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À ne pas manquer en mai et juin à Québec et à Montréal

26 Mai

Pour bien démarrer l’été, voici mes coups de cœur et suggestions de spectacles musicaux qui ajouteront un peu de rythme aux semaines à venir.

En mai à Québec

  • Mon coup de cœur : Charlotte Cardin, qui était le 18 mai à l’Impérial. Je n’étais pas convaincue lorsque j’ai reçu des billets pour un spectacle de Charlotte Cardin le mois dernier. Je m’attendais à une pop légère où toutes les chansons se ressemblent, agréable durant une ou deux chansons, sans plus. Mais mes attentes étaient erronées, car elle a du rythme cette Charlotte! Surfant entre le pop, le soul, l’électro et un peu de rap, en français ou en anglais, elle nous transporte dans son univers en toute simplicité. À noter qu’elle sera également à Montréal le 30 juin au Métropolis.
  • À voir aussi :
    • The WEEKND le 31 mai au Centre Vidéotron

En mai à Montréal

  • Mon coup de cœur : Le Bal en Blanc le 28 mai au parc Jean-Drapeau. Sans filtre, il faut dire que le Bal en Blanc organisé chaque printemps fut parfois considéré comme un gros « rave party » avec des gens étranges. Moi-même habituellement assez curieuse, je n’avais pas le goût d’y mettre les pieds. Toutefois cet événement débute une transformation, car il est entre les mains de nouveaux producteurs. Deux changements majeurs : premièrement le Bal se déroulera de jour et non durant la nuit. En 2016, il débutait à 22 h et cette année il se termine à 22 h! Deuxièmement, plutôt que de se dérouler au Palais des Congrès, il se tient à l’extérieur, au cœur du parc Jean-Drapeau. Disons que ça fait jaser les habitués! Espérons que cette nouvelle version du Bal en Blanc saura plaire aux assidus et permettra à de nouvelles personnes d’y assister.
  • À voir aussi :
    • Jason Mraz au théâtre Saint-Denis le 18 mai
    • The XX au parc Jean-Drapeau le 24 mai
    • Chance The Rapper le 25 mai au Centre Bell
    • The WEEKND le 30 mai au Centre Bell

Crédit : Page Facebook des Red Hot Chilli Peppers
redhotchilipeppers.com/tour
#TheGetaway // Fan photo by Ashley Nuzum

En juin à Québec

  • Mon coup de cœur : Red Hot Chili Peppers, le 18 juin au Centre Vidéotron. L’été dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à un spectacle des Red Hot Chili Peppers dans le cadre du festival Osheaga. J’étais curieuse de savoir si ce groupe actif depuis 1983 avait perdu un peu de panache ou s’il était toujours d’actualité. Et bien, la conclusion fut très positive, bien que le groupe a vieilli, leur énergie sur scène et la vigueur de leur musique en font un spectacle fort agréable ! À noter qu’ils seront également à Montréal le 20 juin au Centre Bell.
  • À voir aussi :
    • Gregory Charles – Noir et blanc 2 avec la collaboration de Marc Hervieux le 8 et 10 juin au Capitole.
    • Pierre Lapointe le 9 juin au Palais Montcalm

En juin à Montréal

  • Mon coup de cœur : The Chainsmokers, le 1er juin au Centre Bell. Ce duo de DJs a connu une année 2016 explosive qui les a propulsés au sommet du Billboard à trois reprises. Trois chansons numéro 1, soit « Roses », « Don’t let me down » et « Closer » en une seule année ce n’est pas rien. En 2017, ils ont lancé leur premier album et encore une fois leurs nouvelles chansons « Paris » et « Something just like this » se sont fait remarquer. Profitant de cette subite popularité, le duo effectue sa première grande tournée nord-américaine.
  • À voir aussi :
    • Franz Ferdinand le 3 juin au Métropolis
    • Banks le 5 juin au Métropolis
    • Les Francofolies de Montréal du 8 au 18 juin
    • Peter Peter le 10 juin au Métropolis
    • Luc de Larochellière le 10 juin à L’Astral
    • Pierre Lapointe à la Maison symphonique de Montréal le 14 juin
    • La comédie musicale Footloose au théâtre Saint-Denis du 14 juin à la fin juillet
    • Éric Lapointe le 17 juin au Métropolis
    • Patrice Michaud le 17 juin au Club Soda

En espérant vous avoir inspirées à faire des sorties qui rempliront vos oreilles de bonheur!

Cat xxx

25 festivals aux États-Unis et en Ontario pour célébrer le printemps et l’été

20 Avr

Amateurs de musique et de voyage, quoi de mieux qu’un roadtrip vers un festival d’envergure? Afin de vous inspirer et vous faire danser tout le printemps et l’été, voici une liste de 25 festivals musicaux qui se déroulent sur la côte Est, de Toronto à Miami en passant par Atlanta.

Deux suggestions pour oublier les tempêtes de neige de MARS (on le sait, mars est passé, mais L’AN PROCHAIN!)

  1. Ultra à Miami. Les amoureux de musique électronique se donnent rendez-vous à ce festival en fin mars qui accueille les DJs les plus reconnus. En 2018, il s’agira de leur 20e édition. La marque événementielle Ultra existe depuis 1999 où elle a organisé sont premier festival à Miami. Désormais, Ultra connait une grande expansion et organise des événements à travers le monde tel qu’en Argentine, à Ibiza, au Japon et en Afrique du Sud.
  2. Okeechobee en Floride. En début mars se tient ce festival qui porte le nom de la ville où il se déroule. De la musique électronique de Flume, en passant par le rap de Wiz Khalifa, au rock folk du groupe Lumineers, sa programmation est diversifiée. L’évènement se déroule sur le bord d’un lac et offre plusieurs activités telles que des séances de yoga et de médiation.

Quatre destinations musicales pour célébrer le printemps en MAI

  1. SunFest en Floride. Situé à West Palm Beach, ce festival du 3 au 7 mai 2017 présentera une cinquantaine d’artistes pour tous les goûts musicaux sur trois scènes près d’un quai, accompagnées de trois bars flottants et du fameux spectacle de feux d’artifice sur l’eau le dernier soir de l’événement.
  2. Movement à Detroit. Ce festival célèbre la musique électronique du 27 au 29 mai.
  3. Hangout en Alabama. Vous rêvez de jouer au volleyball de plage et d’observer le paysage haut d’une grande roue, tout en étant au cœur d’un festival de musique? Hangout qui se déroule du 19 au 21 mai dans la ville de Gulf Shore transformera ce rêve en réalité!
  4. Shaky Knee à Atlanta. Du 12 au 14 mai se tiendra la 15e édition de ce festival rock qui accueille plus de 60 bands chaque année.

7 festivals pour célébrer l’arrivée de l’été en JUIN

  1. Bonnaroo à Manchester. Un des plus grands festivals de musique aux États-Unis au côté de Coachella, ce festival d’art et de musique du 8 au 11 juin offre la possibilité de camper sur place et présentera sur 10 scènes plus de 130 artistes tels que U2, The Week-end, Red Hot Chili Peppers, Cage the elephant et Major Lazer. Vous pourrez apprécier la disco silencieuse, du cinéma et des activités comme le yoga et la course de cinq kilomètres.
  2. Mysteryland dans l’État de New York : Ce festival de musique électronique se déroule dans la petite localité de Berthel dans l’État de New York à 6 h de Montréal. Bethel Woods Center of Arts est l’endroit où le fameux Woodstock en août 1969 s’est déroulé accueillant un demi-million de spectateurs avec de grands noms tels que The Who, Janis Joplin et Jimi Hendrix. Eh oui! Vous pourriez mettre le pied à l’endroit même d’un des plus grands moments de l’histoire de la musique populaire.
  3. Escapade à Ottawa. Le 24 et 25 juin prochain, Tiesto, Oliver Heldens, Zeds Dead, Steve Aoki et d’autres DJs seront réunis dans la capitale pour vous faire vibrer au son de l’électro.
  4. Firefly à Detroit. Du 15 au 18 juin, plus de 140 artistes comme The Weekend, Twenty One Pilots, Chance the Rapper, Weezer et Galantis performeront sur neuf scènes. La meilleure façon de profiter de ce festival est de camper sur place et de participer aux activités comme les compétitions sportives et les séances de yoga avec plus de 70 000 autres mélomanes. N’oubliez pas de déguster la bière exclusive au festival, «Firefly Ale», servie par une brasserie artisanale ou encore de siroter un café en écoutant une pièce de théâtre au Coffee House.
  5. MMVA à Toronto. Ce n’est pas un festival, mais plutôt des récompenses, les MuchMusic Video Awards, présentées annuellement sur la chaîne de télévision canadienne anglophone MuchMusic depuis 1990 pour honorer les meilleurs vidéoclips de l’année. Vers la fin juin (l’an dernier c’était le 19 juin), quelques scènes sont installées dans les rues de Toronto le temps d’une soirée. Si vous aimez les artistes populaires, c’est l’occasion parfaite d’errer dans la ville afin d’assister gratuitement à l’enregistrement des scènes extérieures.
  6. Governers ball à New York City. Du 2 au 4 juin, la Grosse Pomme accueille plus de 60 artistes de tous genres sur 4 scènes. Reconnus pour la qualité de la nourriture sur place et ses activités comme le mini-golf, la disco silencieuse et ses artistes de rues, c’est impossible de s’ennuyer!
  7. Electric Forest à Rothbury. Durant deux week-ends soit du 22 au 25 juin et du 29 juin au 2 juillet vous pourrez apprécier ce festival de musique électronique et ses installations artistiques éclairées qui transforment la forêt en un lieu enchanté au cœur du Michigan.

Source photo : Abcey

6 raisons pour danser sous le soleil de JUILLET

  1. NXNE à Toronto. Pour les amateurs d’indie, de hip-hop et de soul, ce festival du 16 au 25 juillet saura vous plaire.
  2. Digital Dream à Toronto. Le 7 et le 8 juillet, le port de la plus grande ville du Canada vibrera aux sons de la musique électronique.
  3. Bluesfest à Ottawa. Même si le festival se veut principalement une célébration de la musique blues et roots, je remarque depuis quelques années une programmation diversifiée avec des artistes pop, rock, country et électro. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil, car peut-être que votre artiste favori y figure.
  4. Summerfest à Milwauki. Près du lac Michigan, ce festival dit « the world’s largest music festival» se déroule sur 11 jours et 11 scènes avec plus de 1000 performances du 28 juin au 9 juillet.  Cette année, il célèbre son 50e anniversaire, ça promet!
  5. Panorama à New York City. Dans le Randall’s Island Park, du 28 au 30 juillet se retrouveront Frank Ocean, Solange, MO, Alt-J, Nine Inch Nails et bien d’autres à l’occasion de ce festival. Une particularité à visiter absolument est l’installation, «The Lab», un dôme qui présente une collection d’arts interactifs, technologiques et innovateurs créés par des artistes new-yorkais.
  6. Wayhome à Oro-Medonte. Du 28 au 30 juillet plusieurs artistes variés comme Imagine Dragons, Frank Oceasn, Vance Roy, Solange, Marshmellow et Tegan & Sara sont réunis lors de ce festival en Ontario.

2 occasions de lâcher son fou en AOÛT

  1. Veld à Toronto. Le 5 et 6 juillet, plus de 30 DJs reconnus internationalement vous feront danser lors de ce festival de musique électronique.
  2. Lollapalooza à Chicago. Ce festival de musique rock, punk, métal, pop, hip-hop et électro itinérant depuis 1991 se déroule au Grant Park du 3 au 6 août. À noter que Lollapalooza a pris de l’expansion et offre également une programmation en Amérique du Sud et plus récemment à Paris. Un fait intéressant est qu’il s’adresse à toute la famille avec sa zone Kidzapalooza.

Apprécier la fin de l’été en 4 temps en SEPTEMBRE

  1. Electric Zoo à New York City. Célébrer de la musique électronique du 1er au 3 septembre dans une atmosphère où la scène principale est en forme de cobra et où des sculptures d’animaux exotiques sont visibles un peu partout sur le site.
  2. North Coast Music Festival à Chicago. Ce festival célèbre la musique émergente électro du 1er au 3 septembre avec 3 scènes et 2 discos silencieuses.
  3. Made in America à Philadelphie. Le 2 et 3 septembre, plusieurs artistes de tous genres vous feront vibrer.
  4. Turf à Toronto. Ce festival «urban roots» se déroule à la mi-septembre.

En espérant vous avoir inspiré à faire des roadtrips à destination de festivals au cours des prochains mois, n’hésitez pas à me partager vos festivals favoris!

Catherine xxx

Lancement du Club de Vin Chez Lavigne : l’expérience d’un 6e sens

25 Nov

Mardi dernier, j’ai eu le savoureux plaisir de me prêter au jeu des grands connaisseurs pour le lancement du Club de Vin Chez Lavigne, situé dans le quartier Saint-Henri. J’ai pu faire danser mes papilles et ma curiosité sur sept vins tous aussi intéressants les uns que les autres, ainsi que trois entrées salivantes. Je veux vous amener avec moi, le temps de mes mots, pour que vous puissiez vous aussi savourer ce que j’ai touché à l’aide de mes sens.

 

Accueillie telle une grande dame attendue (je mesure 5p8, mais là j’en mesurais au moins 6 et 4), on m’assoit à une table coquette avec d’autres blogueurs venus eux aussi tenter le raisin. Le temps d’attente avant que la soirée commence pour vrai est animé par un jeu de cherche trouve. Évidemment, le principal suspect est un vin, blanc, goûteux, fruité qui ne laisse pas prier le verre de vouloir se faire remplir à nouveau. Une dizaine de minutes passe, voire peut-être une vingtaine (on en oublie le temps lorsque le moment présent enivre), avant que le sommelier invité, Steve Beauséjour de chez Rézin, nous annonce que le vin mystère est un Québécois. Un Qué-bé-cois? Assez pour faire carrément tomber tous les préjugés qui auraient pu se bâtir autour d’une telle annonce.

Steve prend alors la parole. Il nous amène et nous ramène avec lui le temps de nous faire découvrir sa passion. « Qu’est-ce qu’un vin? Un retour en arrière », s’exclame-t-il. On découvre tout le talent et le temps mis dans la création du vin avant que celui-ci active une multitude de sensations en nous. Les gens présents boivent ses paroles en synergie avec le vin devant eux. C’est que le Club de Vin Chez Lavigne vise justement cette interaction intime entre un professionnel passionné et ses clients. Le principe est d’inviter un sommelier différent tous les mois pour permettre un transfert de connaissances passionnant. Simple, mais efficace et surtout accessible à tous.

Avouez, vous vous tortillez, là où vous êtes présentement, dans le métro, chez votre grand-mère, dans un travail d’équipe, votre lit peut-être, pour connaître ce que j’ai pu faire profiter mon corps en entier de. Bam:

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La soirée se dessine autour d’une thématique bien précise: des vins issus d’une agriculture biodynamique. La qualité de leur saveur ne fait aucun doute que chaque cépage a été influencé par sa propre histoire digne des aventures d’Indiana Jones. De la vigne qui se laisse bercer par la brise salée de l’océan à celle qui doit puiser sa source de calcium dans les profondeurs de la terre, tout est souligné par Steve Beauséjour, qui se fait un plaisir, à chaque vin dégusté de sa « carte blanche », de nous raconter ce passé. Une gorgée suffit pour vous transporter là où il veut que vous soyez.

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Et la nourriture! Oui, bon, OK, ce n’est pas un secret pour personne: petite portion, mais avec une tonne de saveurs qui nous fait oublier notre gourmandise qui en voudrait encore plus. Je veux dire, chaque bouchée reflète la sélection minutieuse et l’expertise derrière elle. De toute façon, les projecteurs sont mis sur les vins goûtés et gloire à dieu, c’est bien ça le but du Club! Le fonctionnement est simple, mais efficace et surtout accessible à tous. Un abonnement, une dégustation instructive par mois, des rabais et plein d’autres petites attentions. De quoi rendre les foodies et amoureux des vins de tous les genres bien contents.

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Au fond, mais tout en surface, la soirée fut définitivement appréciée par les personnes présentes. Une soirée chaude dans tous les sens du terme qui nous a fait savourer l’expérience d’un sixième sens : le moment présent.

 

Chez Lavigne
4280 rue Notre-Dame O
Montréal, QC H4C 1R6
http://www.chezlavigne.com

Vanessa

Ma tournée houblonnée des microbrasseries avec le Passeport en fût

26 Sep

J’ai roulé dans le vice de l’abus et j’ai testé 3 bières de 3 microbrasseries qui participent au projet plus-que-wow du Passeport en fût. Ne vous inquiétez pas (surtout toi maman), j’ai fait toute cette aventure à pied. Même que ça m’a permis d’apprendre plusieurs choses…

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  1. On boit beaucoup plus vite quand on est seul(e). La Flash de la pinte finie.
  2. Juger devient une activité stimulante; de la couleur du tapis à la texture de la IPA, tout y passe.
  3. S’enfarger dans les craques (de la microfissure à l’excavation d’une mine de charbon) du trottoir devient tout d’un coup facile. Est-ce qu’elles se créent entre mes deux pas?
  4. Les gens pensent que quelqu’un va venir te rejoindre et ça n’arrive pas. Ça, c’est drôle.
  5. Tu peux te concentrer sur le goût réel de ta bière. Tu bois pas juste parce que quelqu’un te parle et que tu dois t’occuper ailleurs parce que t’as un trouble de l’attention (ou juste parce que l’autre est plate).
  6. Les bartenders te racontent leur soirée.

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Voici le résumé de mes dégustations par microbrasserie :

Le Saint-Houblon, 1567 rue Saint-Denis

Pale Ale QC, 5,5%, IBU 56 – Les Trois Mousquetaires

L’endroit est très chaleureux et avec la terrasse extérieure, c’est très facile d’y être attiré. Le design du genre chalet nous réconforte autant que la bière. J’ai sélectionné, parmi plusieurs choix offerts en format verre, la Pale Ale offerte par la microbrasserie de Brossard Les Trois Mousquetaires. À la première gorgée, on la sent bien ronde en bouche, le goût amer se pointe sur nos papilles seulement vers la fin et ne reste pas longtemps. À moitié chemin entre une bière liquoreuse et pétillante, elle ne surprend pas par son effervescence, mais plutôt par le fait qu’elle nous fait saliver. Presque sucrée, c’est une bière à boire en deuxième tour, après une blonde ou en fin de repas.

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Le Réservoir, 9 avenue Duluth Est 

Pale Ale au pamplemousse avec houblon mosaïc, 6,5% – Le Réservoir

 

Le réservoir c’est le type d’endroit ou tu veux amener ton premier rendez-vous. C’est intime et il y a des grandes fenêtres si tu cherches quelque chose à dire. J’ai choisi la Pale Ale au pamplemousse qui d’ailleurs, venait tout juste d’être relâchée cette journée-là. Laissez-moi vous dire que j’étais excitée en ti-péché, car, j’aime la bière et le pamplemousse mêlées au houblon américain très agrume mosaïqué, ça ne pouvait qu’être magique. On la reçoit en pinte et à l’odeur, on dirait un mauvais souvenir d’une Saint-Jean sur la tornade. On passe vite à autre chose, car la première gorgée est remplie à craquer de la saveur du pamplemousse. Juteuse et pétillante, on garde que le bon arôme et on s’imagine manger une poignée de bonbons, sans l’effet suret. Il y a un goût subtil de malt qui reste en bouche. Ce n’est pas désagréable, mais cela à pour effet de nous restreindre de passer une soirée à boire que cette bière. Une c’est assez, en ouverture.

Pub West Shefford, 1562 avenue du Mont-Royal Est

Pretty Bastard, stout 5,5% – Les Brasseurs de West Shefford

L’environnement me rappelle une soirée arrosée du secondaire. Des beaux gens, de l’attitude et des rires forts. Je m’assois au bar et je sélectionne, parmi toutes les bières de la brasserie artisanale Les Brasseurs de West Shefford, la stout. Après deux bières plutôt piquantes, j’opte pour quelque chose de crémeux. Du crémage, en v’là. Le serveur prend un gros 5 minutes à remplir la peinte, car l’azote, qui crée le col mousseux de la bière, est très présent et rend le remplissage plus lourd. Aucune raison de s’affoler ici, l’attente en vaut la peine parce qu’à seulement me tremper les lèvres dans la mousse, j’ai eu envie d’enlever mon top. J’avais chaud avec toute cette crème. Donnez-moi une cuillère quelqu’un! L’envie de fringale disparaît automatiquement. Cette stout permet de la satisfaire avec son épaisseur et son goût de chocolat noir. Elle rajoute une couche sur mon duvet de lèvre. Je ne pognerai pas cette soirée-là. On arrive à sentir des notes de torréfaction. Un savant mélange de pain grillé avec de la vanille. J’ai un faible pour les foncées et celle-là, laissez-moi vous dire qu’elle m’a laissé la bouche à terre.

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Le passeport en fût est encore disponible au coût de 40$ et offre une bière parmi un choix prédéfini par la microbrasserie dans un éventail de 12 participantes et ce, jusqu’au 23 décembre 2016. Allez, faites-vous plaisir!

Vanessa

Un weekend de femmes… dans le bois!

15 Juil

J’ai beau venir de l’Abitibi, si vous me lâchez lousse dans le bois, vous n’aurez pas de gibier pour souper. J’ai ma région tatouée sur le coeur mais je n’ai pas les grandes qualités des femmes des bois. Sauf que le week-end passé, je suis devenue une vraie Katniss Everdeen.

J’ai eu la chance d’être invitée par la Fédération québécoise de la chasse et de la pêche afin de vivre un week-end Fauniquement femme. Depuis 1999, un groupe d’une vingtaine de femmes se retrouvent dans le bois afin de suivre des ateliers de tir à l’arc, de tir à la carabine, de pêche à la mouche et au lancer léger ainsi que de maniement de bateau à moteur. Grosso modo, on montre aux femmes qu’elles peuvent être autonomes dans la nature et profiter des joies de la chasse et de la pêche sans dépendre de personne (lire ici, des hommes!).

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Non, je ne suis pas sûre de ce que je fais…

 

Un week-end d’empowerment féminin, ça me parlait. Après plusieurs heures en train et un tour en bateau, je me suis retrouvée à la Pourvoirie la Seigneurie du Triton, près de La Tuque, dans un décor pittoresque, déconnectée du reste du monde. Je me suis rapidement liée avec une famille abitibienne venue de Rouyn-Noranda pour vivre cette fin de semaine d’apprentissage. C’est durant un petit cours sur la manière de transformer la truite mouchetée en filet que notre amitié s’est scellée.

Pour la première fois de ma vie, j’ai démarré un moteur de chaloupe sans avoir besoin d’aide.

Pour la première fois de ma vie, j’ai tenu une carabine dans mes mains. J’ai à peine reculé sous la puissance de la balle qui quitte le fusil.

Pour la première fois de ma vie, j’ai tenu un arc dans mes mains. J’ai même tiré bull’s eye!

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Stéphanie, coordonnatrice aux communications de la FEDECP (et amie de longue date!) et moi avec nos truites mouchetées!

Fauniquement femme m’a fait vivre plein de premières dans un contexte de solidarité et d’entraide féminines. Aucun jugement, juste de l’ouverture, autant de la part des monitrices que des participantes. C’était fascinant d’observer toutes ces femmes essayer des choses qui les effrayaient ou repoussaient auparavant. Le sentiment de fierté était très fort.

Je ne suis pas encore une femme des bois parfaite. Oui, on a traîné l’ancre du bateau sur une bonne partie du lac parce qu’on avait oublié de l’enlever. Oui, mon fil de canne à pêche s’est emmêlé dans les hélices du moteur. Oui, j’ai crié comme une écervelée quand j’ai compris que j’avais un poisson au bout de ma ligne.

Mais tsé, Katniss Everdeen n’est pas parfaite elle non plus. Sauf qu’elle et moi, on n’a plus peur de quoi que ce soit maintenant. 😉

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Pour les intéressées à vivre ce moment privilégié en communion avec la nature, rendez-vous sur le site de la FEDECP  et inscrivez-vous rapidement car les places se réservent très vite à chaque année. Parole de femme des bois, vous ne le regretterez pas!

Andrée-Anne Brunet

Sting et Peter Gabriel: « Historique! »

13 Juil

C’est Sting lui-même qui l’a dit : son passage sur les Plaines d’Abraham en compagnie de Peter Gabriel, le 7 juillet, serait « historique » et « unique ». J’étais là, et je confirme: c’était historique, unique, fantastique. Un grand spectacle, par deux grands artistes au sommet de leur art.

Crédit photo : Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

Crédit photo : Jean-Marie Villeneuve, Le Soleil

Je l’avoue, je suis une fan finie de Sting. J’ai acheté ma passe du Festival d’été de Québec uniquement pour le voir sur les Plaines. Alors, quand il est apparu dans son veston de cuir bleu avec sa guitare électrique, j’ai cru que je rêvais.

C’était un rêve parfait (surtout parce qu’il était réel), qui a duré plus de deux heures et demie.

Sting et Peter Gabriel se sont amenés avec un spectacle rodé à la perfection. Les morceaux s’enchaînaient fluidement, passant d’un univers à l’autre sans heurt. Les deux têtes d’affiche étaient manifestement heureuses d’être là et leurs musiciens semblaient eux aussi s’amuser follement. L’énergie était palpable, et pas seulement parce qu’ils étaient 14 à occuper la scène.

Tout autour de moi, la foule aussi était prête à s’amuser: tout le monde chantait, dansait, criait avec enthousiasme -et, je dois l’admettre, moi aussi! Mes voisins n’étaient pas en reste, et tout le monde semblait profiter du spectacle au maximum. Les réactions étaient spontanées, et les cris de joie étaient nombreux (pour ma part, notamment, quand j’ai entendu les premières notes de Englishman in New York, que j’ai dans la tête depuis ce moment).

L’aspect visuel du spectacle était particulièrement élaboré: des projections accompagnaient les pièces, passant de motifs colorés presque psychédéliques à des images captées en direct sur la scène. D’ailleurs, les images transmises sur les écrans géants étaient tout à fait divertissantes: on ajoutait souvent des effets, faisant tournoyer ou changer de couleur les images au rythme de la musique. Franchement, ça devait être tout un travail technique!

En plus, les deux Britanniques ont pris la peine de s’adresser en français à la foule, et pas seulement pour dire « Bonsoir Québec! ». Ils avaient préparé d’assez longs textes pour expliquer la genèse du spectacle (textes qui nous ont aussi appris que les deux acolytes sont surnommés les « jumeaux tantriques » en raison de leur amour commun pour le yoga). Ces monologues, surtout rendus par Gabriel, étaient assez amusants, notamment à cause de la pile de feuilles que devait tenir Sting pour que Gabriel lise son texte.

Vous aurez compris que j’ai été transportée par mon expérience: je n’en revenais pas de voir enfin Sting en chair et en os, avec autant d’énergie. Sa voix (tout comme celle de Peter Gabriel) était parfaite, claire, juste… Pour mon baptême du Festival d’été, je n’aurais pas pu rêver mieux!

Bref, c’était un spectacle qui me restera en tête longtemps. Maintenant, chaque fois que j’enfilerai mon veston de cuir bleu (hé oui, j’en ai un!), je penserai à Sting! 😉

Anne-Sophie

 

P.S. Au cas où vous ne me croyez pas sur parole, je vous place ici la liste des chansons pour vous convaincre de la qualité du spectacle. 🙂

The Rhythm of the Heat (Peter Gabriel)
If I Ever Lose My Faith in You (Sting)
No Self Control (Peter Gabriel)
Invisible Sun (Sting, The Police)
Shock the Monkey (Peter Gabriel)
Secret World (Peter Gabriel)
Driven to Tears (Sting, The Police)
Fragile (Sting)
Red Rain (Peter Gabriel)
Dancing With the Moonlit Knight (Peter Gabriel, Genesis)
Message in a Bottle (Sting, The Police)
San Jacinto (Peter Gabriel)
Walking in Your Footsteps (Sting, The Police)
Kiss That Frog (Peter Gabriel)
Don’t Give Up (Peter Gabriel)
Big Time (Peter Gabriel)
Englishman in New York (Sting)
Solsbury Hill (Peter Gabriel)
Every Little Thing She Does Is Magic (Sting, The Police)
If You Love Somebody Set Them Free (Sting)
Roxanne (Sting, The Police)
Love Can Heal (Peter Gabriel, chanson dédiée à Jo Cox)
Desert Rose (Sting)
In Your Eyes (Peter Gabriel)
Rappel:
Every Breath You Take (Sting, The Police)
Sledgehammer (Peter Gabriel)

 

 

#JaiHâteAuFestif

19 Avr

En juillet dernier, j’étais parmi les 20 000 spectateurs du Festif!. Dans le charmant décor de Charlevoix, le festival propose plus de 60 spectacles présentés sur une vingtaine de scènes en moins de quatre jours. Impossible de manquer la prochaine édition qui attirera près de 45 artistes au cœur du centre-ville de Baie-St-Paul, du 21 au 24 juillet prochain! Gros plan sur la programmation de cette fête musicale et artistique unique!

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Crédit photo : Suzie Veilleux

 

Soirée d’ouverture 
Le festival commence en force avec l’incomparable Plume Latraverse, qui présentera son spectacle trio acoustique tandis que le band australien The Cat Empire s’emparera de la scène Desjardins avec son nouveau spectacle Rising with the sun.


Vendredi 22 juillet
Une autre très grosse soirée avec Half Moon Run qui partagera la scène principale avec les Sœurs Boulay.


Samedi 23 juillet
Le Festif! accueillera Champion et ses G strings, Yann Perreau et Ariane Moffat sur la grande scène.

 

Les après-Festif!
Si je me fie à l’an dernier, les après-Festif! seront très populaires! La programmation nous offre un beau mélange de musique émergente et de grosses pointures :

 

Chapiteau Fabrique Culturelle

Folle soirée de #rapkeb avec les homies Dead Obies, le féministe le plus hawt de l’heure Koriass, Beat Market, l’excellent trio familial Brown et Violett Pi (qui vient de lancer leur nouvel album Manifeste contre la peur)!

 

Sous-sol de l’Église

L’endroit mythique fera retentir la voix unique de Keith Kouna avec Les Goules, GrimskunkDuchess Says et bien d’autres.


Chapiteau Forget

Le tout nouveau chapiteau accueillera DumasThe Barr Brothers ainsi qu’Yves Lambert qui fera swigner votre compagnie dans un spectacle rétrospectif de sa carrière.

 

Scène Hydro-Québec
La scène accueillera sur ses planches Canailles, Sunny Duval, Philémon Cimon et plus encore.

 

Quai de Baie-St-Paul

Impossible de passer sous silence les spectacles d’Avec pas d’casque (rodage de leur nouveau spectacle), de Fred Fortin (qui vient de lancer l’excellent album Ultramarr) et de la douce musique de Safia Nolin qui se produiront au Quai de Baie-St-Paul.

 

Arts de la rue
Ce sera très Festif! avec la venue de deux fanfares : Hungry March Band (New-York) et Detroit Party Marching Band (Detroit) ainsi que la troupe de cirque Foutoukours et plus encore!

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Crédit photo : Suzie Veilleux

Vous hésitez encore? Voici à quoi ressemblait l’édition 2015 :

 

Les billets sont en vente juste ici. Et il paraît qu’il a un beau concours sur notre page Facebook Les Rockalouves. À votre place, j’y jetterais un œil! 😉

#jaihâteaufestif, et vous?
Souzie xox

Rallye Insta : une course aux photos enlevante

11 Mar

Je m’ennuie parfois de la vie d’étudiante et de sa période très intense de fin de session: les nuits courtes, les travaux d’équipe interminables, l’abus de caféine, le port constant du jogging et de la toque sur la tête…

Rallye Insta

Crédits photo: page Facebook Rallye Instagram

J’ai participé à la 10e édition du Rallye Instagram il y a trois semaines, et avec le boulot temps plein, j’ai retrouvé un peu ce feeling de « Oh mon dieu, on y arrivera pas ». La 10e édition du Rallye se tenait du 13 au 21 février 2016.

En équipe de deux (30 équipes au total), les participants doivent prendre 30 photos en 9 jours selon 30 catégories. Les photos doivent se prendre avec un appareil mobile et être publiées instantanément sur la plateforme Instagram. Les applications de filtres sont permises.

Des catégories originales (et qui demandent de se creuser le coco pas mal) telles que Mise en abyme, À la manière de Xavier Dolan, Food Art, David Bowie, Murad Osmann, Devine c’est quoi la série télé…

Vous pouvez voir toutes les photos prises par les trente équipes sur le site Web du Rallye ou sur Instagram avec le #rallyeinsta10.

Premier @rallyeinsta complété! Huit de nos trente photos 😉 Merci à ma partner @soph_09 🙌🏼 #rallyeinsta10 #BigBigger

A post shared by Michèle Lemay Tardif 🍅 (@michelelemayt) on

 

De voir les photos des autres équipes en temps réel cause un petit stress additionnel, d’une part parce que les participants prennent des photos d’une qualité impressionnante et hyper créatives (ma partner et moi avons d’ailleurs failli abandonner lorsque nous avons vu les premières photos publiées), et d’autre part parce que tu crois avoir eu l’idée du siècle et pouf! Une autre équipe publie exactement ce que tu avais en tête! Retour au brainstorm.

On est super fières d’avoir réussi le défi et on a eu ô combien de plaisir et de fou rires à courir partout avec nos cellulaires et à échafauder des mises en scène.

Une soirée de remise de prix aura lieu le 24 mars.

Amateurs de photos et d’Instagram, ce concours est pour vous. Surveillez la prochaine édition!

Michèle

 

Safia Nolin: diamant brut, émotion pure

3 Mar

J’aimerais faire une introduction stylée. J’aimerais présenter Safia Nolin aussi bien qu’elle le mérite, mais les mots me manquent. Je me contenterai de dire que j’ai assisté au spectacle de l’artiste originaire de Limoilou, samedi dernier, au Bistro Café Summum de La Baie, et que c’était merveilleux. Envoûtant. Et surtout, authentique.

Authentique, c’est ce qui me reste en tête après cette soirée magnifique. Ça n’a duré qu’une heure, et j’en aurais pris plus. J’aurais voulu rester là, à écouter la voix claire et puissante de Safia, jusqu’à ce qu’elle se lasse et me jette dehors.

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Le premier album de Safia Nolin, Limoilou. Source: bonsound.com

Un talent brut

Safia Nolin a du talent. Un talent brut, immense, éblouissant. Tout chez elle semble instinctif, de la manière dont elle joue de la guitare à la façon simple et efficace qu’elle a d’interpréter ses chansons. C’est instinctif, c’est vrai, et c’est pour ça que c’est si bon. Les chansons sont tristes, déchirantes, transpirant un mal-être profond qui nous donne la chair de poule. Les interprétations sont candides, authentiques, viscérales, et touchent droit au cœur.

L’honnêteté de Safia Nolin bouscule, ébranle, déstabilise, lorsqu’elle chante et lorsqu’elle se risque à quelques mots entre deux pièces. Avec son rire clair, contagieux, et sa franchise inimitable, Safia inspire une sympathie instantanée, en même temps qu’elle étonne. Le contraste est frappant : lorsqu’elle parle, elle semble timide, mal assurée, se tournant vers son inséparable acolyte Joseph Marchand pour l’aider; lorsqu’elle chante, elle est confiante, la voix solide, la main sûre sur sa guitare. Tellement confiante, qu’elle ose même s’attaquer à un classique de Céline Dion, My Heart Will Go On, dans la seule reprise de la soirée. Je n’ai jamais été une fan finie de cette chanson, mais l’interprétation de Safia, sans artifices, simple, honnête, avait de quoi me donner des frissons.

Une artiste à voir absolument

J’avais entendu de nombreuses critiques extrêmement positives de Safia Nolin, et j’étais déjà conquise par ses mélodies aux accents mélancoliques. Mais rien ne peut se comparer à l’expérience live. Si vous n’êtes pas convaincus, si vous croyez qu’il y a là un buzz inutile, prenez la peine de sortir, et allez la voir en show. Vous ne serez pas déçus. Safia Nolin, c’est un diamant brut dont le talent aux mille facettes n’a pas fini d’éblouir.

Pour la voir

4 mars, L’Anglicane (Lévis)

5 mars, Vieux-Clocher (Magog)

11 mars, Théâtre Desjardins (Montréal)

12 mars, Centre des Arts Shenkman (Ottawa)

Et d’autres dates sur sa page Facebook. 🙂

Anne-Sophie

Troublant cauchemar

26 Fév

Entrevue avec le comédien Dany Michaud et retour sur la pièce Saint-André-de-l’Épouvante

Éteignez les lumières. Allumez vos lampes de poche. Collez-vous un peu. C’est le temps des histoires de peur.

Nous avons tous déjà partagé de bonnes vieilles histoires de peur autour d’une table, d’un feu ou d’un verre. C’est exactement l’univers dans lequel nous fait basculer la pièce Saint-André-de-l’Épouvante.

L’atmosphère qui y règne en un GIF:

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SAINT-ANDRÉ-DE-L’ÉPOUVANTE
Texte : Samuel Archibald
Mise en scène : Patrice Dubois
Avec :
Miro Lacasse, André Lacoste, Dany Michaud, Bruno Paradis, Dominique Quesnel
Une coproduction Théâtre PÀP + Théâtre À tour de rôle + Théâtre La Rubrique
Pièce présentée au théâtre Espace GO jusqu’au 12 mars

« C’est du théâtre de peur, de peur intérieure »

À la fois directeur artistique et comédien, Dany Michaud nous résume le synopsis de la pièce : « Cinq personnages se rencontrent un soir de déluge. Pu d’électricité. Un seul repère dans le village : le bar le Crystal. Ça amène un climat de confidence. Au début, ils se racontent des histoires loin d’eux autres. Mais ça devient de plus en plus près des personnages… »

Archibald et son baptême du texte dramatique

Pour la première fois au service du théâtre, la plume de Samuel Archibald dessine et moule des personnages qui, chacun leur tour, partagent une légende, une histoire, un « j’ai entendu dire que…». « Samuel aime mettre des personnages du quotidien en scène. Ça peut être toi, ça peut être moi », nous raconte Dany.

C’est après avoir découvert l’habileté de l’auteur saguenéen dans son recueil Arvida que Michaud lâche un coup de fil illico à Archibald. « J’aimerais ça que tu écrives pour le théâtre », lui a-t-il annoncé. Sachant que l’auteur donne des cours à l’UQAM sur la science-fiction, le fantastique et d’autres formes de littérature populaire dont le cinéma d’horreur, on comprend bien comment Saint-André-de-l’Épouvante a vu le jour.

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© Photo courtoisie théâtre La Rubrique

Une malédiction contagieuse ?

Le fait de travailler dans le monde de la peur a généré dans la troupe des incidents qui auraient bien pu venir à bout de la production. Changement de l’actrice principale à quelques jours de la première, comédien coincé entre sa voiture et son chalet, comédien ayant subi un accident de vélo, incendie dans les rideaux lors d’une représentation… « C’était vraiment l’épouvante », rigole Dany.

« Il mouille tout le long »

La scénographie est particulièrement réussie dans la pièce. Un long mur de verre témoigne de la mauvaise température qui règne au village. Les effets de lumières et la trame sonore ambiante instaurent un climat hostile, de peur, qui devient rapidement contagieux.

Fac’ Dany, c’est quoi, Saint-André-de-l’Épouvante ?

« C’est une charge émotive. C’est un théâtre d’étrangeté, pas un film d’horreur. Les gens sont un peu sous le choc. C’est du théâtre de peur, mais de peur intérieure. »

Si les liens entre chacun des « contes » — si on peut les appeler ainsi — d’Archibald manquent un tantinet de fluidité, et que le jeu d’acteur semble relever, à certains moments, d’un registre qui manque d’homogénéité, on assiste toutefois à une production qui se distingue par son rythme et par son silence lourd d’électricité. On nous invite à plonger tête première dans le côté obscur des choses.

***

J’ai entendu dire que cette pièce de théâtre fantastique a été jouée pour la première fois l’été dernier sur les planches de Carleton-sur-Mer, avant de visiter le Saguenay, l’automne dernier. Semblerait-il que la production est débarquée dans la métropole pour la première fois cet hiver, et on raconte qu’elle sera présentée jusqu’au 12 mars prochain à l’Espace GO. Je vous l’dis. Je vous l’jure. C’est l’ami d’un ami qui me l’a dit.

J & O, xxx

Le Pentathlon des neiges: la fois où j’ai dit OUI

25 Fév

Quand je me suis réveillée samedi dernier, je n’avais plus envie de faire ce fameux Pentathlon des neiges. J’avais travaillé 50 heures durant la semaine, il neigeait pas possible et le ciel nous annonçait de la pluie en après-midi. J’essayais de me dire que ça me tentait, mais non. C’est ici que je remercie le copain pour sa patience et son support ce matin-là, je savais qu’il m’aiderait à me surpasser.

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Fin de la course, je suis prête à les dépasser.

Pourquoi j’avais dit oui déjà? Quelques semaines avant, notre amie Laurie Couture, coordonnatrice aux communications de l’événement m’offre la possibilité d’y participer avec une équipe de blogueurs de la province pour former une équipe MEC. Je capote, je trouve ça merveilleux, je choisis le ski de fond pis j’ai hâte. Je me pratique tous les week-ends et dans toutes les conditions. Je me trouve correct, dès fois bonne, mais je m’amuse. Et les semaines passent. J’ai tellement de trucs dans la tête que je suis certaine que notre course est le dimanche. Ben non, suite à la conférence téléphonique avec les participantes, je réalise que je suis dans les patates. J’essaye de ne pas angoisser avec ça. Je me sens prête, on s’appellera « Les Influenceuses » et on va faire de notre mieux pour le Défi Corporatif.

Samedi midi. Rendez-vous dans le gros dôme MEC. On est bien au chaud et c’est le moment de la rencontre officielle. Tout de suite, on réalise  qu’on est là pour avoir du plaisir, si nous performons c’est tant mieux. Bref, pas de pression, mais je commence à être fébrile. Le copain se fait passer pour mon coach, il s’occupe du fartage officiel et m’enlève du poids sur les épaules. Josée de chez MEC s’occupe bien de nous en nous parlant de la zone de transition des équipes. Pas trop certaines de tout saisir, mais ça va aller.

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Marie-Ève et Andréane dans la zone de transition. Voici la chaise.

14 h. Le départ se fait sentir. Il pleut, on est devant le #249 avec une seule chaise. On regarde partout, on écoute les changements en raison de la déplaisante météo du jour et on attend notre tour. Vélo, course, ski de fond, patin et course en raquette. On ne veut pas se retrouver à la toute fin de la liste. Nous terminerons 139e sur 146 équipes. Popire hein?

Durant 1h44, j’ai vécu tout plein de belles émotions qui m’ont fait oublier mes peurs du matin. Honnêtement, quand j’ai vu les premiers skieurs, je me suis demandé ce que je faisais là, moi qui craint les côtes, même les petites et qui pratique le style classique. Puis quand j’ai reçu ma puce, rien n’allait m’arrêter. J’avais ma place dans cette course autant que les autres. Les conditions étaient exécrables, mais je gardais le sourire. J’ai vraiment donné tout ce que je pouvais. Mes parents et le copain m’attendaient au début et à la fin du parcours. Ils étaient trempés, mais heureux.

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Pentathlon + influenceuses+ MEC+ plus = FIERTÉ

Lorsque je suis arrivée à la dernière montée, j’ai entendu mon nom à plusieurs reprises. «Les Influenceuses» m’encourageaient. C’est à ce moment que j’ai compris pourquoi j’avais dit oui. Ce sentiment qu’on retrouve en compétition et qui est inexplicable. Pentathlon des neiges, on se retrouve l’an prochain et avec le copain (Mon technicien privé au fartage était un peu jaloux).

Merci aux belles «Influenceuses». C’était un honneur de vous rencontrer dans le réel pis j’ai hâte de vous lire dans le virtuel.

Anne-Marie (10-21-42km)  Vélo
Andréane Viau (Les nerds) Course à pied
Marilyn Claveau (Les nerds) Patin
Marie-Eve Plamondon (les Inspirés) Raquette

Merci à Laurie du Pentathlon des neiges pour la proposition et à Josée Labrecque, Conseillère principale Communications & Marketing chez MEC, pour la logistique et les précieux conseils.

Sarah

L’endroit où tu rêves de te marier

22 Fév

 

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Crédit photo : Grange C

 

Faut croire que la St-Valentin m’a rendue légère cette année parce que j’ai envie de faire place à la romance! Il y a quelques semaines, j’ai  fait la rencontre de Frédérique Cloutier, l’une des deux filles derrière le projet Grange C. Un lieu chaleureux et unique situé dans les Laurentides. Un endroit de prédilection pour célébrer des événements dans un décor rustique et chic. Grange C réunit carrément tous mes fantasmes Pinterest!

« Idéale pour un mariage, la Grange C regorge d’histoires d’amour depuis de nombreuses années. Elle est également la fierté de cette famille qui se transmet de génération en génération. Ces entrepreneures nous inspirent puisqu’elles évoquent les dernières tendances du rustique chic dans l’événementiel. » – Les Stylistes du Relooking

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Crédit photo : Grange C

Rien ne se perd, tout se transforme

« Grange C est une idée qui est née un samedi soir, verre de vin à la main. Aujourd’hui, cette idée est devenue projet. La terre et la maison où se trouve Grange C appartiennent à notre famille depuis près de 120 ans ! Petit, notre grand-papa Raymond venait de Montréal en train y passer tous ses étés. Plus tard, ce sont ses filles France et Fabienne qui sont venues y passer du temps. Il aura fallu plus de 40 ans à Raymond pour rénover et venir habiter la ferme. Ce que vous voyez chez Grange C, c’est l’accomplissement de son rêve.

Aujourd’hui, nous avons à notre tour un rêve, celui de partager ce lieu rempli d’amour et de souvenirs avec vous pour que vos événements soient empreints de toute cette belle énergie ! » – Sarah Gabrielle et Frédérique Cloutier, à Labelle

Un projet de cousines

« Nous sommes cousines, mais nous aimons nous présenter comme des sœurs. Nous avons littéralement grandi ensemble, passé nos étés au chalet, vécu plusieurs années à quelques pas l’une de l’autre et emménagé dans notre premier vrai appartement ensemble. Croyez-nous, on a fait les 100 coups ! Aujourd’hui, nous travaillons à réaliser non seulement notre rêve, mais celui d’une famille, la nôtre. Pour nous, faire revivre la terre familiale, c’est partager les souvenirs qui y sont ancrés depuis si longtemps et en créer de nouveaux avec vous. Notre complicité et notre détermination sont contagieuses. »

 

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Crédit photo : Grange C

Immortaliser les moments

Comme décor, on a déjà vu pire. 😉 Les filles réalisent des décors uniques (sur demande) en intégrant astucieusement des items de leur inventaire d’antiquités. Pourquoi ne pas profiter du paysage pour une séance photos entres amies, en amoureux ou en famille dans cette belle région!

 

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Crédit photo : Grange C

#girlboss

 J’adore suivre Grange C sur Facebook non seulement pour leurs superbes photos, leurs judicieux conseils pour les futurs mariés, mais aussi parce qu’elles nous laissent entrer dans leur intimité, dans leur aventures d’entrepreneurs. Inspirant…

«Le vendredi, tout est permis ! On se permet de vous partager notre EXCITATION et une tranche de vie.

Se lancer en affaires, c’est un projet qui nécessite plusieurs qualités; la passion, la persévérance, la créativité et bien d’autres ! Très honnêtement, dans notre cas, c’est aussi devoir faire beaucoup avec peu de temps et peu de moyens financiers. Par contre, loin de nous stopper, ces contraintes nous obligent à innover, à relever des défis et aussi à oser demander de l’aide.

Heureusement, de ce côté, nous sommes privilégiées. Nous pouvons compter sur des gens géniaux qui croient en notre projet et qui nous aident au quotidien, que ce soit avec des conseils, des encouragements, des offres de partenariats ou encore des services rendus.

Et bien, justement, nous aurons un superbe site web qui décrira enfin l’essence et les services de Grange C. C’est tu pas beau ça ? Grange C sera enfin sur la map web!» – Sarah Gabrielle et Frédérique Cloutier, à Labelle.

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Crédit photo : Grange C

 (Là, c’est le moment où tu partages cet article à ta cousine fiancée.)
Bon mois de l’amouuuuur les p’tits loups!
Suzie xox

 

Coco : vibrant hommage à l’amitié

17 Fév Coco

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort de l’une d’entre elles.

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Crédit photo: Théâtre La Licorne

Je ne sais pas si c’est parce qu’on fait des chalets de filles à chaque année depuis six ou sept ans, mais la pièce de théâtre Coco,présentée au Théâtre La Licorne a visé dans le mille pour m’émouvoir : une histoire d’amour et d’amitié sincère entre cinq femmes attachantes.

Le texte est de Nathalie Doummar qui incarne aussi le personnage éponyme de la pièce Coco (Coralie) et la mise en scène est de Mathieu Quesnel.

Dès le début de la pièce, le ton est donné. On sait qu’il y aura une tragédie. On sait que ces amies se retrouvent dans un chalet qu’elles connaissent bien, mais qu’elles éprouvent un immense malaise à y être ensemble.

Et puis, on revient dans le temps, toujours dans ce même chalet, où on comprend que mille histoires et secrets y ont été partagés.

Quand elles étaient adolescentes et qu’elles s’éveillaient à la sexualité, quand elles étaient au début de la vingtaine et qu’elles découvraient l’amour ou leur identité, quand elles se lançaient des vérités choquantes en plein visage, au risque de briser complètement leur amitié.

Le décor était tellement réel, le jeu tellement convaincant et l’ambiance tellement près d’un vrai week-end de filles, qu’on ne peut faire autrement que de transposer l’annonce fatale de la maladie de Coco au sein de notre propre gang de filles.

Comment est-ce qu’on réagirait face à l’annonce du cancer et de la mort imminente d’une amie proche?

On se mettrait à passer l’aspirateur de façon excessive pour calmer nos nerfs comme Vivianne (Anne-Marie Binette)? On essaierait de trouver mille solutions pour  repousser la dure réalité comme Maggie (Marie-Soleil Dion)? On figerait complètement comme Simone (Sarah Laurendeau)? On laisserait la colère parler pour nous comme Katya (Kim Despatis)?

Et comment est-ce qu’on annoncerait cette triste nouvelle si c’était notre corps à nous qui était malade? Un peu à la blague et maladroitement comme Coco?

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort d’une d’entre elles.

C’est 1h40 où je suis passée des rires aux larmes, puis des rires à nouveau.

La pièce est présentée jusqu’au 20 février au Théâtre La Licorne, mais elle affiche malheureusement complet.

On croise les doigts pour des supplémentaires bientôt!

Michèle

Les Laissés Pour Contes

13 Fév

« Vivre l’ignorance et vivre la honte qu’elle occasionne, ça arrive moins souvent lorsqu’on est seule. Ce sont des situations d’ego à ego. »
– Jani Pronovost

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La quatrième édition des Laissés Pour Contes

Depuis leur création en 2012, Les Laissés Pour Contes offrent une tribune à des créateurs émergents qui souhaitent explorer le conte urbain, le repenser, le remâcher, en étoffer les conventions théâtrales ou les abolir complètement pour générer un univers scénique plus riche, plus fertile. Les Laissés Pour Contes ne passent pas inaperçus dans le milieu théâtral et permettent aux auteurs, comédiens et concepteurs impliqués de bénéficier d’une visibilité et d’une reconnaissance sans cesse grandissantes auprès du public, toujours plus nombreux d’une édition à l’autre. Cette année, pour la première fois, un recueil rassemblant tous les textes de la quatrième édition est publié et sera disponible sur place, après les représentations.

C’est sur le thème de l’ignorance que Les Laissés Pour Contes se penchent cette année. L’ignorance est violence, l’ignorance nourrit nos peurs et alimente l’étroitesse de nos esprits. Mais l’ignorance peut aussi être douce et apaisante ; elle peut parfois nous sauver de la douleur et du ressentiment. Qu’on la subisse malgré nous ou qu’on la choisisse sciemment parce qu’elle nous accommode, nous donne du courage ou nous permet de fuir, l’ignorance nous accompagne, nous suit telle une ombre. Elle influence nos choix et nos comportements, notre vie et celle des autres, se propageant, imperceptiblement, à l’insu de tous.

Encore une fois, Les Laissés Pour Contes s’entourent d’une équipe d’artisans de talent, dont la comédienne Jani Pronovost et l’auteur et comédien Alexandre Dubois que j’ai eu la chance de rencontrer.

LES LAISSÉS POUR CONTES

  • Mise en scène : Patrick Renaud
  • Interprétation : Alexandre Dubois, Danielle Fichaud, Alphé Gagné, Audrey Rancourt-Lessard, Jani Pronovost, Brigitte Soucy
  • Textes : Jean-René Bérard, Pierre Chamberland, Pierre-Marc Drouin, Alexandre Dubois, Danielle Fichaud, Juliana Léveillé-Trudel
  • Coïncidences Productions

Pièce présentée au Théâtre La Chapelle du 17 au 21 février 2016.

Comment aborder l’ignorance?

Pour s’attaquer à un sujet aussi musclé, pour aborder une caractéristique humaine qui nous semble aussi déplorable, faut-il prendre des pincettes? Est-ce faire preuve d’ignorance que de vouloir embrasser toute l’étendue de l’ignorance dans une pièce de théâtre? Ce qui semble être un terrain glissant est en fait un terrain très stable grâce au format du conte. En effet, comme le souligne Jani Pronovost, « on nous sert l’ignorance en six tableaux distincts, dans plusieurs de ses déclinaisons possibles. Le but n’est pas de faire le procès de situations ou de gens en particulier, mais plutôt de peindre une vue d’ensemble. » Les Laissés Pour Contes n’aspirent pas à faire du théâtre de prévention ni du théâtre militant, mais cherchent à renouveler le plaisir de raconter.

« La peur. Il y a quelque chose dans l’ignorance qui fait peur », confie Alexandre Dubois. « Jusqu’où est-ce qu’elle peut nous mener? Je me suis aperçu que tous les auteurs des Laissés Pour Contes, incluant moi, sont allés du côté de la violence et de toutes les formes qu’elle peut prendre. C’est la crainte face à ce que l’ignorance peut engendrer que l’on met surtout de l’avant. »

Alexandre Dubois-©Nathalie St-Pierre

©PHOTOGRAPHIE : Nathalie St-Pierre

Là où l’ego est provoqué

Alexandre poursuit en parlant du danger que représente l’inconscience de l’ignorance et des situations qu’elle occasionne. « On assiste malheureusement trop souvent à des situations où la curiosité n’est plus de mise, mais où c’est la démonstration du savoir qui prime. Ce sont pour moi des situations où l’ignorance est dominante, des situations malsaines et très inconfortables. Personnellement, quand je suis dans des situations où je sens que j’en sais moins, je me sens comme si on attaquait mon ego. Je regrette mon ignorance. Par contre, je suis fier lorsque j’en sais plus long qu’un autre », admet-il humblement, à titre d’exemple.

« Personne ne veut avoir l’air ignorant », remarque Jani avec humour. « C’est une réaction, un comportement psychologique profond et collectif, en quelque sorte. C’est un comportement qui implique d’autres personnes. Vivre l’ignorance et vivre la honte qu’elle occasionne, ça arrive moins souvent lorsqu’on est seule. Ce sont des situations d’ego à ego. »

La conscience de l’ignorance comme responsabilité

La comédienne Jani Pronovost interprétera le texte Le mal des transports de Juliana Léveillé-Trudel. « Dans le texte que je joue, l’ignorance prend la forme d’un choix. La masse choisit d’ignorer ce qu’elle voit parce que le contraire impliquerait une intervention et une prise de position. C’est le choix le plus facile, mais c’est aussi une forme de protection. Dans ce cas-ci, l’effet de groupe est plus fort que la volonté individuelle : la raison pour laquelle personne ne se sent impliqué, c’est parce que tout le monde choisit de détourner le regard. Le texte ne traite pas de l’ignorance dans le sens de ne pas savoir quelque chose ; il parle de l’acte volontaire d’ignorer », explique la comédienne.

De son côté, l’auteur et comédien Alexandre Dubois prête sa voix à ses propres mots ; il jouera Conseil d’ami. « Le texte que j’ai écrit est fortement inspiré de beaucoup de conseils que j’ai reçus. En fait, ce ne sont pas vraiment des conseils… C’est un comédien qui essaie de décourager sa bonne amie qui veut, elle aussi, être actrice. Par jalousie et sous prétexte qu’il connaît bien le métier – alors qu’il n’y a jamais eu accès, il démolit les rêves de son amie et se lance dans de grandes théories sur le jeu d’acteur. Probablement blessé par des commentaires qu’il a reçus et qu’il n’a pas su gérer, il est devenu amer. »

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©PHOTOGRAPHIE : Julie Beauchemin

L’essence du conte

La simplicité est belle et très appropriée au format du conte, comme me le fait remarquer Jani : « Lors des premières répétitions avec Patrick Renaud [le metteur en scène], on cherchait l’artifice et la complexité, mais ensemble, on s’est aperçu qu’il fallait seulement garder l’essentiel. C’est une fille qui s’assoit et qui raconte quelque chose. C’est le conte dans sa forme la plus simple et la plus pure. On n’a pas besoin d’enrobage, juste du noyau. C’est une forme à laquelle on n’est pas habitué au théâtre ces temps-ci et ça rend le tout encore plus intéressant, selon moi. »

Pour sa part, Alexandre confie une inquiétude qu’il a ressenti lors d’une répétition : « Quand j’ai vu le premier enchaînement, j’ai eu un peu peur. J’avais l’impression que mon texte n’aurait pas dû être choisi. Je trouvais les autres textes violents, bouleversants et choquants, alors que le mien est beaucoup plus humoristique. J’étais très affecté par les histoires des autres que j’entendais et voyais pour la première fois, mais je devais quand même monter sur la scène et jouer le rigolo. C’était difficile, mais Patrick Renaud m’a assuré que mon texte ne détonnait pas, pas d’une mauvaise manière en tout cas. L’humour y est noir et les paroles y sont violentes. Au final, c’est exactement ce qu’on cherche : un gars tellement ignorant qu’il en est insensible aux histoires des autres. Un gars complètement inconscient de ce qui arrive aux autres. »

Le conte urbain

« Le format du spectacle est, je crois, accessible à tous parce qu’on raconte des histoires, mais aussi parce qu’il correspond à la manière dont on consomme les choses aujourd’hui : spontané, court et concis, précise Jani. C’est devenu tellement difficile d’asseoir quelqu’un devant un film ou une pièce pour trois heures d’affilée, alors je crois que notre spectacle répond bien aux besoins et aux demandes du moment. »

Le spectateur traversera une succession d’univers singuliers où on lui exposera la détresse engendrée par l’ignorance. Ayant déjà vécu ce qu’ils relatent, les personnages sont détachés de leurs histoires. Libérés de la lourdeur de l’affect, ils partagent leurs réflexions. Le spectateur peut ainsi établir des liens par lui-même et tirer ses propres conclusions, sans que ceux-ci ne lui soient suggérés par une quelconque morale.

Les mots résonnent d’eux-mêmes.

On se voit le 17 février à La Chapelle?

xx

Odile

Idées originales de cadeaux de Noël

9 Déc

Vous cherchez toujours le cadeau idéal pour Noël ? Vous êtes encore à la dernière minute et vous avez peur de ne pas arriver à temps pour les Fêtes ? Ne vous inquiétez pas! L’Originals Salon des artisans de Noël d’Ottawa vous facilitera la tâche pour compléter vos achats. Du 10 au 20 décembre, découvrez le meilleur de la communauté des artisans du Canada dans la capitale nationale! 

Le Salon des artisans de Noël d’Ottawa vous permettra de découvrir plus de 180 artistes, artisans et designers canadiens qui vous offriront une panoplie d’idées cadeaux uniques à offrir à vos proches pour le temps des Fêtes. Je vous présente donc mes 5 artisans coups de cœur qui seront présents lors de l’événement.

Originals Salon des artisans de Noël d’Ottawa
Lieu:
Centre EY, Salle 3
4899, prom. Uplands
Ottawa, ON
Date: 10 au 20 décembre 2015
Tarifs : Adultes 7,00 $
Aînés (65+) 5,00 $
Jeunes (13 – 17) 5,00 $
Enfants (12 et moins) Gratuit

1. BÖ by MANSOURI

Entièrement fabriqués de matériaux durables et recyclables, j’ai craqué à la vue de la collection de nœuds papillons en bois de BÖ by MANSOURI. Provenant de Vancouver, ces petits nœuds papillons sauront certainement ajouter la touche manquante à votre habit!

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2. Jenny Rijke

Vous allez adorer la collection de céramiques faites à la main par Jenny Rijke. Chaque produit est conçu et fabriqué en petite quantité afin de démontrer les imperfections naturelles, le tout en offrant une combinaison de designs modernes et organiques. Guidée par des valeurs de simplicité, d’honnêteté et de fonctionnalité, Jenny Rijke fabrique chez elle, dans les régions rurales de l’Est de l’Ontario, chacune de ses pièces est fabriquées avec des matériaux naturels.

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3. Jack’s Tonique

Chers amoureux de gin, si vous n’étiez pas déjà au courant, nous avons trouvé le tonique parfait pour vous! Originaire de Gatineau, le Jack’s tonique est un incontournable dans la région et est maintenant répandu à travers le Canada. Conçu uniquement à partir d’ingrédients frais, l’idée derrière la création de ce tonique est d’offrir une alternative plus santé pour les consommateurs. On retrouve dans ce somptueux mélange de l’eau de source, du jus de citron sicilien, du miel pur du Québec, de la citronnelle fraîche, de l’écorce de quinquina et de gingembre ainsi qu’un soupçon de lavande. Parfait pour vos cocktails du temps des Fêtes!

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4. Moore Design Birdfeeders

Vous ne vous attendiez probablement pas à voir des mangeoires d’oiseaux faire partie de mon top 5 mais, on va se le dire, si toutes les mangeoires ressemblaient à celles de Moore Design Birdfeeders, ma vie ressemblerait probablement à ceci:

Ces mangeoires d’oiseaux, fabriquées par une petite entreprise familiale canadienne, sont conçues spécialement pour être suspendues aux vitres et fenêtres de votre logement. Vous pourriez même vous en servir comme vase pour vos plus jolies plantes si n’avez pas l’espace extérieur requis pour attirer ces petites bêtes.

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5. Morin Tardif

Serge Tardif et Nathalie Morin joignent l’utile à l’agréable à partir de Portneuf en concevant des outils uniques et originaux afin d’embellir votre maison. Que ce soit des outils  »autour de la table » ou  »autour de soi » comme ils les appellent, les designers nous prouvent que l’ébénisterie a certainement sa place dans notre quotidien.

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Source | Morin Tardif

 

Tel que mentionné précédemment, le Salon des artisans de Noël d’Ottawa s’échelonnera sur une période de dix jours et vous proposera une série d’idées cadeaux, tous produits au Canada par des artisans extrêmement doués. Encouragez l’industrie canadienne et venez faire un tour pour découvrir une panoplie d’œuvres toutes aussi éblouissantes les unes que les autres!

-Chloé

Mon défi végane de 21 jours | Idées recettes

20 Oct

Alors voilà, je me suis lancée dans une aventure bien particulière cette semaine et ce, pour 21 jours consécutifs. Il y a quelques années déjà que j’entends parler du Défi végane proposé par le Festival végane de Montréal et j’ai décidé d’y adhérer pour l’automne 2015.

Le mode de vie végétalien consiste à exclure tout produit d’origine animale ou impliquant leur exploitation dans son régime alimentaire. On y exclu donc, par exemple, toute viande, poisson, produits laitiers, œufs, en plus de renoncer aux produits issus des animaux, de leur exploitation ou testés sur ceux-ci. Le défi dure donc 21 jours, soit le nombre de jours pour créer ou changer une habitude, du 17 octobre au 6 novembre et termine juste à temps pour le Festival végane de Montréal qui aura lieu le 7 novembre au Marché Bonsecours à Montréal.

Bon, ceux qui me connaissent bien savent que je me lance dans un défi qui risque d’être particulièrement difficile intéressant pour moi puisque j’aime la bouffe et que même si j’ai beau faire des recettes du style « pizzas à la croûte de chou fleur » et tout le tralala santé, j’adore la viande et les produits dérivés d’animaux (genre les œufs, allô, je vais faire quoi sans mes œufs pour le p’tit déj moi? Ou le fromage, LE FROMAGE, GANG!)

Bref, j’aime manger de TOUT, donc me restreindre pour 21 jours sera certainement mon plus grand défi de l’année, mais je considère cette expérience comme étant enrichissante et instructive en ce qui a trait à mes habitudes alimentaires puisqu’il y a toujours place à amélioration. Le but du défi que je me suis donné (et imposé à mon copain, qui semble avoir plus de facilité que moi jusqu’à présent) consiste principalement à nous faire découvrir les bienfaits de l’alimentation végétalienne et mieux comprendre les impacts de notre consommation alimentaire.

Je vous suggère donc aujourd’hui quelques idées de repas végétaliens qui prouvent que manger végane, c’est pas plate pentoute! Les assiettes proposées nous font d’ailleurs remarquer qu’on peut reproduire bien des choses sans nécessairement avoir besoin de produits animaliers pour cuisiner, il faut simplement s’ajuster et s’habituer avec quelques éléments substituts.

Le p’tit déj’

Tofu brouillé, tomates séchées et basilic

Toasts aux avocats

Crêpes aux bananes et bleuets 

Smoothie chaï à la citrouille

L’heure du lunch

Bol de salade style Banh mi

Mac and Cheese au chou fleur

Ramen au miso et shiitaké

Nouilles tahini aux carottes rôties et pois chiches

On mange quoi pour souper?

Tacos de champignons portobellos

Burger aux lentilles BBQ, salade de choux mangue & carotte

Rouleaux de printemps au tofu croustillant

Soupe végé aux arachides

La dent sucrée

Barres de crumble aux framboises

Biscuits style gâteau aux carottes, glaçage crémeux aux citrons

Smoothie de chia au chocolat et pistaches

Bouchées de gâteau au fromage véganes

 

D’ici-là, souhaitez-moi bonne chance et pour tous ceux qui seraient tentés de faire le défi, je vous encourage fortement à l’essayer même si les premiers jours sont déjà passés! Une saine alimentation, ça ne peut pas faire de tort à personne!

– Chloé

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