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CHSLD : vaut mieux en rire

7 Nov

J’ai récemment assisté à la nouvelle production du Théâtre La Bordée, CHSLD. CHSLD comme dans centre de soins longue durée, mais aussi comme dans Centre d’Humbles Survivants Légèrement Détraqués. Eh oui, c’est aussi clown que son nom l’indique. Mais plus bouleversant de réalité, aussi.

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Toucher la corde sensible

27 Oct

À chaque fois que j’enfonce mes écouteurs sur mes oreilles, la magie opère. Bang! Me voilà le personnage principal d’un film. Les chansons qui jouent deviennent la trame sonore de ma vie.

Justement, au moment où j’écris ces lignes, c’est Right as rain d’Adele qui m’accompagne. Je me sens motivée! Je m’imagine dans un parfait montage de mes meilleurs moments productifs. Moi qui écris dans mon lit. Moi qui écris dans un café du coin. Moi qui marche d’un pas assuré. Moi, encore dans mon lit, mais plusieurs heures plus tard. Je regarde autour de moi. Il ne manque que des tasses de café qui s’empilent pour compléter le portrait idéal de la fille qui se prend en main.

Sérieusement, la musique a tellement une grande influence sur mes états d’esprit. Elle me transporte, elle me chavire, elle m’envoûte. Elle m’accompagne dans les meilleurs comme dans les pires moments de ma vie. Elle embellit mon quotidien. Quand j’écoute de la musique, je me sens en harmonie avec tout mon être. Je me connecte. J’aime l’écouter, j’aime la chanter, j’aime la danser. J’aime à peu près tous les styles musicaux. La plupart du temps, j’accorde beaucoup d’importance aux textes, mais parfois, c’est simplement le feeling général de la chanson qui “vient me chercher”.

Une chose que j’aime presqu’autant que d’écouter de la musique, c’est de la partager. Je suis tellement fière quand quelqu’un se met à “tripper” sur un artiste que je lui ai fait découvrir! Un vrai bébé! C’est dans cet esprit-là que j’ai eu l’idée de faire une (feu) Songza de moi-même et de vous partager quelques artistes qui m’inspirent et que j’aime écouter selon mes moods.

Crédit : Unsplash // Eric Nopanen

En harmonie

Ce sont des artistes que j’aime écouter le matin, dans ma classe, quand mes élèves travaillent tranquillement. Je me sens bien car il fait beau et que tout se passe comme je le souhaite. Ils sont aussi tout à fait appropriés pour les moments calmes collée contre ma fille dans la chaise berçante alors que les rayons du soleil éclairent doucement nos visages.

Kings of Convenience
Joshua Radin
The Paper Kites
Elliot Maginot
Grand Corps Malade

Relax

Le soir, j’aime aller au lit avant que ce soit l’heure de dormir. Je prends du temps pour relaxer, jaser avec mon amoureux, “niaiser” sur mon téléphone et/ou (pas assez souvent) lire un bon livre. J’ouvre le Sonos et je mets l’un de ces artistes. Je me sens bien. J’ai l’impression d’être dans mon petit cocon. J’aime aussi les écouter quand, après avoir reçu des amis ou après un souper en amoureux, on prend le temps de décanter dans le salon en finissant notre verre de vin. Et puis, si j’aimais prendre des bains, ce serait eux que je choisirais pour m’accompagner.

Cosbysweater
Denison Witmer
Goldmund
Great Lake Swimmers
Ludovico Einaudi
Milk & Bone
Patrick Watson
You+Me

Au boulot!
Lors des innombrables heures de correction, pendant les journées pédagogiques ou lorsque je cuisine de bons petits plats, ce sont à eux que je fais appel. Je sais qu’ils me garderont motivée, sans me déconcentrer, et qu’ils ne me taperont pas sur les nerfs au bout de quatre chansons.

alt-J
Bobby Bazini
Bonobo
Death Cab for Cutie
Florence + the machine
Groenland
Half Moon Run
The Temper Trap
The xx

Feel good
Pour les matins où je me lève du bon pied, pour les escapades routières au coucher du soleil ou pour végéter/regarder ma fille jouer dans la cour, un chaï latte à la main, ce sont eux qu’il me faut. Ils savent entretenir ma bonne humeur tout en restant assez paisibles.

Karim Ouellet
Claude Bégin
Feist
Ingrid Michaelson
Kim Churchill
Lucky Uke
Raining Jane

Au pied du foyer
Si seulement j’en avais un! Petit secret : l’hiver, je diffuse une vidéo de feu de foyer sur la télévison, j’allume de l’encens “feu de bois”, je mets un album d’un de ces artistes et je fais semblant. C’est à s’y méprendre! (lol) Leur musique me rappelle ces moments magiques chez mon beau-frère et ma belle-soeur, quand les enfants sont couchés, qu’on prend le temps de souper tranquillement et que le feu gronde dans le poêle à bois ou encore les fins de semaines douillettes au chalet.

Brown bird
Cat Power
Fink
Iron and wine
Melody Gardot
Norah Jones
Ray Lamontagne
Selah Sue
Willy Mason

J’en conviens, la plupart des artistes que je vous ai partagés aujourd’hui ont un style musical assez smooth. Dans la vie de tous les jours, j’ai plus souvent besoin d’être apaisée que “crinquée”. Malgré tout, je suis folle de la danse et j’adore jouer la DJ lors des partys. Et il y a tellement d’autres artistes au style musical plus rythmé qui me font vibrer. Alors, je n’aurai d’autres choix que de consacrer un futur billet à vous partager ma playlist ultime pour les pistes de danse. Puis, je dois aussi vraiment vous parler de Jain, SoCalled, Woodkid, Valaire, Mad’moizèle Giraf, Ratatat, The Cat Empire… On n’a pas fini!

Et vous? Quelles sont les artistes, les albums et/ou les chansons qui vous inspirent?

S’il y a quelque chose que j’aime autant qu’écouter et partager ma musique, c’est, bien entendu, en découvrir!

Émilie 🙂

Québec, lis!

20 Oct

Elle nous a lu Dans ma maison de Jacques Prévert.

 

Dans ma maison vous viendrez

D’ailleurs ce n’est pas ma maison

Je ne sais pas à qui elle est

Je suis entré comme ça un jour

Il n’y avait personne

Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc

Je suis resté longtemps dans cette maison

Personne n’est venu

Mais tous les jours et tous les jours

Je vous ai attendu

(…)

J’ai été captivée, charmée, intriguée par les piments rouges accrochés au mur blanc. Elle l’a lu avec son français impeccable, son timbre convenable et sa justesse indéniable. Je me souviens qu’à la fin, quand elle eut fini de réciter Prévert, il eut un grand silence dans la classe. Nous étions tous en admiration, envoûtés par ses mots qui nous ont amenés plus haut que nous. Lire la suite

Big Little Lies: Succès mérité

19 Oct

Si vous avez vécu sous une roche toute l’année, vous avez peut-être raté la magnifique minisérie Big Little Lies/Petits secrets, grands mensonges, réalisée par le Québécois Jean-Marc Vallée. Avant d’être une production télévisuelle saluée par de nombreux prix Emmys, c’était un roman de l’Australienne Liane Moriarty. Alors, puisque la série m’a fascinée, j’ai dévoré le roman d’une seule traite… pour mieux vous en parler, bien sûr!

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L’automne, au-delà des pommes!

5 Oct

Si tu es comme moi et que tu n’aimes pas les pommes, eh bien voici une petite liste des activités automnales à faire, seule, en couple ou avec la famille!

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Billet commun d’octobre: Un film d’horreur marquant

3 Oct

Les feuilles tombent, le mercure baisse (ou pas?), les bonbons d’Halloween font leur apparition sur les tablettes des supermarchés… voilà octobre! Inspirées par le méga-succès de Ça, adapté du roman de Stephen King et par l’Halloween qui arrive, on vous offre une liste des films d’horreur qui nous ont marquées. Prêts à vous rappeler de mauvais souvenirs? (Nous, on n’est pas prêtes!)

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Footloose: Dynamique et efficace

3 Août

J’ai assisté samedi dernier à la comédie musicale Footloose, mise en scène par Serge Postigo et mettant en vedette Philippe Touzel (anciennes fans de Phénomia, vous le reconnaîtrez sans doute…) et Éléonore Lagacé. Je m’attendais à du mouvement, de l’énergie, et je n’ai pas été déçue.

Avouons-le dès le départ, je suis une fan de Footloose. J’adore le film, j’aime la trame sonore (que j’écoute souvent à fond avec mon meilleur ami en voiture), alors j’étais plus qu’excitée à l’idée de voir les personnages s’animer devant moi sur la scène du Théâtre Saint-Denis.

L’histoire du citadin Ren McCormack, condamné à emménager dans la petite ville de Beaumont, a quelque chose d’universel: alors que toutes les portes devraient s’ouvrir devant lui à l’approche de l’âge adulte, il voit se rétrécir le monde qui lui était promis. Incapable de se résigner aux règles strictes de Beaumont, dont l’interdiction de danser, il essaie de changer les lois de la ville, se heurtant au révérend et à l’étroitesse d’esprit des habitants mais comptant sur l’amitié du maladroit Willard et de l’impulsive Ariel.

Les chansons de la comédie musicale, pour la plupart traduites, sont rendues avec énergie et de façon efficace: la mise en scène de Serge Postigo permet de bien faire avancer l’histoire au fil des chansons. Notamment, Somebody’s Eyes était parfaitement réussie à ce chapitre: les danseurs et personnages surgissaient des casiers d’école pour invectiver Ren ou le punir, rendant l’atmosphère oppressante, quasi insupportable.

Les interprètes font tous un travail formidable. Éléonore Lagacé, particulièrement, est incroyable dans le rôle d’Ariel, énergique et rebelle, parfaitement à l’aise avec sa voix et son corps. D’ailleurs, elle aurait mérité un plus grand rôle que simplement celui de potentielle blonde de Ren: après tout, elle vit aussi un grand bouleversement avec la fracturation de sa famille après la mort de son frère. J’aurais aimé qu’on plonge davantage dans la psychologie de son personnage, mais bon, on a préféré s’intéresser à la crise existentielle de son père révérend.

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Photo Huffington Post Québec

Quelques bémols

Je me permets aussi de souligner deux éléments qui m’ont agacée. D’abord, les chansons ne sont pas toutes traduites en français, sans que l’on comprenne pourquoi. À la limite, ne pas traduire Footloose peut se justifier: après tout, c’est la chanson-titre. Mais pourquoi ne pas faire l’effort de traduire I Need A Hero, Almost Paradise ou Somebody’s Eyes? Il y a sans doute une raison, mais quand on regarde le spectacle, elle n’est pas évidente.

Par ailleurs, la quantité de dialogues parlés m’a souvent fait un peu décrocher : une comédie musicale, c’est fait pour chanter, non? Ça me paraissait tout à fait illogique de briser le rythme des chansons, qui nous donnaient envie de chanter, de danser, et surtout d’en entendre d’autres, avec de longs dialogues qui pourraient fort bien être chantés -après tout, si Frollo peut condamner Esmeralda à mort dans Notre-Dame-de-Paris en chantant, je suis sûre que le révérend Moore peut envoyer promener Ren de la même manière.

Malgré ces deux bémols, Footloose vaut la peine d’être vu, si ce n’est que pour la scène finale du party de Beaumont: les chorégraphies étaient magnifiques et l’énergie palpable. Une belle fin, comme un point d’exclamation géant ponctué de confettis et d’un rappel génial.

Si vous voulez le voir, il y a deux représentations par jour jusqu’au 5 août au théâtre Saint-Denis à Montréal.

Pour information: http://www.hahaha.com/fr/show/footloose

Anne-Sophie

Louis Riel, le porteur d’hommes

31 Juil

La production principale du Festival de l’Opéra de Québec qui a lieu du 24 juillet au 5 août est l’Opéra Louis Riel, une occasion rare d’assister à un opéra canadien. Composé en 1967 par Harry Somers pour le centenaire de la Confédération, le voilà repris aujourd’hui  pour le 150e. Sur la scène du Grand Théâtre de Québec, on retrouve plus d’une centaine d’artistes mettant tout en oeuvre pour dresser une fresque historique canadienne unique!

 

Un peu d’histoire

Loin d’être à l’eau de rose, l’Opéra Louis Riel révèle une partie de l’histoire du controversé leader métis et l’épopée de la conquête de l’Ouest canadien. Avant de vous asseoir confortablement dans l’un des sièges de la Salle Louis-Fréchette et de vous laisser conquérir pendant 2h30, je vous conseille fortement de vous informer un peu sur ce personnage moustachu. Question de savoir à qui vous aurez affaire! Justement voici quelques faits, qui seront d’ailleurs surement relatés par l’anthropologue Serge Bouchard avant les représentations:

  • Louis «David» Riel est né en 1844 et décédé en 1885 pendu pour trahison;
  • Il est le chef du peuple métis dans les Prairies canadiennes et le fondateur de la province du Manitoba;
  • Il dirigea une première révolte, celle de la rébellion de la Rivière Rouge en 1869 et 1870, à la suite de laquelle il réussit à négocier l’entrée du Manitoba dans la Confédération canadienne;
  • Exilé aux États-Unis à la suite de ce premier mouvement, c’est là qu’il commence à souffrir de troubles mentaux le menant à se convaincre qu’il est prophète du peuple métis et fondateur d’une nouvelle chrétienté. Après une violente crise, il est amené à Montréal chez un oncle qui prendra soin de lui, mais qui finira par le faire interner. Louis Riel fera un séjour à l’hôpital psychiatrique de Beauport à Québec sous le nom de Louis Larochelle.
  • La deuxième résistance, connue sous le nom de rébellion du Nord-Ouest, à laquelle prend part notre protagoniste, a lieu en 1884 sur le territoire de l’actuelle Saskatchewan et se conclut tristement par l’arrestation, le procès et enfin la pendaison de Riel.
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Crédit photo: Lise Breton


L’Opéra Louis Riel a beau avoir été créé il y a cinquante ans, il est toujours actuel. Sans aucun doute perçu d’abord comme une illustration (de plus) sur le conflit anglo-franco, il est, 50 ans plus tard, porteur d’une réflexion beaucoup plus profonde: Chercher, forger et assumer son identité dans un contexte de société en révolution constante.

Chercher

Riel cherchait à comprendre les raisons du conflit pour lequel il se dévoua. Il était à l’écoute et au service de ceux qu’il défendait tout en continuant de questionner la cause. Puis Riel se cherchait. Il a dû s’exiler pour se trouver. Et il s’est perdu.

Forger

D’un bout à l’autre du pays, Riel a fait résonner sa voix et celle du peuple métis. Il n’a pas seulement été la voix, il a été la tête, les bras, les mains empreintes de sang. Il a été au devant pour faire entendre raison à ceux qui gagnaient le plus de voix. Il s’est battu contre les hommes à cravate, contre les hommes en robe, contre les hommes, contre les démons, contre lui-même. Et il a perdu.

Assumer

Riel s’est donné tout entier à sa mission. Il avait une foi inébranlable, c’est ce qui lui a donné la force de croire en son rôle de sauveur et de porter une nation tout entière sur ses épaules. Il a assumé son devoir, il en a fait sa prophétie, et ce, jusqu’à la fin de sa vie. Et il l’a perdue.

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Crédit photo: Lise Breton

Se perdre quand tout semble clair. Quand ta destinée est dessinée. Dans sa grande force humanitaire, c’est l’homme qui s’est égaré. Égaré dans plus grand que lui, plus haut et plus fort. Même si l’homme s’est perdu, le nom est resté. Notre peuple a besoin de grands noms, de grands hommes comme Louis Riel, car des fois, ce peuple a besoin d’être porté pour trouver son identité.

Voyez l’Opéra Louis Riel les 1er et 3 août pendant le Festival d’Opéra de Québec à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec.

Laura

Ah! la saison des Festivals: Ma liste pour l’été

13 Juil

Je suis en train de boire un grand café noir avec une dose de vanille sans sucre du MCDO. Je ne fais jamais ça. Ou presque. Mais on est en plein cœur du Festival d’été de Québec, je me couche à des heures pas possibles, je suis brûlée, je n’ai plus de voix, mais je ne voudrais jamais manquer ça.

Je suis toujours prête pour un 10 jours sans routine, à voir les amis souvent, à chanter trop fort, à avoir trop chaud en montant les escaliers Lépine intensément (en me disant que c’est mon exercice de la journée) pis à manger un muffin le matin. Bref, c’est l’été! Je vais avoir 30 ans dans dix jours, les vacances approchent, je me sens festive et je ne veux pas que ça arrête!

 

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J’avais le goût de vous parler des autres festivals où l’on pourra peut-être se croiser cet été.

Je capote sur la  programmation du Festivent cette année ! Surtout pour Vance Joy, Milky Chance. Je serai là, assurément. Je me dis aussi que c’est une belle façon de découvrir la Ville de Lévis. Bon, je sais bien que le site n’est pas situé en plein cœur du Vieux-Lévis, mais il y a tout plein de navettes et même en partance de Québec. C’est quand même intéressant! Si j’ai le goût de passer un peu plus de temps dans le coin, voici où j’irai à Lévis.

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Le smoothie du O’ravito café

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Quand ma filleule veut prendre son chocolat chaud en photo aux bleuets du Vire-Crêpes

Et à la fin août, j’attends avec impatience le tout jeune Bivouak’Alooza à Saint-Jean-Port-Joli qui est à sa 2e édition. Musique, bonne bouffe, camping et surtout de la bière de la Microbrasserie Ras l’Bock situé à la marina du village. Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé de mon amour pour le village de St-Jean-Port-Joli, mais je pense que je vivrais là, les cheveux dans le vent à regarder le fleuve des grandes journées de temps.

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Détente à St-Jean-Port-Joli : crédits Steph Allard

Il faut, au moins, passer deux jours dans le coin.

Mes suggestions :

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Les Bisons Chouinard -Crédits Phil Têtu

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Le Moule à Sucre – Crédits Phil Têtu

Et la liste pourrait être très longue.

D’ici là, il me reste encore de belles émotions à vivre durant le FEQ. Le repos, c’est pour plus tard!

PS : Mon collègue vient de faire un commentaire sur mon café. Il ne me reconnait plus 😉

Festivent Ville de Lévis : 1er au 6 août
Bivouak’Alooza, Saint-Jean-Port-Joli : 26 août

Bons festivals la gang !

Sarah 

FEQ: Époustouflante P!nk

10 Juil

Pyrotechnie, projections, acrobaties aériennes et surtout, une voix solide et une performance efficace: tout était là pour faire du spectacle de P!nk sur les Plaines une réussite absolue. Pour une réussite, c’en était toute une!

Je ne m’attendais à rien de particulier de la part de la chanteuse américaine: je connaissais plusieurs de ses succès radio, que j’aimais bien, alors je me suis dit tout simplement « Tant qu’à avoir une passe, allons-y. »

Mais quelle idée de génie j’ai eue!

Le spectacle a démarré en trombe, avec un Get The Party Started plus qu’à propos. Je suis restée là, éblouie, à écouter la chanson en tapant des mains un peu stupidement: je n’en revenais pas d’un départ de spectacle aussi canon. Je n’avais jamais vu ça: P!nk avait l’air aussi réchauffée que si on était à la fin du spectacle, et ce n’était que la première chanson!

La chanteuse américaine de 37 ans a définitivement mis le paquet pour impressionner les dizaines de milliers de fans présents sur les Plaines: un lance-flamme, des feux d’artifices, des images d’arrière-plan parfois surréalistes, une troupe de danseurs aux chorégraphies parfaitement orchestrées… et même des bracelets lumineux, remis aux 50 000 premiers arrivés, synchronisés avec le spectacle! J’aurais tellement voulu en avoir un, je ne peux pas vous dire comment -mais je n’étais pas assez fan de P!nk avant le spectacle pour arriver parmi les premières (maintenant, probablement que oui!).

P!nk n’a pas non plus lésiné pour mettre le public dans sa poche: elle avait l’air franchement heureuse d’être là, souriant doucement entre les chansons, même entre deux couplets, saluant de la main et faisant des « Hey! » à ses fans lorsqu’elle s’approchait davantage. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit aussi sympathique. Naturelle, à l’aise, elle a vraiment fait sienne l’énorme scène des Plaines -scène dont la taille n’a pas dû l’impressionner, elle, mais qui, à moi, semble immense.

Crédit vidéo : Nova Film | Festival d’été de Québec

Ce dont je me rappellerai, aussi, c’est l’énergie incomparable de la chanteuse, qui s’est amenée sur les planches comme si elle les possédait depuis toujours, le pas souple sur ses bottillons noirs. Elle était toute là, à nous balancer ses hits à la figure comme autant de boules d’énergie, et on répondait tous en criant, en tapant des mains ou en chantant. P!nk possède chacune de ses chansons, bouge merveilleusement bien, et est modeste en plus! Hé oui, elle s’est excusée d’oublier quelques paroles parce qu’elle était « rouillée » après presque quatre ans sans apparition sur scène.

Le spectacle était rodé à la perfection, les chansons s’enchaînant sans heurt pour créer un ensemble harmonieux et énergique, avec quelques pièces acoustiques bien équilibrées, qui donnaient toute la place à la voix puissante de P!nk -voix qu’elle sait faire fragile lorsque la chanson le demande. Tout un tour de force.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré mon spectacle. C’était une soirée mémorable, dont je me souviendrai longtemps… aussi à cause de l’envol de P!nk, qui s’est transformée en acrobate aérienne le temps de So What, voltigeant au-dessus des spectateurs, pirouettant sans rater une parole, éclatant de rire parfois. Ce segment, qui a clos le spectacle, était franchement exceptionnel, et tout le monde était renversé. Il y avait de quoi, d’ailleurs, puisque P!nk a passé plusieurs minutes dans les airs, l’air presque aussi confortable que sur terre.

De mon côté, je pense qu’une part de moi est restée plantée sur les Plaines, quelque part sous les étoiles, éblouie par une performance inoubliable, rêvant de m’envoler avec P!nk.

À défaut de m’envoler, je peux toujours réécouter les chansons. Ça devrait suffire.

Anne-Sophie

Psst : Au cas où vous vous demandez quelles chansons elle a jouées, les voilà:

Get the Party Started
U + Ur Hand
Just Like a Pill
Trouble
Leave Me Alone (I’m Lonely)
Try
Just Give Me a Reason
How Come You’re Not Here
Funhouse / Just A Girl (reprise de No Doubt)
Who Knew
F**kin’ Perfect
Me and Bobby McGee (reprise de Kris Kristofferson)
Babe, I’m Gonna Leave You (reprise de Joan Baez)
Sober
River (reprise de Bishop Briggs)
Just Like Fire
Blow Me (One Last Kiss)
Raise Your Glass
So What

Source: 99secenes.com

Un Jazz pop et électro 

6 Juil

Je me suis donné comme objectif cet été de profiter davantage de ce que j’aime le plus de Montréal: la vie culturelle! Shows de musique, de théâtre, d’humour, de danse et festivals de toutes sortes: me voici! Premier arrêt: le fameux Festival international de Jazz de Montréal! Ah non, j’ai menti, j’ai aussi vu Omnikrom aux Francos mais je ne sais pas si ça compte vraiment. 😉 #backinthedays

 

Soirée magique au Métropolis

On peut dire que Charlotte Cardin a offert toute une performance pour son baptême du Métropolis le 30 juin dernier!

Les fans ont accueilli l’artiste avec beaucoup d’enthousiasme et de chaleur pour les chansons de son EP Big Boy, mais aussi pour les covers, les nouvelles pièces et les artistes invités. Aliocha est passé le temps de quelques chansons à la country et le rappeur Husser pour Like It Doesn’t Hurt.

Pleine à craquer, on entendait une musique de fond qui s’élevait de la salle, c’était la foule qui chantait fort les paroles de Charlotte. C’était comme un moment de communion avec le public, c’était magique!

 

Charlotte a terminé la soirée avec les pièces Just like that, sortie tout spécialement pour le Jazz ainsi que Faufile.

Soirée électro-pop au Club Soda

J’ai déjà parlé ici de mon crush musical pour Milk & Bone, c’est donc sans grande surprise que je suis de près le travail de KROY et de Geoffroy.

Les deux artistes se produisaient aussi sur scène dans le cadre du FIJM le 6 juillet au Club Soda.

Geoffroy a présenté les chansons de son excellent album Coastline et KROY (Camille Poliquin de Milk & Bone) celles de son album SCAVENGER.

Sonorités planantes et beat électro, je trouve les voix et la musique de ces deux artistes complètement envoûtantes. Mon corps se balance automatiquement au rythme de leurs chansons!

 

Prochain arrêt culturel: le Zoofest!

Michèle

 

Scott Helman à Québec: Fantastique!

26 Juin

Vous cherchez de la musique d’été? Permettez-moi de vous suggérer la pop accrocheuse, dynamique et résolument estivale de Scott Helman. De passage à L’Anti Bar et Spectacles de Québec le 22 juin, l’Ontarien a livré tout un show. Mon verdict? Fantastique!

Scott Helman est arrivé en coup de vent, se faufilant dans la foule pour rejoindre la scène et entamer une « Hôtel de ville » plus que convaincante. Portant ses 21 ans de vie comme autant d’années d’expérience, l’Ontarien a mis la foule dans sa poche en quelques secondes à peine, modifiant les paroles de la chanson pour y glisser un « Quebec City » plus qu’apprécié.

Il a de l’énergie à revendre, ce Scott: il bouge tout le temps, balançant les bras au-dessus de sa tête, se promenant d’un bout à l’autre de la scène, les cheveux clairs toujours un peu dans le visage, ou se dandinant d’un air amusé avec ses musiciens, l’air désinvolte mais tout à son affaire en même temps. C’est peut-être ça qui fait la fidélité de ses fans, nombreuses à connaître les chansons par coeur: il a l’air d’avoir du fun, et il ne se prend pas au sérieux, même s’il est terriblement talentueux (en plus d’écrire toutes les paroles et la musique de ses chansons, il conçoit et dessine ses pochettes d’albums ET les T-shirts à son effigie: pas pire pareil!).

Quant aux chansons, personne n’a été déçu: Helman a joué la quasi-totalité de ses compositions (dont une inédite!), à l’exception d’une pièce ou deux (notamment Cry, Cry, Cry et You Made Her). C’est vraiment en live que l’on peut apprécier toute l’étendue du talent de Scott: énergique sur That Sweater et Kites, il se fait vulnérable pour House Key et Machine, celle-ci livrée seul à la guitare. Sa voix ne le trahit jamais, assurée et agile, toute en nuances. Il fait preuve d’une grande maturité dans l’interprétation de ses chansons qui donne l’impression d’avoir affaire à un interprète d’expérience plutôt qu’à un gars dont le premier album complet est sorti depuis à peine plus d’un mois.

Franchement, Scott et son band étaient plus qu’agréables à voir: ils étaient attentifs au public, se lançaient des blagues au beau milieu des chansons et semblaient s’amuser comme des fous -d’ailleurs, quelques rires ont secoué les cinq camarades à plusieurs reprises. En plus, ils sont reconnaissants: plusieurs fois, Scott a remercié le public pour son appui et sa fidélité, ajoutant que c’était ça qui faisait de Québec (comme province) sa « deuxième maison ». On a vraiment le goût de l’adopter!

En tout cas, moi, je l’adopte sans réserve: Scott Helman, je l’aime d’amour, et je n’ai pas fini d’aller le voir en spectacle et de faire ma groupie, même si les deux premières parties (Ryland James et Featurette) m’ont paru longues.

Au cas où vous voudriez le voir pour vous faire votre propre idée, Scott sera à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu le 19 août prochain.

En plus, c’est de la musique d’été! Écoutez donc Kinda Complicated ci-dessous, pour serez convaincus, j’en suis sûre. 😉


Photo: Pinterest

Bonne écoute!

Anne-Sophie 

La fureur d’une femme

9 Juin

«Le temps de la représentation, un sens est donné à ma vie. Et quand c’est le théâtre qui s’en va, la solitude où je suis de tous oubliée reprend ses droits.» – Nelly Arcan

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Crédit photo: Radio-Canada

J’ai assisté mardi dernier à la pièce de théâtre La Fureur de ce que je pense présentée à l’Usine C dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA) à Montréal. Jouée au Théâtre Espace GO en 2013, c’est la deuxième fois que cette création est offerte au public.

Les mots de Nelly Arcan prennent vie dans la bouche de six actrices chevronnées, dont Christine Beaulieu, Sophie Cadieux, Évelyne de la Chenelière et Julie Le Breton, dans une mise en scène absolument magnifique de Marie Brassard.

Chacune des Nelly est isolée dans une petite pièce en forme de cube, me faisant penser à des poupées Barbie dans leurs boîtes d’emballage ou encore aux prostituées du Red Light d’Amsterdam derrière leurs vitrines. Une représentation de la solitude assez parlante.

Les mots violents de l’écrivaine sont envoûtants et presque doux lorsque prononcés ou chantés par toutes les comédiennes en même temps. Et ce septième personnage, ne disant pas un mot et se mouvant autour des actrices telle une ombre, illustre bien pour moi le ou les démons qui habitaient l’auteure, le nuage noir qui planait constamment au dessus de sa tête.

Je me suis sentie comme à chacune de mes rencontres avec Nelly via ses écrits ou le film d’Anne Émond, troublée de son mal de vivre, de son obsession pour l’image de la femme et de la mort.

Elle restera à jamais le mystère Nelly, d’autant plus qu’à la lumière de sa mort prématurée, on se rend encore plus compte à quel point celle-ci était omniprésente dans son œuvre.

«Je ferai de ma mort une affiche qui se multiplie sur les murs, je mourrai comme on meurt au théâtre, dans le fracas des tollés.» – Nelly Arcan

Michèle

Une histoire à la fois

7 Juin

J’aime les livres. L’objet qu’ils sont, l’odeur, la texture, la page couverture et bien évidemment, le texte. Le travail des artisans est chéri lorsqu’il se retrouve entre mes mains. Plusieurs ouvrages jonchent les meubles de la maison et même si le temps accordé à ce grand plaisir qu’est la lecture est parfois réduit, j’y trouve toujours autant de bonheur.

Mon travail m’a fait découvrir le merveilleux monde de la littérature pour enfants il y a déjà bon nombre d’années. Ma bibliothèque a alors accueilli un grand nombre d’albums jeunesse, pour mes élèves d’abord. C’est maintenant avec un grand bonheur que je peux partager ces trésors littéraires avec mon Mini.

Il se crée de bien belles choses en matière de littérature jeunesse. Les albums, cartonnés ou non, regorgent d’oeuvres d’art visuel et de textes adaptés, mais bien écrits. Je vous partage donc mon trio préféré du moment.

« Mélange-moi », de Michio Watanabe (éditions Hélium)

Un livre méli-mélo cartonné, parfait pour la manipulation de bébé. On retrouve dans ce livre quatorze personnages colorés, des actions loufoques et des scènes cocasses à mélanger les unes aux autres, créant ainsi un cadavre exquis. J’ai craqué pour le look un peu vintage du livre, mais également pour la possibilité de création de voix qu’apportent les différents personnages. De plus, le carton robuste résiste bien à la délicatesse en devenir des tout-petits. L’enseignante en moi a également un faible pour le vocabulaire, particulièrement les adjectifs: c’est si agréable de faire découvrir les mots!

Crédit : Vimeo

« Petite Tache », de Lionel Le Néounanic (éditions Les Grandes personnes)

Une petite tache noire, l’héroïne d’une histoire d’amitié, de différence et d’ouverture. Le style TRÈS épuré des illustrations m’a tout de suite plu, et, à ma grande surprise, à bébé aussi. Il était encore minuscule la première fois que je lui ai lu cette histoire. Il en était (et est encore) fasciné! Le style noir et blanc, les lignes pures et les contrastes y sont probablement pour quelque chose. Une courte histoire dans laquelle Petite tache vivra du rejet pour ensuite faire valoir sa différence aux yeux des autres. De belles valeurs à transmettre. Je crois que la simplicité de ce livre a tout pour plaire, et les enfants s’y reconnaissent.

Crédit : Renaud-Bray

« Tous les soirs du monde », Dominique Demers, Nicolas Debon (Éditions Imagine)

Bien que j’adore ce magnifique album, il se retrouve dans ce premier palmarès de coup de cœur pour l’amour que mon homme lui porte. C’est le premier livre que papa et bébé ont partagé, ce dernier étant encore au chaud dans ma bedaine. Une simple histoire de complicité papa, fiston : Simon doit se coucher et, comme chaque soir, son papa, dans une douce routine, doit endormir tour à tour les pays du froid, les cieux, l’Afrique, les mers, etc. afin que son fils trouve le sommeil. Le texte est poétique et les illustrations magnifiques. Les pages du monde imaginaire sont imagées en entier, et les pages se déroulant dans la réalité de la routine beaucoup plus sobres avec une seule image encadrée, ce qui accentue la démarche imaginaire du papa. Un livre doux, rempli d’amour, bref, un coup de cœur pour tomber dans les bras de Morphée.

Crédit : Renaud-Bray

Un top trois bien exhaustif de mes idylles du moment. Il s’agit là d’ouvrages qu’il faut partager avec l’enfant, qui permet de prendre le temps. La lecture est si importante dans le développement d’un petit humain, il n’est jamais assez tôt pour apprécier les livres. Vous vous demandez à quel âge commencer les livres avec bébé? Je vous dirais maintenant. C’est un plaisir à partager, un moment de qualité à s’offrir, en plus de tous les bénéfices éducatifs qu’apporte cette activité. Les bibliothèques publiques ont d’ailleurs un programme nommé « Une naissance, un livre ». En abonnant votre enfant avant son premier anniversaire, on vous remettra un sac contenant un livre, des fiches d’activité de lecture et un album de chansons. Le mien contenait également des petits chaussons tricotés par le Cercle des fermières de la région. Un abonnement à une bibliothèque, c’est gratuit, divertissant les jours de pluie, ça permet la découverte, mais surtout, de diversifier aussi souvent que souhaité les histoires à partager.

Je ne sais pas si fiston sera un grand lecteur, même si les livres font partie de son espace de vie depuis le début, mais je sais que nous aurons partagé d’innombrables doux moments entre ces pages et que les souvenirs, c’est précieux.

Une citation sans source dit : « Un enfant qui lit est un adulte qui pense ». La lecture semble être le cadeau d’une vie!

Mariève

À ne pas manquer en mai et juin à Québec et à Montréal

26 Mai

Pour bien démarrer l’été, voici mes coups de cœur et suggestions de spectacles musicaux qui ajouteront un peu de rythme aux semaines à venir.

En mai à Québec

  • Mon coup de cœur : Charlotte Cardin, qui était le 18 mai à l’Impérial. Je n’étais pas convaincue lorsque j’ai reçu des billets pour un spectacle de Charlotte Cardin le mois dernier. Je m’attendais à une pop légère où toutes les chansons se ressemblent, agréable durant une ou deux chansons, sans plus. Mais mes attentes étaient erronées, car elle a du rythme cette Charlotte! Surfant entre le pop, le soul, l’électro et un peu de rap, en français ou en anglais, elle nous transporte dans son univers en toute simplicité. À noter qu’elle sera également à Montréal le 30 juin au Métropolis.
  • À voir aussi :
    • The WEEKND le 31 mai au Centre Vidéotron

En mai à Montréal

  • Mon coup de cœur : Le Bal en Blanc le 28 mai au parc Jean-Drapeau. Sans filtre, il faut dire que le Bal en Blanc organisé chaque printemps fut parfois considéré comme un gros « rave party » avec des gens étranges. Moi-même habituellement assez curieuse, je n’avais pas le goût d’y mettre les pieds. Toutefois cet événement débute une transformation, car il est entre les mains de nouveaux producteurs. Deux changements majeurs : premièrement le Bal se déroulera de jour et non durant la nuit. En 2016, il débutait à 22 h et cette année il se termine à 22 h! Deuxièmement, plutôt que de se dérouler au Palais des Congrès, il se tient à l’extérieur, au cœur du parc Jean-Drapeau. Disons que ça fait jaser les habitués! Espérons que cette nouvelle version du Bal en Blanc saura plaire aux assidus et permettra à de nouvelles personnes d’y assister.
  • À voir aussi :
    • Jason Mraz au théâtre Saint-Denis le 18 mai
    • The XX au parc Jean-Drapeau le 24 mai
    • Chance The Rapper le 25 mai au Centre Bell
    • The WEEKND le 30 mai au Centre Bell

Crédit : Page Facebook des Red Hot Chilli Peppers
redhotchilipeppers.com/tour
#TheGetaway // Fan photo by Ashley Nuzum

En juin à Québec

  • Mon coup de cœur : Red Hot Chili Peppers, le 18 juin au Centre Vidéotron. L’été dernier, j’ai eu l’occasion d’assister à un spectacle des Red Hot Chili Peppers dans le cadre du festival Osheaga. J’étais curieuse de savoir si ce groupe actif depuis 1983 avait perdu un peu de panache ou s’il était toujours d’actualité. Et bien, la conclusion fut très positive, bien que le groupe a vieilli, leur énergie sur scène et la vigueur de leur musique en font un spectacle fort agréable ! À noter qu’ils seront également à Montréal le 20 juin au Centre Bell.
  • À voir aussi :
    • Gregory Charles – Noir et blanc 2 avec la collaboration de Marc Hervieux le 8 et 10 juin au Capitole.
    • Pierre Lapointe le 9 juin au Palais Montcalm

En juin à Montréal

  • Mon coup de cœur : The Chainsmokers, le 1er juin au Centre Bell. Ce duo de DJs a connu une année 2016 explosive qui les a propulsés au sommet du Billboard à trois reprises. Trois chansons numéro 1, soit « Roses », « Don’t let me down » et « Closer » en une seule année ce n’est pas rien. En 2017, ils ont lancé leur premier album et encore une fois leurs nouvelles chansons « Paris » et « Something just like this » se sont fait remarquer. Profitant de cette subite popularité, le duo effectue sa première grande tournée nord-américaine.
  • À voir aussi :
    • Franz Ferdinand le 3 juin au Métropolis
    • Banks le 5 juin au Métropolis
    • Les Francofolies de Montréal du 8 au 18 juin
    • Peter Peter le 10 juin au Métropolis
    • Luc de Larochellière le 10 juin à L’Astral
    • Pierre Lapointe à la Maison symphonique de Montréal le 14 juin
    • La comédie musicale Footloose au théâtre Saint-Denis du 14 juin à la fin juillet
    • Éric Lapointe le 17 juin au Métropolis
    • Patrice Michaud le 17 juin au Club Soda

En espérant vous avoir inspirées à faire des sorties qui rempliront vos oreilles de bonheur!

Cat xxx

Petit lexique pour maîtriser l’art de l’Avare

25 Avr

Il y a ceux qui feraient tout par amour. Ceux pour qui l’amour rend aveugle. Et il y a celui pour qui l’argent rend aveugle. Dans L’Avare de Molière présenté au Théâtre La Bordée jusqu’au 6 mai prochain, Harpagon interprété brillamment par Jacques Leblanc est tout simplement rebutant.

Le pingre déshériterait sans regret ses propres enfants pour amener avec lui son butin dans sa tombe. Parlons-en de ces enfants! Tous deux amoureux, ambitieux et un brin malicieux. Elise n’a d’yeux que pour Valère, l’intendant d’Harpagon. Déterminée à vivre son amour au grand jour, mais prise dans cette époque où la permission du paternel est essentielle et où la dote a la cote, elle patiente languissante que son Valère convainque son père. Mademoiselle Picknell toute en pastel est de toute beauté et dégage une effervescence qui émane dans toute la salle. Cléante quant à lui fastueux amoureux de la belle Mariane danse entre l’extravagance et la résistance pour faire chanter son père dont il est tout le contraire, charismatique et sybarite :

« Je voudrais bien savoir, sans parler du reste, à quoi servent tous ces rubans dont vous voilà lardé depuis les pieds jusqu’à la tête (…) »

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Crédit: Nicola-Frank Vachon

 

Celle qui nous enjôle, nous ensorcelle c’est sans aucun doute la plantureuse Fronsine. Voluptueuse entremetteuse, elle allume les coeurs de ceux qui sont sur son chemin et titille les corps les plus éteints. La grande Frédérique Bradet, je l’admets, nous en met plein la vue à chaque présence sur scène. Convaincante, surprenante, provocante, on ne peut qu’avoir hâte à sa prochaine apparition.

Bien que la prose puisse parfois nous rendre les choses plus compliquées qu’elles ne le sont en réalité, nous étourdir, nous perdre, la mise en scène de Bertrand Alain permet de démystifier la plume de Molière, la rendre efficace, nous amener droit au but. Les mots virevoltent si naturellement qu’on en oublie les rimes et les tirades pour laisser place à un théâtre presque contemporain. L’amalgame de musique, de chorégraphie et de costume font de ce folklore classique français un récit intemporel. L’action prend place dans la cour intérieure défraîchie de la demeure d’Harpagon. Lieu de confidence aux mille secrets où les quiproquos s’enchaînent, la cour est à l’image de son propriétaire, déchue et austère. Mais l’on vient lui redonner sa couleur et sa fraîcheur en se servant de ses niveaux comme d’un podium où les personnages défilent sur une musique électro-pop avec quelques mouvements savamment chorégraphiés. Et hop! on se retrouve dans une parade de notre siècle passé à surconsommer.

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Crédit: Nicola-Frank Vachon

Merci à La Bordée de mettre de l’avant le talent indéniable de la relève théâtrale à Québec, je pense entre autres à Paul Fruteau De Laclos qui interprète Valère. C’est d’ailleurs un des objectifs principaux du nouveau directeur artistique, Michel Nadeau. Pour la 41e saison du théâtre, il tient aussi à encourager davantage la création, se donne un devoir de médiation culturelle et souhaite exploiter encore plus le répertoire contemporain québécois. La saison 2017-2018 du Théâtre La Bordée est empreinte d’humanité et de bienveillance et célèbre l’humain dans ses parts d’ombre et de lumière. Pour connaître la programmation complète : http://bordee.qc.ca

Courez voir L’Avare, car il ne reste qu’une semaine et les billets s’envolent. Je vous promets un moment de pur plaisir! Pour vous procurer des billets, c’est ici! 

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Crédit: Théâtre La Bordée

Pingre: D’une avarice sordide et mesquine.

Languissante: Qui est dans un état d’affaiblissement physique, qui dépérit.

Fastueux: Qui témoigne d’un grand luxe, somptueux.

Sybarite: Qui recherche les plaisirs raffinés d’une existence passée dans le luxe.

Plantureuse: Qui est bien en chair, qui a des formes pleines, rebondies.

Voluptueuse: Qui a un penchant marqué pour les plaisirs érotiques.

Quiproquos: Méprise par laquelle une personne, une chose est prise pour une autre.

Austère: Qui est dépourvu de tout ornement, de tout agrément ; sévère.

Source : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais

 

Bon théâtre !

Laura

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