Tag Archives: À lire les rockalouves

Lecture: La Chute des Géants, de Ken Follet

15 Jan

Amoureux de sagas historiques, je m’adresse à vous! Que vous soyez en mode hiver froid et neigeux, en vacances d’été à vous balancer sous une branche d’arbre, ou encore emmitouflés dans une couverture sous les premiers timides rayons de soleil printanier, vous devez mettre à votre agenda la lecture de la trilogie La Chute des Géants, du célèbre écrivain Ken Follet, originaire du pays de Galles.

Lire la suite

Publicités

Autour d’elle

28 Jan

Aujourd’hui je vous présente quelque chose d’un peu différent. En effet, Autour d’elle de Sophie Bienvenu n’a pas d’histoire ni de personnages principaux à proprement parler. Qu’est-ce que se passe dans ce livre alors, me direz-vous? Eh bien, beaucoup de choses! C’est un livre construit pour te faire réaliser qu’une histoire ou une vie peut être racontée par la multitude de personnes qui la composent.

 

Avez-vous déjà entendu parler du roman choral? C’est un livre dont la narration est confiée à plusieurs personnages et qui, au fil de la lecture, rend l’histoire enrichissante de par les différents points de vue que chaque témoignage apporte.

 

9782924491171_original

 

Résumé

Chaque chapitre correspond donc à un personnage différent. On nous y présente une personne, un moment volé dans son existence. Or, ce moment vient  nous éclairer sur l’évolution de l’histoire et de nos protagonistes.

En effet, on est devant une histoire à « deux vitesses » où l’on suit d’abord le personnage de Florence Gaudreault. Cette dernière tombe enceinte alors qu’elle est adolescente et doit faire le choix le plus difficile de sa vie: garder le bébé ou le donner en adoption. D’un autre côté, on découvre l’histoire de son fils Adrien qui naît, grandit, s’épanouit au fil du livre. C’est, finalement, la suite de leur vie qui constitue le cœur du roman.

 

Personnages

La chose qui est vraiment étonnante ici, c’est qu’en fait, on ne rencontre vraiment les protagonistes qu’à la fin, pour le dénouement de l’histoire. Ainsi, on les découvre chapitre après chapitre à travers l’histoire de gens qui ont croisé leur vie: amoureux, vendeur dans un magasin, voisin, etc.

 

On aime :

  • L’audace d’avoir construit un roman avec un vingtaine de personnages !!
  • Que chaque chapitre nous présente un état d’esprit différent, ce qui en fait un roman rempli de découvertes.
  • La justesse de la narration qui nous donne des personnages crédibles et vivants.

 

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Vous êtes superbes. Et il est temps que vous le sachiez

13 Oct

J’ai terminé le livre, l’ai fermé et me suis sentie soulagée. J’avais le sentiment que je n’étais plus seule.

Léa Clermont-Dion et Marie Hélène Poitras ont lancé la semaine dernière le livre «Les Superbes – une enquête sur le succès et les femmes». La prémisse de cet ouvrage est la question suivante : pourquoi les femmes qui ont du succès dérangent autant?

Pour étudier le phénomène, les deux auteures ont rencontré des femmes d’horizons différents : la gameuse Miss Harvey, la chanteuse Coeur de Pirate, l’ex-première ministre Pauline Marois et la présidente de Médecins sans frontières Joanne Liu, entre autre.

À travers la lecture de ces entretiens, on réalise que la réussite des femmes suscite du négatif, autant dans leur entourage que sur la place publique. Trop de femmes sont encore victimes de paternalisme, de jalousie et de sexisme malgré, ou plutôt à cause, du succès qu’elles rencontrent dans leur domaine. N’est-ce pas aberrant?

Certains passages du livre «Les Superbes» m’ont fait grincer des dents. Je réalisais à quel point les femmes se font poser des questions que jamais on n’oserait poser aux hommes. Trop souvent, plutôt que de discuter des idées ou des compétences des femmes, on les attaque à propos de leur corps et de leur sexualité. Ferait-on la même chose avec les hommes? Permettez-moi d’en douter…

img_0337

Les deux auteures ont elles-mêmes été victimes de leur succès par le passé. Après avoir lancé un livre qui a généré une grande attention médiatique, Marie Hélène Poitras s’est mise à recevoir des commentaires empreints de jalousie et de méchanceté de la part de ses collègues. Léa Clermont-Dion, quant à elle, s’est déjà fait dire qu’elle était trop mignonne pour être crédible. Et nous sommes en 2016…

Encore aujourd’hui, c’est deux poids, deux mesures. Pourquoi est-ce que quand on dit d’une femme qu’elle est ambitieuse, le qualificatif sonne comme un défaut, alors qu’on vénère un homme qui a beaucoup d’ambition? Les relations entre femmes ne sont pas toujours harmonieuses non plus. Au lieu de supporter nos collègues féminines, il est parfois plus facile de jalouser leur succès dans leur dos. Nous sommes aussi à blâmer mesdames.

Ce livre est important. Il a semé plein de petites graines en moi. Depuis sa lecture, je prends plus conscience de mes réactions face aux réussites des femmes autour de moi. Je veux être celle qui s’élève au lieu de niveler vers le bas. Je veux être celle qui célèbre les victoires des Superbes autour de moi et qui grandit à leur côté, devenant toujours plus forte et affirmée.

Ce recueil de témoignages et d’échanges nous fait prendre conscience du chemin souvent ardu parcouru par des femmes qui ont toutes du succès à leur façon dans leur domaine. Il nous fait aussi réaliser tout le chemin qu’il reste à parcourir. J’invite les hommes à lire cet ouvrage pour en apprendre sur les combats quotidiens de leur comparses féminines. Et j’invite les femmes à dévorer ces pages afin de réaliser que non, elles ne sont pas seules. Que nous sommes toutes Superbes.

Et qu’il est temps qu’on s’en rappelle.

Andrée-Anne Brunet

Je ne veux pas revenir

8 Mar

C’est jamais évident de revenir de voyage. Revenir dans les contraintes du quotidien. Travailler, s’entraîner, dormir, bien manger, mettre des sous de côté pour la retraite. Recommencer à prendre des décisions plus lourdes de conséquences que de choisir entre aller faire du snorkeling ou plutôt louer un kayak pour faire le tour de l’île. Les retours de voyage, je trouve ça confrontant.

IMG_5428

Crédit photo : Andrée-Anne Brunet

Je suis partie seule avec mon pack-sac au Bélize en janvier. Un deux semaines avec moi-même. Ce n’était pas mon premier voyage seule, encore moins mon premier voyage pack-sac. Mais le retour du Bélize a été ardu. Pas mal plus que tous mes autres retours de voyage. C’est comme si la vie m’envoyait en pleine face toutes ses obligations. Le travail, les factures, l’auto qui a besoin de réparations. Dire que 48h avant, je plongeais sur la deuxième plus grande barrière de corail au monde… Ouch.

J’ai eu du mal à reprendre le rythme. En fait, je tentais de m’en éloigner le plus possible. J’auto-sabotais mon retour à la vie «normale». Je repoussais les prises de décisions et les rendez-vous au garage. J’évitais les réseaux sociaux et je fuyais le travail dès que je le pouvais. Je voulais continuer à vivre selon la devise du Belize : «Go Slow». J’y suis parvenue. Quelques jours à peine.

Pour oublier le monde extérieur, je me suis perdue dans les livres. C’est mon échappatoire. J’ai une douzaine de livres sur ma table de chevet, toujours un bouquin dans ma sacoche et je ne ressors jamais les mains vides d’une librairie. C’est une vraie maladie. Mais je ne veux pas en guérir. C’est donc en tentant de me détacher du rythme fou de notre quotidien que je suis tombée sur le premier livre pour adultes de Marie Demers : «In between». C’est comme si la vie m’envoyait un clin d’oeil pour me dire que je n’étais pas seule…

1847863-gf

Crédit photo : Renaud-bray.com

 

«In between» raconte l’histoire d’Ariane, 21 ans, qui apprends la mort de son père alors qu’elle voyage en Asie. Elle revient au Québec par le premier vol et tente de gérer du mieux qu’elle peut l’horreur qui lui tombe dessus. Dépassée par les événements, elle décide de prendre l’argent de l’héritage et de partir en Argentine. Pour prendre une pause. Pour aller gérer ses émotions ailleurs. Pour se perdre un peu.

De l’Argentine à la France, en passant par l’Asie, Ariane se donne corps et âme dans l’alcool, dans l’amour et dans le déni. Elle s’auto-sabote. Parce qu’elle ne veut pas prendre de décisions. Elle ne sait pas comment combler le vide causé par le décès de son papa. Elle ne veut pas choisir ce qu’elle veut faire le reste de sa vie. Pas maintenant. Pas tout de suite. Alors, Ariane se pousse dans ses plus lointains retranchements.

Cette Ariane, elle est le portrait d’une génération de jeunes adultes qui ne veulent pas décider tout de suite, qui veulent expérimenter, essayer, se tromper et goûter à ce que la vie peut leur offrir. Cette Ariane, c’est peut-être toi qui refuses de t’engager à long terme ou toi qui cherches un sens à ton métro-boulot-dodo. Cette Ariane, c’est moi à mon retour du Bélize.

«In Between» m’a réconcilié avec mon besoin de me distancier de la «vie d’adulte». Parce que c’est correct de ne pas avoir tout décidé avant 30 ans. C’est correct de continuer jour après jour à découvrir ce qu’on veut, ce qu’on aime et ce qu’on désire réaliser. C’est correct d’aller se perdre ailleurs pour se réaligner avec soi-même.

Une partie de mon cœur est encore au Belize mais tranquillement ma tête atterrit ici. Je ne suis pas pressée. Ariane m’a fait comprendre que j’ai le droit de dériver encore un peu. Tant que j’en aurai besoin. Merci Ariane. Merci Marie Demers.

Andrée-Anne Brunet

Les nuits de Laitue

14 Nov

D’accord je l’avoue…j’ai acheté ce livre uniquement pour la couverture. Et oui! Je suis ce genre de personne qui, parfois, choisit son vin en fonction du design de l’étiquette et ses livres selon le titre et les couleurs de la page couverture. J’étais au Archambault en train de me demander sur quoi j’allais écrire mon billet lecture du mois quand tout à coup, j’ai vu ce petit livre coloré. Je l’ai pris, j’ai lu le premier paragraphe et hop! À la caisse!

Alors, mon coup de tête en a été un heureux et je vous présente « Les nuits de laitue » de l’auteure brésilienne Vanessa Barbara

les-nuits-de-laitue-624568

 

Résumé

L’auteure nous propulse dans une minuscule bourgade aux rues sinueuses et aux maisons colorées. On y suit les petites aventures des habitants de cette communauté unique en son genre. Le nœud de l’histoire raconte toutefois comment Otto, qui vient de perdre sa femme Ada après plus de 50 ans de mariage, doit désormais apprendre à vivre sans elle. Son quotidien rempli de reportages animaliers, de déjeuners décadents, de romans noirs et de tisanes de laitue est donc soudainement chamboulé par cet événement tragique. Vieillard un peu grincheux, il comptait sur sa défunte femme pour survivre aux suivre les péripéties du voisinage. Il se retrouve donc confronté à une nouvelle réalité: il doit désormais nouer des liens avec les habitants de son quartier. Or, plus les jours avancent, plus il est persuadé que ses voisins lui cachent quelque chose…

Personnages

Otto et Ada: ils forment le couple de petits vieux idéal. Ils ont leurs routines et continuent de s’aimer et de compter l’un sur l’autre tout en se gavant de chou-fleurs à la milanaise.

Ensuite, il y a Nico, le préparateur de médicaments à la pharmacie qui est obsédé par la natation, Térésa qui fait de la dactylo et qui chasse les cafards, Iolanda qui est sourde comme un pot et qui a plein de chihuahuas, Anìbal, le facteur fantasque et chanteur, Mariana la jeune mariée anthropologue, M. Taniguchi un vétéran japonais de la Deuxième guerre mondiale et sa fille Mayu.

On aime

  • que ce livre soit une incursion dans un monde rempli de personnages étranges et attachants qu’on finit par adorer.
  • que l’histoire prenne une tournure quelque peu mystérieuse ce qui donne davantage de substance au roman.
  • le personnage de M. Taniguchi parce qu’il a passé 30 ans à combattre aux Philippines pour l’armée japonaise alors que la guerre était terminée depuis belle lurette!

Ce roman de 223 pages est l’équivalent littéraire d’un « feel good movie ». Le genre qui nous fait sourire et rire tout en nous émouvant sincèrement.

Bonne lecture!

Camille xxx

Le jardin d’Éden: la tentation prend toutes sortes de formes

31 Juil

Je viens de terminer mes vacances. Dans mon cas, qui dit vacances dit «farniente» au soleil (lol…) en lisant toute la journée au bord de la piscine (ha!) en sirotant des bloody ceasars (miam! ). Or, pour cette lecture providentielle, j’avais choisi un roman que j’ai acheté au Salon du livre de Québec en avril dernier: Le jardin d’Éden d’Ernest Hemingway.

Ernest Hemingway, source inconnue

Ernest Hemingway, source inconnue

Il y a un vieil adage qui dit « un lecteur avisé en vaut deux » et bien, chers amis, considérez-vous avertis. Ce roman est à la fois complexe, déroutant, choquant et un peu étrange. Que dire sinon que c’est un plaisir de voir un génie à l’oeuvre, mais une inquiétude de se demander tout le long de sa lecture où l’auteur s’en va. Il faut savoir que Hemingway s’est suicidé avant de l’avoir terminé et que le résultat est le produit d’une édition tardive et peut-être…généreuse. Ce qui expliquerait notamment les trous dans l’histoire.

Mais c’est bon pareil là! Lisez-le jusqu’à la fin!

Crédit photo: Babelio

Crédit photo: Babelio

Résumé

Catherine et David Bourne sont en lune de miel sur la côte d’Azur et en Espagne. Un décor en chanteur pour un couple jeune et à la mode. Lui est écrivain, elle, héritière. Il vient de sortir son deuxième roman, elle rêve de devenir noire. Ils passent leurs journées à manger, à boire, à se faire bronzer et à faire l’amour. Un vrai conte de fée pour jeune couple marié. Survient alors un changement dans la dynamique de leur relation: elle veut tout changer, se changer. Peut-être s’ennuie-t-elle? Peut-être est-ce pour ça qu’elle invite la jeune Marita à rester avec eux. Ou peut-être est-ce par défi qu’elle impose cette nouvelle compagne à leur couple, ouvrant ainsi de nouveaux horizons érotiques et étouffant leur quotidien…?

On aime

  • La langueur qu’il y a dans ces journées remplies de martinis, de caviar et de plage. Les jours se répètent mais ne se ressemblent pas. Hemingway arrive à nous faire sentir à la fois la paresse qui vient avec la chaleur et les vacances et l’urgence de vivre chaque instant pleinement.
  • La nouvelle histoire que David écrit. Ça parle de la chasse à l’éléphant avec son père en Afrique quand il était petit. Même si le sujet n’est toujours reluisant, la narration, elle, est incroyable.
  • L’intrigue qui se corse tranquillement et qui resserre son étau jusqu’au point de rupture. Après tout, le jardin d’Éden est connu pour ses péchés et ses tentations…

Qu’est-ce qui rend ce roman si intriguant?

Afin de répondre à cette question, j’ai dû faire quelque chose que je ne fais jamais, c’est-à-dire lire la préface (oui, oui…je sais!). Or, ce Michel Mohrt de l’Académie française m’a fait réaliser quelque chose: la majorité de l’action n’est pas écrite. C’est au lecteur de déduire les tenants et les aboutissants des décisions des personnages.  Dans le fond, c’est probablement ce qui rend le roman à la fois intéressant et déroutant!

Bonne lecture!

Camille xxx

Big brother ou l’occident et la nourriture

10 Jan

Manger. Être en santé. Être performant. Manger. Répondre aux attentes. Être heureux. Manger. Se planter. Gâcher sa vie et manger et encore et encore…et encore…Entre l’image perfectionnée que les médias nous envoient et la réalité parfois bien blessante qui se reflète dans le miroir, un écart subsiste. Notre ère est celle de tyrannie de la nourriture. Un paradoxe très drôle à regarder quand on s’y attarde un peu. Les étagères regorgent de livres de recettes dans les librairies, on parle de la mode « foodie » et on pinterest une tonne de recettes à la minute. Mais d’un autre côté, le monde occidental engraisse à vue d’oeil et les compagnies de régime vendent du rêve et font des millions. Un sujet bien d’actualité et fort intéressant pour qui, non seulement s’y attarde, mais sait aussi bien traiter la complexité de la nature humaine que l’auteur Lionel Shriver (que certains connaissent comme l’auteur de livre   » Il faut qu’on parle de Kevin « ).  Vous aurez compris que le prochain livre dont je vais vous parler est le dernier ouvrage de Shriver Big brother que nous avons affectueusement surnommé dans ma famille, le livre de gros.

FullSizeRender(1)

Résumé

Pandora vit une vie tranquille, mais tout de même empreinte de succès, dans l’Iowa avec son mari Fletcher et ses deux ados, Cody et Tanner. Un jour, elle apprend que son frère, un pianiste de jazz célèbre (vraiment?) est dans une mauvaise passe et qu’il aurait besoin de « vacances ». N’écoutant que son coeur, elle décide d’inviter son grand frère, Edison, qu’elle n’a pas vu depuis quatre ans à séjourner chez elle, le temps qu’il reprenne du poil de la bête. Quel fût donc son choc quand l’homme qui descend de l’avion n’est pas l’homme nonchalant, svelte et plein de swag « salut je suis pianiste de jazz », mais un très gros monsieur en chaise roulante qu’elle n’arrive même pas à reconnaître. Une fois le choc initial passé, elle s’engage à l’aider à perdre du poids. Y arrivera-t-elle? Réussira-t-elle à sauver son frère de lui-même?

Personnages principaux

Pandora: la jeune quarantaine, du genre gourmande coupable. Elle a quelques kilos en trop, mais ne peut s’empêcher de goûter aux petits plaisirs de la vie, et de s’en vouloir une fois l’assiette terminée. D’un naturel doux et généreux, elle souhaite vivre de manière ordinaire et transparente.

Edison: pianiste de jazz, grand jouisseur de la vie. Il est parti de la maison à l’âge de 17 ans pour tenter sa chance à New York. Définitivement du genre à faire les choses en grand.

Fletcher: père de deux ados, du genre strict et déterminé. Il est un grand adepte de vélo et de nourriture santé. Il suit une diète rigoureuse afin d’éliminer tout aliment nocif de son alimentation. Il a épousé Pandora suite à la mort de sa première femme.

On aime:

  •  que ce soit Pandora qui fasse la narration du livre. Elle nous livre en quelque sorte un témoignage sur cette partie de sa vie.
  • les distinctions marquées de l’auteur entre les différents personnages qui représentent, si on veut, trois archétypes du mangeur (surtout que de telles extrêmes dans une même maison, ça crée du drama!).
  • que le regard très critique porté dans cet ouvrage n’enlève rien à l’histoire elle-même. C’est le bon dosage entre le romancé du roman et le sérieux d’une critique sociale.

Bonne lecture!

Camille xxx

Le lecteur de cadavres

13 Nov

Les romans policiers. Pour certains, c’est une véritable drogue, pour d’autre une source de cauchemars, et pour moi un mélange des deux. Quand j’en commence un je ne peux pas le lâche (curiosité oblige) et quand je finis par le déposer…je ne dors pas de la nuit. Ce qui fait que je n’en lis presque jamais. Mais parfois, je me laisse tenter…surtout dans le coin de l’Halloween ou bien quand c’est une best seller QU’IL FAUT ABSOLUMENT AVOIR LU (genre Millenium). Pis des fois je rergette (genre la fin du premier Millenium) pis des fois j’aime ça, et c’est le cas aujourd’hui avec le Lecteur de cadavres  de Antonio Garrido.

FullSizeRender

Résumé

Cì a une passion: les études. Une passion qui lui a été impossible de poursuivre suite à la mort de son aïeul. Pourquoi me direz-vous? Et bien, tout simplement parce que la coutume voulait, dans la Chine du Moyen-âge,  que les parents du défunt quittent leur emploi pendant deux ans: temps requis pour vivre son deuil. Or, Cì est sa famille n’ont plus d’endroit où vivre et doivent aller rejoindre le frère de ce dernier en campagne. Fini la capitale, l’apprentissage, la gloire et les cadavres, car, vous l’aurez sûrement deviné, Cì étudiait pour devenir juge (ce qui à l’époque semble vouloir dire: inspecteur de police qui est capable d’examiner les gens morts pour connaître la cause du décès). Un travail que la plupart d’entre nous voudrions jamais faire….mais bon! Lui ça le rend très heureux. Bref, un tas d’événements funestes obligent Cì à retourner à la capitale et une fois qu’il regagne l’académie pour étudier (enfin!) il se voit offrir une opportunité (ou devrais-je peut-être dire, un cadeau empoisonné) par l’empereur lui-même. En effet, une série de meurtres sordides a eu lieu dans la cité interdite….

Personnages

Cì: Protagoniste de l’histoire, il est un jeune homme de vingt ans à la fois débrouillard, intelligent, passionné et très rusé.

Juge Feng: Premier mentor de Cì, il est celui qui lui a tout appris, celui qui lui a transmis sa passion pour le métier de juge. Il considère le jeune homme comme le fil qu’il n’a pas eu.

Professeur Ming: il est celui qui continuera la formation de Cì à l’académie et qui deviendra son mentor.

Iris Bleu: ancienne favorite de l’empereur.

Astuce grise: il est un compagnon de classe de Cì…mais aussi son pire ennemi (rivalité dans la classe oblige..tsé!).

On aime:

–  Le développement qui est lent, mais très intéressant et l’intrigue en soi est très bien faite. Vraiment une bonne histoire d’investigation.

– avoir plein de détails sur la manière sont ils recueillent les indices et qu’ils les analysent, alors qu’ils n’ont pas les moyens technologies d’aujourd’hui. Fans de CSI, vous serez impressionnés.

– En savoir davantage sur les us et coutumes des gens dans la Chine du Moyen-Âge. C’est loin de la réalité qu’on apprend au secondaire!

Bonne lecture!

Camille xxx

 

Les frères Sisters: Hey Cowboy!!

8 Oct

Je sais pas pour vous, mais personnellement, quand on me dit cowboy, je pense aux Western Spaghettis, à Lucky Luke, à Clint Eastwood, à la musique Country. Bref, j’ai plein d’images d’hommes virils, sales et solitaires parcourant le désert et la plaine à dos de cheval robuste pour conquérir l’Ouest sauvage. Or, ce que l’auteur Patrick DeWitt nous propose dans son nouveau livre, Les frères Sisters, est UN PEU différent….

Oubliez Clint...

Oubliez Clint…

Résumé

Charlie et Eli Sisters travaillent pour le Commodore. Leur pain quotidien: éliminer les ennemis de leur boss. Autant dire qu’ils sont des tueurs à gage sans foi ni loi. Du moins, pour la moitié du duo c’est entièrement vrai. En effet, Eli commence à avoir des doutes sur l’orientation que prend sa vie. Ainsi, lorsque le Commodore les envoie à San Fransisco pour tuer Hermann Kermit Warm, les mésaventures qu’il vivra lui confirmeront peut-être qu’il devrait changer de métier. Mais est-ce que ce sera possible? À voir!

FullSizeRender

Les personnages

Charlie: il est le frère aîné, le plus fort, le plus courageux, mais aussi le plus alcoolique et le plus con. Leader de l’expédition, il compte bien en profiter pour faire la fête, tuer plein de gens et faire des rencontres « intéressantes» (si vous voyez ce que je veux dire)

Eli: très différent de son frère, Eli est le genre gros nounours un peu naïf qui, plus l’histoire avance, devient conscient de son embonpoint, de son état fort désolant de célibataire…et de son métier violent.

Évidemment, on fait la rencontre d’une foule de personnages au cours de l’histoire, mais ils ne seront jamais aussi importants que ces deux-là.

On aime:

  • Le côté un peu absurde de bien des situations décrites dans le roman. Genre l’obsession d’Éli avec sa nouvelle découverte: le brossage de dents (et là je vous laisse imaginer l’état de sa dentition…ouf…comme de quoi chiquer du tabac sur son cheval avec un air de dur ça peut perdre de son charme)
  • Que le narrateur soit Éli parce que ses dilemmes intérieurs sont juste trop drôles. Généralement, quand on imagine le cerveau d’un tueur on ne pense pas au fait qu’il puisse être complexé pas son poids.
  • Le format du livre. Les éditions Alto font des romans entre le format livre de poche et le format gros livre normal et ça fait une édition de qualité, sans qu’elle soit gigantesque et qu’elle pèse une tonne (parole de piétonne invétérée qui traîne ses bouquins dans sa sacoche).

Une suggestion lecture légère, mais de bon goût pour agrémenter votre SUBLIME changement de saison. 😉

Bonne lecture!

Camille xxx

Suggestion littéraire de la rentrée: Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

25 Août

Avec les nuits qui rafraîchissent (et les feuilles qui commencent à rougir à Québec….!?!?!?!!??!?!) et l’école qui recommence, on sent le début de l’automne qui pointe le bout de son nez. Or, qui dit automne dit rentrée! Donc, je me suis permise de vous suggérer un livre que j’ai lu durant mes vacances (chose que j’aurais peut-être pas dû faire, parce que c’est beaucoup trop tristement beau pour être lu dans le but de se détendre en vacances). Mais, malgré ce petit bémol totalement circonstanciel, je suis vraiment tombée sous le charme de ce roman à la fois follement dépaysant et profondément humain.

Image 1

Résumé

Le premier chapitre du roman place l’action de tout le roman. En effet, on y découvre une famille pauvre de la « campagne » afghane composée de deux enfants en bas âge (un frère et sa petite soeur), de leur belle-mère et de leur père. Les deux enfants sont incroyablement poches et leur grande différence d’âge leur donne une relation qui ressemble davantage à celle d’un gardien ou d’un père et de sa petite fille. S’en suit alors une découverte de chaque personne ayant un lien passé ou future avec cette famille, la terre sur laquelle ils ont vécu, les voisins qu’ils ont eu ou les enfants qu’ils auront. On y découvre donc une foule de destins tous interreliés tous plus beaux et touchants les uns que les autres.

Les personnages

Comme vous l’aurez deviné, il y a beaucoup de personnages. Il est cependant possible d’en resortir quelques uns pour les besoins de ce billet…tsé!

Abdullah: il est le grand frère en question. À la fois très protecteur et aimant pour sa petite soeur qu’il finit par élever comme sa fille depuis le décès de leur mère.

Pari: La petite soeur d’Abdullah. Au début du livre, elle n’est âgée que de trois ans.

Nabi: il est l’oncle par alliance d’Abdullah et de Pari. Il incarne pour eux la réussite, car il travaille pour un homme très riche dans la capitale et vient leur rendre visite en voiture une fois par mois. Il jouera également un grand rôle dans leur destinée.

On aime:

– Le fait que ça se passe en Afghanistan et que le sujet de soit pas la guerre (ben y’en parle un peu quand même…ça fait partie de l’histoire du pays). Découvrir une culture, des façons de voir le monde et d’expérimenter la vie c’est toujours le fun!

– La manière de le roman est construit. Il n’y  a pas vraiment d’histoire avec un grand H. Chaque chapitre propose une perspective avec ses personnages et il suffit de se laisser aller!

– Je pense que je l’ai déjà dit trois fois, mais c’est pas grave, je me répète!! Ce roman est tellement humain. J’ai été très émue à bien des reprises. C’est tellement bien écrit qu’on se sent transporté avec chaque destin que l’auteur nous propose.

Je n’ai pas mis beaucoup de détails parce que premièrement, ce serait impossible de résumer genre 15 histoires dans un seul billet, mais aussi pour pas vous donner de punch 😉

Bonne lecture!

Camille xxx

Apporter le beau temps avec Le tango de la vieille garde

29 Avr

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai ma claque de la pluie et des nuages. J’ai donc décidé de me transformer en ambassadrice de l’été et de vous présenter un roman chaud, ensoleill et fluide…oui oui, vous avez bien lu: fluide. Il s’agit en fait du dernier livre d’Arturo Pérez Reverte: Le tango de la vieille garde.

photo-34

Résumé

1928, Buenos Aires. Nos héros se rencontrent pour la première fois et flirtent avec les milieux paumés en quête du tango authentique. Ils veulent le danser, le vivre, le ressentir. 1937 Nice. Notre couple chéri se rencontre une deuxième fois. C’est entre le ressentiment et la passion que se jouera cette seconde joute entre Max et Mecha. Les changements de régime dans plusieurs pays européens enflamment le continent et on sent la Deuxième Guerre mondial pointer son nez dans chaque page. 1966 Sorrente. Un heureux hasard et peut-être même le destin réuni pour une dernière fois ce duo improbable. Le monde a changé du tout au tout depuis leur première rencontre, mais malgré l’âge qui les a gagné, ils sont restés les mêmes. Ils vivront une dernière aventure en souvenir de ces premiers temps à Buenos Aires.

Personnages

Max: issu d’un milieu très pauvre, il a toujours souhaité s’élever dans la société. Exerçant les métiers de danseur mondain et de gigolo/voleur en gants blancs, il poursuit sa périlleuse ascension vers les sommets de la bourgeoisie.

Mecha: femme d’un compositeur espagnol fort populaire et fortuné, elle est l’élégance et la fougue incarnée. N’obéissant qu’à ses propres règles, elle chamboule sur son passage à la fois les convenances et la vie des gens qui l’entoure.

Armando de Troeye: il est l »époux de Mecha. Il est un compositeur célèbre et arrogant. Bien conscient de la beauté de sa femme, il n’hésite pas à s’en servir afin d’arriver à ses fins.

Jorge Keller: fils de Mecha, il est un joueur d’échec professionnel.

On aime:

– que l’histoire se déroule en trois temps, mais qu’elle nous soit racontée en même temps. On change d’époque comme on change de chapitre, alors que Max, notre gigolo, change de femme comme il change de chemise.

– le fait de ne pas savoir ce que Mecha pense. En fait, ce livre c’est comme un duel dont on ne saurait qu’une moitié de l’histoire. Donc, il nous manque bien des informations pour comprendre les situations qui sont décrites par Max.

– Le style. Arturo je t’aime, toi et ton écriture incroyable, J’aimerais (et vous aimeriez aussi, j’en suis certaine) parler assez espagnol pour pouvoir te lire dans ta langue maternelle.

C’est sexy parce que:

– C’est un livre de style espionnage romantique. Et tout le monde sait ce que le stress et le danger ça enflamme les passions.

– Ça parle de tango. Ai-je besoin d’en dire plus?

– Les amours impossibles, improbables et/ou interdits y’a pas plus sexy en ce bas monde (surtout quand ça a comme résultat des enfants sexy et intelligents).

Bonne lecture!

Camille xxx

Le Chardonneret: violence, drogue, antiquités et Rock’n Roll

22 Mar

Je ne pense pas avoir eu autant de remarques sur ce que je lis…que lorsque j’ai lu Le Chardonneret de Donna Tartt. Pourquoi? Parce que cette brique fait environ 800 pages et pèse un tonne et demi (j’exagère presque pas). Tout le monde a fait une remarque: mon médecin, mes profs, le chauffeur d’autobus, mes collègues, le gentil monsieur qui m’a ouvert la porte de chez Zone sur Cartier parce que je faisais pitié avec mon gros livre dans ma main, la madame assise dans l’autobus à côté de moi qui cachait sa copie de Fifty shades of grey dans un étui en cuire pour que personne ne remarque ses choix littéraires, nomme-les, alouette, etc. Et pour ceux qui se posent la question, oui ça vaut la peine de trimbaler ce monstre-là partout. Non seulement c’est bien écrit, mais l’histoire est si bien conduite qu’on passe au travers sans même s’en rendre compte.

photo-31

Résumé

L’histoire commence par la fin. On ouvre le livre sur une situation incongrue qui nous présente le personnage principal sous un drôle de jour. En effet, Théo, le protagoniste, est enfermé dans une chambre d’hôtel à Amsterdam depuis près d’une semaine et semble complètement perdu et paranoïaque. Pourquoi? Comment? Ce sont les deux questions qu’on se pose dès qu’on a terminé le premier chapitre. Or, c’est justement l’histoire qui nous est racontée dans ce roman. L’auteure nous ramène à l’enfance de Théo, le faisant grandir et évoluer sous nos yeux pour qu’on puisse enfin retourner dans la chambre d’hôtel à Amsterdam et enfin voir et comprendre le dénouement de l’histoire.

Personnages

Théodore Decker: héros du roman, il est profondément traumatisé par la mort de sa mère, puis par celle de son père deux ans plus tard, le laissant orphelin à l’âge de 15 ans.

Hobie: vieil antiquaire à la personnalité à la fois naïve et déterminée. Il est celui qui sauvera Théo…à plusieurs reprises.

Les Barbour: les membres de la famille Barbour sont omniprésents tout au long du livre. Ils sont à la fois ceux qui vont aider Théo à s’en sortir et ceux qui vont le marginaliser.

Boris: meilleur ami de Théo au passé unique et inquétant. Il correspond en tout point à l’idée qu’on se fait d’un petit voyou rudement mis à l’épreuve par la vie.

Parents de Théo: ces derniers ne s’entendent pas. À tel point qu’on se demande comment ils ont pu se marier et faire un enfant. Théo en vient à immortaliser sa mère et à détester son père.

On aime:

– Le fait que l’auteure ait pris le temps de bien expliquer la vie de Théodore.  Je ne suis pas certaine que sans toutes les informations qui nous sont données dans ce livre, on comprendrait réellement ce qui se passe dans la tête du personnage principal à la fin du roman.

– Le personnage de Hobie. Il est franchement attachant dans sa manière d’être et dans la façon dont il se comporte avec les gens.

– L’Art et les vieux meubles! L’univers de ce roman tourne autour de la musique, de la peinture et des antiquités et ça donne un côté beau et unique à une histoire parfois bien glauque.

Petit bémol?

C’est pas sexy du tout. En fait, par bout ça fait même un peu grincer des dents. MAIS ça n’enlève rien à ce best seller qui, je le dis haut et fort, mérite absolument les nombreuses critiques incroyables et positives qu’il a reçu.

Bonne lecture!

Camille xxx

Inferno: l’univers de Dante

23 Nov

Le dernier Dan Brown. Ce que j’aime particulièrement de cet auteur c’est sa capacité à faire des romans qui font penser à des films. La même histoire est racontée selon plusieurs points de vue, il y a plein d’action et du beau monde. Quand j’ai lu (et qu’on a tous lu) avidement Da Vinci Code il y a quelques années, j’ai carrément dévoré le roman en capotant ben raide sur les révélations chocs que nous faisait M. Brown. Bon, aujourd’hui mon devoir est de vous annoncer que Dan Brown ne s’est pas réinventé pour ce roman…MAIS… je dois vous avouer que j’ai été tout de même surprise par ce bouquin. En fait, j’avais zéro attentes quand j’ai commencé Inferno. Je m’étais dit : « bah! Ça va me distraire! » et mon impression générale c’est que, dans l’ensemble, ça a bien rempli son mandat.

photo-14

Résumé

Le professeur Langdon se réveille dans un hôpital de Florence complètement désorienté et amnésique par dessus le marché. N’ayant aucune idée de ce qu’il fait en Italie et ayant des gens armés à ses trousses, il file en panique avec la seule personne qui lui propose son aide: Sienna Brooks, la jolie médecin blonde qui le soigne. S’en suit alors une course folle dans Florence avec un Robert Langdon amoché qui tente de découvrir ce qui lui ai arrivé et qui découvre parfois, bien malgré lui, qu’il a commis des actes impensables. Il se rend compte également, qu’il a été embarqué dans une histoire aux proportions gigantesques….

On aime

– Apprendre plein de choses. Il faut rendre à César ce qui est à César et appeler un chat un chat: moi qui n’est jamais allée en Italie et qui n’a jamais lu la Divine comédie de Dante j’ai appris un tas de choses en lisant ce livre.

– Googler les lieux et peintures dont l’auteur parle…et avoir le gueule qui tombe par terre…et pleurer en criant: « JE PARS EN ITALIE DEMAIN! »

– La fin…mais je ne peux pas vous dire c’est quoi ha ha HA !

C’est sexy parce que

– Ça se passe dans le pays du LUV et des lunes de miel.

– Langdon et la jolie médecin se frenchent à la fin du livre (mais c’est pas pour ça que la fin du livre est bonne)

– Dans mon imaginaire le professeur Langdon est vraiment sexy (et c’est la raison pour laquelle je trouve que Tom Hanks c’est pas le meilleur choix…)

Bonne lecture!

Camille xxx

Les perroquets de la place d’Arezzo ou l’art de faire de la littérature gentille

18 Oct

Bon. Là je vous entends déjà dire, « mais de quoi a parle elle ? De la littérature gentille, qu’est-ce que c’est? »  Et bien, devant votre impatience je vous réponds tout de go. De la littérature gentille, c’est quand on lit un livre et qu’on s’attache à chacun des personnages. C’est quand le livre est tellement bien écrit, qu’on ne se rend même pas compte de lire. C’est quand on a hâte de connaître la suite, non pas parce qu’on veut connaître la fin, mais parce qu’on aimerait que ça dure pour toujours. De la littérature gentille c’est du bonheur sur papier. Bon, maintenant je dois faire une mise au point. De la littérature gentille ça finit pas toujours bien (lire ici que ce n’est pas de la littérature bonbon comme Tatinana ), mais que c’est bien meilleur pour le moral que de la littérature jujube surette (comme Dieu et nous seuls pouvons). Et c’est le moment où je fais une pause dans ce billet pour dire que si ça continue comme ça, je vais pouvoir classer tous les livres dans environ 800 catégories farfelues…et donc, tout ça pour dire, qu’aujourd’hui, je vous parle du dernier livre d’Eric-Emmanuel Schmitt: Les perroquets de la place d’Arezzo.

photo-13-recadré

Résumé:

La place d’Arezzo c’est un quartier huppé de la ville de Bruxelles, en Belgique. Or, un beau matin, les habitants de cette  place reçoivent tous la même petite lettre qui va comme suit: « ce mot simplement pour te dire que je t’aime. Signé: tu sais qui. » L’auteur nous amène donc dans l’intimité de chacun des personnages de son roman. On découvre leurs doutes et leurs espoirs, leurs ambitions et leurs doutes, leurs forces et leurs faiblesses. Que ce soit en amour ou dans la vie, chacun de ces personnage est unique et nous fait découvrir, en tant que lecteur, la singularité de la nature humaine.  Le livre nous fait tout d’abord chacun des personnages séparément. Puis, au fil de notre lecture, l’auteur nous fait découvrir les liens qui les unissent. mais le but du livre, outre découvrir qui est l’auteur de cette fameuse note, c’est de découvrir les conséquences qu’auront les quelques mots de cette lettre pourtant si douce aux premiers abords.

On aime:

– qu’il y ait beaucoup de personnages. Et je parle ici de genre 30 personnages (j’avoue avoir perdu le compte un moment donné…). On les apprivoise tranquillement et la première chose qu’on sait c’est qu’au bout des 730 pages on s’est full attaché.

– les réactions des personnages au petit mot doux anonyme. Elles sont si différentes les unes des autres! À chaque fois c’est comme une petite surprise.

– que malgré tous les changements qu’apporte la lettre, l’histoire finisse bien. Comme si un nouvel équilibre plus sain s’est créé parmi les habitants de la place d’Arezzo.

C’est sexy parce que:

– on entre directement dans l’intimité des gens. Quoique vous allez me dire qu’on ne veut pas nécessairement savoir…

– la couverture donne un véritable avant-goût de ce qu’on lit.

– c’est plein de gens qui s’aiment point, qui s’aiment trop, qui s’aiment, mais ne savent pas comment, qui ne s’aiment pas, qui ne s’aiment plus, qui s’aiment autrement, etc.

N’oubliez pas de participer à notre super concours!!

Bonne lecture!

Camille xxx

Le rouge et le noir, parce qu’on n’est jamais trop classique

20 Sep

Dans ma vie de lectrice, j’ai un livre pour chaque occasion. Je m’explique. Il y a, premièrement, la livre que je trimbale partout pour lire, par exemple, dans le transport en commun. Généralement, il est de petit format et pas très épais pour éviter une surcharge (déjà présente anyways) dans ma sacoche. Ensuite, il y a la lecture de bain. Cette lecture est obligatoirement ultra légère, car qui veut sincèrement se remettre en question alors qu’il trempe dans de l’eau chaude et moussante?…PER-SON-NE!  Finalement, il y a la lecture de chevet. Celle-ci est très souvent un classique de la littérature que je lis le soir avant de me coucher. Le but: terminer le livre un moment donné, no stress. Et donc, c’est un roman de cette dernière catégorie dont je vous parle aujourd’hui. Il s’agit d’un incontournable de la littérature française et j’ai nommé: Le rouge et le noir de Stendhal.

Scusez mes doigts

Scusez mes doigts

Résumé

Julien Sorel est un jeune homme de province. Issu d’une famille de charpentiers, il est le mouton noir de sa famille: il est de stature délicate et un grand intellectuel. Ces deux qualificatifs font de lui la honte de son père et la risée de ses frères. Le premier ne sait pas ce qu’il pourrait faire de ce fils qui est incapable de se servir des outils nécessaires à son métier, et les deux autres se servent de leur petit frère comme d’un punshing bag. Mais bref, c’est l’histoire de ce cher Julien qui essaie de trouver sa voie dans la vie et qui hésite, au fil du récit, entre le rouge de la passion et de la vie mondaine et le noir de la profession ecclésiastique. Au début de l’histoire, il est engagé comme précepteur des enfants du maire de sa ville natale. Il partira ensuite à Besançon afin de poursuivre ses études au séminaire et finalement, il se rendra à Paris afin de devenir secrétaire du Marquis de la Mole. On suit donc ce personnage attachant à travers de son cheminement vers le sommet et ce, via ses aventures professionnelles…..et personnelles (oh oui!).

Personnages

Julien Sorel: le livre commence alors qu’il a 18 ans. Julien est ambitieux et quelque peu maladroit dans ses relations sociales. Il a tendance à commettre des erreurs qui ralentissent son ascension sociale. Il a également une admiration (quasi clandestine) pour Napoléon. Or, à cette époque les Français ne voyaient pas leur ancien empereur d’un bon oeil.

M. et Mme de Rênal: M. de Rênal est le maire de la ville de Verrières. Il se considère comme un homme « libéral » et décidément, au dessus de la mêlée. Mme de Rênal, quant à elle, est une femme belle et naïve. Fort religieuse, elle croit que le bonheur conjugal est à la portée de toute femme aimant ses enfants et obéissant à son mari.

Abbé Pirard: Julien le rencontre lorsqu’il va étudier au séminaire de Besançon. Il devient le confident et confesseur de notre héros. L’abbé Pirard est un homme sévère mais juste qui cédera à son désir de grandeur lorsqu’il acceptera une cure à Paris.  C’est également lui qui facilitera l’embauche de Julien chez le marquis de la Mole.

Mathilde de la Mole: fille du marquis de la Mole, l’employeur de Julien dans la deuxième partie du livre. Or, Mathilde s’ennuie. Elle rêve de cette passion qui détruit tout, mais en même temps, elle ne peut pas renier son éducation son rang. Elle en fera d’ailleurs voir de toutes les couleurs à notre héros.

On aime:

– que Julien déniaise Mme de Rênal qui a, on va se le dire, un peu niaiseuse dans sa vision de la vie.

– le personnage de Mathilde de la Mole qui est l’exemple type de l’adolescente enflammée et irréfléchie. Tsé, le genre qui menace tout le monde de se suicider si Pierre-Jean-Jacques, le gars le plus hot de toute l’école ne l’invite pas au bal de fin d’année, mais version XIXe siècle.

– que ce soit un classique français qui nous propose quelque chose vibrant. Je trouve que les Français ont tendance à intellectualiser la manière dont ils traitent la passion. Ici, l’auteur c’est un peu laisser-aller et ça laisse aller l’imagination.

C’est sexy parce que:

– Julien est vraiment un tombeur de ces dames.

– le personnage principal choisit la passion (je vous vends le punch…ou pas) au lieu de l’Église.

– c’est beau, c’est poétique, c’est enflammé et c’est tragique., comme si c’était le arrière-petit-cousin de Roméo et Juliette.

Bonne lecture!

Camille xxx

P.S. merci à l’OSM pour leur slogan dont je me suis librement inspirée pour le titre de ce billet.

%d blogueurs aiment cette page :