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La vie c’est maintenant

14 Fév

Septembre 1998 – Secondaire 1

Nous sommes dans la même classe. Je sais qui tu es, mais nous ne nous sommes jamais vraiment parlé. Nous avons chacune nos groupes d’amies et nous sommes trop occupées à découvrir ce monde nouveau qui s’ouvre à nous pour vraiment faire connaissance.

Mai 1999 – Voyage scolaire à New York

J’ai beaucoup de peine car une rumeur circule à mon sujet. Nous avons un ami commun à qui je vais me confier. Même si on se connaît peu, tu en profites pour me faire part de ton soutien. « Nous, on n’y croit pas en tout cas! »  Je te trouve gentille.

Septembre 1999 – Secondaire 2

Nous ne sommes plus dans la même classe, mais nous sommes dans le même cours parascolaire de théâtre. Je te vois pour la première fois sans ton uniforme. Je ne te trouve plus seulement gentille, je te trouve cool. En plus, nous partageons la même passion. J’ai envie de te connaître davantage.

Dans les mois qui suivent, nous devenons amies à force de se côtoyer tous les mercredis soirs, mais nous gardons chacune nos groupes d’amis respectifs lorsque nous sommes à l’école.

Mai 2000 – Fin du Secondaire 2

Ce sera finalement grâce à une amie commune que notre amitié se soudera pour de bon. J’étais déjà très proche d’elle et elle a eu envie de passer plus de temps avec toi. Je l’ai suivie. À partir de ce moment, nous sommes devenues inséparables toutes les trois.

***

Dans les années qui ont suivi, j’ai trouvé en toi plus qu’une amie. J’ai trouvé une âme-sœur. Ta gentillesse, ton intelligence, ton humour et ta franchise sont des qualités que j’apprécie chez toi, mais, ce qui fait que je suis si bien en ta compagnie, c’est que tu m’aimes sans te poser de questions.  Nous sommes très différentes, mais nous nous complétons. Nous partageons tout : nos joies, nos peines, nos premières fois, nos fiertés, nos peurs, nos rêves. Nous avons un cahier rempli d’inside jokes et des centaines de photos pour illustrer nos moments de folie. Nous passons pratiquement tout notre temps ensemble. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai soupé, dormi et déjeuné chez toi. Ta famille est devenue la mienne. Je participe aux soupers de famille, aux partys du jour de l’An, à quelques sorties familiales et même à un voyage dans les Cantons-de-l’Est. Dans nos cœurs, nous sommes sœurs.

Bien sûr, notre relation n’est pas parfaite. Des fois, on se fait de la peine. Des fois, on se chicane. Je t’énerve parce que je prends tout personnellement et je n’aime pas quand tu t’empêches d’être toi-même pour les autres. Ce n’est pas grave. On s’aime quand même.

De jeunes adolescentes à jeunes adultes, notre amitié grandit et perdure. Nos choix nous amènent dans des directions géographiques différentes, mais cela n’affecte en rien notre relation. Tes nouveaux amis deviennent les miens. Mes nouveaux projets deviennent les tiens. Tu décides de profiter de ta jeunesse et de parcourir le monde dès que tu en as l’occasion. Je connais tes histoires de voyage comme si j’y étais allée. Nous rêvons de partir ensemble un jour.

***

Juillet 2011 – Départ pour l’Amérique du Sud

Nous passons une dernière fin de semaine ensemble avant ton départ. Comme d’habitude, je t’aide à faire ta valise. Tu me laisses ensuite ton chat dont je prendrai soin pendant ton absence. Je te souhaite de passer un bon voyage et je quitte.

17 août 2011 – Sucre, Bolivie/Châteauguay, Québec

Nous clavardons et nous nous racontons nos dernières aventures. Tu dis que tu fais ton plus beau voyage jusqu’à maintenant et tu te sens heureuse. On se dit qu’on s’ennuie et qu’on a hâte de se voir. Tu me parles d’un gros mal de tête qui t’accable depuis deux jours.

18 août 2011 – Pire jour de ma vie

J’écoute une émission sur les cupcakes en clavardant sur Facebook. Je reçois un appel de ta marraine. Mon cœur s’arrête.

***

Le côté irréversible de la mort m’a tout de suite frappée de plein fouet. Je ne suis pas certaine d’être tout à fait passée par la phase du déni. Je me souviens d’avoir tout de suite ressenti qu’on m’arrachait une partie de moi. Je me souviens d’avoir pensé à tout ceux qui souffriraient à la suite de ton départ. Je me souviens d’avoir eu besoin d’être forte pour eux, pour toi.

Malgré la douleur, malgré le manque, la vie a suivi son cours. J’aime penser que c’est pour apaiser ma peine et me donner une épaule sur laquelle pleurer que tu l’as mis sur mon chemin. Avais-tu déjà tout vu ce que l’avenir nous réservait ou l’avais-tu simplement choisi parce qu’il était un beau barbu? Quoiqu’il en soit, si aujourd’hui je célèbre une septième St-Valentin à ses côtés, c’est un peu grâce à toi.

De lui, est venue elle. Pour ça aussi, je te donne un peu de crédit. Tu le savais que c’était le plus grand rêve de ma vie. D’ailleurs, elle porte fièrement ton prénom sur son passeport.

Mon amie, ma sœur, ma moitié…Le temps passe. Ma vie change. Je vieillis, mais pas toi. J’ai de plus en plus de difficulté à m’imaginer, comme je le fais si souvent, ce que tu dirais et ce que tu penserais de ce que je vis. J’ai peur qu’arrive un jour où je ne puisse plus le faire. J’ai encore besoin de toi. Tu me manques toujours.

Encore aujourd’hui, six ans plus tard, malgré que le temps ait atténué la douleur, il est difficile de trouver les mots pour t’exprimer à quel point ton départ a créé un vide dans mon cœur.  À mon avis, c’est Grand Corps Malade qui a su le mieux l’exprimer.

(…)

On se rassure face à la souffrance qui nous serre le cou, en se disant que là où ils sont, ils ont sûrement moins mal que nous. 

Alors on marche, on rit, on chante, mais leur ombre demeure, dans un coin de nos cerveaux, dans un coin de notre bonheur. 

Nous on a des projets, on dessine nos lendemains. On décide du chemin, on regarde l’avenir entre nos mains.

Et au coeur de l’action, dans nos victoires ou nos enfers, on imagine de temps en temps que nos absents nous voient faire.

(…)

Chaque nouvelle disparition transforme nos cœurs en dentelle, mais le temps passe et les douleurs vives deviennent pastelles. Ce temps qui pour une fois est un véritable allié. Chaque heure passée est une pommade, il en faudra des milliers. 

Je t’aime.

Émilie

 

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Se marier en 2018 : est-ce vraiment nécessaire?

7 Fév

Je n’ai jamais vraiment rêvé au mariage. La grande salle de réception, les colombes lancées au ciel, les centaines d’invités que je connais plus ou moins ne m’intéressaient pas vraiment. Jeune fille, je m’imaginais plutôt vivre avec l’homme de ma vie et fonder avec lui une petite famille. Je rêvais aussi de devenir politicienne et d’habiter Paris, mais ça, c’est une autre histoire.

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Billet commun février: Un couple inspirant

2 Fév

En ce mois où on célèbre l’Amour avec un grand A, la meute a décidé d’éviter les classiques de St-Valentin: ce mois-ci, on vous présente les couples inspirants de notre vie! Et on fait un high-five à tous les couples inspirants et inspirés qui font le choix, chaque jour, de rester ensemble pour les petites et les grandes choses de la vie.

Anne-Sophie ❤

Ceux qui me connaissent le savent, je ne jure que par Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Penseurs, écrivains, citoyens engagés, ils étaient aussi un modèle par leur refus du modèle du couple hétérosexuel marié. Toute leur vie, ils ont formé un couple libre, chacun prenant des amants comme bon lui semblait. Simone a même refusé la demande en mariage de Jean-Paul parce qu’elle n’était pas d’accord avec les valeurs du mariage! Fallait le faire, dans les années 30! Chaque jour, ils auraient pu choisir quelqu’un d’autre; chaque jour, ils revenaient l’un vers l’autre. À mon avis, on ne fait pas plus inspirant que ça.

 

Caroline ❤

L’amour qui dure toujours… seulement dans les contes de fée? Je ne crois pas. Difficile de croire à un amour pur et simple de nos jours mais j’ai eu un modèle digne de ce nom. Le couple qui m’inspire est celui que forment mes parents, Pierre et Maria. Trente-sept ans de mariage le 2 mai prochain, deux enfants, quatre déménagements dans cinq villes différentes. Des hauts et des bas, très certainement, mais après tout ce temps, ils transpirent encore l’amour. Mes parents sont complices, ils n’ont besoin de rien ni de personne pour être heureux, ils profitent de la vie. Ils voyagent et partagent des passions et des anecdotes. Définitivement, ils sont les plus inspirants.

Parents Caroline

Des parents inspirants, Pierre et Maria

Catherine

J’ai bien réfléchi et finalement, je pense qu’aucun couple spécifique ne m’inspire particulièrement. Quand je pense à l’Amour le vrai, avec un grand « A », je pense au don de soi et au soutien de l’autre, « jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Ce qui m’inspire, alors? Ce sont tous ces conjoints qui deviennent des aidants naturels, qui savent être là et à l’écoute même dans l’adversité, même quand le futur paraît sombre, condamné. Ces conjoints qui s’oublient eux-mêmes pour honorer cette promesse faite un jour où ils ne doutaient pas combien cela deviendrait profondément vrai. Ce sont ces couples-là qui m’inspirent à être une bonne amoureuse, pour le meilleur et pour le pire.

 

Chloé ❤

Je suis pas mal chanceuse parce qu’il y a plusieurs couples inspirants qui m’entourent. Le premier: mes parents. Mariés depuis plus de 30 ans, Monique et André m’ont rapidement prouvé qu’un couple peut durer des années. J’ai grandi avec ce modèle d’amour sous mes yeux et j’en serai toujours reconnaissante. Un autre couple qui m’inspire est celui formé par mes beaux-parents, Mariangeles et Jorge. Les parents de mon amoureux n’ont pas juste créé le plus merveilleux des humains, ils ont créé une histoire d’amour remplie d’embûches et de grandes réussites. Merci pour cette belle leçon d’amour!

Émilie ❤

Ça va avoir l’air étrange, mais le couple qui m’inspire le plus n’est plus un vrai un couple depuis environ 25 ans. Pourtant, ils forment encore aujourd’hui une équipe incroyable. Je parle ici de mon papa et de maman! Je n’ai que très peu de souvenirs de ce qu’étaient mes parents en tant qu’amoureux. Par contre, étant liés à vie par mon frère et moi, ils forment un “couple” de parents formidables. Ils ont su mettre toutes les querelles, les désaccords, les peines et les frustrations de côté pour faire passer le bonheur de leurs enfants en premier. Ils sont restés unis même si je sais que cela n’a pas toujours été facile. Aujourd’hui, avec leurs conjoints respectifs et leurs enfants, nous formons une belle grande famille harmonieuse et c’est maintenant nos enfants ont la chance d’y évoluer.

Karine ❤

L’Amour avec un grand A? Nahhh… l’amour avec 3 grands A.

Admiration. Amitié. Amour.

Elle? Elle est jolie, curieuse de tout, enjouée, épicurienne à mort! et elle a un rire éclatant!

Lui? Lorsqu’il l’entend rire, il s’arrête, il la regarde, et il rit aussi. Encore après 20 ans. Sa femme le fait rire. Chaque fois, À CHAQUE FOIS, je trouve ça beau. À chaque fois, je me dis que c’est ça, mon modèle. C’est ça que je veux. C’est ma priorité #1 dans l’évolution de ma relation. Que les yeux de mon chum brillent dans 5 ans, dans 10 ans, dans 100 ans quand il entendra mon rire.

C’est eux, mon couple inspirant. Mes amis, Sylvain et Mélanie. Merci, merci de me faire grandir.

Laurie ❤

L’avantage d’être rédactrice en chef, c’est d’écrire en dernier, et donc de cacher à sa sœur Mariève, aussi louve, qu’ils sont son inspiration. Ma sœur de presque 32 ans 3/4 qui est en couple avec mon beau-frère adoré depuis aussi longtemps que je me rappelle. Depuis à peu près 120 ans (15 ans, disons). Qui ont traversé toutes les étapes, une par une. Avec de la grandeur d’âme, de la compréhension, du respect mutuel, et beaucoup d’amour. Dans ma longue passe de célibat, je priais pour trouver quelqu’un qui me complète comme eux le font, l’un pour l’autre. Pierre-Pierre et Grande soeur, vous êtes mes préfs et telle l’étoile polaire, vous m’inspirerez et me guiderez toujours! (C’est d’ailleurs interdit de vous séparer, compris? SOUS AUCUN PRÉTEXTE.)

Laura ❤

J’ai longtemps réfléchi AU couple. LE couple. Je me suis questionnée sur ce qui m’inspire, sur ce qui me fait croire, me donne de l’espoir. Je suis entourée d’amoureux d’amour qui ont du vécu, qui surmontent les épreuves autant que le quotidien. Et au final, je me suis rendu compte (bien humblement) que c’est mon couple qui m’inspire le plus. J’hésitais à en parler, de peur de trop me flatter, mais dans l’évidence j’ai dû me persuader. Depuis 8 ans, un coup de foudre, un accident, une séparation, une reconquête, une Alice, une maison et encore de la passion. C’est à nous que j’aimerais rendre hommage.

 

Marianne ❤

Le fils de mon conjoint a 22 ans (FÉLIX pour ne pas le nommer! ). Lui et sa blonde Tanya forment un couple depuis plus de trois ans. Ils sont jeunes, mais ils sont remarquables à bien des égards. Ils sont solides, complices, sains (parfois à cet âge, la gestion des émotions et tout, ce n’est pas facile) et ils veulent avoir cinq enfants (ben Tanya est pas sûre encore) et s’acheter une maison bientôt. Faut se l’avouer, on a tous à redire sur les couples qui nous entourent. On mémère en secret: «Moi en tout cas, je ferais pas ça comme ça! Hummm, pas sûr-e qu’eux autres ça va durer! Bla, bla!». Mais Félix et Tanya, même si je voulais, j’ai rien à dire à leur sujet! À leur façon, ils sont parfaits et je ne serais pas surprise que ce soit le genre de couple à fêter leur 50-60 ans de mariage… ah oui, parce Félix a demandé sa douce en mariage à Noël! Sont-tu cutes!

 

Mariève ❤

Un couple inspirant, c’est un couple qui, au-delà des années passées ensemble, se respecte, s’inspire l’un et l’autre, dans la complicité et dans l’amour sain et simple. Mon entourage est parsemé de couples qui m’inspirent pour des millions de raisons différentes. Difficile de n’en choisir qu’un! Ma bébé-soeur forme un couple charmant avec l’attachant Juju. Leur optimisme, le respect mutuel de leur individualité et les attentions qu’ils se portent au quotidien sont enviables. À un moment très important de leur histoire de couple, ils s’unissent davantage pour prendre les décisions qui les mèneront vers leur vie idéale…Du bonheur à profusion pour eux, qui gardent le cap sur leur conviction!

 

Pascale ❤

Eh bien moi, le couple que je trouve le plus inspirant s’appelle Rebecca & Philippe! (Mon amie pleure, c’est certain!) Ils se sont rencontrés au cégep. Jeunes amoureux, ils se sont courtisés à grands coups de littérature et de lettres d’amour. Ils partagent depuis les tout débuts une affection commune pour la simplicité, l’authenticité, la langue française et surtout, l’un pour l’autre. Leur amour a grandi et se conjugue maintenant avec Caleb et Milan. Ils sont bien plus qu’une famille… Rebecca et Philippe, c’est une équipe ! C’est la définition même de l’écoute, du respect et de la complicité. C’est un modèle de bonheur. Je suis vraiment choyée d’être témoin de l’épanouissement de leur amour. Hommage à vous, mes beaux amis ! Si un jour je me retrouve aux côtés de celui qui me fait briller les yeux autant que les vôtres, et bien je saurai que j’aurai réussi. Amour.

Photo Pascale

Philippe et Rebecca avec leurs enfants, Milan (à gauche) et Caleb (à droite).

Avec tous ces témoignages d’amour sous toutes les formes, difficile de rester cynique à l’arrivée de la Saint-Valentin! Et vous, quel couple vous inspire le plus?

La meute

Le jour où mon frère a quitté la maison

25 Jan

Un beau jour, mon frère aîné a vidé sa chambre. Il est parti avec son linge, son bureau que j’ai envié si longtemps, ses outils, ses mille paires de bottes, toutes ses affaires. Je suis restée là. À voir sa chambre vide face à la mienne, comme l’écho de sa présence.

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J’aurai 30 ans

10 Jan

En février, j’aurai 30 ans.

30 ans, le gros chiffre qui fait peur. L’âge des responsabilités, des changements, des prises de décisions.

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Billet commun janvier: Changeons nos habitudes!

8 Jan

À l’heure où il est de bon goût de prendre des résolutions (les tenir tout au long de l’année étant une autre affaire…), nous nous sommes plutôt demandé quelle habitude nous aimerions prendre ou perdre. Alors, selon notre humeur, voilà les petites choses que l’on aimerait changer dans notre quotidien en 2018.

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C’est l’heure des résolutions!

23 Déc

Le mois de décembre est de loin mon meilleur moment de l’année. Jusque-là je ne me différencie pas tellement de tous les autres maniaco-mongols de Noël!

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Noël en solo

11 Déc

J’ai la chance d’être magnifiquement bien entourée. Noël chez moi a toujours été une partie de plaisir, malgré mes sept longues années de célibat. Durant ces sept années en solo je dois tout de même avouer avoir eu les blues à des moments clés et, les célibataires dans la salle sauront certainement se reconnaître.

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Billet commun décembre: Chantons Noël!

1 Déc

Avec les Fêtes qui approchent, c’est le moment où les centres d’achats, stations de radio et compagnie nous noient littéralement sous la musique de Noël. Même si on a parfois l’impression que c’est excessif, on aime tous au moins une chanson de Noël. En cette période où lumières et cadeaux sont à l’honneur, la meute vous offre quelques suggestions musicales pour accompagner les réjouissances!

Psst : ça fait une belle liste de lecture pour accompagner votre café, ça! 😉

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Mon chien va à la garderie

20 Nov

Eh oui, vous avez bien entendu… tous les matins je prépare un petit sac de jouets, une couverte et une portion de nourriture. J’embarque ma Molly dans la voiture et je fais un détour dans le trafic pour aller la reconduire à la garderie où ses petits amis l’attendent. Le soir, mon chum fait le trajet inverse! Après, vous me direz qu’avoir des enfants et un chien, c’est pas si pareil haha! (ben non, je le sais que c’est pas la même chose!)

Un changement de vie, changement de routine

Quand mon chum et moi on a décidé d’adopter un chien en ce beau matin de février 2015, notre situation familiale était quelque peu différente de maintenant. À l’époque, il n’était pas question d’avoir un chien pour le laisser poireauter tout seul à la maison 5/7, 40 heures semaine. Heureusement, notre condition faisait en sorte qu’on pouvait apporter toutou au travail car mon conjoint possède sa propre entreprise et je travaillais avec lui à ce moment-là. C’était parfait! Molly passait ses journées avec nous au bureau, donc les moments où on la laissait seule à la maison lui passaient sincèrement 10 pieds par-dessus la tête, ça ne l’angoissait pas une miette.

Quand j’ai eu une offre pour travailler ailleurs, la question s’est posée : «Qu’est-ce qu’on fait avec Molly?» Notre chien faisant partie de la famille, la laisser aller dans une autre famille n’a jamais été une option. J’ai donc négocié avec mon futur employeur un horaire flexible en l’avertissant bien que c’était pour mon chien (peu importe les opinions et jugements des gens à cet effet, pour nous c’était mordicus). Le problème, c’est qu’entre les faits et la pratique il y a une marge, mes journées au bureau se rallongeaient de plus en plus et le temps que Molly passait seule aussi.

Et puis, un jour, c’est arrivé. Les voisins ont commencé à se plaindre car Molly jappait dans la journée! On la sentait plus angoissée à nos départs le matin et elle refusait même de manger son Kong rempli de beurre de peanut que je retrouvais plein à mon retour en fin de journée.

Les chiens souffrent en notre absence, point barre!

Ce que je savais déjà me pétait en pleine face. Les chiens sont des êtres sociables qui ont besoin d’avoir une présence constante, sinon ils souffrent! Je pèse mes mots en me fiant à un éducateur canin en qui j’ai confiance, Jean Lessard qui en parle parfois dans ses émissions et il utilise lui-même le terme «ils souffrent». Parfois, ils le font en silence et sans faire de dégât mais heureusement, dans mon cas, Molly nous l’a fait savoir assez clairement (coin de mur grugé à l’appui).

Les options qui s’offraient à nous? Démarrer un programme de désensibilisation à nos départs, qui dans mon cas, avait été conçu par ma ressource par excellence en comportement canin Danielle Godbout. On ne se le cachera pas, l’anxiété de séparation peut être un sérieux problème qui ne se règle pas en une semaine et qui demande un investissement de temps considérable. Non pas que nous ne voulions pas nous investir, mais d’un côté, je n’aimais pas l’idée d’habituer mon chien à quelque chose qui dans le fond était contre sa nature! Et puis, nous avions une autre option en tête, la garderie!

Cet endroit génial où les chiens sont traités aux petits oignons

Dans mon cas, on parle de l’Auberge des 4 pattes à Wendake dans la région de Québec. Une place absolument géniale où les animaux sont traités comme il se doit. Ce sont des passionnés, amoureux des bibittes à poils, peu importe leur comportement, leurs habitudes, leurs caprices, leurs bobos, leur niveau d’énergie, la race ou la grosseur… aucune discrimination!

Les employés accueillent Molly les bras ouverts le matin comme si c’était leur propre chien, on a toujours l’impression que notre animal est leur préféré (même si on sait qu’ils les aiment tous d’amour). Quand je reviens la chercher le soir, elle est toujours hyper de bonne humeur et surtout, vidée de son énergie. On arrive à la maison et elle est relax… contrairement à avant où elle avait un trop-plein à dépenser qui pouvait se transformer en angoisse ou en énervement exagéré!

Je peux donc faire le souper tranquille, faire mes trucs et si l’horaire m’adonne, on va marcher ensemble sans qu’elle tire ou en demande plus. Le bonheur!

À l’Auberge, ils sortent plusieurs fois par jour pour faire des besoins et peuvent avoir des activités supplémentaires comme marcher, jouer avec d’autres chiens ou avec le personnel. Les jeux entre chiens sont supervisés et contrôlés pour que les personnalités canines s’accordent bien ensemble. Leurs installations sont vraiment adaptées pour les animaux, un espace de jeu intérieur au 2e étage pour les journées pluvieuses ou trop froides, différentes surfaces pour les pipis capricieux et même un écran avec un film de souris pour la section des chats (celle-là m’a bien fait rire).

Pas pour tous les chiens et les budgets

Il peut y avoir deux obstacles majeurs à ce genre de décision. La première, le budget. Pour les avoir magasiné dans la région de Québec, les prix tournent autour de 15$/jour pour le tarif de base. Moi, je paye pour une activité supplémentaire, donc un 6$ de plus! À trois fois par semaine plus les taxes, faites le calcul. Quand on ramène ça par année, on parle d’un investissement de 3600$ par année (sans retour d’impôt 😉 ). Un pensez-y-bien, mais ce n’est pas pour rien que j’appelle ça un investissement car votre chien vous en sera reconnaissant fois 1000 et, de votre côté, vous achetez la paix d’esprit.

Pour nous, il n’y a pas eu d’hésitation! On se disait que ça faisait partie de la game, on voulait un chien et bien voilà, c’est la vie. Parfois, on change de mode de vie et on ne voulait pas que notre chien en souffre… donc sors les bidous ma grande! Après tout, c’est pas sa faute à elle si j’ai changé d’emploi hein!

Deuxième, le tempérament du chien. Il faut aussi dire que j’ai THE chienne parfaite pour le concept de la garderie. Elle adore les autres chiens, elle adore les gens et s’adapte très bien aux situations. Molly pourrait être catapultée dans une zone de guerre en pleine jungle du Yucatan, du moment que quelqu’un peut jouer avec elle!

Maintenant qu’elle connait sa nouvelle routine, elle joue avec les mêmes chiens chaque semaine et reconnait ses animaliers… c’est le bonheur!

Si votre chien est pot de colle à vos baskets, qu’il n’aime pas tant les inconnus ou les autres chiens peut-être que la garderie pourrait lui causer plus d’angoisse. Par contre, il faut dire que dans des endroits comme L’Auberge des 4 pattes, ils feront tout pour que votre ami poilu se sente bien et c’est même possible de lui louer un espace VIP! Say whaaaat!

Source : Giphy

Bref, mon chien va à la garderie et ça crée toute sorte de réactions autour de moi. Peu importe les opinions, ça fait réagir à tout coup! J’espère changer un peu la perception des gens sur l’importance de bien traiter nos animaux. Et je souhaite aussi qu’un jour notre société québécoise soit plus pet-friendly en autorisant les chiens à plus d’endroits et aussi en augmentant le nombre de ressources accessibles pour améliorer le bien-être de nos petits poilus, emboîtant ainsi le pas d’autres pays plus avancés à ce niveau!

Marianne

Ce que je ne savais pas

16 Nov

Je suis entrée dans la pièce d’un pas hésitant. J’étais nerveuse car je savais que notre rencontre était imminente. À l’exception de ton (très long) nom et des quelques informations chopées sur ton (très court) profil Facebook, je ne connaissais rien de toi.

Malgré mon romantisme légendaire, cela faisait longtemps que je ne croyais plus au coup de foudre. « Pour tomber amoureux de quelqu’un, il faut absolument le connaître depuis longtemps ! », c’est ce que je répétais à qui voulait bien l’entendre. Lire la suite

Le syndrome de l’imposteur

8 Nov

La pigiste que je suis a vécu de grands bouleversements au cours des dernières semaines. J’avais pris goût au linge mou, aux siestes de milieu d’après-midi et aux demandes urgentes qui me donnaient une si belle excuse pour ne pas avoir à sortir les soirs de semaine, mais voilà qu’une belle occasion d’emploi m’a été offerte sur un plateau d’argent. Je n’ai pas trop réfléchi, et j’ai dit oui.

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Fragile

11 Oct

La plupart du temps, je suis satisfaite de mes choix de vie et fière de mes accomplissements. Parfois, je me dis que je pourrais faire un peu plus, un peu mieux, comme tout le monde, quoi. Et puis arrive cette fameuse journée où plus rien ne va. C’est la journée de la flagellation mentale.

Me voilà donc condamnée, pour les prochaines heures, à ruminer, à angoisser, à me questionner et à douter. Un scénario qui m’est tellement familier que je pourrais bien suggérer à un réalisateur de le porter à l’écran. Après Orgueil et préjugés, voici Envie et complexe d’infériorité, un drame sentimental mettant en vedette Jenny Larouche, une jeune femme de 28 ans qui se plait à comparer ses succès avec ceux d’autrui sur la base d’éléments aléatoires et objectivement incomparables… et qui maîtrise parfaitement l’art de se faire mettre en échec par des adversaires imaginaires. Lire la suite

Le bouchon

28 Sep

Quelques mètres à la fois, on avance tranquillement, un à la suite de l’autre. Captifs, des milliers d’humains vivent la même chose au même moment sans aucune relation entre eux. Plus rien ne bouge. À l’horizon défilent à perte de vue les feux de circulation.  Respire. Le temps défile sous mes yeux, le sentiment d’impuissance est bien présent. Respire.

On fait tous des choix. Des grands, des petits, des impulsifs et des réfléchis. Il y a ceux qui ne changent rien, et ceux qui changent tout, sans même qu’on le sache. Le choix de l’endroit où l’on habite, le choix de carrière, le choix des enfants et de la vie de famille, autant de choix passés qui influencent nos matins, nos soirs, nos nuits.

Nous avons fait le choix de la banlieue, il y a déjà quelques années. Après la ville d’une époque et la grande nature isolée par la suite, il était impensable pour nous de nous séparer totalement de l’une ou de l’autre. Une petite maison, le fleuve tout près, aucun voisin et quelques minutes de route nous séparant de la ville. Ça semblait parfait. Idéal. Au départ, les heures et lieu de travail nous protégeaient du fléau circulatoire… rien n’est durable.

Nombreuses sont les matinées qui comportent inévitablement une séance de lenteur où l’impression d’être dépossédé de précieuses minutes est trop présente dans l’habitacle de la voiture. Otage de la route, j’observe les autres humains autour de moi, certains visages affichant stress et frustration, d’autres, beaucoup plus zen, semblant profiter d’un moment de solitude.

Photo par 云 陌 on Unsplash

Nous aurions pu faire le choix de la ville, utiliser pour la conscience personnelle et collective le transport en commun. Nous pourrions avoir choisi un autre travail, faire usage du vélo pour les déplacements. Malheureusement, le choix du lieu d’habitation a décidé du reste, les alternatives sont nulles. Coincée, le suis-je vraiment?

Respire. Les minutes défilent. Le retard semble inévitable. Un matin pire que les autres sur le trajet routinier. Monte le volume de la musique. Fais des étirements sommaire du cou. Réfléchis. Combien de fois dans une journée, dans une semaine suis-je réellement seule avec moi-même? Combien de temps est consacré à penser, à réfléchir et à ne faire rien d’autre que cette activité cérébrale? Trop peu.

Chaque choix apporte des conséquences. Dans la balance de ma vie, les quelques minutes de circulation pèsent-elles si lourd? Non. Mes priorités sont limpides. Je dois donc faire contre mauvaise fortune bon cœur, prendre ce temps et le transformer en temps de qualité avec moi-même. Musique, café (idéalement chaud) et contrôle de mes pensées. Focus sur ce que je contrôle vraiment, mon humeur, mes priorités, ma respiration, mon travail, mes choix, mon temps… ah ça!

Oh, ça avance! Remettre le discours intérieur à plus tard… le trafic sera encore là au retour.

Mariève

Ôde à mon métier

21 Sep

Il y a maintenant déjà 9 ans que je suis enseignante au primaire, en première année pour être plus précise. Mon père est un enseignant en éducation physique à la retraite, mon frère est enseignant de mathématiques au secondaire, ma belle-soeur est enseignante en 6ème année à la même école que moi, mon cousin enseigne l’éducation physique et plusieurs de mes meilleurs amis sont enseignants aussi. On peut donc dire que je baigne dans le monde de l’éducation souvent et depuis très longtemps.

Ça fait en sorte que j’oublie parfois que c’est un monde assez mystérieux pour plusieurs. Notre souvenir de ce qu’était l’école lorsque nous étions élève et la réalité de ce que c’est d’y travailler comme adulte est bien différente. En l’honneur de la rentrée, jai eu envie de démystifier mon métier en vous parlant des raisons pour lesquelles je l’aime.

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L’horaire

“On sait bien, les profs, vous avez 2 mois de vacances payées l’été!” On l’entend souvent celle-là! Malgré le fait que ce ne sont pas des vacances payées (On nous retire une partie de chacune de nos paies pendant l’année scolaire afin de financer notre été) et que ce sont 7 semaines et non 2 mois, c’est vrai qu’on a un bel horaire. Un horaire idéal quand on a une famille. C’est sûr, on travaille tous beaucoup plus que les heures qui nous sont allouées mais nous avons les mêmes congés que nos enfants. On peut les voir les fins de semaine, dans le temps des fêtes, l’été… La plupart du temps, je suis là pour le souper et je n’ai pas à me lever lorsque c’est encore la nuit.

Quand je suis débordée, stressée et découragée de la charge mentale qui vient avec mon travail et que je fantasme sur toutes les autres carrières qui auraient pu m’intéresser, je finis toujours par me dire que je n’aurais jamais un horaire aussi parfait pour ma famille.

La “non-routine”

Sérieusement… Comment vous expliquer à quel point chaque journée est une surprise? Bien sûr, les activités que je fais avec les élèves se répètent et se ressemblent. Oui, chaque journée est basée sur le même horaire de cinq périodes et je travaille dans la même classe avec les mêmes enfants à tous les jours. Mais, chaque journée est unique.

Je ne sais jamais quelle sera l’humeur de l’un ou de l’autre ce matin-là. Peut-être qu’Élizabeth se chicanera avec sa meilleure amie pendant la récréation ou qu’Anthony a perdu son chat hier. Peut-être aussi que Louis est vraiment heureux dans sa nouvelle famille qu’il se sent vraiment d’attaque aujourd’hui.

Je ne sais jamais totalement comment mes élèves réagiront quand je leur lirai une nouvelle histoire ou lorsque je leur expliquerai les prochains ateliers. Il y aura toujours des questions et, surtout, des commentaires pour me surprendre!

Je ne sais jamais qui m’apprendra des trucs que je ne connais pas sur les dinosaures, la chasse ou les jeux vidéos.

Je ne sais jamais combien de crayons, de gommes à effacer, de ciseaux, de casquettes ou même de souliers (!) seront égarés à chaque jour.

Je ne sais jamais si la photocopieuse, mon portable, la connexion internet ou les hauts-parleurs fonctionneront comme ils se doivent cette journée-là…

Bref, lorsqu’on travaille dans une école avec des petits humains, chaque journée apporte son lot de découvertes et d’étonnement.

Mon équipe

Je ne sais pas si c’est comme ça partout car je n’ai pas travaillé dans beaucoup d’écoles, mais mon équipe de travail est sans aucun doute l’une des mes plus grandes motivations. Je suis entourée de gens qui sont tous, à leur façon, passionnés et inspirants. Nous travaillons ensemble afin d’offrir le plus possible aux enfants qui fréquentent notre école. C’est vraiment beau de voir l’énergie que tous et chacun met afin d’atteindre notre but commun, la réussite et le bien-être des élèves. Les formations, les réunions, les discussions sans fin dans le cadre de porte, les heures supplémentaires bénévoles, les larmes versées, les tapes dans le dos et les comités pédagogiques n’en sont que quelques exemples.

Je pense vraiment que je fais partie d’une équipe exceptionnelle remplie de gens engagés et malgré la distance considérable qui sépare mon école et ma maison, jamais je n’envisage de changer de milieu. Il est non seulement plaisant d’y travailler, mais mes collègues sont aussi des gens avec qui il est agréable d’échanger, de plaisanter et de discuter dans un contexte personnel. En plus, j’ai la chance d’avoir, parmi tous ces collègues, de vraies amies avec qui partager mon quotidien.

Les enfants

Ah! Les enfants! C’est mon dernier point, mais il est de loin le plus important! Accueillir 19 (ou 20, 21, 22…) petites frimousses à chaque matin est définitivement ce qui rend mon travail aussi précieux. Leurs petites mains dans la mienne à la récréation, le sourire sur leur visage lorsqu’ils me racontent leur fin de semaine, les “Madame Émilie, je t’aime!” spontanés et leurs rires en cascade lorsque je fais le clown sont tous des petits bijoux qui parsèment mes journées. Mais, le plus inestimable dans tout ça, c’est de voir leur progression tout au long de l’année. Ils arrivent dans ma classe au mois de septembre, fraîchement sortis de la maternelle et lorsqu’ils me quittent en juin, ils savent lire et écrire. C’est tellement fantastique!

Entre les deux, nous aurons travaillé fort, nous nous serons amusés et surtout, nous aurons tissé des liens très forts. Mes élèves, je les aime d’amour. Même les élèves qui ne sont plus dans ma classe depuis plusieurs années sont encore “les miens” dans mon coeur. Je suis toujours heureuse lorsque je croise “mes anciens” et lorsque de leur côté ils éprouvent le même bonheur, je me dis qu’il n’y a rien de plus gratifiant.

Émilie

Fuck l’amour compliqué

20 Sep

À force de regarder des films et des séries télé, de lire des romans, bref, de consommer de la culture, on finit par penser que l’amour, c’est forcément compliqué, difficile, désespérant, douloureux à vous tordre les entrailles (quoi de mieux qu’une histoire d’amour qui finit mal?). Hé bien, non, ce n’est pas obligé de se passer comme ça. Maintenant que j’ai passé la mi-vingtaine, je dis : fuck le drama. Fuck l’amour compliqué.

Des fois, c’est le fun quand c’est simple.

Je ne dis pas de se « contenter » du voisin d’à côté qui n’est pas nécessairement fantastique mais juste assez cute pour que vous ayez envie de lui dire bonjour tous les matins. On n’est pas obligée de se jeter sur le premier venu simplement parce qu’on est « en mal d’amour », pour se rendre compte un mois plus tard que c’est la pire erreur de sa vie.

Donc, fuck l’amour compliqué.

Envoyons promener les gars qui ne répondent pas quand on les texte, quand on leur parle sur Facebook. Tu ne me réponds pas? Tant pis pour toi. J’arrête de me casser la tête, de me déchirer les tripes à essayer de comprendre pourquoi. Je te supprime de mes contacts, de mon Facebook si je le pense nécessaire, et je passe à autre chose. Si tu veux niaiser, on va niaiser à deux. Comme dirait Trudeau : Just watch me.

Tant qu’à y être, envoyons aussi promener les gars qui font des crises de jalousie aux cinq minutes quand ça fait un an, deux ans, qu’on sort avec eux. Si tu es incertain dans ta relation, si tu penses que tu n’es pas assez bien pour moi, ce n’est pas mon problème. Va travailler ton estime de toi, dude, et fiche-moi la paix. J’irai chiller avec mes amies pendant ce temps-là, et ne me rappelle pas quand tu auras réglé tes affaires. Ta chance est passée.

Célébrons plutôt les hommes qui respectent nos opinions, qui encouragent nos ambitions, qui nous répondent quand on les texte, quand on leur écrit, quand on les appelle. Bref, qui nous considèrent comme des êtres humains à part entière, comme leurs égales. Qui nous rendent la vie facile, et qui donnent vraiment l’impression que l’amour, c’est le fun. Ces gars qui nous font à souper, qui nous amènent des doudous quand on a froid, qui cherchent exactement le bon format de Pepsi pour qu’on en ait juste assez (allô, P.).

Être avec quelqu’un, ça ne devrait pas être aussi compliqué que Les Feux de l’amour. Ça devrait faire du bien. Ça devrait être rassurant, réconfortant, et en même temps juste assez déstabilisant pour garder les papillons au ventre.

Choisissons quelqu’un qui nous fait sentir bien, qui nous respecte. Qui nous présente à sa famille, à ses amis tout à fait relax parce qu’il a confiance qu’on ne lui fasse pas honte.

Bref, laissons tomber les histoires compliquées.

La vie est assez compliquée comme ça, on n’a pas besoin d’en rajouter.

Anne-Sophie

P.S. Je parle des hommes, mais c’est simplement parce que mon expérience personnelle inclut seulement des relations hétérosexuelles. Je suis bien consciente qu’il existe des situations où c’est la personne s’identifiant comme femme qui adopte les comportements que je dénonce ci-haut. Bref, peu importe votre orientation et vos expériences, j’espère que vous pourrez vous reconnaître dans ce texte. 

P.P.S.: Je suis aussi consciente qu’il peut être difficile de se sortir d’une relation malsaine. Loin de moi l’idée de culpabiliser celles et ceux qui sont aux prises avec ce type de relation! Simplement, lorsqu’on commence une nouvelle fréquentation, on peut essayer de faire mieux… et plus simple!

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