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Ouvrir ses yeux pour l’art

24 Fév

Quand prendre une marche devient un moment de contemplation. Quand ta ville devient musée. Quand le trottoir devient galerie. Savais-tu que ta ville est remplie d’oeuvres d’art et que bien souvent tu passes devant sans même t’en rendre compte?

 

L’art qu’on ne voit plus

L’art fantôme fait maintenant partie de notre ville, ton trajet d’autobus, ton quartier, ton parcours de jogging. Et si on s’arrêtait une minute devant la fresque, le buste ou la sculpture qui agrémente le coin de la rue? Je me suis surprise l’autre après-midi à marcher sur l’avenue Cartier comme si de rien n’était. Voyez-vous, dorénavant on ne peut plus marcher sur Cartier comme si de rien n’était. Les oeuvres de Rita Letendre et Jacques Hurtubise bordent les trottoirs et transforment l’avenue par leur lumière unique et leurs couleurs.

On ne peut pas non plus descendre la Côte de la Montagne sans admirer pour la mille et unième fois l’impressionnante fresque des Québécois et y découvrir encore de nouveaux personnages. Passer dans le parc en face de la Gare du Palais après avoir fait ton marché et  prendre une pause assis sur une chaise de l’oeuvre « Rêver le Nouveau Monde » de Michel Goulet devient un incontournable. Dorénavant, grâce à l’organisme ExMuro, ceux qui passent par la côte de la Pente-Douce ont l’impression d’être dans « une salle d’exposition à ciel ouvert », comme le dit bien le directeur de l’organisme. Cet art public dans Québec nous incite à prendre le temps de nous arrêter, de regarder ce qui nous entoure, de voir le beau et surtout le travail derrière ce beau.

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Le ciel est un peu moins gris sur l’avenue Cartier!

 

L’art se manifeste

Depuis vendredi, l’art a pris la ville d’assaut dans le cadre de Manif d’art 8 pour La biennale de Québec. Rues, parcs, galeries, bibliothèques et vitrines laissent la place aux œuvres portant toutes le même thème: L’art de la joie. Thème qui fait du bien dans notre hiver gris, voire noir, qui met de la lumière sur le beau. Pas le beau propre, mais le beau qui fait du bien à l’âme, qui amène le cerveau ailleurs, qui le fait voyager, le fait se questionner. C’est devant la vitrine du Simons Vieux-Québec que je me suis arrêtée. Prendre quelques minutes pour admirer, observer, analyser et questionner le travail d’un artiste, c’est prendre le temps de faire appel à l’imagination. Ces quelques minutes figent le temps, une bulle se crée autour de moi et de l’oeuvre, pour un moment il n’y a plus de passants, plus de voitures, plus de bruit. Je ressens ce même effet quand je me retrouve au musée devant une oeuvre, mais là je suis dans la rue.

 

L’art public, c’est l’art qui vient à toi. C’est un musée gratuit. Ce sont des oeuvres qui sont mises à ta disposition, exigeant pour seul prix ton interprétation et ta réflexion. Jusqu’au 14 mai, Manif d’art 8 vous offre plusieurs expositions dont la centrale se trouve au Pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des Beaux-arts du Québec (MNBAQ), mais vous offre surtout l’opportunité de vous arrêter devant ses multiples oeuvres bordant certains édifices de la ville. Des parcours vous sont proposés juste ici : http://manifdart.org/manif8/infos-pratiques/ pour vous encadrer un peu plus dans vos découvertes, mais quoi de mieux que de tomber par hasard sur une oeuvre qui n’était pas là la dernière fois que vous avez passé ce coin de rue et qui n’y sera peut-être plus lors de votre prochain passage? Ouvrez l’oeil, car l’art est à votre portée plus que jamais.

Cliquez sur les photos pour plus de détails

Pour plus d’infos sur la Biennale de Québec: http://manifdart.org

Pour connaître l’oeuvre au coin de la rue: http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/art_public/repertoire_oeuvres/

 

Et vous, quelle oeuvre d’art public avez-vous envie de nous faire découvrir?

Laura 

Rallye Insta : une course aux photos enlevante

11 Mar

Je m’ennuie parfois de la vie d’étudiante et de sa période très intense de fin de session: les nuits courtes, les travaux d’équipe interminables, l’abus de caféine, le port constant du jogging et de la toque sur la tête…

Rallye Insta

Crédits photo: page Facebook Rallye Instagram

J’ai participé à la 10e édition du Rallye Instagram il y a trois semaines, et avec le boulot temps plein, j’ai retrouvé un peu ce feeling de « Oh mon dieu, on y arrivera pas ». La 10e édition du Rallye se tenait du 13 au 21 février 2016.

En équipe de deux (30 équipes au total), les participants doivent prendre 30 photos en 9 jours selon 30 catégories. Les photos doivent se prendre avec un appareil mobile et être publiées instantanément sur la plateforme Instagram. Les applications de filtres sont permises.

Des catégories originales (et qui demandent de se creuser le coco pas mal) telles que Mise en abyme, À la manière de Xavier Dolan, Food Art, David Bowie, Murad Osmann, Devine c’est quoi la série télé…

Vous pouvez voir toutes les photos prises par les trente équipes sur le site Web du Rallye ou sur Instagram avec le #rallyeinsta10.

Premier @rallyeinsta complété! Huit de nos trente photos 😉 Merci à ma partner @soph_09 🙌🏼 #rallyeinsta10 #BigBigger

A post shared by Michèle Lemay Tardif 🍅 (@michelelemayt) on

 

De voir les photos des autres équipes en temps réel cause un petit stress additionnel, d’une part parce que les participants prennent des photos d’une qualité impressionnante et hyper créatives (ma partner et moi avons d’ailleurs failli abandonner lorsque nous avons vu les premières photos publiées), et d’autre part parce que tu crois avoir eu l’idée du siècle et pouf! Une autre équipe publie exactement ce que tu avais en tête! Retour au brainstorm.

On est super fières d’avoir réussi le défi et on a eu ô combien de plaisir et de fou rires à courir partout avec nos cellulaires et à échafauder des mises en scène.

Une soirée de remise de prix aura lieu le 24 mars.

Amateurs de photos et d’Instagram, ce concours est pour vous. Surveillez la prochaine édition!

Michèle

 

Idées originales de cadeaux de Noël

9 Déc

Vous cherchez toujours le cadeau idéal pour Noël ? Vous êtes encore à la dernière minute et vous avez peur de ne pas arriver à temps pour les Fêtes ? Ne vous inquiétez pas! L’Originals Salon des artisans de Noël d’Ottawa vous facilitera la tâche pour compléter vos achats. Du 10 au 20 décembre, découvrez le meilleur de la communauté des artisans du Canada dans la capitale nationale! 

Le Salon des artisans de Noël d’Ottawa vous permettra de découvrir plus de 180 artistes, artisans et designers canadiens qui vous offriront une panoplie d’idées cadeaux uniques à offrir à vos proches pour le temps des Fêtes. Je vous présente donc mes 5 artisans coups de cœur qui seront présents lors de l’événement.

Originals Salon des artisans de Noël d’Ottawa
Lieu:
Centre EY, Salle 3
4899, prom. Uplands
Ottawa, ON
Date: 10 au 20 décembre 2015
Tarifs : Adultes 7,00 $
Aînés (65+) 5,00 $
Jeunes (13 – 17) 5,00 $
Enfants (12 et moins) Gratuit

1. BÖ by MANSOURI

Entièrement fabriqués de matériaux durables et recyclables, j’ai craqué à la vue de la collection de nœuds papillons en bois de BÖ by MANSOURI. Provenant de Vancouver, ces petits nœuds papillons sauront certainement ajouter la touche manquante à votre habit!

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2. Jenny Rijke

Vous allez adorer la collection de céramiques faites à la main par Jenny Rijke. Chaque produit est conçu et fabriqué en petite quantité afin de démontrer les imperfections naturelles, le tout en offrant une combinaison de designs modernes et organiques. Guidée par des valeurs de simplicité, d’honnêteté et de fonctionnalité, Jenny Rijke fabrique chez elle, dans les régions rurales de l’Est de l’Ontario, chacune de ses pièces est fabriquées avec des matériaux naturels.

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3. Jack’s Tonique

Chers amoureux de gin, si vous n’étiez pas déjà au courant, nous avons trouvé le tonique parfait pour vous! Originaire de Gatineau, le Jack’s tonique est un incontournable dans la région et est maintenant répandu à travers le Canada. Conçu uniquement à partir d’ingrédients frais, l’idée derrière la création de ce tonique est d’offrir une alternative plus santé pour les consommateurs. On retrouve dans ce somptueux mélange de l’eau de source, du jus de citron sicilien, du miel pur du Québec, de la citronnelle fraîche, de l’écorce de quinquina et de gingembre ainsi qu’un soupçon de lavande. Parfait pour vos cocktails du temps des Fêtes!

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4. Moore Design Birdfeeders

Vous ne vous attendiez probablement pas à voir des mangeoires d’oiseaux faire partie de mon top 5 mais, on va se le dire, si toutes les mangeoires ressemblaient à celles de Moore Design Birdfeeders, ma vie ressemblerait probablement à ceci:

Ces mangeoires d’oiseaux, fabriquées par une petite entreprise familiale canadienne, sont conçues spécialement pour être suspendues aux vitres et fenêtres de votre logement. Vous pourriez même vous en servir comme vase pour vos plus jolies plantes si n’avez pas l’espace extérieur requis pour attirer ces petites bêtes.

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5. Morin Tardif

Serge Tardif et Nathalie Morin joignent l’utile à l’agréable à partir de Portneuf en concevant des outils uniques et originaux afin d’embellir votre maison. Que ce soit des outils  »autour de la table » ou  »autour de soi » comme ils les appellent, les designers nous prouvent que l’ébénisterie a certainement sa place dans notre quotidien.

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Source | Morin Tardif

 

Tel que mentionné précédemment, le Salon des artisans de Noël d’Ottawa s’échelonnera sur une période de dix jours et vous proposera une série d’idées cadeaux, tous produits au Canada par des artisans extrêmement doués. Encouragez l’industrie canadienne et venez faire un tour pour découvrir une panoplie d’œuvres toutes aussi éblouissantes les unes que les autres!

-Chloé

Acquérir une oeuvre d’art.

20 Août

Il nous arrive de flâner dans les cinémas, les bibliothèques. D’acheter un film, un livre.

Il nous arrive de flâner dans les musées, les galeries, de reluquer le travail d’artiste sur les réseaux sociaux, sur quelques sites.

Pourquoi ne se permet-on pas d’acheter une œuvre d’art, au même titre?

On dirait qu’il y a une question d’inaccessibilité derrière cette idée. Et pourtant. On aime des vêtements au prix démesuré. On se gâte. Pourquoi ne pourrait-on pas investir un brin dans une œuvre qui nous plait? Est-ce le prix qui fait peur? On achète des reproductions en pensant que ça vaut le montant indiqué, pourquoi une œuvre unique ne mériterait pas cette attention?

Un jour, on comprend, le déclenchement se fait. Il faut un coup de foudre. Une étincelle dans les yeux. Un air subjugué. Un silence d’admiration. Une sensation imagée. Un moment quelque peu inespéré.

Il y a environ 5 mois, j’ai fait ma première acquisition d’œuvre d’art.
Perséus, de Valérie Boivin.

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Perséus par Valérie Boivin

Drôle de sentiment qu’un coup de foudre artistique. Ce moment, où, le travail d’un(e) artiste nous touche, nous charme. Qu’on se sent soudainement interpellé. Qu’on s’y identifie. Et que de ce fait, nous voulions ancrer ce sentiment dans le temps, sentiment vécu devant l’œuvre. Le répéter indéfiniment.

Chaque jour depuis ce moment, je vois l’œuvre sur mon mur de chambre et je souris. Comment se tromper quand on a le sentiment que l’œuvre a été conçu pour soi? Comment se tanner? Un coup de cœur visuel, ça reste, c’est d’autant plus sa force et sa beauté.

Il y a quelques semaines à peine, j’ai flanché une deuxième fois.

Je jasais avec des amis sur les Plaines, tous deux designers graphiques. Je savais l’une d’eux faisait du collage, un art qui m’intéresse de plus en plus, par sa patience et sa minutie. Les artistes que je suivais généralement, lesquels en faisaient, vivaient à l’étranger, si bien que je n’ai jamais pu penser pouvoir m’en procurer un. Eh bien. Plus Aleks Saki parlait de sa future exposition au Collectif blanc, plus j’étais tentée d’aller voir son travail. Ce que je me suis empressée de faire le lendemain.

Eliott m’a charmé dès les premiers instants, je l’avoue. Sa simplicité, son surréalisme, ses teintes douces. Je savais qu’il conviendrait parfaitement à mon univers, je me voyais déjà l’apposer sur mon mur immaculé, près de ma table « perruche verte », où mes bambous, Martha et Stewart de leurs prénoms, placotent tranquillement.

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Eliott par Aleks Saki

Encourager un(e) artiste est aussi significatif pour l’acheteur que pour l’artiste en soi. Et je vous invite à le faire, lorsque vous ressentirez la même chose. Nombreux sont les talents qui nous entourent, c’est notre travail de faire en sorte qu’ils puissent continuer d’exister. De les protéger avec attention et d’en admirer les moindres détails.

Pour ma part, j’ai vendu six oeuvres. Chaque fois, c’est une surprise touchant. Un espèce de marque de confiance inattendue. Un compliment envers le visuel crée. Une expérience significative, au delà de la création en soi.

 

Les louves nous raconte leur acquisition passée ou future :

Suzie : J’ai eu un immense coup de coeur à Charlevoix pour une toile, j’étais vraiment à ÇA d’en faire l’acquisition. C’est ma conscience qui me demandait REALLLLY? Tu vas faire des paiements mensuels pour une toile, quand tu paies encore tes prêts et bourses? La toile est toujours dans ma tête, je ne dis pas que je ne flancherai pas…

Karyan : J’ai acheté une illustration d’Amélie Legault dernièrement.

Laurie : C’est dans mes plans, quand j’aurai un véritable coup de coeur.

Lisa Marie : J’avais contacté Sonke parce que j’avais un gros coup de coeur pour son style que j’avais découvert en voyage à Athènes dans la rue. Je l’ai contacté, il devait me peindre une toile juste pour moi, une de ses petites madames, mais avec un chat pour personnaliser! Comme il venait à Paris, il devait m’apporter que la toile que j’aurais fait poser sur chassis. Il l’a perdu dans un bus… quelqu’un profite aujourd’hui de ma toile pour laquelle j’étais prête à payer 300 euros pour la première fois de ma vie!

 

Laissez-vous charmer artistiquement parlant, ça en vaut le coup!

NADIA

Des passages insolites pour découvrir l’art public

18 Juil

Alors que tous et chacun s’attarde à la démolition de l’œuvre Dialogue avec l’histoire de Jean-Pierre Raynaud et à ses diverses reconstructions symboliques (3D, performance, graffiti, etc.), je m’intéresse à l’art public d’une autre façon : vagabonder et découvrir les diverses installations des Passages Insolites.

Merveilleuse idée renouvelée cette année à Québec que ce concept d’œuvres qui interagissant avec la Ville, en des lieux impromptus parfois, toujours pour notre plus grande surprise.

Première étape pour les repérer : se munir d’une carte! Pour se faire, visitez le site www.passagesinsolites.com

Deuxième étape, découvrez! Bonne manière de profiter du beau temps, une véritable chasse aux trésors présentée par EX-MURO.

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Jardins électroniques, par Rosemarie Faille-Faubert et Victor Gounel.

Petit bémol : quelques œuvres ne sont visibles que de soir. C’est le cas d’Agora, d’Isabelle Hayeur (#6) puisqu’il s’agit de projections. J’ai cru comprendre également que Solitaire, l’église imaginée par Diane Landry et Francis Labissonnière (#4) est éclairée de soir, possible mise en valeur à voir.

Mon installation préférée? La dernière du parcours, intitulée Quiproquo monumental, de Francis Montillaud. Il prend d’assaut, c’est le cas de le dire, le Parc Petit Champlain, avec ses œuvres s’inspirant du monument type, c’est-à-dire de bustes, de statues, de socles et leur donne une tournure humoristique avec des jeux de mots bien réfléchis.

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Sauve qui peut par Francis Montillaud

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Sauve qui peut par Francis Montillaud

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Perdre la tête par Francis Montillaud

Par exemple, perdre la tête où un général, un commandant, à genoux, tient sa tête et la position de son corps indique qu’il la «regarde». De quoi laisser perplexe, intriguée et impressionnée par cet amalgame grandeur nature.

Les 12 œuvres seront en place jusqu’au 2 novembre, ce qui vous laisse amplement le temps d’aller les contempler, tout en explorant la ville d’un point de vue différent, artistique et novateur. Une escapade bien amenée pour réinventer les parcours déjà connus et souvent visités!

Bon temps estival,

NADIA

L’art du tattoo

28 Juin

Ah les tattoos! Ils ont la côte, non?

Omniprésents sur les bras découverts, nichés au creux d’un oreille, à l’abri sur une hanche… Ils sont devenus une forme d’art prisé, où chaque personne cherche la représentation de sa personnalité, une description unique et imagée. Le tattooeur se développe des talents artistiques incroyables; jeux de couleurs, création d’une illustration spécifique, interprétation des idées amenées vers un visuel unique…

Cet art s’est développé à grande vitesse durant les dernières années, si bien qu’on a vu se créer des congrès de tattoos, lieu où artistes et clients peuvent échanger sur leur passion, partager divers projets entamés ou terminés. Endroit, événement propice pour performer en direct, question de rendre cette pratique encore plus accessible, impressionnante et interactive. Malgré toutes ces avancés, le point qui m’interpelle davantage vous vous en doutez, est le nouveau concept d’expositions autour du tattoo. Non pas seulement un congrès où se rassemblent tous les amateurs, mais des expositions où artistes présentent leurs différentes créations, évidemment sur modèle. Modèle qui se tient sur un socle, dans une galerie, où l’éclairage met en valeur la partie tattooée, œuvre mise de l’avant au même titre qu’un tableau, qu’une sculpture. Celle qui m’a le plus impressionnée, que je n’ai malheureusement vu que virtuellement, se situe au Museo Maxxi, à Rome. Puisqu’une image vaut mille mots, je préfère vous laisser juger du résultat.

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Crédit photo: CZERWINSKI ARTUR

J’aime l’audace de mettre en avant-plan la minutie et le perfectionnisme que nécessitent cet art. Un corps et une image, si bien intégrés l’un à l’autre. Qu’on soit prêt soi-même à avoir une illustration significative sur sa peau pour la vie relève d’un tout autre type de questionnement; ici il est difficile de nier l’esthétisme derrière le geste. L’application d’encre bien calculée, la composition, la mise en forme.

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crédit photo: CZERWINSKI ARTUR

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Crédit photo: CZERWINSKI ARTUR

Bref, ça me fascine. Je trouve que sous cette forme sobre et classe, ouverte à un large public, se trouve une innovation inattendue et bien placée.

J’ai moi-même fait appel à un professionnel pour créer une image unique comme tattoo. Une image à mon image, pourrait-on même dire. J’ai trois tattoos, mais les deux premiers étaient plus petits. C’était donc la première fois que je m’attardais à choisir et discuter avec mon tattooeur, intégrer mes idées aux siennes. Car au fond, il faut bien plus que quelques minutes pour signifier ses intentions, partager, élaborer sur le dessin, bien comprendre les couleurs souhaitées, etc. C’est une expérience indescriptible, personnelle. Et être satisfait d’un morceau d’art sur soi, d’une confection réfléchie, n’a rien de comparable. J’imagine que plusieurs d’entre vous savent de quoi je parle!

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Le mien. 🙂

NADIA

Le temps de 3 expositions à Boston

10 Juin

Une petite virée improvisée à Boston. Pourquoi pas? Après tout, à partir de Québec, ce n’est que 6h30. Pas la mer à boire pour aller visiter une magnifique ville, aux habitants charmants, enthousiastes et dévoués. Une marina à faire rêver, un marché ensoleillé, des parcs somptueux, mais surtout… un musée à envier!

Le musée des beaux-arts de Boston est non seulement impressionnant par son immensité, sa prestance, mais aussi par ses nombreuses collections. J’ai pu déambuler un peu dans ses aires vitrés, où même par beau temps, il est bon de s’y promener. Son personnel courtois s’empresse de nous diriger dans ce lieu épuré à l’architecture sobre à l’extérieur, lumineuse à l’intérieur.

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Intérieur MFA.

 

Puisque mon temps était compté, j’ai décidé de m’attarder principalement aux éditions spéciales, ou autrement dit aux expositions temporaires. Comment manquer De Vinci et ses quelques esquisses? Il a marqué le temps et continue de nous frapper par son ingéniosité. Portraits, croquis d’inventions, dessins d’insectes et d’animaux, le détail de leurs mouvements, cahiers de notes… Une écriture fine, un tracé délicat qui a su être connu internationalement. La salle d’exposition m’a semblé quelque peu petite, peut-être est-ce parce que j’en aurais souhaité davantage! Sûrement pour cette raison que le titre choisi est Leonardo da Vinci and the idea of beauty. Une idée seulement de son grand talent, de tout ce qu’il a pu accomplir. De l’intelligence humaine en soi. Jusqu’au 14 juin.

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Détail des dessins de Da Vinci

Et puis, l’expo Hokusai, premier japonais reconnu internationalement. Gravures sur bois, illustrations, peintures sont au rendez-vous, collection rare dont les couleurs ont gardé toute l’intensité, la vibrance. Travail fragile et étonnant disposé en trois salles peintes aux teintes des œuvres. Le style illustratif encore d’actualité nous impressionne, d’autant plus que les pièces datent des années 1700-1800. Un calme en ressort, la pureté de la nature. Quelques histoires traversent les images, récits dont on ne connaît même pas les grandes lignes mais qui semblent plus qu’intéressantes. D’une poésie latente.

 

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About the wave off Kanagawa, Hoskusai, 1830-1831

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En dernier, passage à In the Wake, exposition de photographes japonais qui recomposent le tremblement de terre du 11 mars 2011, où ils étaient présents. Plusieurs régions submergées par le tsunami crée ce jour-là, lesquelles donnent des images bouleversantes, qu’aucun mot ne saurait décrire. À l’entrée, plusieurs petites photos couvrent le mur droit, photos retrouvées dans les décombres de la tragédie, dont on perd certaines parties. Vers le fond de la salle, je me souviens de m’être retournée vers le mur où était projeté une vidéo; des plans aériens de l’énorme vague qui déferle vers les champs, les routes et les habitations, entrainant avec elle des tonnes de débris, parfois même en feu. Le chaos à son état pur. Hypnotisant et inconcevable. Rien de cette exposition ne nous laisse insensible, les grands formats ont été méticuleusement choisis pour nous faire passer par une gamme d’émotions : incompréhension, tristesse, désarroi…

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Plusieurs photos retrouvées dans les décombres, photographes inconnus.

 

Boston est à deux pas. Ok, 6 heures et quelques poussières, plutôt. Destination parfaite pour prendre la poudre d’escampette et se rincer les yeux devant un tableau ou deux.

NADIA

Shop Local

6 Juin

Une résolution que je me suis donnée : encourager le plus possible les artistes et les artisans locaux. Parce qu’ils font une job magnifique et qu’il ne faut pas que ça cesse.

Il y a environ un mois, j’ai découvert deux artistes au Salon Nouveau Genre de Québec et j’aimerais vous les faire découvrir.

Je suis tombée en amour avec ces petites tasses. Elle sont fabriquées et peinturées à la main et sont parfaites pour le café du matin. Mon achat est une tasse en terre noire. Il existe de multiple modèles et Viviane fait plus que des tasses. Visitez son site Web pour l’ensemble de son travail.

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Mon achat au Salon Nouveau Genre

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© Viviane Leblanc Brassard

Artiste de Montréal, elle travaille entre autres avec des crayons feutres et de l’aquarelle. Cartes de souhaites, affiches de tous les formats… Je suis vraiment fan de ses animaux sur bicyclette. D’ailleurs, voici mon achat pour ma cuisine. Visitez son site Web et vous succomberez! 🙂

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J’adore l’ironie de cette affiche

Partagez vos artistes locaux favoris! Il faut les faire connaître!

#ShopLocal

À bientôt!

Karyan

INTERFÉRENCE : événement design à Québec

22 Mai

Vous êtes passionnés de design? Curieux d’en apprendre davantage dans ce domaine? Vous cherchez tout simplement une activité intéressante et interactive? INTERFÉRENCE est pour vous!

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Présenté par Arcbees et imaginé par Expo Prototype et 24h Design, cet événement sous le thème de l’interférence créative, dans le cadre de l’exposition des finissants de design graphique de l’Université Laval, prendra place entre les murs du Musée de la Civilisation le 30 mai, pour susciter l’intérêt de tous et chacun.

Au menu? Plusieurs conférenciers de renom international vous proposeront un survol de leurs processus de créations singuliers, en plus de vous partager leurs philosophies en matière de design. Ceux-ci attribueront également des bourses aux étudiants finissants qu’ils sélectionneront pour la qualité de leur travail dans leur domaine respectif.

Bon nombre de sujets seront touchés lors de l’édition 2015, dont l’illustration, de l’entreprenariat, le design d’emballage et le web interactif.

Pour souligner cette journée inspirante, l’artiste parisien Nairone sera présent afin de réaliser une fresque interprétative de l’événement et de la ville de Québec, ayant comme point central la philosophie de l’entreprise partenaire Arcbees.

Les billets sont en vente dès maintenant sur Eventbrite, au coût de 35$ pour l’entrée générale et 20$ pour l’entrée étudiante.

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Horaire de la journée :

10:00 – Olivier Charland (Directeur artistique & Entrepreneur)

Il fait son nom chez Vallée Duhamel, où il a travaillé sur des projets d’envergure (Hermes, Samsung). Désormais travailleur autonome,  il participe notamment à SANS/COEUR et Ville-Marie. Sa conférence portera sur sa perception de l’entreprenariat ainsi que sur l’importance de la collaboration.

11:20 – Jean-François Larouche (Directeur artistique des produits numériques)

Anciennement directeur artistique chez Sid Lee et maintenant chez la Presse, il a dirigé UX, le succès de la Presse +.

12:20 – Pause diner

13:20 –  Sylvain Allard (Design d’emballage – UQAM)

Professeur de design à l’UQAM, souvent considéré comme le spécialiste du design d’emballage, ses travaux tout comme ceux de ses étudiants sont souvent parus dans son blog et magazine de design, Étapes.

14:40 –  Moment Factory (Environnement Multimédia)

Connue à l’international, l’équipe de Moment Factory est passée maître dans l’art de la projection (Superbowl, Sagradafamilia, Madonna, Jay-Z, etc.). Leur conférence portera sur leur processus de création pour le prochain spectacle de Justin Timberlake et du visuel de l’aéroport de Los Angeles.

16:00Nairone (Illustrateur (France))

Illustrateur parisien, Nairone a travaillé sur des projets impressionnants tels que Nutella, Citroyen et Senheiser. Il réalisera une fresque dans le hall du musée pour ensuite donner une conférence sur son parcours.

17:30 –  Cocktail et remise de prix

20:00 – Fin des activités

Participez à l’expérience design, événement grandiose et unique à Québec!

NADIA

Floraison d’expositions.

8 Mai

Au printemps, il n’y a pas que les arbres qui sont en fleur, mais la programmation artistique aussi. Elle nous apporte bon nombre de surprises, de découvertes, qu’il vaut la peine de surveiller attentivement.

Beau temps, mauvais temps, quoi de mieux que de se balader dans St-Roch et s’arrêter pour voir quelques expositions? Mes suggestions juste ici.

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L’étendue de mes connaissancesJacinthe Robillard, jusqu’au 24 mai

Au début, on croit voir une série de portraits habituelle. Cependant, à la lecture du descriptif de l’expo, on comprend qu’il s’agit des proches et des connaissances de l’artiste photographiés individuellement dans le but de faire ressortir une certaine authenticité.

Chacun d’entre eux s’est prêté à l’exercice suivant : tenter de comprendre un tableau d’instructions pour la création d’une grue en papier, figure de proue de l’origami. Les participants en oublient vite la caméra, dans ce travail de contemplation et de compréhension, si bien que leurs traits de personnalité ressortent rapidement : patience, doute, détermination, etc.

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crédit photo: Jacinthe Robillard

Les photos ont été prises dans un environnement neutre, elles n’ont rien d’exceptionnelles si ce n’est que les différentes expressions dessinées sur le visage des sujets. Le concept en soi est charmant, sans plus.

The force of what lives us outliving the mountainSteven Beckly, jusqu’au 24 mai

L’artiste travaille à partir de photographies anciennes, desquelles il fait ressortir le côté ambigu des relations représentées. On en ressent son interrogation sur les normes culturelles relatives à la proximité, l’intimité. Les sujets y sont de même sexe, souvent enlacés, rapprochés. Plusieurs questions nous viennent à l’esprit à la vue de ces images : Quelles relations entretiennent ces gens? Quels liens les unissent? Sont-ils frères, sœurs, amis, amoureux? Dans quel contexte ces photos ont-elles été prises?

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crédit photo: Steven Beckly

J’ai particulièrement aimé le design de l’exposition; à l’entrée, à gauche, une multitude de cadres photo en papier, finement épinglés, dont on imagine les photos disparues. Au centre, les photographies anciennes qui suscitent une certaine perplexité. Un questionnement. On souhaite en savoir davantage sur ces gens effacés par le temps. À droite de la salle, des papiers calque épinglés où sont retracés les notes de l’endos des photos présentées. Des dates, des petits mots, des noms. Bref, une exposition empreinte d’une minutie évidente, où s’entrecroisent des histoires incomplètes.

ENGRAMME

ROC Marlène Renaud-B., jusqu’au 7 juin.

Installation impressionnante que nous propose Marlène Renaud-B, où l’on peut admirer de nombreuses impressions à l’encre sur papier de disques de roc, résultats des mécanismes d’installation sonore installés dans la salle, qui permettent aux visiteurs, à l’aide d’une pédale, de graver le disque grâce à un dispositif semblable à un gramophone et d’en entendre le son produit. Une interprétation de la gravure unique et inventive, une installation interactive qui plaira assurément.

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crédit photo: Marlène Renaud-B.

Bonne découverte artistique,

NADIA

Sophie Calle au MAC

29 Avr

Que son nom affiché me faisait rêver. Je mourais d’envie de voir l’une de ses expositions, puisqu’au baccalauréat nous avions détaillé les méandres de son parcours artistique. Je reluquais le descriptif sur le site internet du Musée; je savais déjà que j’allais aimer.

Et pourtant. La renommée de l’artiste française n’est plus à faire, mais je n’ai pas su être charmée autant que je l’aurais souhaité. Je vous explique.

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Crédit photo: Sophie Calle

Les deux parties de l’exposition ont un potentiel incroyable.

Dans la première partie, Sophie Calle rencontre des habitants d’Istanbul, devenus aveugles, et leur demande de lui raconter la dernière image dont ils se souviennent. Leurs histoires empreintes d’une authenticité, d’une fatalité touchante, ne peuvent nous laisser indifférents. Chaque détail compte dans des récits comme ceux-ci. Une seconde de moins, de plus, peut-être auraient-ils encore la vue. Et si leurs choix de vie avaient été différents? Certains ont perdu ce sens du jour au lendemain. Les histoires m’ont accroché, peut-être même un peu écorché. Sans doute parce qu’elles représentent l’une de mes plus grandes peurs. Imaginez un instant.

Cependant, les photos m’ont laissé insensible. Leur inconstance, tant au niveau du format qu’au niveau du rendu, me déplaisaient. Sauf une. Un homme d’une soixantaine d’années dont elle a fait le portrait en deux temps. L’un de profil, la mer en arrière-plan, une force tranquille s’en dégageant. L’autre, de profil toujours, la tête vers l’arrière, les yeux fermés. Le même fond bleuté. Un état de bien-être, serein, presque parfait.

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Crédit photo: Sophie Calle

Dans la deuxième partie, Voir la mer, Sophie présente l’étendue bleue à des Istanbuliotes qui ne l’avaient jamais vue. Étonnant, puisque la ville en est entourée. Lorsque nous entrons dans la salle, sur plusieurs écrans sont projetés les vidéos de gens devant la mer, silencieux, la contemplant. Peu à peu, chacun d’eux se retourne, regard ému. Le son des vagues est parfait, il ajoute en intensité à la scène qui se déroule devant nos yeux. Le problème? D’écran en écran, les couleurs varient, certaines sont plus saturées, éclatantes, alors que d’autres frôlent le noir et blanc. L’uniformité est absente également au niveau du cadrage; parfois serré autour du sujet, parfois plus ouvert, panoramique.

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Voir la mer (détails), 2011 Installation vidéographique © ADAGP, Paris 2014

La négligence des détails techniques nous saute aux yeux, si bien qu’il est difficile, à mon avis, de se concentrer uniquement sur le sujet. Le musée aurait dû prêter attention à ce que le rendu soit digne de la renommée de l’artiste et de l’institution où elle est présentée. S’il y a bien un moment où ils se doivent d’être pointilleux, c’est lors de la finition.

Je vous laisse cependant en juger par vous-même, l’exposition se termine le 10 mai!

Artistiquement vôtre,

NADIA

WELCOME TO MIAMI! BIENVENIDO A MIAMI!

22 Avr

«Everyday like a Mardi gras»

En débarquant dans la belle Miami, la première chose qui m’a frappé est l’énergie festive, agrémentée d’un gentil je-m’en-foutisme bien équilibré des habitants de la ville. Envie de vous promener en bikini rose fluo avec une tunique en macramé couleur or? Chill. Vous êtes plutôt de type pyjama à étoiles mauves et lunettes en forme de flamants roses? C’est chill aussi.

Miami a l’avantage d’être une ville moderne tout en conservant une vibe très relaxe. À mon avis, elle possède ainsi le meilleur des deux mondes, ce qui est assez rare et qui me plait beaucoup.

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«Nutin’ less than ill when we dress to kill»

Ce n’est un secret pour personne, Miami est le paradis des magasineuses. Surtout au niveau de la mode! Il n’est donc pas surprenant que les célébrissimes soeurs Kardashian aient décidé d’y ouvrir leur boutique de vêtements. Si votre budget ne vous permet pas de magasiner les marques de luxe ou que vous avez simplement des goûts plus originaux, il existe plusieurs boutiques vintages! Ma préférée est sans contredit Miami Twice.

Miami Twice Fashion VIntage love

Située dans le quartier Coral Way, Miami Twice est une très belle boutique d’articles vintage. Vous y trouverez des vêtements de cuir des années 70, des robes à paillettes des années 30 et des accessoires de qualité tels que de véritables sacs à main Chanel vintage à un prix gentil.

«Real sweet faces every different nation
Spanish, Asian, Indian, Jamaican
Black, White, Cuban or Asian»

C’est une réalité, Miami possède un patrimoine multi-culturel très riche et diversifié. Vous avez envie de manger Cubain, Italien, Grec ou Asiatique? Non seulement c’est possible mais en plus, la plupart du temps, vous aurez aussi le privillège de vivre une véritable immersion culturelle.
#Sefaireservirenespagnol #SalsaMerengueMeltingPot #TRÈSCHILL

Mon coup de coeur? Le Tap Tap : Restaurant Haïtien situé tout près de Miami Beach

L’un des éléments qui a fait toute la différence durant mon voyage a été la famille avec laquelle j’habitais. Dénichée à l’aide de Airbnb, notre maison était situé dans Coral Way, un endroit peuplé en grande partie d’hispanophones. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai appris que la famille chez qui je louais une chambre était, tout comme moi, d’origine dominicaine! Bref… Du beau partage, des échanges chaleureux et beaucoup de plaisir entre deux pofs de cigare!

«Party in the city where the heat is on
All night on the beach till the break of dawn»



Ocean Drive Miami Party Neon

❤  OCEAN DRIVE

Une rue remplie de bars et de restaurants, à une cinquantaine de mètres de la plage, des gens en maillot de bain PARTOUT et de délicieux margaritas. Le tout, dans un décor Art déco… THIS IS SERIOUS BUSINESS!

Sérieusement, je recommande chaudement d’y passer une journée complète (ou plusieurs 😉 ). La plage y est belle, les restaurants, bons et l’ambiance, complètement disjonctée. Parfait pour faire la fête!

❤  WYNWOOD

Il s’agit d’un quartier underground rempli de graffitis. On y retrouve des artistes très intéressants, des boutiques de vêtements originaux, de bons restaurants pas chers et les bars y ont une ambiance cool, artsy et décontractée. À mes yeux, arpenter les rues de ce quartier a été une véritable chasse aux trésors. Les surprises que j’y ai trouvé resteront gravées dans mon coeur à jamais.

Miami Graffitti Love Tigre

 

Mon verdict final? Miami n’est rien de moins que fabuleuse. J’ai beaucoup voyagé et peu de villes m’ont fait verser quelques larmes en les quittant. Points bonus pour le simple fait d’être située à quelques kilomètres des Everglades ainsi que de Key West, deux destinations incontournables de la Floride!

Amour et coeur de palmier,

Véro ❤

L’art du papier

28 Mar

Plutôt méconnu du grand public, cet art fragile et délicat a suscité mon intérêt l’an passé au Symposium de Baie St-Paul, alors que Myriam Dion peaufinait minutieusement son travail devant les visiteurs attentifs et impressionnés. J’avais déjà entrevu de ses œuvres, mais mon admiration était d’autant plus grande lorsque je voyais l’étendue des heures de travail dans le transparent bout de papier qui était déposé devant moi, heures transposées en de petites ouvertures qui créaient un motif hallucinant.

Myriam nous expliquait qu’en ce monde où le stress est omniprésent, dans cette société qui ne sait s’arrêter un moment, elle avait eu le besoin tout stopper. De s’appliquer, de passer de longues heures à travailler le papier. Il s’agissait presque d’une méditation forcée, un espace-temps où réfléchir, où être tout simplement, comme nous oublions si souvent de le faire. De se le permettre.

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Crédit photo: Myriam Dion

Lorsqu’une page de journal l’intéressait, par son visuel ou son fait d’actualité, elle la prenait, sachant qu’elle la ferait devenir autre chose plus tard : en souligner la typographie, en intégrer les signes et les lettres à de nouveaux motifs qu’elle créerait, en préciser les détails… Comme nous pouvons le lire dans son CV, Myriam « ajoure, magnifie et fragilise ». Apposer une certaine lenteur, sacrifier de son temps pour en investir l’œuvre, tout en rappelant l’utilité des travaux manuels, tel est son but. À cet historique visuel qui est sien, se trace le lien avec l’ornementation si primée de jadis.

Nous absorbons mieux la lourdeur du monde qui nous entoure à la simple contemplation de l’une de ses pièces. La répétition certaine de la délicatesse par excellence, le produit de la minutie inventive. Un lieu uniquement visuel où se reposer.

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Further North, Elise Wehle

En va de même pour la talentueuse Elise Wehle, dont le travail est né d’un amour pour le papier et d’une haine du numérique. Elle innove à partir de dessins et de photographies pour en faire de nouveaux horizons en découpant de fines lignes et en insérant diverses formes. Cette démarche artistique lui rappelle que tout n’est pas aussi instantané qu’un clic de souris, comme nous pouvons le lire sur son site.

Figments

Figments, Elise Wehle

Le temps est une matière précieuse et ces deux artistes se donnent la peine de nous le faire découvrir de nouveau. Ou de nous le remémorer, du moins. Un exercice auquel nous devrions nous livrer pour retrouver la quiétude et un brin de patience, non?

NADIA

Les années 50 sur ton mur

15 Mar

Ce moment où tu es sur Pinterest et que tes yeux fixent un mur blanc de ton appart. Ça vous est déjà arrivé?

Tout à coup, tu te retrouves à chercher plein de « pin » avec des DIY ou bien des guides pour placer tes cadres de manière bin éclectique, mais oh combien calculée… Coupable.

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C’est donc avec une grande motivation et le désir de m’acheter une tablette pour y apposer des cadres que je me suis demandé : je mets quoi dedans?

Pause. Vous aimez le vintage? La suite est pour vous!

J’ai découvert sur Etsy une artiste montréalaise qui m’a permis d’habiller mes murs : JackieBassettArt

Mon idée était de placer de vieilles pubs dans mes futurs cadres et sa boutique en ligne est truffée de publicités découpées à même de vieux magazines LIFE des années 50. Le parfait look vintage!

De plus, il est possible d’acheter ses œuvres. Elle dessine sur des vieilles pages d’encyclopédies françaises et c’est vraiment magnifique : il y en a pour tout les goûts.

La bonne nouvelle : j’ai passé une commande et, 3 jours plus tard, le tout était chez moi, tel que prévu, pas de surprises. Je suis vraiment satisfaite des mes achats et j’espère que vous le serez tout autant que moi!

En attendant que la motivation de poser la tablette se pointe le bout du nez, je vous présente mes achats, à plat, sur mon lit. Le résultat final à venir 😉

IMG_20150315_092053Bonnes trouvailles!

Psst! Partagez avec nous vos coups de cœur Etsy.

Karyan

9 bonnes raisons d’avoir encore plus hâte au printemps!

1 Mar

 

Header fleurs Les Rockalouves

Emballées à l’idée que le printemps arrive officiellement dans moins d’un mois, vos Rockalouves favorites vous proposent un décompte des activités qu’elles attendent avec impatience!

À vos agendas, prêts, PARTEZ!

 Les arts visuels:
Passion et engagement. La collecte à Québec:

Question de nous faire patienter d’ici le printemps, du 27 février au 22 mars se tient la toute première exposition du Cercle des collectionneurs d’art actuel à la Galerie 3 de Québec, où vous pourrez découvrir des œuvres inédites des plus grands noms du domaine en art!

– NADIA

La forme, à l’étranger:

Le 19 avril prochain aura lieu The Color Run à Paris. Un parcours de 5 km dans une ambiance festive et pleine de couleurs, suivie d’une fiesta organisée pour les participants à l’arrivée. Si le sport était toujours comme ça, j’en ferais sûrement plus! Pour vous mes compatriotes de Montréal ou Sherbrooke, c’est ici le programme.

-LISA MARIE

En Cinéma: 

Insurgés, le second volet de l’adaptation cinématographique de la série

Divergence, de Veronica Roth, prendra l’affiche le 20 mars. Au milieu de la guerre civile, Tris doit trouver le moyen de stopper Jeanine Matthews, prête à détruire tous ceux qui se dresseront sur son chemin vers la société parfaite -y compris Tris. Pour vous faire une idée, vous pouvez regarder la bande-annonce ici!

-ANNE-SOPHIE

La mode:

Mon petit coeur de modeuse a vraiment très hâte au Festival Québec Mode pour plusieurs raisons. La plus importante est que l’événement met en vedette des créateurs et des mannequins de Québec, ma ville natale! En plus, le tout se déroule en avril, juste au moment de l’arrivée du beau temps. Yahoo!
Programmation à venir par ici!

-VÉRO

La déco et la rénovation:

«PASSEZ DE L’INSPIRATION À LA RÉALISATION» Le slogan du prochain Salon National de l’Habitation est éloquent. Si vous avez comme projet de rénover votre maison ou même d’emménager dans une construction neuve, le Salon est fait pour vous. Plusieurs designers seront sur place pour vous donner des conseils et vous aiguillez dans vos choix. De plus, c’est l’endroit idéal pour être à l’affût des nouveautés. Du 6 au 15 mars 2015.

-STÉPHANIE

Pour faire la fête:

En mars, impossible de passer à côté des célébrations entourant la fête des Irlandais! Cette année, on se donne rendez-vous le 22 mars (ben oui, même si la St-Pat est le 17!) pour le 192e défilé de la Saint-Patrick, qui se déroulera sur Ste-Cath, au coeur du centre-ville de Montréal. Préparez votre flasque de Jameson pour midi!

-SUZIE

La musique:

Ariane Moffatt et Louis-Jean Cormier
À surveiller dans le paysage musical québécois : Deux anciens coachs de la populaire émission « La Voix » égaillerons notre mois de mars grâce à leurs attendus lancements d’album : « 22h22»  d’Ariane Moffatt le 10 mars prochain au Stereo Nightclub et « Les grandes artères » de Louis-Jean Cormier le 24 mars au Club Soda.

-CATHERINE

Patrice Michaud:
Le show de Patrice Michaud, fin avril, a de quoi me réjouir de la fin de l’hiver et l’arrivée du Printemps avec un grand P! Avec ses balades douces, joyeuses, sans prétention, j’ai que trop hâte d’assister à son spectacle au Théâtre du Petit Champlain. Achetez vos billets par ici.

-LAURIE

La bouffe:

Les Premiers Vendredis

Mes papilles gustatives salivent déjà à l’idée du lancement de l’événement Les Premiers Vendredis de l’Association des restaurateurs de rue du Québec. Le concept? De mai à octobre, Cuisine de rue organise mensuellement un événement rassembleur permettant aux foodies de déguster mets et breuvages de plusieurs entreprises locales de Street Food, tous les vendredis, dès 16h00. Avec plus d’une trentaine de camions, nous aurons de quoi se régaler une majeure partie de l’année!

-CHLOÉ

 

Voilà qui termine notre liste! Et vous, quels événements attendez-vous avec impatience ce printemps?

Bon dimanche!

Les Rockalouves

Le printemps, Saison Photo au MNBAQ

23 Fév

Mesdames et messieurs, j’ai nommé : la tant attendue Saison Photo du Musée national des beaux-arts du Québec! Ce 19 février dernier, elle a pris place dans l’enceinte muséale renommée et y demeura jusqu’en mai pour le plaisir de vos yeux.

Enfin, il n’est plus question d’une longue lignée de tableaux modernes (quelque peu ennuyeux à la longue, tenons-nous-le pour dit), mais de trois expositions de photographie qui sauront, je le crois, intéresser autant les néophytes du medium que les fervents connaisseurs.

INCARNATIONS photographies de la collection du MNBAQ de 1990 à aujourd’hui

Puisque nous ne possédons pas de musée d’art contemporain à Québec, une salle consacrée à des œuvres récentes est plus que bienvenue. D’autant plus que la thématique accrocheuse, le corps, nous interpelle tous et chacun. Ce corps affecté par les changements constants, mais imperceptibles au quotidien. Les marques du temps, de la vie. Une exposition qui à mon sens fait frémir, réfléchir et réagir. Par rapport à soi-même surtout, mais aussi à notre entourage. À notre conception de tous ces êtres humains et leur histoire. Ces œuvres nous poussent à réfléchir à la société dans laquelle nous nous trouvons, à cette époque des ego portraits (selfie), où l’égocentrisme est à l’honneur. Comment nous percevons-nous? Comment nous modifions-nous pour donner la meilleure image de soi? Retouchée. Possiblement inauthentique. De plus en plus parfaite. Perfection instaurée par les critères de beauté de la société, il va de soi. Une société à notre image, c’est le cas de le dire. Allons-nous trop loin?  Je souligne l’initiative du Musée d’enfin dédier une salle à sa propre collection pour nous faire découvrir de ses acquisitions. Combien de magnifiques œuvres dorment dans les sous-sols? Nous en voyons resurgir sur les murs des différents étages de l’établissement, mais il est rare qu’on les exploite à leur plein potentiel, à l’intérieur d’une salle immaculée, au même titre que les célèbres Riopelle. Bref, je dis oui, à voir absolument !

BRYAN ADAMS S’EXPOSE

LE fameux, le seul, l’unique Bryyyyyan Adams. Oui, oui, le chanteur. Vous en avez sans doute allègrement entendu parler, eh bien, ses nombreux portraits de stars ornent les murs d’une salle complète. Plus de cent photographies des plus connus : Amy Winehouse, Kate Moss, Mick Jagger, etc. Oui, il a l’œil. Technique irréprochable. Cependant, est-ce différent des portraits habituels? Pas tellement. Ça frôle parfois même le kitsch (Victoria Beckam sur un vélo, cigarette à la bouche, jambes infinies dénudées).

Heureusement, en contraste avec cette idée vue et revue, s’amène la deuxième partie de l’exposition, une autre série de portraits, mais cette fois-ci ayant comme thème les mutilés de la guerre d’Afghanistan. Nul besoin de mentionner la lourdeur des images produites, frappantes et touchantes de vérité. Plus humaines et moins déconnectées de la réalité que savent l’être les reproductions du monde des stars, où faste et prétention se côtoient. On en retient davantage le sacrifice, l’humilité, sans toutefois nécessairement comprendre le destin de ces hommes. Un style épuré, adéquat, mettant l’accent sur ce qui ne relève pas toujours du beau, mais du vrai.

1950 Le Québec de la photojournaliste américaine Lida Moser

Lida Moser, jeune photographe venue des Etats-Unis, parcours la province de Québec dans les années 50. En résulte bon nombre de photographies noir et blanc de paysages ruraux et urbains, le récit en images des habitants qu’elle y rencontre, le tout saisit avec un œil délicat, attentif. Un Québec d’après-guerre, l’étoffe visuelle finement tissée autour de sa société et des changements qu’elle a subie. J’en ai apprécié l’aspect humain, le fait qu’on soit toujours intéressé par ce qui nous a précédé. Un passé superbe, touchant, facilement en comparaison avec aujourd’hui.

Laquelle de ses expositions vous interpelle le plus?

NADIA

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