qu’elles découvraient l’amour ou leur identité, quand elles se lançaient des vérités choquantes en plein visage, au risque de briser complètement leur amitié.

Le décor était tellement réel, le jeu tellement convaincant et l’ambiance tellement près d’un vrai week-end de filles, qu’on ne peut faire autrement que de transposer l’annonce fatale de la maladie de Coco au sein de notre propre gang de filles.

Comment est-ce qu’on réagirait face à l’annonce du cancer et de la mort imminente d’une amie proche?

On se mettrait à passer l’aspirateur de façon excessive pour calmer nos nerfs comme Vivianne (Anne-Marie Binette)? On essaierait de trouver mille solutions pour  repousser la dure réalité comme Maggie (Marie-Soleil Dion)? On figerait complètement comme Simone (Sarah Laurendeau)? On laisserait la colère parler pour nous comme Katya (Kim Despatis)?

Et comment est-ce qu’on annoncerait cette triste nouvelle si c’était notre corps à nous qui était malade? Un peu à la blague et maladroitement comme Coco?

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort d’une d’entre elles.

C’est 1h40 où je suis passée des rires aux larmes, puis des rires à nouveau.

La pièce est présentée jusqu’au 20 février au Théâtre La Licorne, mais elle affiche malheureusement complet.

On croise les doigts pour des supplémentaires bientôt!

Michèle

Pour vos week-ends entre filles

25 Sep

Quoi de mieux que de s’évader le temps d’un week-end avec ses amies de fille, loin de la ville et du temps qui file à toute vitesse. Prendre une pause passer du temps de qualité ensemble. À chaque année, avec ma gang d’amies de l’université (entre 10 et 13 selon les années) on se réserve un weekend du mois de janvier ou février pour l’incontournable CDC (Chalet Des Confidences).

Le CDC existe depuis maintenant 7 ans et il y aura même une version automnale dans quelques jours, ce qui m’a donné envie d’écrire sur le sujet.

Voici donc un petit aperçu de nos traditions, qui pourront peut-être vous inspirer pour vos moments privilégiés entre filles.

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Crédit photo: darlingmagazine.org

Les équipes de repas

On a toutes étudiées en relations publiques, alors que voulez-vous, on est un peu trop organisées!

On a des équipes de repas (qui sont souvent les mêmes que les équipes de voitures): souper du vendredi, déjeuner du samedi…Chaque équipe s’occupe de son menu, d’apporter la bouffe, de la cuisiner et de faire la vaisselle le moment venu. Lorsque ton tour de repas est passé, tu peux te la couler douce le reste de la fin de semaine!

La confiscation des montres et des cellulaires

La meilleure règle qui soit: pas d’appels, pas de textos, pas d’heure. On doit se départir de notre cellulaire et de notre montre. Bon, tout le monde triche et le secret de la cachette des précieux appareils n’est pas gardé bien longtemps mais ça fait franchement du bien à l’esprit. Pas d’heure de souper, pas d’heure de dodo. On profite du temps ensemble, sans distractions.

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Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

La mise en commun de l’alcool et des cochonneries

On aime bien aligner toutes nos bouteilles sur le comptoir. Et à chaque fois, réaliser qu’on en a de trop et qu’on est un peu alcoolique. Même chose avec la malbouffe…Ce n’est pas le weekend le plus santé, disons-le!

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Crédit photo: Geneviève Rajotte Sauriol

Le toast officiel

Le premier boire, que l’on fait habituellement dès l’arrivée. Pour ouvrir officiellement les festivités du weekend.

Le tour de table

Ce moment où on raconte notre meilleur et notre pire moment de l’année. Généralement, c’est ici que se verse quelques larmes. Parfois de tristesse, parfois de fierté. Le vin aidant, les émotions sont fortes. Et on y trouve souvent notre défi, notre objectif pour la prochaine année.

Le moment girly

La mise en commun et le partage de nos vernis à ongles. On se peinture mutuellement les orteils, souvent le samedi après-midi alors que notre corps tente de se remettre de la soirée bien arrosée de la veille. Doux moment.

Le moment plein-air

La marche de santé, les glissades, les bonhommes de neige…On prend toujours un moment pour jouer dehors.

La séance de danse, les discussions, les jeux

Selon nos envies, des petits groupes se forment pour lâcher son fou en dansant, philosophant sur la vie ou jouant à la boulette.

Vient finalement la corvée du dimanche, le ménage de groupe, pour laisser le chalet dans un état décent.

Peut-être qu’un jour, on fera nos CDC avec nos bambins, ou bien ce sera justement notre sortie de l’année sans enfants, mais j’espère fort qu’on accordera longtemps cette importance capitale à nos amitiés.

La 5e édition du CDC

La 5e édition du CDC, en 2013. Crédit photo: Marie-Sophie Trudeau

Merci les amies Andrée-Lise, Camille, Catherine, Flavie, Geneviève, Geneviève, Isabelle, Joanie, Laurence, Marie-Sophie, Maude et Sandra 🙂

– Michèle

Pourquoi j’aime mes amis.

23 Mar

J’ai hésité un bon moment avant de trouver le sujet de mon billet. L’amitié était constamment présente dans mes pensées et j’avais envie d’y rendre grâce.  Je suis enfant unique et pour être bien honnête, j’en ai grandement voulu à mes parents. C’était la grande déception de ma vie. Heureusement, ce n’est plus le cas.  Je ne vivrai jamais l’amour fraternel, mais j’ai tout plein d’amis qui me rendent tout aussi heureuse. Pis j’ai juste envie de les remercier parce que dès fois on prend ça pour acquis, les amis.

L’amitié en 5 faits.

Être soi-même.

J’ai déjà essayé, mais je n’arrive pas à être quelqu’un d’autre que moi avec mes qualités, mes défauts et mes envies. Avec les amis, les vrais, on est juste nous-mêmes. C’est fou comme ça peut faire du bien de dire ce qu’on pense vraiment, de s’habiller comme on veut, de dire n’importe quoi et de ne jamais se sentir jugé. Ou presque. Quand je m’attarde aux situations où je n’étais pas moi, un sentiment de grisaille m’envahit. Pis quand c’est gris, c’est rarement la joie.

Être honnête.

Hier, mon amie Joëllie me rappelait l’importance d’être honnête avec ses amis. Ça m’a jouée dans la tête toute la journée. Elle a raison. Notre entourage voit des choses qu’on ne veut pas toujours voir. Je me dis que c’est important de les écouter, mais qu’il faut aussi se fier à notre petite voix. Je suis particulièrement intuitive et  souvent, je  l’entends comme si elle me criait, mais câline que c’est difficile de toujours lui donner  raison. (J’ai encore besoin de  pratique, j’y arriverai)

Allo.

Un « salut » ben niaiseux, un  « comment vas-tu ? »  , un « On prend un café ? », un  « J’ai hâte de te voir ». C’est fou comme ça peut faire du bien. À mes amis dont  je n’ai pas eu de nouvelles depuis un moment, un petit allo est toujours bien apprécié. Je sais que le manque de temps fait inévitablement partie de nos vies, mais on n’est pas obligé de parler des heures au téléphone pour se raconter les 6 derniers mois. Un « je pense à toi » fait ben gros l’affaire!

La vie passe, certains amis aussi.

J’ai des amis du primaire, des amis de l’université, des amis du gym, des amis du temps où je travaillais dans une épicerie fine, des amis de la Beauce, des cousines, des amis au boulot.  Avec les années, il nous arrive d’en perdre, de ne plus être sur la même longueur d’onde, de vivre des ruptures amicales pour des histoires de gars sans avenir. Il y a des affaires plates qui arrivent pour laisser place à d’autres rencontres inattendues. Faut juste faire confiance.

Coups de cœur pour les discussions de groupe sur Facebook.

J’avoue que des discussions de groupe qui, la plupart du temps,  ne finisse plus, j’aime ça. Tous les détails pour l’organisation d’une fête, d’un week-end, les nombreuses questions, les images qui ne veulent rien dire, les photos pas rapport. Tout ça embellit mes journées et ça peut me faire dire un dimanche matin où mes amies s’en donnent à cœur joie sur Facebook.

« Maudit que je les aime!! »

Ma belle skieuse sous les flocons.

Skieuse sous les flocons

Ottawa 2013

Ottawa 2013. Avec une grande amie.

Lendemain de St-Jean avec les amis de la Beauce

Lendemain de St-Jean avec les amis de la Beauce

Turquie

En Turquie avec une complice de voyage!

Les cousines! Souvenir de Terre-Neuve.

Les cousines! Souvenir de Terre-Neuve.

Festival d'été! Joie!

Festival d’été! Joie!

Comchicks style!

Comchicks style!

 

Dites-le à vos amis.

Sarah.

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