Tag Archives: à lire

Lecture: La Chute des Géants, de Ken Follet

15 Jan

Amoureux de sagas historiques, je m’adresse à vous! Que vous soyez en mode hiver froid et neigeux, en vacances d’été à vous balancer sous une branche d’arbre, ou encore emmitouflés dans une couverture sous les premiers timides rayons de soleil printanier, vous devez mettre à votre agenda la lecture de la trilogie La Chute des Géants, du célèbre écrivain Ken Follet, originaire du pays de Galles.

Lire la suite

Publicités

« L’Âme des Horloges »: Intrigant et captivant

23 Déc

Vous cherchez une lecture pour occuper votre temps des Fêtes? J’ai pour vous une suggestion assez volumineuse pour occuper plusieurs jours de tempête: L’Âme des Horloges, de David Mitchell, publié aux éditions Alto (bonjour, ma maison d’édition préférée!). Un roman dense, intrigant, dont les narrateurs multiples finissent toujours par se croiser de la plus étonnante des façons.

Lire la suite

« Toujours Alice »: Briser les tabous

5 Oct

J’avais hâte d’enfin lire et voir Toujours Alice / Still Alice. Mettre au centre d’une histoire un personnage atteint d’Alzheimer précoce était un pari risqué: la démence n’est pas un sujet très à la mode. Mais le pari est réussi haut la main par l’auteure Lisa Genova avec un roman touchant que l’on lit d’une traite. Comparaison avec le film.

En bref

Alice Howland, 50 ans, mère de trois enfants, est professeure d’université. Tout semble parfait, jusqu’au jour où elle commence à oublier. Des banalités d’abord, puis des choses de plus en plus importantes. Après s’être perdue dans son propre quartier, elle consulte un neurologue et le diagnostic tombe: Alzheimer précoce. Alice tente courageusement de continuer sa carrière universitaire, mais elle est vite forcée de se concentrer sur sa santé. Elle s’accroche de son mieux à ses souvenirs, mais ils s’envolent de plus en plus et même son corps la trahit. Une histoire criante de vérité, qui met en lumière le difficile parcours de tous les malades atteints d’Alzheimer qui, comme le dit Alice dans le film, ne peuvent pas compter sur la sympathie des autres face à leur maladie mais doivent plutôt affronter leur mépris et leur incompréhension.

Source: renaud-bray.com

Source: renaud-bray.com

Qui gagne? Le roman

Pourquoi?

La narration est férocement efficace. On suit la lente dégénérescence d’Alice comme dans une course contre la montre, alors que les indices de progrès de la maladie s’accumulent et que ses souvenirs s’étiolent. Tout au long du roman, l’émotion est palpable. La détresse d’Alice nous déchire le coeur. C’est une histoire qui touche, qui prend aux tripes, parce qu’elle fait écho à la réalité de tant de gens. C’est une histoire qui m’a touchée, moi, parce que mon grand-père est décédé de l’Alzheimer très jeune. En voyant les enfants d’Alice, je pensais à ma mère, dans la jeune trentaine, quand son père est tombé malade. Et je ne suis sûrement pas la seule qui reconnaît ses proches dans cette histoire.

Le film malheureusement peine à rendre justice à son matériel source. Les problèmes d’Alice défilent, mais on n’appuie sur aucun et on a l’impression finalement que toutes ces fois où elle oublie des choses importantes, où elle ne reconnaît plus sa propre fille, n’ont pas d’importance. Peut-être est-ce un effet de style: les petits drames quotidiens se perdent comme dans la mémoire effilochée d’Alice. Le drame est tout de même là et les critiques sont unanimes à déclarer ce film comme l’un des meilleurs de l’année. Je suis mauvais public, apparemment. 😉

Encore une fois, il faut saluer l’audace de l’auteure qui réussira peut-être à briser les tabous entourant cette maladie encore stigmatisée par notre société. Et il faut saluer aussi l’humanisme de cette oeuvre qui démontre bien qu’un malade reste un être humain à part entière jusqu’au bout -même si les souvenirs et les mots lui échappent.

Bonne lecture et/ou bon visionnement!

Anne-Sophie

Concerto à la mémoire d’un ange

18 Août

Personnellement, les recueils de nouvelles ne m’ont jamais vraiment attirés. Pourquoi? Aucune idée. Peut-être parce que je suis plus du genre « grosse brique » et que l’idée d’une petite histoire ça me rend triste puisque ça se termine trop vite. À peine on s’attache que c’est déjà terminé. Peut-être aussi que celles que j’ai lu dans le passé (bref comme lecture obligatoire à l’école) m’ont déprimé. Mais en même temps, qui ne serait pas déprimé par l’oeuvre d’un vieux russe alcoolique et suicidaire ou d’une histoire qui raconte comment un père tue son fils pour une histoire de chèvre volée (me semble que c’était ça l’histoire haha!). Bref! Tout ça pour dire que depuis peu j’ai recommencé à en lire pour mon bon plaisir. En grosse partie parce qu’une de mes amies fait sa maîtrise en littérature….et étudie la nouvelle. Alors je croule sous les recommandations! Ainsi donc, aujourd’hui je vous parle du recueil de nouvelles intitulé « Concerto à la mémoire d’une ange » écrit par Éric-Émmanuel Schmitt.

9782253160304FS

Présentation du recueil

Bien que toutes les histoires présentées dans cet ouvrage, un total de quatre nouvelles, soient en apparence sans aucune rapport les unes avec les autres, elles font parties d’une même idée. Une sorte de continuation ou variation sur un même thème, car oui, il y a un thème. On nous présente des personnages qui ne sont si totalement bons ni totalement mauvais. Des personnages qui, le temps de quelques pages, évoluent voire se transforment. Chacune de ces petites histoires est belle à sa façon et porte le lecteur à réfléchir.

Nous avons ainsi en premier « l’empoisonneuse » (un titre assez évocateur merci!), suivi de « Le retour », puis de « Concerto à la mémoire d’un ange » et finalement « Un amour à l’Élysée ».

L’empoisonneuse 

Une vieille femme dans un petit village de province a été accusée d’avoir tué tous ses maris. Elle devient une curiosité locale et même une attraction touristique! Malgré sa réputation, elle reste une femme très pieuse, voire en paix avec elle-même…?

Le retour

C’est un homme qui travaille dur pour gagner sa vie. Un homme qui n’est que rarement à la maison. Pourtant, ce n’est pas la bonne compagnie qui manque à la maison. Pourquoi s’enfuir ainsi alors? Et surtout…pourquoi revenir?

Concerto à la mémoire d’un ange

Une rivalité adolescente peut-elle perdurer jusqu’à l’âge adulte? Est-ce que les conséquences de ce qui semblait presque innocent, de la compétitivité, peuvent changer les individus? Pourtant, dans le petit univers de la musique classique, une saine compétition entre étudiants ne fait que les stimuler…

Un amour à l’Élysée

Les relations changent avec le temps. Probablement parce que les gens changent. On grandit, on mûrit, on fait des choix et un beau matin: on ne se reconnaît plus. Que faire alors quand le miroir nous renvoie l’image de quelqu’un d’autre? Une personne pourtant importante, un personnage public, qui n’est finalement personne?

On aime

  • Tout! J’ai été complètement séduite! En fait, je dois l’avouer, je suis devenue complètement obsédée. je ne voulais pas lâcher mon livre avant d’avoir terminer ma nouvelle en cours.
  • Le journal d’écriture de l’auteur à la fin du recueil. Éric-Émmanuel Schmitt nous fait un beau cadeau en nous présentant ses notes et idées au fur et à mesure que son processus d’écriture avance.
  • Ma préférée, je l’avoue, est la première….ou serait-ce la dernière? C’est dur de choisir. Mais de toute façon les quatre sont bonnes!

Bonne lecture!

Camille xxx

La consolante ou la fois que j’ai presque pleuré parce que j’avais fini un livre

28 Juil

Parfois, lorsque je lis un livre, je tombe littéralement sous le charme des personnages. Tellement que je m’inquiète pour eux, et je me surprends à me poser des questions sur leur vie dans l’autobus. Genre est-ce que Lizzie Bennett aurait vraiment dû refuser la main de Mister Collins? Ou mieux : j’espère vraiment que Antoine va réaliser qu’il est bouché des émotions…il devrait peut-être consulter…(que celles qui n’ont pas lu Soutien-Gorge rose et veston noir trop souvent me jettent la première pierre). Sauf que le problème, c’est que dans un livre, le punch est souvent plus long à avoir…que dans un film mettons (tout dépend de la vitesse à laquelle tu lis). Et donc, lorsque je m’attache à des personnages, j’ai un petit deuil lorsque je finis le livre…et même, parfois, un gros deuil. C’est ce qui m’est arrivé après avoir lu La consolante de Anna Gavalda.

Une édition qui a du vécu.

Une édition qui a du vécu.

Résumé :

Charles Balanda est fatigué : c’est un fait. Charles Balanda ne sait pas ou plus qui il est. En fait, il ne pourrait même pas faire la différence, car il n’a jamais su. Mais, un jour, une lettre lui annonce qu’Anouk est morte. Une lettre quasi anonyme de quelques mots, à la fois impersonnelle et provocante. C’est à ce moment que Charles va changer sa vie. Peut-être pourrons-nous dire qu’il reprendra sa vie en main? Il délaissera son travail et la femme avec qui il partage une relation houleuse pour retourner affronter son passé. En chemin, il rencontrera des gens qui changeront sa vie et ses priorités.

Personnages :

Charles : architecte de 47 ans, Charles est un bourreau de travail. Au moment où l’histoire commence, il est au bord de la dépression. Charles est un homme de principes, à la fois conservateur, sensible et nostalgique.

Mathilde : fille de la conjointe de Charles. Mathilde est une adolescente de 14 ans intelligente et humaine. Elle est le point positif de sa vie.

Anouk : mère du meilleur ami d’enfance de Charles, Alexis. Infirmière toute sa vie, Anouk s’est dévouée à tout le monde, sauf à elle-même. Elle a eu une grande influence dans la vie de Charles, autant lorsqu’il était enfant, que plus tard…

Kate : jeune femme dévouée et qui a de grandes visions pour la vie. Elle s’occupe de jeunes enfants et d’une grande propriété. Grâce à elle, Charles trouvera peut-être un sens à sa vie.

On aime :

  • Le style. Ce livre est taillé sur le rough, surtout le début. On ne comprend pas grand chose entre les flashbacks, le fil des pensées un peu décousues de Charles et ce qui se passe dans le présent. Mais une fois qu’on s’habitue, c’est tout simplement merveilleux d’avoir tous ces points de vue.
  • Connaître le fond de la vie du personnage principal. Souvent les auteurs nous mettent au contexte et hop! Ils repartent. Mais dans ce livre, tout est juxtaposé avec intelligence ce qui nous permet de comprendre tous les questionnements et toutes les angoisses de Charles.
  • La fin heureuse. Le livre commence de manière un peu déprimante, mais finit bien. Et ça, ça met du soleil dans nos vies!

C’est sexy parce que :

  • C’est un livre qui parle des relations humaines. Et parfois, elles peuvent être très ambigües…et prendre toutes sortes de tournures.
  • Ça parle de la recherche du bonheur et que des gens tourmentés c’est sexy… tout comme les gens heureux.
  • En tant que lecteur il y a beaucoup d’énigmes et d’inconnu dans cette histoire. Or, tout le monde sait que toute bonne relation comprend son lot de partage de petits mystères, surtout quand on parle de la relation entre le lecteur et son livre.

Bonne lecture!

Camille xxx

Opération canicule: Le vieil homme et la mer

15 Juil

C’est officiellement l’été (OUAIS!). Il fait chaud et on a tous envie d’aller se rafraîchir dans les vagues et bronzer sur le bord de la plage. Et donc, pour vous permettre de réaliser votre fantasme de mer à perte de vue et de houle tumultueuse, je vous propose que nous nous attardions à un classique de la littérature américaine, un livre écrit par nul autre que Ernest Hemingway, célèbre écrivain reconnu pour une forme littéraire particulière: la litote. Mais qu’est-ce que la litote me direz-vous? Eh bien! Ne reculant devant rien, je suis allée consulter Wikipédia et en voici la définition: la litote est une figure rhétorique qui consiste à déguiser sa pensée de façon à la faire deviner dans toute sa force. Bref, l’écrivain propose une idée simple et le lecteur interprète trop… Mais je commence à m’égarer! Le titre du roman dont je veux vous parler aujourd’hui est Le vieil homme et la mer. Un livre pour lequel M. Hemingway a remporté le Prix Nobel de littérature en 1954 (c’est écrit sur la quatrième de couverture…).

photo-4

Résumé

L’histoire est simple…que dis-je simple! C’est presque bébé lala ( je ne dis pas ça négativement la! En fait, c’est plus de l’admiration que d’autre chose). D’une part on a un vieux pêcheur et de l’autre un très gros poisson. Le décor est prévisible: une mer à parte de vue. Le temps est peu important. Le sujet, lui, c’est le combat entre le vieil homme et le très gros poisson. Réussira-t-il à le pêcher? Abandonnera-t-il sa course ou jouera-t-il d’expérience contre cette force marine et indomptable? Cela peut paraître simpliste à première vue, mais c’est un livre incroyable. Hemingway nous emporte pour quelque 150 pages de pure bonheur et d’angoisse pour le pauvre vieux pêcheur. Les descriptions sont magnifiques et l’attachement qu’on a pour le vieil homme rivalise dangereusement avec la sympathie qu’on développe pour le gros poisson. Bref, un petit bijou qu’il faut avoir lu dans sa vie!

Personnages

Santiago: le vieil homme a été pêcheur toute sa vie. Il fût un temps où il était prospère, mais il n’a jamais été bien riche. Or, depuis quelques temps la vieillesse le pèse et il a de moins en moins d’argent en pêche de moins en moins de poisson, jusqu’à ce fameux jour qui nous ait raconté dans ce roman.

Le gros poisson: bien qu’il ne puisse pas parler (haha!), le poisson a tout de même une personnalité. En effet, il est déterminé, combatif et noble. Bien qu’il mette Santiago au défi, on sait qu’il fait cela avec beaucoup de respect.

On aime 
  • que le récit soit comme en temps réel. Je sais que c’est absolument impossible, mais reste que c’est l’impression qui m’est restée.
  • être le spectateur de Santiago dans cette quête. Le récit se fait par le cours de ses pensées et de ses souvenirs et cela illustre et nous permet de mieux comprendre sa détermination et son expérience.
  • le gros poisson. Il n’y a rien à faire. Même s’il est le méchant dans l’histoire, il reste quand même une petite créature attachante qui lutte pour sa survie.
C’est sexy parce que
  • une homme déterminé qui travaille de ses bras, c’est sexy.
  • c’est le genre d’histoire qui nous fait grandir et prendre confiance en nous, et comme l’a si bien dit JLo, c’est en prenant de l’assurance qu’on devient sexy.
  • les personnages nous charment tous à leur façon et on finit par les aimer tendrement, peu importe leur rôle dans l’histoire.
Bonne lecture!
Camille xxx

Dieu et nous seuls pouvons…tuer sans être condamné

29 Juin

Ma dernière chronique parlait d’un livre historique agrémenté d’une histoire d’amour. Bref, le genre à légèrement à l’eau de rose qu’on aime tant. Or, j’ai envie de rester dans le thème, non pas des livres bonbons, mais des romans historiques. Cependant, petit changement de cap, le livre dont je vais vous parler aujourd’hui se comparerait plus, si on reste sur l’analogie des friandises, à un jujube surette : le genre qui surprend au début et qu’on trouve aride et un peu déplaisant, mais qui au bout d’un certain temps devient non seulement doux et sucré, mais aussi délicieux. En effet, le sujet est du genre choquant, mais la recherche, la prose et les situations et les personnages sont incroyables. On parle ici d’une œuvre qui vaut la peine d’être lue et relue : Dieu et nous seuls pouvons de Michel Folco.

photo-3

Résumé :

Il y a des gens pour qui ça commence mal dans la vie, et c’est le cas de notre personnage principal. En effet, Justinien est à peine né que sa mère l’abandonne aux portes d’une abbaye et lui arrache le nez avec les dents, afin que personne ne puisse remarquer une quelconque ressemblance avec un de ses géniteurs. Tout semblait s’arranger pour lui durant son enfance, mais les ennuis reviennent plus tard, puisque notre héros se retrouve en prison. C’est alors que son destin change du tout au tout, car on lui offre sa liberté… s’il accepte de devenir le bourreau attitré de Bellerocaille, la ville où il est emprisonné. Justinien finit par accepter et c’est à ce moment qu’il fonde, un peu malgré lui, la lignée des Pibrac : une famille de bourreaux forts connus et craints de tous. On suit donc les péripéties de cette famille tristement célèbre de par leur métier…avec plein de détails en prime.

Personnages :

J’ai lu ce roman pour la première fois en secondaire quatre (livre obligatoire dans mon cours de français) et je l’ai relu depuis, et pourtant, j’ai eu un mal fou à déterminer qui sont les personnages importants. J’ai donc décidé de les regrouper….

– Justinien Pibrac : héros de la première partie du livre et fondateur de la lignée des Pibrac. Étant un enfant trouvé, il grandit en étant à la recherche de lui-même. Plus tard, il se retrouve bourreau et il décide de tirer le meilleur de sa nouvelle situation.

– Les parents nourriciers de Justinien : ils adoptent Justinien peu après qu’il soit abandonné. Ils en prendront soin comme s’il était leur propre fils. Son père adoptif lui racontait notamment des histoire d’aventure tirées de sa propre jeunesse.

– Hippolye Pibrac : dernier exécuteur de la lignée. Il a été obligé de prendre sa retraite, car les lois sur les condamnations à mort ont changé en France. Hippolyte est très….TRÈS nostalgique du bon vieux temps. Vous savez, ce bon vieux temps où on écartelait les gens et où on les laissait pourrir au soleil pendant une semaine….

– Léon Pibrac : fils d’Hippolyte. Il s’est recyclé en boulanger. Il refuse tout rapport avec la profession familiale et remercie le ciel de ne pas être bourreau. Mais peut-on vraiment renier ses origines?

– Les habitants de la ville de Bellerocaille: résidence de la lignée Pibrac. Du seigneur de la ville, aux geôliers en passant par le vendeur de sabots. Tous détestent les Pibrac, car eux seuls, et Dieu naturellement,peuvent tuer des gens sans aller en prison.

On aime :

– La reconstitution historique. L’auteur a fait ses devoirs, ça c’est certain. La façon dont les personnages parlent, les situations, le quotidien, mais surtout l’exclusion de la famille Pibrac qui donne lieu à de nombreuses situations rocambolesques.

– L’humour noir qui vient donner du piquant à l’histoire et même parfois, détendre un peu l’atmosphère. Tsé…la décapitation pis toute, des fois c’est malaisant.

– Le sujet. Jamais on ne parle du point de vue des exécuteurs. Personnellement, je ne m’étais jamais demandé si le monsieur qui arbore fièrement la hache avait une femme et des enfants…jusqu’à ce que ma prof de français mette ce livre dans la liste des lectures obligatoires.

C’est sexy parce que :

Plus j’y pense, plus je me dis qu’il n’y a pas grand chose de sexy dans ce livre. Quoique…

– certaines personnes trouvent que le vieux français et les vieux français, c’est sexy.

– certaines personnes trouvent que les bourreaux, c’est sexy.

– certaines personnes trouvent que les prisons, c’est sexy.

Faque…

…mais, blagues mises à part, ce qui rend ce livre sexy c’est son unicité, ses rebondissements et ses personnages qui sortent de l’ordinaire.

Bonne lecture!

Camille xxx

1Q84: oeuvre originale, intrigante et romantique

27 Avr

Dans la vie, j’aime les suites. Et j’aime encore plus les trilogies. Le chiffre trois c’est un chiffre magique. Vous savez, ce n’est pas pour rien qu’on dit « jamais deux sans trois »… Bref! Aujourd’hui je vais vous parler d’une suite de trois tomes (oui, oui, je vous le dis) qui m’a absolument accroché. J’ai dévoré les trois livres et je les recommencerais demain matin. Trêve d’enthousiasme, et passons aux choses sérieuses…

Image

Résumé :

1Q84 est une trilogie de l’auteur japonais Haruki Murakami. L’histoire se déroule dans le passé pas si lointain de 1984. Une époque où le commun des mortels n’a jamais vu un ordinateur de sa vie, où, pour en savoir plus sur les habitudes de quelqu’un, on ne peut pas espionner son facebook et, où les cellulaires sont de la science-fiction. Pour tourner les coins ronds, on peut résumer l’histoire comme suit: Tengo et Aomamé se retrouvent complices d’une même attaque à l’encontre d’une organisation mystérieuse et ce, dans le monde séduisant, mais dangereux de 1Q84… Je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir cet univers vous-mêmes.

Personnages principaux:

Tengo : génie des mathématiques, professeur dans une école préparatoire (genre de cégep japonais) et apprenti auteur. Grand, sportif, bien bâti et solitaire, Tengo est un jeune homme d’une trentaine d’années.

Aomamé : jeune femme aux idéaux bien arrêtés et à la morale particulière. Elle travaille comme professeure d’arts martiaux dans un gym privé et mène une vie à la fois dépouillée et décousue.

Fukaéri : adolescente mystérieuse au passé trouble. Ne parlant que lorsque nécessaire, Fukaéri semble en connaître beaucoup plus que ce qu’il paraît.

Ushikawa : petit homme, physiquement peu avantagé par la nature, dont l’intuition lui permet de trouver et de suivre des pistes afin de le mener vers la vérité.

On aime :

–       que l’histoire soit racontée par deux narrateurs, soit Tengo et Aomamé. Chacun narre un chapitre. On peut donc suivre deux intrigues en même temps.

–       que le côté philosophique soit bien intégré dans les discours et les pensées des personnages. Il y a de grands questionnements sur la vie qui sont soulevés dans ces ouvrages, mais ça ne vient jamais empiéter sur le désir de divertissement du lecteur.

–       le côté fantastique tout de même réaliste. Beau paradoxe me direz-vous, mais c’est ça pareil.

C’est sexy parce que: 

–       c’est mystérieux. On ne comprend pas tout et on veut connaître la suite. Et tout le monde sait qu’il y a rien comme un peu de mystère pour faire naître une flamme de désir.

–       c’est aussi une histoire d’AAAMOUR. Mais rien de lourd je vous le promets.

–       tous les personnages sont beaux (sauf Ushikawa) et que, en général, du monde beau ça fait des beaux bébés.

Bonne lecture!

Camille xxx

%d blogueurs aiment cette page :