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Parce que les vacances, c’est pas optionnel

20 Juil

Comme l’a fait remarquer ma collègue et amie Jenny dans son plus récent billet, on a parfois l’impression que les vacances, c’est juste une option. Quelque chose qui pour ceux qui ont le temps de se la couler douce. Ce n’est pas pour les travailleurs autonomes ni pour les étudiants, oh que non! Depuis cinq ans, je n’ai pas pris de vacances d’université. Cette année, j’ai décidé de prendre deux mois off, parce que prendre de vacances, ça ne devrait pas être optionnel.

Il y a quelques mois à peine, je vous aurais dit que les vacances, ce n’est pas obligatoire. Mais ce printemps, ma psy m’a dit que j’étais « au bord de l’épuisement professionnel ». Probablement le résultat de mes cinq ans de suite sans vacances d’été… ou vacances tout court. Donc, avant que mon quasi-burn out en devienne un en bonne et due forme, j’ai décidé de prendre des vacances.

Prendre des vacances, ce n’est pas pour les nuls ou les faibles, contrairement à ce que tout le monde veut nous faire croire -et le milieu universitaire dont je fais partie ne fait pas exception à la règle, loin de là. Les vacances, c’est pour les nuls, ou alors, c’est un luxe pour les salariés. Étudiants et indépendants, à l’ouvrage! Pas de temps à perdre avec le repos.

Alors, je me suis obstinée à travailler tous les étés, sans arrêt depuis 2012, jusqu’à ce que je n’arrive plus à me concentrer suffisamment pour travailler plus de dix minutes à la fois. Oui, dix minutes à la fois, et ça me prenait tout mon courage.

Donc, me voilà, avec deux semaines de vacances dans le corps, et je me rends compte que les vacances, non, ce n’est pas optionnel.

Les vacances me montrent bien, maintenant, à quel point j’étais fatiguée. À trop rouler sur mes réserves, je ne m’apercevais pas de l’ampleur de mon épuisement. Je ne me rendais plus compte que je faisais en deux jours ce que j’aurais pu faire en quelques heures, il y a deux ou trois ans. Je pensais que j’étais reposée le matin en me levant, alors que j’étais toujours aussi fatiguée que la veille. Je ne m’en préoccupais pas: je serrais les dents, et je passais à travers la journée.

Prendre des vacances me montre aussi que des objectifs, ça doit être flexible. Quand bien même que mon plan de travail pour les trois prochaines années ne serait pas prêt tout de suite, qui est-ce que ça dérange? Anyway, il va changer 300 000 fois d’ici à ce que je finisse ma thèse. Alors, attendre en septembre pour faire ça, c’est tout sauf grave. Personne ne fera une crise cardiaque pour si peu -même pas moi!

Luca Bravo

Hé oui, prendre des vacances, ça fait « perdre du temps ». Mais est-ce vraiment perdre du temps que de s’amuser un peu, de profiter du soleil, de voir la mer? Je ne pense pas.

Morale de l’histoire: prenez des vacances, même si vous rongez votre frein en attendant de recommencer. Vous finirez par apprendre à vous détendre -c’est long, mais on y arrive (je commence presque à relaxer, c’est dire!).

Après tout, c’est à ça que ça sert, les vacances. Se détendre un peu les muscles. Se tranquilliser le cerveau.

Surtout, ça ne fait vraiment pas de tort.

Anne-Sophie

Vacances, vous avez dit vacances?

13 Juil

Parmi les nombreuses choses qui ne me font vraiment pas triper dans la vie, il y a les vacances. Ben oui. Enfant, j’appréhendais la fin des classes. Pour moi, les vacances estivales étaient synonyme d’ennui. Vingt ans plus tard, les choses n’ont pas vraiment changé.

 

Certains diront que, si je raisonne ainsi, c’est parce que ma vie doit être plate en maudit. Il est vrai que le travail est un élément central dans ma vie, mais je te rassure, mon quotidien n’est pas plus plate que le tien ou celui du voisin. J’aimais étudier quand j’étais étudiante; maintenant, j’aime travailler, surtout depuis que je le fais pour moi, de façon autonome. Pis, des fois, c’est dur de décrocher.

Comme en ce moment.

En ce moment, je suis en train d’essayer de trouver toutes les excuses possibles et imaginables pour ne pas avoir à rédiger un beau petit message d’absence, fermer l’ordi et juste relaxer. Alors, ce mois-ci, j’ai décidé de mettre mes principales excuses sur papier et de trouver un contre-argument pour chacune d’elles. Qui sait, peut-être que j’arriverai à me convaincre, au terme de cette discussion enflammée avec moi-même, que les vacances, ce n’est pas aussi terrible que je pense.

5- Je n’ai rien de prévu

Qui dit vacances dit escapade. Ah, vraiment? C’est vrai qu’a priori, c’est ce qu’on pourrait croire quand on voit tous ses contacts Facebook publier des photos d’endroits exotiques où ils ont passé leurs dernières vacances. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas prévu d’aller escalader le Machu Picchu cet été ou même d’aller rendre visite à sa grand-tante qui demeure à une demi-heure de route de chez soi qu’on doit forcément renoncer à s’accorder un peu de bon temps. Tes vacances, tu peux très bien les passer devant ton ordi à regarder Netflix ou sur ton balcon à juger les passants. Bon, affaire réglée. Au suivant!

4- Je ne suis pas vraiment fatiguée

Qui a dit qu’il fallait avoir la langue à terre pour s’accorder un peu de répit? Au contraire, si tu as suffisamment d’énergie pour t’adonner à tes activités préférées, le moment est tout indiqué pour le faire. On dit souvent que les vacances, c’est fait pour recharger ses batteries, mais pourquoi attendre qu’elles soient à plat? L’absence de fatigue est généralement un bon indicateur que ta santé globale se porte bien, alors de grâce, cesse de culpabiliser à propos de ça et profite-en.

Crédit : Lifetime Giphy

3- Mes clients vont être dans le trouble

Ça, c’est l’ego qui parle. Fort.

Bon, je l’admets, certains clients sont vraiment dépendants de leurs fournisseurs de services et ne manquent pas de leur dire à quel point ils sont indispensables. Ça m’est arrivé l’autre jour, d’ailleurs. *se frotte les jointures sur le haut du chest* Mais là, il faut redescendre sur Terre un peu. Tes clients, ils sont majeurs et vaccinés. S’ils ont pu survivre avant de connaître tes services et d’y avoir recours, ils pourront certainement se débrouiller si tu disparaissais pendant une semaine ou deux. À ton retour, ils trépigneront de bonheur et ne manqueront pas d’encenser encore plus ton travail. Voilà. Ton ego est sauf, chère.

2- Je n’ai pas atteint tous les objectifs que je m’étais fixés

Traduction : je ne mérite pas de me reposer. Pour pouvoir souffler un peu, il aurait fallu que j’accumule quelques centaines de dollars de plus par mois. Ou que j’élargisse mon bassin de clients. Ou que je fasse plus d’efforts pour promouvoir mes services. Ou que sais-je encore. Bref, il aurait fallu que tout se passe comme prévu, qu’aucun obstacle ne se dresse sur ma route, que je sois toujours à mon meilleur et que je sois parfaite. Ben tu sais quoi? La perfection n’est pas de ce monde. Si tu attends d’y accéder pour te gâter, tu risques d’attendre longtemps.

1-Je vais perdre de l’argent

C’est vrai que nous, travailleurs autonomes, devons prendre des vacances à nos frais, contrairement à nos amis salariés. Et c’est vrai que, parfois, le budget est un peu serré, de sorte qu’on peut s’interroger sur le niveau de risque associé à une semaine de farniente. Vais-je le regretter le mois prochain, quand j’aurai à choisir entre acheter un rouleau de Scott Towels ou un pot de beurre de pinottes? Bon, j’exagère un peu, mais toujours est-il que ces questionnements sont tout à fait légitimes, du moins, dans mon cas.

Ceci dit, techniquement parlant, de l’argent, j’en perds pas mal tout le temps. J’en perds lorsque je jase de problèmes de traducteurs avec une amie sur Facebook pendant les heures habituellement consacrées au travail. J’en perds lorsque je relis mes textes pour une énième fois avant de les envoyer. J’en perds lorsque je commande une pizza, et encore plus quand je prends un extra sauce. Bref, je suis pas mal convaincue que, si je faisais des efforts conscients pour réduire au maximum le temps perdu et les dépenses superflues pendant, disons, un mois, je pourrais largement compenser pour l’argent potentiellement perdu pendant mes vacances.

***

Et maintenant, la question qui tue : ai-je réussi à modifier ma perception des vacances? Un peu. Assez pour prendre une semaine off? Bon, là, il ne faudrait tout de même pas exagérer. Je suis casanière, moi, et mes habitudes, bonnes ou mauvaises, sont dures à changer. Ceci dit, je m’engage officieusement à essayer (l’italique est important, ici) de m’accorder quelques jours de repos cet été. J’arrive de Montréal; je vais peut-être y retourner. Ou peut-être que je vais simplement sortir sur le balcon, m’asseoir, me croiser les bras et profiter de l’instant présent. C’est quelque chose que j’oublie de faire trop souvent.

Jenny xx

Mon alter ego

14 Juin

Pas plus tard qu’avant-hier, j’ai écrit à ma rédactrice en chef pour lui dire que je ne pourrais pas publier ce mois-ci. Un million d’affaires à penser, mais la tête vide. Trop stressée. Ben oui. C’est comme ça que je réagis face au stress, moi. Tel un lièvre au milieu de la 20 qui voit un char s’en venir à vive allure, je fige. Ou ben je me mets à courir dans le mauvais sens.

Lors de notre première rencontre, ma psy m’a demandé si je vivais bien avec le stress. Pour vrai, je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là. Le stress, c’est comme mon alter ego. D’aussi loin que je me souvienne, il a toujours fait partie de ma vie. Parfois, il se terre dans un petit coin et se fait discret pendant un temps. Puis, il décide qu’il en a marre d’être dans l’ombre et il vient se mettre sous les feux de la rampe, pour être bien certain que tout le monde le voie et sache qu’il est là. Je pense qu’il souffre d’un grand manque d’attention, mon stress. Lui aussi, il devrait aller consulter.

Des fois, je suis capable de mettre le doigt sur le bobo. C’est le cas en ce moment. Je travaille beaucoup, et j’ai un déménagement qui s’en vient. Pis moi, le changement, j’aime pas ben ben ça, t’sais.

D’autres fois, le stress se pointe sans raison apparente. Un peu comme un mononcle qui n’a pas donné de nouvelles depuis des mois et qui décide de s’inviter à souper un lundi soir, sans même t’appeler avant. C’est tannant, c’est déboussolant, pis ça gâche le reste de la semaine.

Loin de moi l’idée de rejeter la faute sur qui que ce soit, mais il faut quand même dire que j’ai un bagage génétique assez rock ‘n’ roll merci. Le stress, la détresse psychologique, c’est monnaie courante dans ma famille. Nous autres, le cancer, l’arthrite pis le diabète, on ne connaît pas ça. Par contre, des dépressions, des burn out, des troubles de la personnalité, en veux-tu, en v’là.

Sachant cela, j’essaie de porter une attention particulière à mon mental, à plus forte raison depuis que je travaille à mon compte. Pourquoi? Parce que je suis seule 98 % du temps. C’est un choix que j’ai fait et je l’assume totalement. Toujours est-il que le risque de sombrer est bel et bien présent. Je n’ai ni collègues ni colocs qui pourraient me faire remarquer que mon comportement a changé, que je ne suis plus la même qu’avant. Du coup, des fois, je me lève de ma chaise, je me regarde dans le miroir et je me dis : « Eh, ma chouette, ça va-tu? Regarde-moi. Ça va-tu vraiment? »

Si la réponse est oui, parfait, on continue comme ça. Dans le cas contraire, je m’oblige à prendre le téléphone et à aller jaser avec quelqu’un. Pas demain, pas le mois prochain; tout de suite. Je l’ai fait plus d’une fois, et je n’hésiterais pas à le refaire au besoin. C’est tellement, tellement important.

Mon ordi ne serait pas content de m’entendre dire ça, mais ma tête, c’est mon principal outil de travail. Faut que j’en prenne soin. De la même façon que je fais nettoyer mon ordi une couple de fois par année, je m’assure de faire le ménage dans ma tête de temps en temps. Y a-t-il quelque chose que je traîne et que je devrais laisser derrière moi? Un souvenir pénible, un mauvais sentiment, une vieille rancœur? Des fois, je fais une reine des Neiges de moi-même et j’arrive à me libérer de ce qui me pèse. D’autres fois, j’ai beau essayer, ça ne fonctionne pas. Et c’est à ce moment-là qu’il est essentiel de lâcher prise. Tu ne veux pas t’en aller, mister Stress? Correct. Fais-le, ton show. Le jour où tu vas te rendre compte qu’il n’y a plus personne pour t’applaudir, tu vas ben finir par aller voir ailleurs. Sois sûr d’une chose, c’est que je n’y serai pas.

Jenny

Ces petits et gros travers qui me sont salutaires

18 Mai

Assumer pleinement ses défauts, c’est toujours plus drôle que de chercher à les camoufler. C’est pourquoi je vous présente aujourd’hui un condensé des principaux traits de personnalité qui font de moi une femme imparfaite et une travailleuse épanouie. Parce que oui, c’est possible de tirer parti de ses imperfections. C’est même le fun.

 

J’ai une tête de cochon.

C’est beau de me voir aller lorsque je dois prendre une décision. Je demande conseil à tout le monde et, au final, je n’écoute personne. On me dit blanc, je dis noir. On me dit de prendre mon temps, je fonce tête baissée.

Cela dit, cet esprit de contradiction m’a été fort utile lorsque je me suis lancée à mon compte. Plusieurs me disaient que je n’étais pas suffisamment expérimentée. Que je devrais me laisser le temps d’apprivoiser mon métier. Oh, come on. Un métier, ça ne s’apprivoise pas; ça s’acquiert. J’ai tellement bien fait de ne pas écouter ceux qui prétendaient le contraire.

 

J’ai un peu (beaucoup) de misère avec l’autorité.

Pas pour rien que je n’ai jamais su garder un poste bien longtemps en entreprise. Les patrons et les gestionnaires me donnent de l’urticaire. En tant qu’employée, j’étais constamment tiraillée entre la volonté de leur plaire et l’envie de les envoyer promener. Envie que je devais réprimer, bien entendu, ce qui avait souvent pour effet de décupler ce sentiment d’animosité. Me faire dire quoi faire et, surtout, comment le faire? Non merci.

Être ma propre patronne me permet de faire les choses à ma manière, sans compromis. Mais toute médaille a son revers; je suis intransigeante, impitoyable et inflexible. Probablement pire que les pires boss que j’ai eus.

Je doute. De tout. Tout le temps.

J’essaie de ne rien tenir pour acquis, pas même les faits les plus banals maintes fois avérés. J’aime les théories alternatives. Je suis méfiante, critique, sceptique. Il n’y a pas si longtemps, l’un de mes passe-temps favoris consistait à remettre en question certains fragments de l’Histoire telle qu’elle nous est racontée sur les bancs d’école. Mes proches n’en pouvaient plus.

Mais ça, cet esprit critique qui frise la paranoïa, c’est merveilleux pour une traductrice! C’est même une nécessité. Je suis sûre à 99 % du sens attribué à tel terme dans tel contexte? Le 1 % de doute qui subsiste va m’inciter à consulter un ouvrage de référence. Tel mot était critiqué la dernière fois que je l’ai croisé dans un texte? Je vais aller vérifier si c’est toujours le cas. T’sais, des fois que.

 

Je suis un p’tit peu obsessive…

Dans mon frigo, c’est comme à l’épicerie : tous les condiments sont placés de manière à ce que je puisse lire la marque du produit plutôt que l’étiquette de la valeur nutritive. Dans ma bibliothèque, les livres sont classés du plus gros au plus petit. Dans ma pharmacie, ben, vous l’aurez compris : les crèmes analgésiques ne sont certainement pas rangées sur la même tablette que les sirops pour la toux.

Dans ma vie professionnelle, c’est un peu pareil. Chaque chose à sa place, chaque chose en son temps. J’ai adopté une technique de travail pour être certaine de ne rien laisser au hasard. Et, bien entendu, je relis mes textes deux fois plutôt qu’une avant de les envoyer. Bon, okay. Cinq-six fois, mettons.

 

… et maladivement compétitive.

Une fois, au secondaire, j’ai obtenu 92 % à un examen d’histoire. J’étais super contente de mon résultat… jusqu’à ce qu’un collègue de classe m’annonce, tout sourire, qu’il avait eu 94 %. Je lui aurais pété une dent.

Oui mais Jenny, ça fait presque 15 ans de ça, me direz-vous. T’as probablement gagné en maturité depuis le temps. Ben, en fait… non. Sur cet aspect-là, pas vraiment. Je suis toujours obsédée par cette volonté d’être la meilleure dans tout ce que je fais. Maintenant que je ne suis plus en compétition avec les autres, l’un de mes défis consiste à être bonne joueuse et à accepter, parfois, de n’être pas toujours égale à moi-même.

Je vous laisse sur cette citation de Vince Lombardi que j’ai collée bien en vue dans mon bureau et qui résume plutôt bien ma philosophie :

« La perfection n’est pas atteignable, mais si nous visons la perfection, nous pourrons atteindre l’excellence. »

Jenny xx

Stop ou encore

12 Mai

« Stop ou encore », c’est la question que je me pose tout le temps. Stop le travail, ou encore deux ou trois textes à lire? Stop le zieutage sur Facebook, ou encore cinq minutes au cas où j’aurais raté quelque chose? Stop la thèse pour l’été, ou non, encore une petite shot avant d’arrêter?

Stop ou encore, c’est le refrain perpétuel d’une vie qui va de plus en plus vite. D’une existence qui me semble passer toujours en fast forward, à attendre quelque chose d’autre, quelque chose de plus. C’est le bruit de fond omniprésent d’un monde qui a élu la productivité et la performance comme ses valeurs-maîtresses.

Le plus souvent, c’est le « encore » qui gagne. Envoye, t’es capable. Capable d’en prendre. Capable de travailler quatorze heures par jour. Capable de ne jamais prendre une journée off. Capable de te priver de tes amis, parce que tu n’as pas le temps, trop d’ouvrage à faire. À quoi ça sert, de toute façon, des amis, une famille? Ça te fait perdre du temps productif sur autre chose.

Bien entendu, ce n’est pas vrai. À un moment, on n’est plus capable. À un moment, le cerveau s’embrouille, même si on essaie de le pousser, de le convaincre qu’il a encore du jus. À un moment, il n’y en a plus.

Il n’y a plus de force dans le cerveau, dans le cœur, dans le corps.

À ce moment-là, il faut savoir s’arrêter.

Le « stop » est nécessaire, pour que le « encore » ait un sens.

Stop5

Je ne l’ai pas compris avant tout récemment. Je me disais que j’étais capable. Que m’arrêter, avouer que j’étais fatiguée, était une manifestation de faiblesse.

Je ne voulais pas être faible. Je ne voulais pas montrer que l’université me demandait beaucoup d’énergie. Je voulais avoir l’air solide et invulnérable. Je m’en fichais d’être blême, d’avoir les yeux cernés, de ne presque rien faire d’autre que de travailler.

Je ne suis pas faible. Je suis solide, oui, mais pas invulnérable.

Ça m’a pris longtemps à le comprendre.

Ce n’est pas d’être faible que de reconnaître qu’on a besoin de repos.

Décider de dire « stop », de prendre des vacances, c’est me choisir, moi. Ce que j’aime faire, ce que je suis, quand je ne travaille pas.

Et si je ne le savais plus?

C’est bien ça le drame du travail à tout prix : quand on arrête, on ne sait plus ce qu’on est. Ce qu’on aime vraiment faire.

Cet été, j’y réfléchirai. Qu’est-ce qui me rendait heureuse, avant que l’université s’immisce dans chaque sphère de ma vie? Qu’est-ce qui occupait mes journées, avant que mon mémoire, ma thèse ne prennent toute la place?

J’aimais jouer au tennis avec mon frère. Marcher au bord de l’eau avec mon meilleur ami ou ma mère. Rouler en voiture la nuit. M’asseoir au soleil.

C’est un bon début, n’est-ce pas?

La suite, ce sera de dire « stop » plus souvent.

Ça, c’est un bon défi.

 Anne-Sophie

* Si vous avez en tête la chanson de Plastic Bertrand, je m’en excuse. J’ai un peu (pas mal) fait exprès. 😉

Billet commun: Nos rituels santé/bien-être

1 Mai

Prendre soin de soi, c’est pas toujours facile: avec les exigences du travail, de l’école, des relations personnelles, de la famille, on se sent souvent tiraillées, et avoir du temps pour soi peut sembler un luxe rare. En fait, c’est surtout une habitude à prendre! Pour vous aider, nos louves vous présentent leurs rituels santé/bien-être favoris.

 

Laurie ❤

 

Moi, Laurie, 27 ans, je l’avoue : je suis difficile à suivre. Entre les rendez-vous, les amis, les sorties, l’amoureux, le travail normal, le travail bénévole, le travail autonome (oui…), y’a des fois les nerfs qui pètent un câble. Ma soeur Marieve m’a déjà dit quelque chose que je n’oublierai jamais : « Ça doit te prendre beaucoup d’énergie par en-dedans pour que tu aies l’air pas stressée en-dehors ». J’ai appris par la suite le concept d’anxiété et reconnu certains signes de celle-ci chez moi. En réfléchissant à ce qui m’aidait à me calmer, j’ai trouvé ma recette toute simple. Je dors 8-9 hres, je me réveille tôt, en prenant bien le temps de m’ouvrir les yeux et je pars vers 6 h faire du sport. Faire le point. Vider toute cette tête bien pleine et ce corps qui ne peut en prendre plus. Je reviens à la maison et j’accompagne le tout d’une longue douche chaude. Tout va tellement mieux ensuite, quand je déjeune avec mon chéri!

 

Marianne ❤

 

La routine et moi ça fait deux! Pourtant, j’ai essayé! Mais c’est comme si c’était elle qui ne voulait pas de moi. En plus, je suis vraiment le genre de fille qui se «prend en main» le lundi matin et laisse tout tomber le mardi soir! Je connais tous les trucs de santé/bien-être, mais je ne les applique jamais assez longtemps pour qu’ils puissent se mériter le titre de «rituel». J’ai quand même deux incontournables qui sont non-négociables. JAMAIS, au grand jamais je n’accepterais de vivre dans une maison sans bain! Prendre un bain est pour moi LE moment le plus relaxant de ma journée, j’oublie tout, je relaxe, personne ne vient de déranger. Mon autre rituel, c’est mes deux semaines de vacances l’été avec mon conjoint, notre tente et nos sleeping bags. Pendant ces deux semaines, je fais des trucs hyper quétaines, comme toucher un arbre, sourire en regardant dans les airs, déblatérer pendant 15 minutes sur l’effet du vent dans mes cheveux, fixer le feu le soir comme hypnotisée, parler aux papillons. J’ai besoin de ça pour être heureuse, un bain, des arbres pis des papillons!

 

Jenny ❤

 

Mon rituel bien-être se résume en deux mots : spa ionique. Une fois par mois, je vais me faire mariner les pieds dans un bassin d’eau salée à l’intérieur duquel on plonge une électrode qui envoie des ions dans chaque partie de mon corps. Une petite demi-heure de ce traitement, et je me sens comme neuve. Normal; toutes les toxines accumulées dans mon corps sont ainsi éliminées, et ce, sans effets secondaires. Je vous le dis, c’est magique! Ce traitement est encore méconnu, mais quelques spas spécialisés le proposent déjà à leurs clients. Ça vaut la peine de se renseigner!

Crédit : luizstocklerstudio

 

Marie-Andrée ❤ 

 

Je n’ai pas de rituel bien-être quotidien, mais j’essaie de respecter quelques principes qui m’aident à garder le cap. Tout d’abord, je me fais un devoir d’éviter les nuits trop courtes. Pour moi le sommeil est primordial et une fois endormie, s’il vous plaît ne me réveillez pas. Ensuite, j’essaie d’avoir une alimentation saine et variée, car c’est le carburant que je donne à mon corps et qui me permet de bien fonctionner. Le troisième et non le moindre, fermer la switch “travail” le soir et la fin de semaine. Tout simplement pour décrocher, faire le plein d’énergie et pouvoir me consacrer pleinement au travail les jours de semaine. Mais mon principe de bien-être le plus important est l’équilibre et le lâcher-prise. S’accorder des petits plaisirs et accepter qu’on ne puisse pas tout contrôler. Ce n’est pas toujours facile, mais ô combien bénéfique!

 

Anne-Sophie ❤

 

Les routines, les rituels et autres patentes du même style, c’est vraiment pas mon genre. Mais s’il y a une chose à laquelle je fais attention dans la vie, c’est mon sommeil. Je me suis donc créé un petit rituel, pour conditionner mon cerveau à se mettre au ralenti avant d’aller au lit. D’abord, je n’utilise jamais mon ordinateur durant la soirée. Ensuite, au moins une heure avant de dormir, j’éteins mon cellulaire. Après, j’écoute la télé ou je lis, deux activités qui me permettent de relaxer mes neurones surchauffés. Je vous le dis, il me faut beaucoup moins de temps pour m’endormir depuis que j’ai mis sur pied cette routine ultra-simple!

 

Laura ❤ 

 

Je dois avouer que j’ai bien ri quand j’ai pris connaissance des textes des autres louves… car pour moi aussi le sommeil est primordial, mais voilà que depuis 6 mois, il en mange un coup mon sommeil, avec bébé. Pour y remédier, j’ai appris les bienfaits des « power naps ». À chaque fois que je vais coucher bébé pour une sieste, je prends un 10-15 minutes pour la bercer et du même coup fermer l’oeil. Un petit roupillon qui nous permet en plus d’être en communion! Je crois que la clé pour être en santé, c’est d’être équilibré. Une amie m’a déjà dit: « En congé de maternité, tu n’as même pas le temps de bien manger! » Et bien pour moi, c’est une nécessité! Je PRENDS le temps de manger trois bons repas par jour. Et le rituel dont je ne pourrais plus me passer? La douche avec mon amoureux. Tous les soirs, on s’enferme dans la salle de bain, on se met à jour, à nu. On se raconte, on discute, on se retrouve.

 

Pascale ❤

 

À défaut de faire preuve d’originalité, le sommeil est mon meilleur ami ! Ce n’est même pas un caprice, c’est seulement une nécessité pour arriver à fonctionner. Un minimum de 7 heures par nuit, non négociable. Je préfère de loin me coucher tôt et me lever également tôt. En semaine, mon réveil sonne à 5h15 pile-poil. J’aime prendre mon temps et débuter ma journée calmement. Le yoga et la méditation ont également une grande place dans ma vie. J’essaie d’en faire tous les jours, même si ce n’est que pour quelques minutes. Ça remet les pensées en place et m’apporte une grande sérénité. (L’application mobile CALM est tout simplement merveilleuse pour méditer!) À mon avis, prendre du temps quotidiennement pour me recentrer, c’est définitivement une source de bonheur.

Créit : Giphy | Anchor Point

 

Mariève ❤ 

 

Routine, routine, la mienne ne rime pas nécessairement avec santé et beauté au quotidien! Le sujet du billet commun m’a par contre permis une petite réflexion et je tenterai de remettre en place certaines habitudes un peu abandonnées au cours de l’hiver! Premièrement, le plein-air. J’ai besoin de l’air frais, d’être dehors et ce, un peu à chaque jour. Le travail ne me le permettant pas, je dois m’imposer ces précieuses minutes à l’extérieur. Deuxièmement, respirer. Souvent, quand le rythme d’une journée est affolant, prendre une seule minute pour respirer, c’est magique! L’oxygène, c’est essentiel! Deux choses que je vais tenter de combiner à nouveau à mon sport quotidien, pour être bien dans mon corps et dans ma tête!

 

Et vous, quels sont vos rituels santé/bien-être préférés?

La meute

Famine ou festin

19 Avr

L’année avait commencé lentement; normal. En janvier, on a tous l’esprit embrumé par les parfums de menthe poivrée et les restants de dinde farcie. En février, ça a décollé. Les mandats rentraient à la pelle, si bien que mon chiffre d’affaires a dépassé mes plus folles attentes. Ça y est, ma grande, t’es partie pour la gloire, que je me suis dit. Puis, le mois de mars est arrivé, et j’ai déchanté.

 

T’sais, t’as beau rouler à 120 km/h et avoir assez d’essence pour te rendre à destination, t’es jamais à l’abri d’une crevaison. Ben c’est un peu ça qui est arrivé.

Je me suis tourné les pouces pendant la quasi-totalité des deux premières semaines du mois, espérant vainement recevoir ZE mandat qui me permettrait de renflouer mes coffres. Au cours de ces 15 jours qui ont semblé durer une éternité, j’ai eu quelques petits contrats, mais rien pour se péter les bretelles ou espérer manger autre chose que du Kraft Dinner la semaine d’après. Et dire que j’avais commandé du resto trois jours de suite au début du mois. Force est de constater qu’ils avaient raison, ceux qui affirmaient que dans ce monde-là, c’est tout ou rien. Famine ou festin.

Crédit : Giphy

Une amie dont j’admire l’optimisme m’a suggéré de voir cette période creuse comme des vacances. Pas fou, comme idée. Sauf que je n’ai guère l’habitude de passer mes vacances à faire des allers-retours entre Netflix et ma boîte courriel, les fesses résolument scotchées à ma chaise d’ordi. Et puis, un moment donné, ça va faire, l’oisiveté. Une journée à se la couler douce, c’est bien. Une dizaine, voire une quinzaine de suite, ça commence à peser lourd sur le moral.

Il fallait que je m’occupe, ou j’allais devenir folle. Au bout de quelques jours, j’ai sorti tout ce qu’il restait de flocons d’avoine dans le garde-manger et j’ai fait une grosse batch de muffins. J’ai proposé mes services à des clients potentiels. J’ai jasé avec une collègue traductrice des enjeux de la profession et j’ai lu pas mal d’articles sur l’actualité locale et internationale. Faute d’être fortunée, j’allais au moins être cultivée.

C’est assez démoralisant de rembourser une bonne partie du montant accumulé sur ta carte de crédit et de devoir la remplir à pleine capacité le mois suivant. Pourtant, c’est une réalité à laquelle sont confrontés de nombreux pigistes, et d’après ce que j’ai pu voir et entendre, l’expérience et les compétences n’ont pas grand-chose à voir là-dedans.

Je ne sais pas trop si ça me rassure ou si ça me décourage de savoir que même les pigistes chevronnés, reconnus comme des sommités dans leur secteur d’expertise, vivent des périodes creuses de temps en temps. Le 8 avril dernier, mon entreprise individuelle a célébré son premier anniversaire. J’ai encore beaucoup à apprendre, autant sur les rudiments de ma profession que sur la gestion budgétaire. C’est tellement tentant de se gâter et de faire des dépenses pas très raisonnables et assez peu rationnelles lorsque le mois a été lucratif et que l’argent rentre à flots. On se dit qu’on le mérite, et avec raison. Mais rien ne garantit que ça ira aussi bien le mois suivant. Dans le merveilleux monde de la pige, un accident est si vite arrivé. Aussi bien jouer de prudence et garder ses économies, aussi modestes soient-elles, pour pallier les imprévus.

Même si je ne changerais ma situation pour rien au monde, je l’avoue; des fois, je suis jalouse de mes amis salariés qui reçoivent leur paie aux deux semaines. Qui n’ont pas à se demander si tel client réglera sa facture avant que le proprio encaisse le chèque du loyer. Ou si tel autre client réglera sa facture tout court.

Aux alentours du 20 mars, le vent a commencé à tourner, et ça a redécollé tranquillement pas vite. Je maintiens grosso modo la même vitesse de croisière depuis le temps. Je suis comme la p’tite mémé qui active le régulateur de vitesse à 70 km/h sur l’autoroute. Ça roule, mais ça roule lentement. Sauf que, contrairement à mémé, j’ai des réflexes bien aiguisés. Je suis prête à enfoncer l’accélérateur n’importe quand. En attendant, je profite du paysage. Et de mes muffins.

Jenny xx

Une professionnelle maman ou profession : maman ?

5 Avr

La fin de vingtaine et le début de la décennie suivante sont une période particulièrement décisive dans la vie. La fin des études, l’envie de voyage, le début d’une carrière ou l’installation lente d’une vie « d’adulte », autant de choix s’offrent pour l’avenir. Dans cette pléthore d’opportunités, une question s’impose parfois d’elle-même: une carrière, une famille, les deux?

Avoir un enfant, c’est parfois planifié… ou pas… ou presque. On peut prévoir le projet, mais rarement le délai. Quant à la carrière, le chemin vers l’accomplissement est parsemé d’imprévus et d’opportunités. Quand nos jeans se sont usés pendant de longues années sur les bancs d’école et que, ô grand bonheur, les portes d’une carrière prometteuse s’ouvrent, la motivation professionnelle est à son paroxysme. On s’investit souvent sans compter, pour prouver aux autres et pour se prouver notre valeur. Ces paradoxalement dans ce même laps de temps que la petite graine d’idée familiale commence à germer lentement. Chaque année compte pour une femme… il paraît qu’il y a une date de péremption sur la capacité d’enfantement! Et elles passent vite ces années!

Rapidement, on arrive à la croisée des chemins, ma carrière ou une famille? C’est possible de faire les deux?

Bébé #1 s’est installé doucement au printemps. L’annonce de sa venue était un grand bonheur, mais comme toute première grossesse, un petit bagage d’inquiétudes et d’incertitudes s’installait aussi. Je suis passionnée par mon travail et j’ai la chance d’occuper un poste me permettant d’être constamment en développement de projet. L’arrivée d’un petit être signifiait de mettre sur pause ma carrière dans laquelle je m’investis avec ardeur, et de peut-être, laisser passer des opportunités pendant mon absence. Mon cœur me disait pourtant que l’humain en construction dans mon bedon était la véritable priorité, et que rien d’autre n’aurait d’importance tant que lui, son papa et moi étions ensemble et en santé.

Crédit : SimplyCasual

Ce questionnement est celui de nombreuses femmes à cette étape de vie, si l’on en croit un sondage d’une valeur scientifique inexistante réalisé sur les réseaux sociaux, par ma petite soeur, interpelée elle aussi par cette question. Le potentiel papa, malgré tout l’avancement dans le dossier des congés parentaux, ressent probablement moins cette pression. L’impact sur la carrière est souvent moindre, l’absence au travail étant plus courte ou davantage planifiée. C’est une décision importante que celle de fonder une famille, et le désir de s’y engager est fort, mais je constate qu’il semble complexe de s’investir à 100% dans deux projets aussi opposés.

Deux années ont passé depuis l’annonce de l’arrivée de fiston. Je suis de retour au travail, aussi passionnée qu’avant ce congé d’un an dont j’ai profité pleinement. J’ai toujours la chance d’occuper un poste qui me convient et qui me permet de m’accomplir. Un malaise revient toutefois quand, des collègues ou des patrons me pose la question: «Tu en veux un autre? Quand?». Bien que mes relations de travail soient très bonnes, je ne laisse comme réponse qu’une affirmative vague et incertaine. Je me questionne toujours sur l’intention d’une telle question, sur les opportunités que je pourrais manquer, sur ce qui pourrait ne pas revenir…

Le soir, quand je rentre à la maison, je retrouve un petit rouquin plein de vie qui me rappelle qu’être une maman, c’est le meilleur rôle. Mes doutes quant à mes choix s’évanouissent, pourtant mon malaise demeure. Il est impossible de choisir, ma réalisation professionnelle fait partie de moi, et ce « moi » a besoin d’être complet pour être une bonne maman. Donc, la carrière ou la famille? Je dis les deux, et c’est là que le défi commence!

Ah, culpabilité et remise en question quand vous nous tenez…

Mariève

5 nouveaux « j’aime »

4 Avr

J’avais envie de partager cinq trucs que j’aime bien et qui font ou ont fait partie de ma vie durant les derniers mois. C’est un mélange d’un peu n’importe quoi, mais des fois c’est comme ça la vie.

 

La Broche à Foin 

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La Broche à Foin- Crédits Stéphanie Allard

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La Broche à Foin- Crédits Stéphanie Allard

 

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La Broche à Foin- Crédits Stéphanie Allard

Je pense que ça fait au moins deux ans que je veux vivre l’expérience d’un party à « La broche à foin » Mon rêve s’est réalisé en mars dernier. Deux pianos, deux chanteurs, des shooters, une hôtesse parfaite, de la bonne bouffe. J’ai dansé, j’ai chanté pis j’ai compris qu’une expérience comme ça ne s’explique pas, ça se vit. Que j’aime la Beauce!

 

Les Bibliothèques de Québec

Je capote littéralement depuis que j’ai une bibliothèque au coin de la rue. On peut réserver tous les livres, même les plus récents. Ok, il m’arrive d’être 333e sur la liste d’attente. (J’irais probablement l’acheter d’ici là). Bref, on fait tout en ligne et je suis ben excitée quand mon livre est arrivé. C’est du bonheur pas cher pas cher.

Quelques suggestions : Les Murailles, Les voies de la disparition, Autour d’elle, Royal

La Chlorophylle

Quand je suis arrivée un lundi matin avec mon eau verte au bureau, j’ai fait jaser. J’en buvais à l’occasion, mais j’ai profité de l’Expo Manger Santé et Vivre vert pour en acheter. J’ai eu un faible pour celle aux pommes. Je ne peux pas encore vous garantir tous les bienfaits, mais je vous confirme que ça me motive à boire 1,5 litre d’eau par jour. C’est déjà bien!

Je ne suis pas trop « scientifique » mais voici la définition que propose Land Art:

« La chlorophylle est la substance qui donne sa couleur verte aux plantes. Elle intervient dans la photosynthèse et la conversion de l’énergie lumineuse en énergie chimique. La chlorophylle a une structure chimique quasi identique à celle des globules rouges du sang. La principale différence consiste en son centre : au lieu d’un atome de fer c’est un atome de magnésium ».

Les bienfaits. Il y en a vraiment beaucoup. J’ai fait une sélection:

  • Elle absorbe les toxines corporelles et celles dans l’intestin.
  • Elle normalise le transit intestinal (n’est pas un laxatif).
  • La chlorophylle réduit la production de gaz et de toxines d’origine digestive et ainsi contribue à protéger le foie, véritable seconde ligne de défense après la barrière intestinale. Elle est l’une des meilleures manières de détoxifier constamment l’organisme.
  • C’est un désodorisant interne. Mauvaise haleine, sueur, selles, urine, odeurs alimentaires (l’ail par exemple) et les odeurs menstruelles.
  • C’est, à ce jour, un des plus puissants antioxydants connus.
  • Augmentant la résistance aux infections.
  • Améliorant la digestion et l’assimilation des nutriments.
  • Elle contribue à l’établissement d’un mode de vie et d’habitudes saines.

Crédit photo : Heather Moore @skinnylaminx

L’émission PLAY- Diffusée à Vrak 

J’ai connu Nicolas Ouellet quand j’étais à l’université. On participait tous les deux aux Jeux de la Communication. Souvent, pour l’épreuve radio. J’adore sa façon d’animer et le contenu original de l’émission. Je fais plein de nouvelles découvertes musicales et ses collaborations me font toujours rire. Longue vie à Play!

 

Le Spinning

J’ai recommencé le spinning cet hiver (ma dernière fois était en juin). Oh que j’avais oublié à quel point c’est motivant de se faire crier après, dans le noir, la musique dans le fond. Il y a une énergie que je suis incapable de décrire. Debout, assis, debout, assis. C’est parfait pour la force et l’endurance. Il y a des cours un peu partout. À mettre sur la liste des « à essayer ».

 

Je vous souhaite de nouveaux « J’aime » pour le printemps! C’est le temps d’essayer, d’oser pis de changer ce qui ne convient plus. Là, je parle au sens très large. Je sais que vous me comprenez. À bientôt!

 

Sarah xx

Billet commun : Nos destinations de rêve

31 Mar

Avec l’arrivée du printemps (du moins sur le calendrier…), il nous prend des envies d’évasion. Entre deux tempêtes de neige qui n’en finissent plus, on se surprend à rêver d’ailleurs exotiques, mystérieux, enivrants. Qu’on s’imagine seule avec un sac à dos, en famille ou entre amis, tous les voyages sont bons pour chasser le blues de l’hiver. Départ (imaginaire) pour nos destinations de rêve.

Laurie ❤ 

Je pense qu’en 4 ans de billet commun, cet énoncé est le plus difficile! J’ai beaucoup voyagé pour certains, je n’ai rien fait pour d’autres. Selon mes propres critères, le voyage constitue l’objectif qui règne au sommet de ma «liste de vie». Je veux tout voir, tout sentir, tout toucher. Me sentir submergée par le si petit nombre de choses que je connais, être excitée mais étrangement calme au départ, puis pleine d’idées mais de nostalgie au retour. Plus je vieillis, plus mes voyages de rêve changent aussi. Mon élément, c’est l’eau. Je souhaite donc beaucoup découvrir le monde par celle-ci. Mon rêve serait d’aller visiter la Polynésie française, ou encore le Madagascar, ou la Nouvelle-Guinée. Je veux voir les îles et leur culture bien particulière. M’immerger dans leurs eaux et leurs secrets. Connaître les coutumes d’une vie estuaire. Amenez-moi dans les coins perdus des océans!

 

Crédit : Giphy

Camille ❤ 

Me demander de choisir une seule destination, c’est comme essayer de me faire dire quel est mon mets préféré: je n’ai pas de repas préféré, ce que j’aime c’est manger… ben c’est la même chose avec les voyages. Le monde est rempli de magnifiques paysages et cultures à découvrir. Selon moi, en choisir juste une c’est presque un sacrilège! Alors, voici un petit topo de mes destinations de rêve. Premièrement, l’Italie, parce que je ne peux pas croire que je n’y suis toujours pas allée, ensuite, la Nouvelle-Zélande parce que c’est juste trop beau là-bas, après ça, le nord de l’Afrique (Maroc et Tunisie genre), puis le Pérou, puis les pays scandinaves, puis l’Égypte, puis l’Indochine, puis finalement je pourrais remplir des pages et des pages!

 

Lauréanne ❤

À mi-chemin entre la maison et l’Inde, une œuvre d’art se tapissait sous notre avion. Une escale à Amsterdam a suffi pour me faire promettre d’un jour revenir voir cette gamme infinie de couleur qu’offrait, au printemps, les Pays-Bas qui se couvrent de tulipes. Cette fois, mon copain et notre petite seraient du voyage! Après y avoir passé quelques jours, on prendrait un vol pour retourner en Italie, peu importe où. Se laisser porter au gré de nos envies du moment et de l’odeur de pizza, de vivre d’amour et d’eau fraîche, sans penser à rien, vivre la Dolce Vita, quoi.

 

Mariève ❤ 

Une vente de garage a un jour, au début de l’adolescence, mis sur mon chemin un livre de Barbara Woods. Cette lecture a fait germer en moi des images de l’Afrique, plus particulièrement de la région entourant le Kilimandjaro. Plusieurs années plus tard, ces images sont persistantes, d’autant plus que ce voyage idéal se précise. Au-delà de la découverte, le défi s’est ajouté au plan: le Kilimandjaro, cette montagne mythique représente pour moi un but à atteindre. Le dépaysement, la nature et l’immensité attendront encore quelques années, et malgré les nombreux endroits présents dans mes désirs de découverte, celui-ci demeure le numéro un d’une liste interminable!

 

Jenny ❤ 

J’avoue être fascinée par l’île de Pâques et ses gigantesques moais, mais ce n’est pas demain la veille que j’irai y faire un tour. Les voyages, ça relève plus du cauchemar que du rêve pour moi. La découverte de l’inconnu, les chocs culturels, le dépaysement, je laisse ça aux autres pour l’instant. D’ailleurs, je n’ai encore jamais pris l’avion et, honnêtement, je ne suis pas particulièrement pressée de vivre mon baptême de l’air. Le jour où je me déciderai à le faire, j’atterrirai certainement dans l’une des destinations touristiques les plus prisées d’Europe. Paris ou Rome, peut-être, même si c’est ultra cliché. Je sais déjà qu’à peine arrivée, j’aurai sans doute hâte de rentrer au bercail, bien cozy dans un environnement qui m’est familier.

Crédit : Giphy

 

Pascale ❤

Mon voyage de rêve ? Beaucoup trop difficile d’arrêter mon choix sur un seul endroit. Assurément une destination chaude à proximité d’une source d’eau. Un endroit de sérénité où développer ma pratique de yoga et méditer. Où les paysages te prennent au ventre tellement ils semblent irréels. Où il est possible de vivre un dépaysement et une immersion culturelle totale. Où les découvertes culinaires sont à l’honneur. Où les murs sont imprégnés d’histoire et où les animaux gambades gaiement dans le décor. Qu’on se le dise, ça prend des animaux ! La Birmanie peut-être, ou encore la Nouvelle-Zélande, ou la Grèce, ou l’Indonésie, ou…

 

Vanessa ❤ 

J’ai voyagé beaucoup et en même temps pas assez. J’ai visité des pays, des cultures, des moments, des passions, des saveurs, des expériences, mais jamais ce n’était assez. Encore aujourd’hui, j’ai ce goût sucré de voyager dans la bouche et je suis présentement en train de planifier ma prochain escapade. Un rêve peut devenir facilement un but et puis un projet, il suffit d’une pincée de sel de motivation, de 2-3 litres de débrouillardise et ça peut décoller. Mon présent projet est celui de faire toute la côte Ouest du continent américain: soit de l’Alaska à la Patagonie, plus précisément à Ushuaia, terre de feu, jolie demoiselle. Le tout sera fait avec une van, qui sera transformée en petite maison mobile confortable, dès cet été. Et vous, quelle sera votre prochaine motivation (destination)?

 

Anne-Sophie ❤ 

Il y a plus de dix ans que je le dis: un jour, j’irai en Australie. Et pas n’importe quand: en janvier, pour assister au premier Grand Chelem de tennis de l’année. Je visiterai Sydney, Melbourne, Hobart, et je ferai le roadtrip de ma vie le long des côtes, pour voir l’océan. Si j’ai vraiment du temps, j’irai en Nouvelle-Zélande pour me promener là où ils ont tourné Le Seigneur des Anneaux. Perchée sur un élégant destrier, je me prendrai pour Eowyn dans la bataille de Minas Tirith. Tant qu’à y être, je prendrai un avion jusqu’au Japon, et j’irai à Hagi -ce dont je rêve depuis que j’ai lu Le Clan des Otori. Je boirai du thé dans de jolies tasses sans anse. Je baragouinerai les quelques mots que j’ai retenus de mon cours de japonais. Je regarderai l’océan (encore). Me reste juste à gagner au 649 pour pouvoir y aller.

 

Michèle ❤ 

Comme plusieurs louves, je rêve depuis longtemps de l’Italie, entre autres pour aller me gaver de pâtes aux tomates et de gelato. Comme c’est un voyage que j’aimerais faire avec l’être aimé, il ne me reste plus qu’à tomber en amour!  À l’inverse, il y a un projet qui me trotte dans la tête depuis un certain temps, celui de faire mon premier voyage seule comme une grande. Un plan qui me fout un peu beaucoup la chienne en même temps qu’il m’attire! Je pense souvent à la Croatie ces temps-ci… Et bien sûr, il y a tellement de pays en Asie qui me font de l’œil!

 

Laura ❤ 

Voyage de rêve ou rêve de voyage? Je n’ai pas vu beaucoup de pays. Je ne demande que ça! Je rêve de ciel bleu, d’eau turquoise, de couchers de soleil roses, de sable blanc, de feuilles de palmier vertes, je veux en voir de toutes les couleurs, mais dites-moi que je ne rêve pas en couleurs! Mes deux derniers voyages se sont faits dans le froid, l’humidité et la neige, j’ai gravement besoin de chaleur, de plage et de soleil. Maintenant que je sais ce que je veux, je le veux avec qui? La réponse est simple : mon amoureux et ma fille… (profitons-en tandis que c’est encore gratuit pour bébé!) Et on va où ? Une « cabina » au Costa Rica, une villa en Toscane ou une « pousada » au Brésil! Emmenez-moi! On part quand? Je ne vous cacherai pas que ma patience envers cet hiver trop long commence à s’effriter et que ma face aussi blanche que ma cour réclame une urgente dose de vitamine D! C’est sous cette inexorable influence que je partirais demain matin, crème solaire en main!

 

Et vous, votre destination de rêve, c’est quoi?

La meute

Réflexion sur l’amitié : Je n’ai pas beaucoup d’amis…

24 Mar

Je crois que je suis sauvage. Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je suis plus solitaire que solidaire. Je ne vis pas de relation fusionnelle avec d’autres que mon amoureux et ma fille. Je n’ai pas vraiment de gang. Les amis que j’ai se connaissent à peine entre eux, mais les amis que j’ai me connaissent bien. Les amis que j’ai ne me mettent pas de pression.  Les amis que j’ai ne m’en veulent pas si je disparais quelques temps. 

 

Je ne suis pas l’amie type. L’amie avec qui tu parles au téléphone pendant des heures. L’amie que tu ne déranges jamais. L’amie que tu as depuis la maternelle. Des fois, je ne te donne pas de nouvelle pendant un bout. Des fois, je n’ai pas envie d’écouter tes problèmes, j’ai assez des miens. Des fois, je n’ai pas de conseil à te  donner, je ne trouve pas les mots. Malgré tout ça, je suis là. Je ne m’attends pas à plus de toi. Je ne suis pas exigeante. Tu peux vivre ta vie comme tu l’entends. J’ai construit la mienne à coup de petites briques de relations et d’expériences. J’ai choisi chacune de ces briques pour en faire mes murs. Ma maison est grande, il y aura toujours de la place pour d’autres murs, d’autres briques. Toutes ces personnes qui font partie de ma vie, mes amis, sont parfaitement à leur place là où ils sont. Si mes murs ne s’effritent pas, ça doit être parce que je les entretiens quand même bien. Toutefois, je dois être honnête avec toi, ce que j’entretiens c’est le vrai, le brute. À 26 ans, maman, amoureuse, je ne cours pas après personne. Je n’ai pas d’énergie ni de volonté pour des amitiés faux-nez.

 

Notifications

Oui j’ai 563 «amis» Facebook. Pis? Ça m’engage à quoi? Rien. Ton message privé… pas obligée d’y répondre, tu m’identifies dans une publication de « Tu es né dans les années 90 si… »… et pourtant je ne me sens pas interpelée du tout, tu me pokes mais je ne ressens pas le moindre pincement. Entre nous deux, c’est virtuel, artificiel.

 

On s’appelle et on déjeune

« Il faudrait faire quelque chose! », « on devrait aller prendre un verre! », « on arrête de le dire, pis on le fait! ». Le problème c’est que c’est rarement moi qui vais faire les premiers pas. Puis si je ne les fais pas, ça m’étonnerait que tu les fasses. Alors on fait quoi? On attend la prochaine fois qu’on va se croiser par hasard et le manège recommencera. Mais tu sais quoi? C’est ok pour moi. Je pense à toi, à ta vie occupée; université, travail dans un café, ta blonde (la nouveauté), corvées. Tu en as assez pour ne pas en plus me rajouter. C’est ma façon de me déresponsabiliser? De me déculpabiliser? Ça se fait à deux l’amitié.

 

Ce n’est plus la cour de récré. Attendre la cloche pour s’y retrouver. C’était si simple. Je suis ton amie parce qu’on aime les mêmes affaires, on joue tous les deux à la corde à danser, nos pupitres sont un à côté de l’autre, t’as des beaux autocollants dans ton cahier, tu viens jouer chez nous la fin de semaine, mais l’année prochaine tu ne seras plus mon amie parce que tu vas doubler… on ne sera plus assises à côté.

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Ça me prend encore un pupitre à côté de toi pour continuer. Un projet, une motivation, qui nous garde animés et qui trace deux chemins parallèles. Tant qu’il y a ça je serai là. Tant qu’on peut faire le trajet ensemble parce qu’on a une destination commune. Tant que nos vies se chevauchent. Tant qu’«ensemble» veuille encore dire quelque chose pour nous deux. Ça se peut que tu prennes un détour. Ça se peut que je sois tannée de marcher. Ça se peut qu’on arrive à un embranchement puis que nos chemins ne soient plus les mêmes. S’il n’y a rien, pour moi, au bout de ce chemin-là, je ne te suivrai pas. N’insiste pas. Je vais te laisser poursuivre la route tout seul. Et peut-être qu’on se retrouvera. Différents, plus forts de ce qu’on aura chacun vu et vécu. Veux-tu qu’on fasse un bout de chemin ensemble?

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Crédit : Giphy

Si tu entres dans ma vie aujourd’hui c’est parce que j’ai une place à côté de moi. C’est parce qu’on a les mêmes valeurs. Tu es mon coup de coeur. J’ai envie de te connaître plus en profondeur. J’ai du temps pour toi, pour nous. J’ai envie de bâtir un mur avec toi, je sens que ça peut être solide. J’ai envie de prendre la route avec toi, on pourrait se rendre loin. (Puis quand ce ne sera plus le cas… mais ne m’en veux pas.)

Et vous, vous êtes quel genre d’ami?

Laura

La fois où j’ai gaffé

22 Mar

Les mots me manquent pour décrire la joie que j’ai ressentie lorsque j’ai reçu mes premiers contrats. Au début, on m’envoyait de tout petits textes; ça allait bien. Puis, un jour, un client m’a fait parvenir un méga-document en me demandant d’évaluer le temps nécessaire à la traduction. Trois jours! que j’ai répondu haut et fort dans la minute qui a suivi, sans même prendre le temps de regarder plus loin que les trois premières pages.

 

T’es sûre? que le client a dit. Déjà, j’aurais dû me méfier. C’est plutôt rare qu’un client demande à son fournisseur de services de lui confirmer le délai de livraison d’un mandat, à moins qu’il ait des motifs raisonnables de penser que ledit fournisseur est complètement dans le champ. Bien entendu, c’était mon cas, et j’aurais tôt fait de le réaliser.

La panique a commencé à me gagner après la première journée, lorsque je me suis rendu compte que j’étais bien loin d’avoir accompli le tiers du travail. En fait, j’étais même très loin d’avoir accompli ne serait-ce que le cinquième du premier tiers du travail. (!) Il fallait se rendre à l’évidence : je n’allais pas y arriver. Bon, affaire réglée. J’avise le client, je lui remets ce que j’ai fait, je ferme le dossier et je passe à autre chose.

… Nah. Ça, c’est ce qu’un amateur aurait fait. Moi, je suis une pro. Et une pro, ça respecte ses engagements.

Que faire, alors? Premièrement, demander un délai supplémentaire au client. Deuxièmement, se répandre en excuses et promettre que ça n’arrivera plus jamais. Les excuses sont acceptées, le délai est accordé, mais le budget alloué pour le projet, lui, restera le même. Ok, c’est de bonne guerre. Maintenant, je dois trouver des collaborateurs, et ça presse.

J’ouvre Facebook et me dépêche d’écrire un message apocalyptique qui trahit ma détresse sur la page professionnelle des travailleurs autonomes du secteur langagier du Québec. Je ne me rappelle plus exactement ce que j’ai écrit, mais en gros, ça voulait dire : je suis dans le trouble, pitié, aidez-moi. Je pousse l’audace jusqu’à mentionner que je ne pourrai même pas payer convenablement ceux qui accepteront de me prêter main-forte, puisque conformément à notre entente, mon client me paiera trois jours de travail, et pas un de plus. Wow. Plus professionnelle que ça, tu meurs.

Je m’attendais à ce qu’on m’envoie promener ou qu’on m’accuse, avec raison, de porter atteinte à la crédibilité de la profession. Il n’en fut rien. Étonnamment, des gens ont répondu à l’appel. J’ai réussi à constituer une équipe de quatre personnes à qui j’ai séparé le travail et, du même coup, la totalité de la rémunération que le client ne m’avait pas encore versée. Tout le monde a travaillé d’arrache-pied, mais malheureusement, ce n’était pas encore suffisant. Il me fallait plus de collaborateurs… que je devrais convaincre de travailler gratuitement.

J’ai réussi à recruter une traductrice chevronnée, qui a consenti à m’aider les soirs de semaine, une fois son travail de la journée terminé. Je l’ai remerciée probablement trop de fois, sans toutefois cacher ma perplexité.

On a échangé quelques courriels, professionnels pour la plupart, mais certains plus personnels, aussi. Le troisième soir, j’ai osé lui poser l’épineuse question : pourquoi? Pourquoi accepte-t-on de se faire esclave d’une débutante alors qu’on roule sa bosse depuis plus de 20 ans, qu’on a une clientèle bien établie et des revenus plus que satisfaisants? C’est simple; parce qu’on s’est déjà vautrée dans le même genre de merdier, jadis. Et parce qu’on aurait bien aimé que quelqu’un nous vienne en aide à ce moment, alors que les réseaux sociaux n’existaient pas et qu’on pleurait seule chez soi en espérant vainement qu’un miracle se produise. J’ai reniflé un peu.

Une semaine plus tard, le mandat est enfin terminé. Le client n’est pas trop content, mais il n’a pas l’air très fâché non plus. Quant à moi, je suis à la fois extrêmement fière et incroyablement honteuse. Ça fait tout drôle en dedans.

La spontanéité et moi, ça n’a jamais fait bon ménage, et j’en ai eu la preuve ce jour-là. Depuis, j’ai appris à respirer par le nez et à modérer mes élans d’enthousiasme. Ce qui ne m’empêche pas, bien sûr, de taper des mains et des pieds comme une gamine devant un plat de bonbons chaque fois qu’on me propose un mandat qui générera des revenus importants. Lorsque ce sentiment d’exaltation m’aura quittée, ce sera le temps de changer de job, que je me dis. Heureusement, ça ne risque pas d’arriver avant longtemps. 😊

Jenny xx

Billet commun mars : Le temps du grand ménage

1 Mar

Avec mars arrive le printemps, et avec le printemps viennent des envies de renouveau. Dans notre garde-robe, notre espace de vie, nos amitiés… Toutes les raisons sont bonnes pour faire le « grand ménage » de nos vies et faire de la place pour la nouvelle saison. Pour nos louves aussi, c’est le moment de désencombrer!

Laurie
Pour moi, l’hiver est une très grosse période, de par la nature de mon travail. On sort des Fêtes et s’enchaînent tous les anniversaires des membres de ma famille et vient l’événement pour lequel je travaille, le Pentathlon des neiges. Alors, à l’arrivée de mars, je rêve de tout nettoyer, de dormir indéfiniment et de bouger seulement pour le bien-être. Ce dont je rêve est de calme, de repos et de propreté! Très bizarre, dit comme ça, mais j’ai hâte de faire le grand ménage de ma maison, changer quelques décos, épurer encore et encore, et être prête pour le soleil du printemps. Dès le début d’avril, c’est là vraiment que je me sens revivre !
Crédit : Giphy

Crédit : Giphy

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Changer d’air, ouvrir les fenêtres, c’est l’influence du printemps! Depuis plusieurs mois, je tente de modifier mes habitudes de consommation, d’acheter moins et mieux. Les effets collatéraux de cette démarche m’amènent à me questionner sur ce que je possède déjà, à épurer mon environnement, et à me poser la fameuse question récurrente: en ai-je vraiment besoin? Le grand ménage du printemps, ça veut dire donner au suivant ce qui peut faire le bonheur d’un autre, vendre, jeter, recycler. Diminuer l’encombrement, ça fait du bien autant visuellement que mentalement.

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Jenny
Il y a quelques années, j’étais très complexée par l’étendue de ma culture générale, qui me semblait trop restreinte pour me permettre de bien fonctionner dans le monde moderne. Pour remédier à la situation, j’ai décidé de m’abonner à un magazine scientifique. Je me disais qu’après avoir lu une trentaine de numéros de Science & Vie, je serais cultivée pis pas à peu près. Le hic, c’est que la paresse a pris le dessus et que toutes ces revues, que je n’ai finalement jamais lues, accumulent la poussière dans un tiroir de mon bureau depuis plus de quatre ans. Je me dis qu’il serait temps de les mettre au recyclage et, du même coup, de me débarrasser de ces sempiternelles remises en question qui, parfois, refont surface encore aujourd’hui.
Crédit : Giphy

Crédit : Giphy

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Le “grand ménage du printemps” a toujours été pour moi quelque chose d’ambigu et de difficile à prévoir. Puisque j’ai tendance à vivre sur un vague constante d’émotions qui me frappe et me replace ailleurs, je suis plutôt guidée par ma motivation soudaine à faire de la place pour autre chose. Pas nécessairement de la nouveauté, mais une restructuration de ce qui existe déjà. J’envisage un projet, un nouveau voyage, je réorganise une idée, un but, un rêve et ça me fait sentir bien, voire plus vivante que les minutes d’avant. Parfois le “grand ménage du printemps” c’est simplement de prendre du temps pour soi. Bonne fonte!

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Je ne suis pas du genre ramasseuse, alors le grand ménage de printemps, pour moi, ce n’est pas grand-chose. La seule chose encombrée dans ma vie, c’est ma tête! Pleine d’idées, d’insignifiance, de possibles qui tournent sans arrêt. Alors, le grand ménage, je le fais chaque soir, avant de dormir: j’écris, brièvement, tout ce qui me préoccupe. Comme une liste. Alors, quand je pose enfin la tête sur l’oreiller, la plupart des choses qui pourraient se mettre à virevolter dans mon esprit sont déjà mises sur papier, souvent partiellement réglées. Même si ça n’arrange pas tout, ça fait quand même des merveilles!

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Laura
Les mois qui suivent un accouchement subissent un grand bouleversement des habitudes d’avant l’arrivée du nouvel être à aimer. J’ai mis dans des boîtes les cafés improvisés, les sorties du vendredi et les soupers bien entourés. Ce printemps, ce sera plutôt un anti-ménage dans mon cas! Je vais ressortir mes boîtes, tâcher de reprendre un cours de vie normale en dépoussiérant mes aptitudes sociales. Tout ce que je vais ranger, ce sont mes pantoufles!

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Le ménage a pour moi débuté depuis quelques semaines déjà. Me découvrir, voilà l’objectif. Oui, oui je sais, mon petit moi-même m’accompagne depuis plus de 31 ans. Cependant, en vieillissant, je réalise que je ne me connais pas tant. Épeurant ? Oui ! Déstabilisant ? Oh que oui ! Étant une personne de nature assez easy going, j’ai pas mal toujours suivi la vague sans trop me poser de questions ce qui jusqu’ici me convenait très bien. Peut-être est-ce la trentaine, mais dernièrement, j’ai un plaisir immense à me déstabiliser et à essayer de nouvelles choses. Donc au programme pour ce printemps, découvertes et émerveillements !

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Et pour vous, le « grand ménage », c’est quoi?

Bon printemps! 🙂

La meute 

Au commencement, il y eut un plan d’affaires

23 Fév

Je suis le genre de personne qui planifie tout et n’importe quoi. Je fais mon lavage le samedi, pas le dimanche. Je prévois mes déplacements Québec-Montréal un mois à l’avance et mon agenda me rappelle que, chaque mercredi, je dois nettoyer la cage de mon lapin de 19 h à 19 h 30. Et si par malheur je dépasse un peu, je capote un brin, parce que ça empiète sur le temps consacré à l’épicerie.

Ça fait que quand mon prof d’entrepreneuriat nous a annoncé qu’on allait devoir produire un plan d’affaires dans le cadre de son cours, étape par étape, du début jusqu’à la fin de la session, je jubilais. Étude de marché, analyse de la concurrence, plan marketing… ces mots-là, qui en ont incité plusieurs à lâcher le cours, me réconfortaient comme une beurrée de Nutella au lendemain d’une rupture. J’allais consigner dans un beau petit document imprimé et boudiné tous les renseignements sur lesquels j’allais pouvoir m’appuyer pour les mois à venir. Pas de surprises, pas d’imprévus. Alléluia.

Alors je me suis lancée. J’ai établi une grille tarifaire. J’ai fixé mes objectifs à court et à moyen terme. Je me suis longuement attardée à la mission de mon entreprise, qui devait tenir sur 5-6 lignes, pas plus.

La mission de Jelar communications, entreprise individuelle de services langagiers, est de contribuer à rehausser l’image des petites, moyennes et grandes entreprises de même que celle des organismes publics, parapublics et gouvernementaux de la région de Québec grâce à une offre de services professionnels et personnalisés dans les domaines de la rédaction, de la révision linguistique et de la traduction de l’anglais au français.

J’ai trouvé des données chiffrées super crédibles pour appuyer mes prévisions financières. J’ai dressé un portrait ultra précis de ma clientèle cible. J’ai créé un beau petit sondage pour évaluer l’intérêt de cette clientèle envers mes services. Une trentaine de chefs d’entreprises et de responsables des communications de diverses organisations y ont répondu. J’étais pas mal fière.

Que reste-t-il aujourd’hui de ce travail d’orfèvre auquel on a attribué une note quasi parfaite? Pour être honnête, pas grand-chose.

En mai dernier, j’ai repris contact avec les sept clients potentiels ayant affirmé qu’il était probable ou très probable qu’ils aient recours à mes services une fois mon entreprise officiellement lancée. Si mon enthousiasme était à son comble, je me gardais bien de me faire des illusions. Je savais qu’il était hautement improbable que les sept clients en question explosent de joie et me bombardent de travail en me remerciant de leur sauver la mise. Mais je me disais qu’il n’était pas déraisonnable de penser que certains d’entre eux, deux ou trois peut-être, se souviendraient de la jeune entrepreneure qui leur avait fait parvenir un sondage un mois et demi plus tôt et lui refileraient quelques mandats.

Combien ont réellement donné suite à mes courriels et à mes appels? Pas un seul. Zéro pis une barre.

Du coup, ça chamboulait mes plans, et c’est peu de le dire. Si la liste de clients potentiels prenait le bord, la grille tarifaire et les prévisions financières aussi. J’allais devoir me résoudre à faire ce que font la plupart des traducteurs indépendants en début de carrière : me tourner vers les agences de traduction, ces intermédiaires entre les pigistes et les donneurs d’ouvrage. Le hic, avec les agences, c’est qu’elles imposent leurs tarifs. Le pigiste peut tenter de négocier, mais c’est souvent perdu d’avance. Bonjour les surprises, allô les imprévus.

Mon prof serait-il tenté de réviser à la baisse la note qu’il a attribuée à mon travail s’il savait que pas mal tout le contenu de mon plan d’affaires est aujourd’hui caduc? C’est une question que je me pose parfois. J’aime penser qu’il aurait plutôt le réflexe de me féliciter. Mes clients actuels ne sont pas ceux que j’avais imaginés, c’est vrai. Et alors? J’ai réussi à changer mon fusil d’épaule. Mon chiffre d’affaires est plus modeste qu’il aurait dû l’être; soit. Toujours est-il que, moins d’un an après son lancement, Jelar communications génère suffisamment de revenus pour permettre à son unique propriétaire de payer le loyer et de régler les factures. Pour la poule mouillée que je suis, c’est plutôt rassurant.

Il y a ça de beau dans le fait de travailler à son compte : affronter quotidiennement cette peur de l’inconnu qui nous assaille trop souvent. Accepter qu’on ne peut pas tout prévoir, et se dire que c’est bien correct comme ça. Se laisser porter par la vague lorsque l’inattendu survient, sans se poser trop de questions. Je me dis de plus en plus qu’au fond, les entrepreneurs qui réussissent ne sont peut-être pas ceux qui savent exactement ce qu’ils feront dans six mois ou dans un an, mais bien ceux qui savent accueillir à bras ouverts ce que demain leur réserve.

Jenny

L’étudiante automate

9 Fév

On a beaucoup parlé de santé mentale dans les dernières semaines. De la difficulté (et plus encore, de la nécessité) d’en parler. À mon tour, maintenant. Je parle.

 

Je parle, parce que la santé mentale, ce n’est pas seulement les dépressions, les burn-out et tout le reste: c’est aussi une question d’équilibre, de contrôle de sa vie.

Dans le milieu académique où j’étudie, où je travaille, l’équilibre et le contrôle n’existent pas. On travaille, sans arrêt; on laisse les échéanciers contrôler sa vie; et on semble s’accommoder de cette situation insupportable.

 

Crédit : Buzzfeed

Crédit : Buzzfeed

Dans ce milieu, il est valorisé de travailler 80 heures par semaine. Régulièrement, j’entends des professeurs se vanter qu’ils sont épuisés et dorment dans leur bureau l’après-midi. Qu’ils ont sauté le dîner pour ne pas « perdre le fil » de ce qu’ils faisaient.

Comment diable le fait de sauter un repas ou de dormir en plein milieu de journée peut-il être un objet de fierté? Une raison pour se vanter?

Le milieu universitaire ne pardonne pas. Ne donne aucune chance.

Il faut performer. Tout le temps. À tout prix.

Malgré tous les efforts, toutes les nuits blanches, toutes les fins de semaine sacrifiées et les sorties entre amis manquées, ce n’est jamais suffisant. Jamais assez.

Pour être la parfaite étudiante au doctorat, je devrais être misérable, avoir le teint verdâtre et aucune vie sociale, performer au maximum, produire des articles scientifiques, participer à des colloques qui demandent des heures de préparation, et ce ne serait pas encore suffisant: il faut en plus travailler, idéalement hors de l’université, parce que les emplois académiques sont rares.

Personne ne peut réussir à faire tout ça sans perdre des plumes.

Je n’a pas réussi non plus.

La session dernière, j’ai craqué.

Je pleurais tous les jours. Souvent, plusieurs fois par jour. J’ouvrais mon ordinateur, et parfois, j’avais des nausées si fortes que je devais m’y reprendre à deux fois pour commencer à travailler.

J’étais malheureuse.

Et quand j’en parle avec mes amies au doctorat, ça semble normal d’être malheureuses, d’être misérables parce qu’on travaille trop fort.

Dans nos universités, il est normal de mettre sa santé mentale en péril simplement pour obtenir un diplôme.

Dans la vraie vie, ce n’est pas normal.

Je vais le répéter: ce n’est pas normal.

Ce n’est pas normal qu’on se brûle le corps, qu’on se brise l’esprit à faire un doctorat ou une maîtrise.

Ce n’est pas normal qu’un étudiant-chercheur sur cinq présente des symptômes dépressifs. On nous dit que les ressources existent, et oui, elles sont là: les services de psychologie sont fournis et accessibles.

Mais comment savoir qu’il faut aller voir un psychologue si on pense que c’est normal? Si on pense que tout le monde travaille plus que soi, et qu’on devrait se ressaisir pour travailler autant que les autres?

Tout ça à cause du foutu modèle de l’étudiant parfait, que j’appelle l’étudiant automate, qui travaille sept jours sur sept, beaucoup trop d’heures par jour, sans se fatiguer.

Ça n’existe pas. C’est impossible.

Ce n’est qu’un modèle. Nocif et destructeur, qu’il faut démanteler.

Lentement, c’est ce que j’essaie de faire.

À moi toute seule, je ne ferai peut-être pas une grande différence, mais j’essaie tout de même d’aider mes amies à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi -j’ai fait un peu de la route avant elles, je connais le chemin.

Ne plus voir la lumière au bout du tunnel, c’est une chose. Savoir qu’on n’est pas tout seul dans le tunnel, c’en est une autre.

Ça peut tout changer.

Anne-Sophie

Petite histoire d’une salariée devenue travailleuse autonome

3 Fév

13 novembre 2014, milieu d’après-midi. Le vent d’automne souffle fort sur le centre-ville de Québec et tente de s’infiltrer sous mon manteau resté ouvert. À neuf mètres de l’entrée principale de l’immeuble, Mélanie, la fille de la comptabilité, grille sa cigarette à la vitesse grand V, visiblement pressée de retourner à l’intérieur. Pour se réchauffer, certes, mais surtout pour éviter d’affronter mon regard éploré. Pour ne pas avoir à me demander si je suis correcte, si quelqu’un va venir me chercher.

L’affaire, c’est que je viens de me faire congédier. Apparemment, je n’ai pas les bonnes « compétences interpersonnelles » pour le poste que j’occupe. Au diable les prévisions du calendrier maya; ma fin du monde à moi, elle vient d’arriver à ce moment précis.

Je me retrouve donc dans le taxi, avec ma plante verte coincée entre les jambes et ma boîte de dictionnaires que j’étreins comme un enfant étreint son doudou. Sur la banquette arrière, les posters d’animaux exotiques qui tapissaient mon ancien bureau et que j’ai arrachés des murs à la va-vite. Par la fenêtre, je regarde défiler le paysage. Pis je pleure. Pis je pleure. Tellement que le chauffeur, un quinquagénaire visiblement peu enclin à manifester de la compassion, me donne une petite tape sur l’épaule. Le pauvre. J’aurais dû lui donner plus de pourboire. Mais ne sachant trop ce que les prochains mois allaient me réserver, je me dis que je suis peut-être mieux de garder mes cennes.

Le lendemain, j’ai les yeux bouffis mais l’esprit clair. Mettre ma sécurité financière entre les mains d’un unique employeur qui peut décider de se débarrasser de moi quand bon lui semble? Plus jamais. Dorénavant, je serai mon propre employeur.

 

Source : HORNGRY

Source : HORNGRY

Un bien beau projet, mais que je ne peux concrétiser dans l’immédiat. Pour le moment, je dois me revigorer, me prouver que je suis compétente et que j’ai du cœur au ventre. Quoi de mieux qu’un retour aux études?, que je me dis. Je m’inscris donc à la maîtrise en traduction et terminologie. J’ai déjà un baccalauréat en langue française et rédaction professionnelle. Si le match n’est pas parfait, il n’en est pas loin.

Deux ans et des poussières plus tard, mes deux diplômes décorent joliment l’un des murs de mon bureau aménagé dans la plus petite pièce de mon 4 ½. Je fais ce que j’aime, c’est-à-dire réviser, rédiger et traduire, dans un environnement que j’aime. Ici, ma bulle personnelle peut prendre toute la place qu’elle veut. Ici, personne ne me force à socialiser, à faire des compromis ou à raconter ce que j’ai fait en fin de semaine. Ici, je peux vivre de mon art sans porter atteinte à la personne que je suis et qui a été quand même assez amochée par la culture organisationnelle typique des grandes entreprises. Au fil de mes billets, je vous ferai découvrir cette personne et sa vie trépidante de travailleuse autonome. Ses hauts, ses bas, ses aspirations, ses craintes. Ses bons coups et ses petites gaffes. Je vous montrerai tout ce qu’on peut accomplir de beau quand on a la possibilité de le faire en restant soi-même. La liste est longue, je vous le garantis. 🙂

 

Jenny xx

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