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Mon chien va à la garderie

20 Nov

Eh oui, vous avez bien entendu… tous les matins je prépare un petit sac de jouets, une couverte et une portion de nourriture. J’embarque ma Molly dans la voiture et je fais un détour dans le trafic pour aller la reconduire à la garderie où ses petits amis l’attendent. Le soir, mon chum fait le trajet inverse! Après, vous me direz qu’avoir des enfants et un chien, c’est pas si pareil haha! (ben non, je le sais que c’est pas la même chose!)

Un changement de vie, changement de routine

Quand mon chum et moi on a décidé d’adopter un chien en ce beau matin de février 2015, notre situation familiale était quelque peu différente de maintenant. À l’époque, il n’était pas question d’avoir un chien pour le laisser poireauter tout seul à la maison 5/7, 40 heures semaine. Heureusement, notre condition faisait en sorte qu’on pouvait apporter toutou au travail car mon conjoint possède sa propre entreprise et je travaillais avec lui à ce moment-là. C’était parfait! Molly passait ses journées avec nous au bureau, donc les moments où on la laissait seule à la maison lui passaient sincèrement 10 pieds par-dessus la tête, ça ne l’angoissait pas une miette.

Quand j’ai eu une offre pour travailler ailleurs, la question s’est posée : «Qu’est-ce qu’on fait avec Molly?» Notre chien faisant partie de la famille, la laisser aller dans une autre famille n’a jamais été une option. J’ai donc négocié avec mon futur employeur un horaire flexible en l’avertissant bien que c’était pour mon chien (peu importe les opinions et jugements des gens à cet effet, pour nous c’était mordicus). Le problème, c’est qu’entre les faits et la pratique il y a une marge, mes journées au bureau se rallongeaient de plus en plus et le temps que Molly passait seule aussi.

Et puis, un jour, c’est arrivé. Les voisins ont commencé à se plaindre car Molly jappait dans la journée! On la sentait plus angoissée à nos départs le matin et elle refusait même de manger son Kong rempli de beurre de peanut que je retrouvais plein à mon retour en fin de journée.

Les chiens souffrent en notre absence, point barre!

Ce que je savais déjà me pétait en pleine face. Les chiens sont des êtres sociables qui ont besoin d’avoir une présence constante, sinon ils souffrent! Je pèse mes mots en me fiant à un éducateur canin en qui j’ai confiance, Jean Lessard qui en parle parfois dans ses émissions et il utilise lui-même le terme «ils souffrent». Parfois, ils le font en silence et sans faire de dégât mais heureusement, dans mon cas, Molly nous l’a fait savoir assez clairement (coin de mur grugé à l’appui).

Les options qui s’offraient à nous? Démarrer un programme de désensibilisation à nos départs, qui dans mon cas, avait été conçu par ma ressource par excellence en comportement canin Danielle Godbout. On ne se le cachera pas, l’anxiété de séparation peut être un sérieux problème qui ne se règle pas en une semaine et qui demande un investissement de temps considérable. Non pas que nous ne voulions pas nous investir, mais d’un côté, je n’aimais pas l’idée d’habituer mon chien à quelque chose qui dans le fond était contre sa nature! Et puis, nous avions une autre option en tête, la garderie!

Cet endroit génial où les chiens sont traités aux petits oignons

Dans mon cas, on parle de l’Auberge des 4 pattes à Wendake dans la région de Québec. Une place absolument géniale où les animaux sont traités comme il se doit. Ce sont des passionnés, amoureux des bibittes à poils, peu importe leur comportement, leurs habitudes, leurs caprices, leurs bobos, leur niveau d’énergie, la race ou la grosseur… aucune discrimination!

Les employés accueillent Molly les bras ouverts le matin comme si c’était leur propre chien, on a toujours l’impression que notre animal est leur préféré (même si on sait qu’ils les aiment tous d’amour). Quand je reviens la chercher le soir, elle est toujours hyper de bonne humeur et surtout, vidée de son énergie. On arrive à la maison et elle est relax… contrairement à avant où elle avait un trop-plein à dépenser qui pouvait se transformer en angoisse ou en énervement exagéré!

Je peux donc faire le souper tranquille, faire mes trucs et si l’horaire m’adonne, on va marcher ensemble sans qu’elle tire ou en demande plus. Le bonheur!

À l’Auberge, ils sortent plusieurs fois par jour pour faire des besoins et peuvent avoir des activités supplémentaires comme marcher, jouer avec d’autres chiens ou avec le personnel. Les jeux entre chiens sont supervisés et contrôlés pour que les personnalités canines s’accordent bien ensemble. Leurs installations sont vraiment adaptées pour les animaux, un espace de jeu intérieur au 2e étage pour les journées pluvieuses ou trop froides, différentes surfaces pour les pipis capricieux et même un écran avec un film de souris pour la section des chats (celle-là m’a bien fait rire).

Pas pour tous les chiens et les budgets

Il peut y avoir deux obstacles majeurs à ce genre de décision. La première, le budget. Pour les avoir magasiné dans la région de Québec, les prix tournent autour de 15$/jour pour le tarif de base. Moi, je paye pour une activité supplémentaire, donc un 6$ de plus! À trois fois par semaine plus les taxes, faites le calcul. Quand on ramène ça par année, on parle d’un investissement de 3600$ par année (sans retour d’impôt 😉 ). Un pensez-y-bien, mais ce n’est pas pour rien que j’appelle ça un investissement car votre chien vous en sera reconnaissant fois 1000 et, de votre côté, vous achetez la paix d’esprit.

Pour nous, il n’y a pas eu d’hésitation! On se disait que ça faisait partie de la game, on voulait un chien et bien voilà, c’est la vie. Parfois, on change de mode de vie et on ne voulait pas que notre chien en souffre… donc sors les bidous ma grande! Après tout, c’est pas sa faute à elle si j’ai changé d’emploi hein!

Deuxième, le tempérament du chien. Il faut aussi dire que j’ai THE chienne parfaite pour le concept de la garderie. Elle adore les autres chiens, elle adore les gens et s’adapte très bien aux situations. Molly pourrait être catapultée dans une zone de guerre en pleine jungle du Yucatan, du moment que quelqu’un peut jouer avec elle!

Maintenant qu’elle connait sa nouvelle routine, elle joue avec les mêmes chiens chaque semaine et reconnait ses animaliers… c’est le bonheur!

Si votre chien est pot de colle à vos baskets, qu’il n’aime pas tant les inconnus ou les autres chiens peut-être que la garderie pourrait lui causer plus d’angoisse. Par contre, il faut dire que dans des endroits comme L’Auberge des 4 pattes, ils feront tout pour que votre ami poilu se sente bien et c’est même possible de lui louer un espace VIP! Say whaaaat!

Source : Giphy

Bref, mon chien va à la garderie et ça crée toute sorte de réactions autour de moi. Peu importe les opinions, ça fait réagir à tout coup! J’espère changer un peu la perception des gens sur l’importance de bien traiter nos animaux. Et je souhaite aussi qu’un jour notre société québécoise soit plus pet-friendly en autorisant les chiens à plus d’endroits et aussi en augmentant le nombre de ressources accessibles pour améliorer le bien-être de nos petits poilus, emboîtant ainsi le pas d’autres pays plus avancés à ce niveau!

Marianne

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Ce que je ne savais pas

16 Nov

Je suis entrée dans la pièce d’un pas hésitant. J’étais nerveuse car je savais que notre rencontre était imminente. À l’exception de ton (très long) nom et des quelques informations chopées sur ton (très court) profil Facebook, je ne connaissais rien de toi.

Malgré mon romantisme légendaire, cela faisait longtemps que je ne croyais plus au coup de foudre. « Pour tomber amoureux de quelqu’un, il faut absolument le connaître depuis longtemps ! », c’est ce que je répétais à qui voulait bien l’entendre. Lire la suite

Le syndrome de l’imposteur

8 Nov

La pigiste que je suis a vécu de grands bouleversements au cours des dernières semaines. J’avais pris goût au linge mou, aux siestes de milieu d’après-midi et aux demandes urgentes qui me donnaient une si belle excuse pour ne pas avoir à sortir les soirs de semaine, mais voilà qu’une belle occasion d’emploi m’a été offerte sur un plateau d’argent. Je n’ai pas trop réfléchi, et j’ai dit oui.

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Billet commun novembre: Une activité entre ami-e-s

1 Nov

Avec novembre qui arrive, la saison froide s’installe tranquillement (ou en tout cas, elle devrait!). Pour meubler vos soirées et vos fins de semaine de ce mois tristounet, on vous suggère des activités à faire entre amies.

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Toucher la corde sensible

27 Oct

À chaque fois que j’enfonce mes écouteurs sur mes oreilles, la magie opère. Bang! Me voilà le personnage principal d’un film. Les chansons qui jouent deviennent la trame sonore de ma vie.

Justement, au moment où j’écris ces lignes, c’est Right as rain d’Adele qui m’accompagne. Je me sens motivée! Je m’imagine dans un parfait montage de mes meilleurs moments productifs. Moi qui écris dans mon lit. Moi qui écris dans un café du coin. Moi qui marche d’un pas assuré. Moi, encore dans mon lit, mais plusieurs heures plus tard. Je regarde autour de moi. Il ne manque que des tasses de café qui s’empilent pour compléter le portrait idéal de la fille qui se prend en main.

Sérieusement, la musique a tellement une grande influence sur mes états d’esprit. Elle me transporte, elle me chavire, elle m’envoûte. Elle m’accompagne dans les meilleurs comme dans les pires moments de ma vie. Elle embellit mon quotidien. Quand j’écoute de la musique, je me sens en harmonie avec tout mon être. Je me connecte. J’aime l’écouter, j’aime la chanter, j’aime la danser. J’aime à peu près tous les styles musicaux. La plupart du temps, j’accorde beaucoup d’importance aux textes, mais parfois, c’est simplement le feeling général de la chanson qui “vient me chercher”.

Une chose que j’aime presqu’autant que d’écouter de la musique, c’est de la partager. Je suis tellement fière quand quelqu’un se met à “tripper” sur un artiste que je lui ai fait découvrir! Un vrai bébé! C’est dans cet esprit-là que j’ai eu l’idée de faire une (feu) Songza de moi-même et de vous partager quelques artistes qui m’inspirent et que j’aime écouter selon mes moods.

Crédit : Unsplash // Eric Nopanen

En harmonie

Ce sont des artistes que j’aime écouter le matin, dans ma classe, quand mes élèves travaillent tranquillement. Je me sens bien car il fait beau et que tout se passe comme je le souhaite. Ils sont aussi tout à fait appropriés pour les moments calmes collée contre ma fille dans la chaise berçante alors que les rayons du soleil éclairent doucement nos visages.

Kings of Convenience
Joshua Radin
The Paper Kites
Elliot Maginot
Grand Corps Malade

Relax

Le soir, j’aime aller au lit avant que ce soit l’heure de dormir. Je prends du temps pour relaxer, jaser avec mon amoureux, “niaiser” sur mon téléphone et/ou (pas assez souvent) lire un bon livre. J’ouvre le Sonos et je mets l’un de ces artistes. Je me sens bien. J’ai l’impression d’être dans mon petit cocon. J’aime aussi les écouter quand, après avoir reçu des amis ou après un souper en amoureux, on prend le temps de décanter dans le salon en finissant notre verre de vin. Et puis, si j’aimais prendre des bains, ce serait eux que je choisirais pour m’accompagner.

Cosbysweater
Denison Witmer
Goldmund
Great Lake Swimmers
Ludovico Einaudi
Milk & Bone
Patrick Watson
You+Me

Au boulot!
Lors des innombrables heures de correction, pendant les journées pédagogiques ou lorsque je cuisine de bons petits plats, ce sont à eux que je fais appel. Je sais qu’ils me garderont motivée, sans me déconcentrer, et qu’ils ne me taperont pas sur les nerfs au bout de quatre chansons.

alt-J
Bobby Bazini
Bonobo
Death Cab for Cutie
Florence + the machine
Groenland
Half Moon Run
The Temper Trap
The xx

Feel good
Pour les matins où je me lève du bon pied, pour les escapades routières au coucher du soleil ou pour végéter/regarder ma fille jouer dans la cour, un chaï latte à la main, ce sont eux qu’il me faut. Ils savent entretenir ma bonne humeur tout en restant assez paisibles.

Karim Ouellet
Claude Bégin
Feist
Ingrid Michaelson
Kim Churchill
Lucky Uke
Raining Jane

Au pied du foyer
Si seulement j’en avais un! Petit secret : l’hiver, je diffuse une vidéo de feu de foyer sur la télévison, j’allume de l’encens “feu de bois”, je mets un album d’un de ces artistes et je fais semblant. C’est à s’y méprendre! (lol) Leur musique me rappelle ces moments magiques chez mon beau-frère et ma belle-soeur, quand les enfants sont couchés, qu’on prend le temps de souper tranquillement et que le feu gronde dans le poêle à bois ou encore les fins de semaines douillettes au chalet.

Brown bird
Cat Power
Fink
Iron and wine
Melody Gardot
Norah Jones
Ray Lamontagne
Selah Sue
Willy Mason

J’en conviens, la plupart des artistes que je vous ai partagés aujourd’hui ont un style musical assez smooth. Dans la vie de tous les jours, j’ai plus souvent besoin d’être apaisée que “crinquée”. Malgré tout, je suis folle de la danse et j’adore jouer la DJ lors des partys. Et il y a tellement d’autres artistes au style musical plus rythmé qui me font vibrer. Alors, je n’aurai d’autres choix que de consacrer un futur billet à vous partager ma playlist ultime pour les pistes de danse. Puis, je dois aussi vraiment vous parler de Jain, SoCalled, Woodkid, Valaire, Mad’moizèle Giraf, Ratatat, The Cat Empire… On n’a pas fini!

Et vous? Quelles sont les artistes, les albums et/ou les chansons qui vous inspirent?

S’il y a quelque chose que j’aime autant qu’écouter et partager ma musique, c’est, bien entendu, en découvrir!

Émilie 🙂

Fragile

11 Oct

La plupart du temps, je suis satisfaite de mes choix de vie et fière de mes accomplissements. Parfois, je me dis que je pourrais faire un peu plus, un peu mieux, comme tout le monde, quoi. Et puis arrive cette fameuse journée où plus rien ne va. C’est la journée de la flagellation mentale.

Me voilà donc condamnée, pour les prochaines heures, à ruminer, à angoisser, à me questionner et à douter. Un scénario qui m’est tellement familier que je pourrais bien suggérer à un réalisateur de le porter à l’écran. Après Orgueil et préjugés, voici Envie et complexe d’infériorité, un drame sentimental mettant en vedette Jenny Larouche, une jeune femme de 28 ans qui se plait à comparer ses succès avec ceux d’autrui sur la base d’éléments aléatoires et objectivement incomparables… et qui maîtrise parfaitement l’art de se faire mettre en échec par des adversaires imaginaires. Lire la suite

L’automne, au-delà des pommes!

5 Oct

Si tu es comme moi et que tu n’aimes pas les pommes, eh bien voici une petite liste des activités automnales à faire, seule, en couple ou avec la famille!

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Le bouchon

28 Sep

Quelques mètres à la fois, on avance tranquillement, un à la suite de l’autre. Captifs, des milliers d’humains vivent la même chose au même moment sans aucune relation entre eux. Plus rien ne bouge. À l’horizon défilent à perte de vue les feux de circulation.  Respire. Le temps défile sous mes yeux, le sentiment d’impuissance est bien présent. Respire.

On fait tous des choix. Des grands, des petits, des impulsifs et des réfléchis. Il y a ceux qui ne changent rien, et ceux qui changent tout, sans même qu’on le sache. Le choix de l’endroit où l’on habite, le choix de carrière, le choix des enfants et de la vie de famille, autant de choix passés qui influencent nos matins, nos soirs, nos nuits.

Nous avons fait le choix de la banlieue, il y a déjà quelques années. Après la ville d’une époque et la grande nature isolée par la suite, il était impensable pour nous de nous séparer totalement de l’une ou de l’autre. Une petite maison, le fleuve tout près, aucun voisin et quelques minutes de route nous séparant de la ville. Ça semblait parfait. Idéal. Au départ, les heures et lieu de travail nous protégeaient du fléau circulatoire… rien n’est durable.

Nombreuses sont les matinées qui comportent inévitablement une séance de lenteur où l’impression d’être dépossédé de précieuses minutes est trop présente dans l’habitacle de la voiture. Otage de la route, j’observe les autres humains autour de moi, certains visages affichant stress et frustration, d’autres, beaucoup plus zen, semblant profiter d’un moment de solitude.

Photo par 云 陌 on Unsplash

Nous aurions pu faire le choix de la ville, utiliser pour la conscience personnelle et collective le transport en commun. Nous pourrions avoir choisi un autre travail, faire usage du vélo pour les déplacements. Malheureusement, le choix du lieu d’habitation a décidé du reste, les alternatives sont nulles. Coincée, le suis-je vraiment?

Respire. Les minutes défilent. Le retard semble inévitable. Un matin pire que les autres sur le trajet routinier. Monte le volume de la musique. Fais des étirements sommaire du cou. Réfléchis. Combien de fois dans une journée, dans une semaine suis-je réellement seule avec moi-même? Combien de temps est consacré à penser, à réfléchir et à ne faire rien d’autre que cette activité cérébrale? Trop peu.

Chaque choix apporte des conséquences. Dans la balance de ma vie, les quelques minutes de circulation pèsent-elles si lourd? Non. Mes priorités sont limpides. Je dois donc faire contre mauvaise fortune bon cœur, prendre ce temps et le transformer en temps de qualité avec moi-même. Musique, café (idéalement chaud) et contrôle de mes pensées. Focus sur ce que je contrôle vraiment, mon humeur, mes priorités, ma respiration, mon travail, mes choix, mon temps… ah ça!

Oh, ça avance! Remettre le discours intérieur à plus tard… le trafic sera encore là au retour.

Mariève

L’été de mes 30 ans

25 Sep

Je vais être très, mais très honnête. Je repousse toujours l’écriture de ce texte, sans trop savoir pourquoi. J’ai encore envie d’écrire, mais on dirait que je n’ai plus envie de tout raconter. Comme avant. Comme si je ne ressentais plus le besoin. Même si je sais que ça fait toujours du bien.  Ce n’est pas parce que je n’ai pas assez de temps, parce que je pourrais lire un peu moins, ne pas regarder des épisodes de Jérémie (une émission pour adolescents) pendant des heures. Bref, j’ai passé l’été à me questionner sur le sens de la vie à travers Facebook pis tous les autres dans le même genre. Je cherche encore plusieurs réponses pis je continue d’alimenter avec joie mon compte Instagram. De belles contradictions. Vivement mes 30 ans.

Ah oui, parce que c’était ça le sujet. J’ai eu 30 ans et ce fut un été merveilleux. Je vous parle de trois moments parfaits de cette saison presque parfaite.

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À l’amitié ! À Chicago !

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J’ai reçu un SAVE THE DATE plusieurs semaines avant ma fête. C’était un compte Instagram que mes amis avaient créé pour l’événement. C’était déjà bien au-delà de mes attentes. Même si je n’en avais aucune. (Ok, ça c’est plus ou moins vrai).  En fait, mes amis/famille me connaissent tellement. Ils avaient pensé à tout. Et plus que tout. Rallye à St-Jean-Port-Joli, Auberge sur le bord du fleuve, party de tacos, eau à la chlorophylle, gros budget pour la décoration, une vidéo avec des souvenirs, des vœux pis ben des émotions. Je me sens trop choyée. J’y repense  et je ne réalise toujours pas. J’étais tellement sur un nuage avec mes préférées. En passant comme ça, si vous êtes à la recherche d’une maison à louer / chambre dans un gîte / auberge pour un week-end inoubliable avec les amis  Auxberges des Aulnaies fait rêver.

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Avoir 30 ans à St-Roch-des-Aulnaies avec eux

Rire mais Rire

Et il y a eu le départ pour Chicago, le premier voyage avec l’amoureux et la visite de ma grande amie Ariane qui nous accueillait dans son nouveau chez elle avec son mari aux États-Unis. On était dans le métro de la Windy City depuis à peine 15 minutes que je pleurais de rire à en avoir mal au ventre. On va se le dire, ça commençait bien le séjour. Maudit qu’on a eu du fun à se raconter des bons vieux souvenirs. Ceux d’une amitié qui dure depuis 25 ans. C’est ce que je retiens le plus de ce voyage. Les fous rires pis l’énorme cocktail FLYÉ  avec de la boucane du Tiki bar à 65 $ US.  Quand tu reviens au Québec, ça devient l’histoire que tu racontes à tout le monde. Celle du 5 à 7 à 285 $. (Je n’ai pas payé ce soir-là, j’ai un amoureux qui se sentait généreux et surtout festif).

À Chicago, j’ai bu des cocktails incroyables, fait du vélo, du yoga, de la course. On a visité une tour ben haute, fait une croisière d’architecture #sunset style, passé une journée au musée, au zoo, à la plage.  Il faisait chaud, c’était les vacances. Merci aux amis pour l’accueil, vous êtes trop généreux. On va avoir le goût de revenir.

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Millenium Park

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Willis Tower

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Le cocktail à partager du Three Dots and a Dash

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Les amis à la plage

Je fais du vélo

Je me sentais comme un enfant de 5 ans quand le chum voulait que j’essaye son vélo de route en juillet dernier. J’avais peur, mais peur. Il m’a un peu poussée, comme j’ai un peu d’orgueil, j’ai roulé. Cinq minutes plus tard, j’étais en amour. J’y pensais depuis quelques années, mais j’ai acheté mon premier vélo de route pour  #létédemes30ans. Pis là, j’ai toujours envie d’en faire, je regarde les vélos de tout le monde et je peux passer des heures sur des sites Internet qui parlent de vélos. Gros, gros coup de cœur pour la gang de Peppermint Cycling Co. Je capote sur les vêtements et la philosophie de cette jeune entreprise québécoise. Et il y a aussi eu ma première sortie de vélo organisée par deux ambassadrices. J’ai déjà hâte à la prochaine.

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Cycloroute de Bellechasse – Crédits S.Allard

 

J’ai 30 ans, je n’ai pas de maison, pas d’enfants, ni de chien encore moins de chat, mais j’ai un amoureux attentionné, des parents toujours présents, des amitiés inestimables, pas un mais deux emplois qui me comblent,  je voyage, je fais du vélo pis je ris le plus souvent possible. Je ne suis pas inquiète pour le reste.

Sarah xx

Ôde à mon métier

21 Sep

Il y a maintenant déjà 9 ans que je suis enseignante au primaire, en première année pour être plus précise. Mon père est un enseignant en éducation physique à la retraite, mon frère est enseignant de mathématiques au secondaire, ma belle-soeur est enseignante en 6ème année à la même école que moi, mon cousin enseigne l’éducation physique et plusieurs de mes meilleurs amis sont enseignants aussi. On peut donc dire que je baigne dans le monde de l’éducation souvent et depuis très longtemps.

Ça fait en sorte que j’oublie parfois que c’est un monde assez mystérieux pour plusieurs. Notre souvenir de ce qu’était l’école lorsque nous étions élève et la réalité de ce que c’est d’y travailler comme adulte est bien différente. En l’honneur de la rentrée, jai eu envie de démystifier mon métier en vous parlant des raisons pour lesquelles je l’aime.

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L’horaire

“On sait bien, les profs, vous avez 2 mois de vacances payées l’été!” On l’entend souvent celle-là! Malgré le fait que ce ne sont pas des vacances payées (On nous retire une partie de chacune de nos paies pendant l’année scolaire afin de financer notre été) et que ce sont 7 semaines et non 2 mois, c’est vrai qu’on a un bel horaire. Un horaire idéal quand on a une famille. C’est sûr, on travaille tous beaucoup plus que les heures qui nous sont allouées mais nous avons les mêmes congés que nos enfants. On peut les voir les fins de semaine, dans le temps des fêtes, l’été… La plupart du temps, je suis là pour le souper et je n’ai pas à me lever lorsque c’est encore la nuit.

Quand je suis débordée, stressée et découragée de la charge mentale qui vient avec mon travail et que je fantasme sur toutes les autres carrières qui auraient pu m’intéresser, je finis toujours par me dire que je n’aurais jamais un horaire aussi parfait pour ma famille.

La “non-routine”

Sérieusement… Comment vous expliquer à quel point chaque journée est une surprise? Bien sûr, les activités que je fais avec les élèves se répètent et se ressemblent. Oui, chaque journée est basée sur le même horaire de cinq périodes et je travaille dans la même classe avec les mêmes enfants à tous les jours. Mais, chaque journée est unique.

Je ne sais jamais quelle sera l’humeur de l’un ou de l’autre ce matin-là. Peut-être qu’Élizabeth se chicanera avec sa meilleure amie pendant la récréation ou qu’Anthony a perdu son chat hier. Peut-être aussi que Louis est vraiment heureux dans sa nouvelle famille qu’il se sent vraiment d’attaque aujourd’hui.

Je ne sais jamais totalement comment mes élèves réagiront quand je leur lirai une nouvelle histoire ou lorsque je leur expliquerai les prochains ateliers. Il y aura toujours des questions et, surtout, des commentaires pour me surprendre!

Je ne sais jamais qui m’apprendra des trucs que je ne connais pas sur les dinosaures, la chasse ou les jeux vidéos.

Je ne sais jamais combien de crayons, de gommes à effacer, de ciseaux, de casquettes ou même de souliers (!) seront égarés à chaque jour.

Je ne sais jamais si la photocopieuse, mon portable, la connexion internet ou les hauts-parleurs fonctionneront comme ils se doivent cette journée-là…

Bref, lorsqu’on travaille dans une école avec des petits humains, chaque journée apporte son lot de découvertes et d’étonnement.

Mon équipe

Je ne sais pas si c’est comme ça partout car je n’ai pas travaillé dans beaucoup d’écoles, mais mon équipe de travail est sans aucun doute l’une des mes plus grandes motivations. Je suis entourée de gens qui sont tous, à leur façon, passionnés et inspirants. Nous travaillons ensemble afin d’offrir le plus possible aux enfants qui fréquentent notre école. C’est vraiment beau de voir l’énergie que tous et chacun met afin d’atteindre notre but commun, la réussite et le bien-être des élèves. Les formations, les réunions, les discussions sans fin dans le cadre de porte, les heures supplémentaires bénévoles, les larmes versées, les tapes dans le dos et les comités pédagogiques n’en sont que quelques exemples.

Je pense vraiment que je fais partie d’une équipe exceptionnelle remplie de gens engagés et malgré la distance considérable qui sépare mon école et ma maison, jamais je n’envisage de changer de milieu. Il est non seulement plaisant d’y travailler, mais mes collègues sont aussi des gens avec qui il est agréable d’échanger, de plaisanter et de discuter dans un contexte personnel. En plus, j’ai la chance d’avoir, parmi tous ces collègues, de vraies amies avec qui partager mon quotidien.

Les enfants

Ah! Les enfants! C’est mon dernier point, mais il est de loin le plus important! Accueillir 19 (ou 20, 21, 22…) petites frimousses à chaque matin est définitivement ce qui rend mon travail aussi précieux. Leurs petites mains dans la mienne à la récréation, le sourire sur leur visage lorsqu’ils me racontent leur fin de semaine, les “Madame Émilie, je t’aime!” spontanés et leurs rires en cascade lorsque je fais le clown sont tous des petits bijoux qui parsèment mes journées. Mais, le plus inestimable dans tout ça, c’est de voir leur progression tout au long de l’année. Ils arrivent dans ma classe au mois de septembre, fraîchement sortis de la maternelle et lorsqu’ils me quittent en juin, ils savent lire et écrire. C’est tellement fantastique!

Entre les deux, nous aurons travaillé fort, nous nous serons amusés et surtout, nous aurons tissé des liens très forts. Mes élèves, je les aime d’amour. Même les élèves qui ne sont plus dans ma classe depuis plusieurs années sont encore “les miens” dans mon coeur. Je suis toujours heureuse lorsque je croise “mes anciens” et lorsque de leur côté ils éprouvent le même bonheur, je me dis qu’il n’y a rien de plus gratifiant.

Émilie

Fuck l’amour compliqué

20 Sep

À force de regarder des films et des séries télé, de lire des romans, bref, de consommer de la culture, on finit par penser que l’amour, c’est forcément compliqué, difficile, désespérant, douloureux à vous tordre les entrailles (quoi de mieux qu’une histoire d’amour qui finit mal?). Hé bien, non, ce n’est pas obligé de se passer comme ça. Maintenant que j’ai passé la mi-vingtaine, je dis : fuck le drama. Fuck l’amour compliqué.

Des fois, c’est le fun quand c’est simple.

Je ne dis pas de se « contenter » du voisin d’à côté qui n’est pas nécessairement fantastique mais juste assez cute pour que vous ayez envie de lui dire bonjour tous les matins. On n’est pas obligée de se jeter sur le premier venu simplement parce qu’on est « en mal d’amour », pour se rendre compte un mois plus tard que c’est la pire erreur de sa vie.

Donc, fuck l’amour compliqué.

Envoyons promener les gars qui ne répondent pas quand on les texte, quand on leur parle sur Facebook. Tu ne me réponds pas? Tant pis pour toi. J’arrête de me casser la tête, de me déchirer les tripes à essayer de comprendre pourquoi. Je te supprime de mes contacts, de mon Facebook si je le pense nécessaire, et je passe à autre chose. Si tu veux niaiser, on va niaiser à deux. Comme dirait Trudeau : Just watch me.

Tant qu’à y être, envoyons aussi promener les gars qui font des crises de jalousie aux cinq minutes quand ça fait un an, deux ans, qu’on sort avec eux. Si tu es incertain dans ta relation, si tu penses que tu n’es pas assez bien pour moi, ce n’est pas mon problème. Va travailler ton estime de toi, dude, et fiche-moi la paix. J’irai chiller avec mes amies pendant ce temps-là, et ne me rappelle pas quand tu auras réglé tes affaires. Ta chance est passée.

Célébrons plutôt les hommes qui respectent nos opinions, qui encouragent nos ambitions, qui nous répondent quand on les texte, quand on leur écrit, quand on les appelle. Bref, qui nous considèrent comme des êtres humains à part entière, comme leurs égales. Qui nous rendent la vie facile, et qui donnent vraiment l’impression que l’amour, c’est le fun. Ces gars qui nous font à souper, qui nous amènent des doudous quand on a froid, qui cherchent exactement le bon format de Pepsi pour qu’on en ait juste assez (allô, P.).

Être avec quelqu’un, ça ne devrait pas être aussi compliqué que Les Feux de l’amour. Ça devrait faire du bien. Ça devrait être rassurant, réconfortant, et en même temps juste assez déstabilisant pour garder les papillons au ventre.

Choisissons quelqu’un qui nous fait sentir bien, qui nous respecte. Qui nous présente à sa famille, à ses amis tout à fait relax parce qu’il a confiance qu’on ne lui fasse pas honte.

Bref, laissons tomber les histoires compliquées.

La vie est assez compliquée comme ça, on n’a pas besoin d’en rajouter.

Anne-Sophie

P.S. Je parle des hommes, mais c’est simplement parce que mon expérience personnelle inclut seulement des relations hétérosexuelles. Je suis bien consciente qu’il existe des situations où c’est la personne s’identifiant comme femme qui adopte les comportements que je dénonce ci-haut. Bref, peu importe votre orientation et vos expériences, j’espère que vous pourrez vous reconnaître dans ce texte. 

P.P.S.: Je suis aussi consciente qu’il peut être difficile de se sortir d’une relation malsaine. Loin de moi l’idée de culpabiliser celles et ceux qui sont aux prises avec ce type de relation! Simplement, lorsqu’on commence une nouvelle fréquentation, on peut essayer de faire mieux… et plus simple!

Mon petit chemin tout tracé

13 Sep

C’est peut-être parce que mon vingt-huitième anniversaire – et donc, ma crise de la pré-trentaine – approche à grands pas que je me suis récemment replongée dans mes souvenirs d’adolescence.

 

Album de finissants à la main, j’ai entrepris de relire les messages d’adieu des amis du secondaire.

« Je te souhaite d’accomplir tout ce que tu veux réellement. Pense avec ton cœur! Plus tard, je serai la première à lire ton roman. »

« Cette année, j’ai appris à te connaître et cela m’a fait découvrir une personne merveilleuse. Crois-moi, tu as tout pour réussir dans la vie. Écrivaine tu seras, et lectrice je serai! »

« Tu peux être sûre que si un jour je tombe sur un livre avec ton nom en tant qu’auteur, je vais le lire en pensant à toi. »

Et ça continue comme ça pendant quelques pages.

C’est vrai que, au secondaire, j’avais souvent évoqué la possibilité de devenir écrivaine. Après tout, je pétais des scores en français écrit, et de nombreux enseignants m’encourageaient à poursuivre dans cette voie. Mais était-ce si évident que j’allais me retrouver, dix ans et des poussières plus tard, à exercer une profession langagière?

Bon, déjà, c’était clair que je n’allais pas faire carrière en science. Un simple coup d’œil à mes bulletins scolaires suffisait à s’en convaincre. Si je réussissais toujours à obtenir une moyenne relativement appréciable de 70 à 75 % en chimie, en math et en physique, c’était au prix de nombreuses séances de rattrapage qui se terminaient parfois en crise de larmes, souvent en crise de nerfs. La biologie, ça allait, jusqu’à ce qu’on se mette à manipuler des cristallins. Et encore, je ne parle pas des séances de dissection.

C’était tout aussi clair que je n’allais pas devenir une athlète, moi qui « oubliais » systématiquement mes vêtements de sport les jours d’éducation physique. Copier ma grille-horaire de cours à la bibliothèque pendant que mes camarades participaient à un énième tournoi de ballon-chasseur, ce n’était pas une punition, c’était une libération. Je n’aimais pas ça, faire du sport. Et faire du sport en compagnie des apprentis hockeyeurs de la ligue Midget AAA qui ne rataient jamais une occasion de passer un commentaire désobligeant, c’était encore pire. Déjà, à cet âge, mon anxiété sociale donnait lieu à d’importants blocages. Par chance, la danse m’aidait à sortir de ma coquille. Un peu.

Parlons-en, de la danse. Si ça se trouve, j’aurais pu devenir ballerine professionnelle. D’ailleurs, pendant mes cinq années de secondaire, j’étais inscrite au programme Danse-Études offert à ma polyvalente. J’ai fait de nombreux spectacles et participé à presque autant de compétitions, locales et nationales. Mais le fait est que je n’avais pas l’étoffe d’une ballerine. J’avais les jambes croches, les pieds raides et le postérieur bombé, sans parler de mon incapacité à tenir la pression. Chaque prestation publique était pour moi une occasion de tester ma capacité à contenir mes nausées et à lutter contre l’évanouissement.

Crédit : Giphy

L’art dramatique? Nah. Me retrouver sur une scène pour danser était un véritable supplice, alors je vous laisse imaginer l’état dans lequel je me trouvais lorsque je devais jouer dans une pièce de théâtre. L’art tout court? Bof. Je me souviens que, dans les cours d’arts plastiques, je dessinais mes personnages de dos, étant incapable de rendre les traits de visage avec un minimum de finesse. Faute de talent, on opte pour l’ingéniosité.

C’est sans doute cette ingéniosité qui m’a permis d’intégrer la Faculté de droit de l’Université Laval à l’automne 2008, après deux années de cégep florissantes qui m’ont valu une cote de rendement plutôt enviable. Que peut-on bien faire avec un diplôme en arts et lettres, une cote R de feu et un surplus de motivation? À ce moment-là, le droit me paraissait être la seule option.

Bien sûr, je me suis trompée, et j’ai abdiqué après un an pour me diriger vers mes domaines de prédilection : la rédaction professionnelle et, plus tard, la traduction.

De toute évidence, j’ai emprunté un chemin qui, à bien des égards, semblait tracé d’avance pour moi. L’autre jour, j’ai surpris une conversation entre deux mamans au terrain de jeux. Voyant son fils manier la pelle de plastique avec une assurance déconcertante, la première a dit à la seconde qu’elle était probablement en train d’élever un futur « gars de la construction ». Y’a des gens comme ça dont le talent inné pour un secteur d’activité bien précis les prédispose à une carrière bien précise. J’en suis. Mes amis du secondaire l’avaient sans doute compris bien avant moi.

Ah, tiens. Un message de Raymond, mon ancien prof d’histoire. « Je ne sais pas ce que l’avenir te réserve, mais tu seras sûrement heureuse. Tu possèdes tous les ingrédients de cette recette! »

À croire que je l’ai suivie à la lettre. 😊

Jenny xx

Billet commun septembre: Rester motivée, pas compliqué!

4 Sep

L’automne, en général, c’est pas facile. Avec la rentrée scolaire et le retour plus ou moins brutal au travail, il est souvent difficile de se remettre sur les rails. Mais ne désespérez pas! Ce mois-ci, la meute vous présente ses trucs pour rester motivées tout l’automne.

Anne-Sophie ❤

Avec les jours qui s’accourcissent, je perds souvent pas mal de motivation. Pour m’aider, je fais des listes: ce que je dois faire cette semaine, d’ici la semaine prochaine, ce mois-ci… Dès que j’ai accompli une tâche, je la raye, et mes post-it se remplissent peu à peu de barres de toutes les couleurs. Quoi de plus motivant qu’une « to-do list » terminée? 🙂 Évidemment, il ne faut pas s’énerver avec les tâches qu’on y ajoute… sinon, ça risque d’être plus déprimant qu’autre chose!

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Jenny ❤ 

Moi, la question que je me pose est la suivante: est-il vraiment possible de manquer de motivation à l’approche de l’automne? L’automne, c’est le retour des séries télé. Dans les boutiques, c’est des teintes de marron, de kaki et d’orange brûlé (mes préférées!) à profusion. Dehors, c’est de l’air frais -mais pas encore frette- qui prend plaisir à se faufiler dans nos trous de nez. C’est des soirées cocooning avec doudou et chocolat chaud épicé, des muffins moelleux qui sortent du four et des bouillons de légumes frais qui embaument la maison de leur enivrant parfum. L’automne, c’est le coming out de tous ces feuilles qui se décident enfin à montrer leurs vraies couleurs. C’est l’Halloween aussi. J’adore l’Halloween. Eh oui, vous l’aurez compris: l’automne, c’est ma saison préférée. J’en apprécie réellement toutes les subtilités, et ça suffit amplement à me garder motivée.

Laurie ❤ 

Je dois dire que je considère que ma qualité principale est ma détermination et ma volonté. J’avais mis au centre de mes intérêts l’organisation et la rigueur dans mes activités quotidiennes, comme prendre soin de mon petit corps. Le fait est que l’été m’a fait perdre, pour toutes sortes de raisons, l’entièreté de ma motivation dans TOUT. Tout est à recommencer. Je suis en plein dans mes vacances d’été donc pas tout à fait en mode automne encore mais j’ai déjà commencé à penser à comment j’organiserai les mois à venir et mes trucs habituels reviendront au galop : agenda, écriture des objectifs par jour et semaine ainsi que lâcher prise seront au centre de mes journées et pensées. Bonne rentrée, et surtout profitez de chaque rayon de soleil!

Marianne ❤ 

À l’automne, je revis. C’est sans aucun doute ma saison préférée parce que j’ADORE être dehors… genre tout le temps là! Ceci dit, j’ai justement vraiment pas envie de m’enfermer dans mon bureau pour travailler alors je dois me trouver une bonne raison pour être concentrée au travail, alors mon truc, c’est de planifier des projets. Au niveau professionnel, je booke mes événements à l’automne, je m’arrange pour que mes gros dossiers tombent dans ces dates-là, comme ça, pas le choix de suivre la cadence! Et comme on a souvent le deadline « tout doit être fait avant les Fêtes », eh bien on n’a pas le temps de se tourner les pouces.

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Marie-Andrée ❤ 

Bien sûr, comme la majorité des louves, l’automne rime avec motivation et renouveau. C’est l’occasion de se recentrer et de repartir en neuf, mais sans vouloir me vanter, tout au long de l’année la motivation est au rendez-vous. Je crois que mon truc pour garder le cap est de me concentrer sur ce que je peux changer/contrôler et toujours regarder en avant. Pour les jours moins faciles, j’essaie de toujours de m’accorder des petits bonheurs, genre un café supplémentaire ou de me faire une liste de choses à faire, de passer à travers et de me récompenser. D’un point vue plus superficiel, le fait d’avoir des belles choses m’aident à rester motivée. Genre un beau cahier de notes, un pouch-pouch pour le comptoir qui sent bon ou pour une journée importante un kit de vêtements que j’aime. Mais je crois que pour rester motiver il faut accepter les moments un peu plus lazy et prendre un peu de temps pour SOI !

Mariève ❤ 

L’automne, c’est un synonyme de recommencement pour moi. La routine reprend sa place dans la vie, et c’est les batteries le plus rechargées possible que je l’entreprends. Si le retour du vent frisquet invite au cocooning, c’est plutôt en mettant le nez dehors que la motivation se maintient! Rien de mieux que l’odeur de la pluie, du soleil timide qui sèche les feuilles au sol et de la nature qui s’endort tranquillement pour conserver une belle énergie. Les activités extérieures ne s’éteignent pas avec l’été, il suffit de prendre le temps d’en profiter. Ce qui rend cette période encore plus adorable, c’est de rentrer chez soi, bien au chaud après avoir rempli ses poumons de cet air si particulier. Automne, j’apprécie beaucoup plus que tes couleurs!

Pascale ❤ 

Je ne sais pas si c’est mon passé d’étudiante qui revient en force, mais lorsque la température tombe de quelques degrés, que toutes mes amies mamans publient des photos de la rentrée scolaire et que les p’tites laines me sont proposées dans mon newsfeed Facebook, je suis heureuse ! Et au contraire, j’ai un soudain surplus de motivation. Refaire le monde, pour une énième fois, en ayant l’impression de pouvoir tout accomplir bien emmitouflée dans un tricot couleur crème, bonheur ! Excellente chose puisque dans mon domaine, c’est la saison la plus prisée et donc, la plus occupée ! Sans même me forcer, je me lève au crack of dawn (J’adore cette expression ! En intégrant l’accent du sud, c’est encore mieux !), je planifie mille et une activités et mon énergie est à son comble. Un peu comme un sugar rush, je prends tout ce qui passe avant que le froid nordique vienne diminuer mes ardeurs. L’automne est définitivement un moment magique où tout le beau du monde se présente devant nos yeux.

Et vous, quels sont vos trucs pour rester motivées cet automne?

La meute

Petit guide de survie pour journées improductives

17 Août

Tous ceux qui font un travail de nature intellectuelle savent à quel point il peut parfois être difficile de gérer les caprices du mental.

Et en ce qui me concerne, mon mental n’est jamais aussi capricieux que pendant la saison chaude. Dès que le mercure dépasse les 27 degrés, mon cœur se met à pomper comme un fou, mon corps devient tout mou et mon cerveau se met à off. Vous l’aurez compris : je tolère très mal la chaleur. Remarque, cette année, j’ai eu de la chance. La chaleur intense s’étant faite plutôt rare, mes épisodes de mollesse intellectuelle et physique ont été somme toute sporadiques.

Toujours est-il qu’il y en a eu, de ces journées où j’ai fait le mollusque à mon poste de travail, attendant vainement qu’une brise fraîche s’infiltre par la fenêtre et me revigore les sens. La recette magique pour remédier à une telle situation? Il n’y en a pas vraiment, mais en voici une qui a fait ses preuves.

Accepter la situation

Aussi rudimentaire puisse-t-elle paraître, cette première étape est essentielle. Faire preuve d’indulgence envers soi-même est extrêmement important pour retrouver l’inspiration, la motivation, la créativité, ou peu importe la qualité ou la vertu dont on a besoin pour faire ce qu’on a à faire. Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, il est souvent plus facile de se flageller que de se traiter avec bienveillance et compassion. Sois ton meilleur ami, qu’ils disaient. Plus facile à dire qu’à faire, mais on y travaille.

Se lever

Tous les spécialistes du sommeil le disent : rien ne sert de rester étendu dans son lit à faire le bacon lorsqu’on souffre d’insomnie. De la même façon, il est inutile de rester assis devant son ordi lorsqu’on est atteint du syndrome de la page blanche. Tu fixes l’écran depuis une demi-heure et rien ne te vient à l’esprit à part cette fameuse recette de rigatonis que tu aimerais bien faire pour souper? Lève-toi et marche. Il a d’ailleurs été démontré que marcher stimule la créativité. Si tu as la chance d’être travailleur autonome ou de travailler de la maison, sors les poubelles ou lance une brassée de lavage. Personnellement, je ne compte plus le nombre d’éclairs de génie que j’ai eus alors que j’étais penchée au-dessus de mon panier à linge, en train de séparer le noir du blanc. Si tu travailles en entreprise, tu peux toujours aller poser directement une question à un collègue au lieu de lui envoyer un courriel, ou encore faire un détour par la machine à café.

Crédit : Giphy

Revoir l’échéancier

Que ton épisode de non-productivité dure une heure ou une semaine, il te faudra inévitablement revoir ton échéancier. C’est à ce moment-là qu’il faudra distinguer les projets prioritaires de ceux qui peuvent être repoussés et, parfois, consentir à faire une croix sur certaines activités, comme cette fameuse sortie au musée que tu avais prévue depuis des semaines. Ben oui. Ça fait partie de la game, comme on dit.

Faire le point

Ça y est, tu t’en es sorti. Tu as retrouvé ton énergie, tes projets sont bouclés; tout va pour le mieux. Maintenant, la question à se poser est la suivante : pourquoi est-ce arrivé? Il se peut très bien que la cause d’une journée improductive soit aussi banale qu’une mauvaise nuit de sommeil ou un taux d’humidité trop élevé. Dans ce cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Toutefois, si la situation devient récurrente, il faudra investiguer davantage et, surtout, se poser les bonnes questions. Est-ce que je mange bien? Est-ce que je bouge assez? Comment se portent ma santé physique et ma santé mentale? Est-ce que je devrais apporter des changements à ma routine de travail? Il pourra être pertinent, par exemple, de chercher à cibler ses pics de productivité, ou ce qu’un de mes profs d’université appelait ses « heures intelligentes ». Pour ma part, j’ai remarqué que mes ressources mentales sont souvent mobilisées en fin d’après-midi ou en début de soirée. À l’inverse, il est inutile de me demander de faire quoi que ce soit de productif avant 10 h le matin; à ce moment-là, je ne suis bonne à rien. La connaissance de soi joue ici un rôle fondamental. Après tout, il n’y aura jamais de meilleure routine que celle que tu auras créée de toutes pièces en fonction de tes besoins particuliers. ♥

Jenny xx

Mon anniversaire

10 Août

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours “trippé” sur ma fête. (C’est le 5 août, retiens la date!) C’est une journée de l’année que j’attends avec impatience dès les premiers signes de l’été. Quand j’était petite, j’avais hâte aux vacances scolaires principalement parce que ça signifiait qu’on allait bientôt célébrer mon anniversaire. Jeune adulte, j’en parlais avec tout le monde, je faisais des décomptes, je planifiais mes trois évènements (Vive les familles reconstituées!) et je faisais bien rire mon entourage avec mon excitation enfantine.

 

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Bonne fête Mini-Moi!

Il faut dire que je ne suis pas la seule de mon groupe d’amis à être comme ça. Entre 20 et 25 ans, mes copines et moi, nous nous organisions des journées de fête incroyables. Oui oui, des journées entières! Nous nous faisions des surprises, des rallyes, des activités originales, des cartes de souhaits géantes, on se déguisait et, tout ça, en respectant un thème différent pour chaque anniversaire, à chaque année. Un jour, un ami m’a posé une question qu’on ne m’avait jamais posée auparavant. “Pourquoi aimes-tu autant ton anniversaire?” Je n’ai pas répondu tout de suite. À vrai dire, je ne m’étais jamais posé la question moi-même. Je ne savais pas quoi dire et ça m’a fait réfléchir.

Je suis une personne qui aime beaucoup. (Demandez à mes amis Facebook!) Je m’intéresse à toutes sortes de sujets, je suis partante pour toutes sortes d’activités et, surtout, j’aime les gens qui m’entourent. J’ai toujours été comme ça. Les gens que j’aime sont ma plus grande richesse. J’en prends soin et je ne veux pas les perdre. C’est pour cette raison que, consciemment ou non, il m’arrive fréquemment de faire passer les besoins des autres avant les miens et ce, avec le plus grand des plaisirs. Bon, c’est vrai que ce trait de personnalité s’avère parfois un défaut, mais ça, ce sera pour un autre billet.

Le jour de mon anniversaire, c’est LA journée dans l’année où j’ai l’impression que c’est à mon tour de passer en premier. J’abuse du “J’ai le droit, c’est ma fête!”. Je me laisse submerger par la vague d’amour que je reçois et j’en profite au maximum. Je pense que j’aime autant ma fête car c’est ma “récompense”. Ça me permet de réaliser pleinement que le temps et l’énergie que je consacre à mon entourage est apprécié et que l’amour que j’ai pour eux est partagé. Je me sens importante aux yeux de ceux que j’aime.

Si je vous parle de tout ça, c’est que je suis certaine de ne pas être la seule qui se sent comme ça. Nous sommes sans doute des milliers de femmes et d’hommes à se permettre de passer en premier, sans remord, uniquement le jour de notre anniversaire.

Certains diront qu’un anniversaire est une journée comme les autres et qu’il est important de se faire passer en premier à tous les jours. Que c’est inestimable et de se sentir important aux yeux des autres, mais qu’il faut d’abord savoir reconnaître nous-même notre valeur. Et vous savez quoi? Ils auront raison. On ne devrait pas attendre cette occasion pour se dire oui. Je crois avoir une bonne estime de moi et ça me rend vraiment intrinsèquement heureuse de faire plaisir aux autres, mais il est vrai qu’il m’arrive de m’oublier dans tout ça. Par contre, à mesure que les années s’accumulent, je réalise que je le fais de moins en moins. Ça doit être ça, la sagesse! C’est beau vieillir.

Malgré tout, ça ne veut pas dire qu’il faut complètement arrêter d’aimer notre anniversaire. C’est bien de prendre le temps de se célébrer. Et après tout, ça reste surtout une occasion parfaite de passer du bon temps avec ceux qu’on aime.

Pour vous donner un petit coup de main quand ce sera votre tour, je vous propose une petite liste d’activités qui sortent de l’ordinaire à faire à Montréal et ses environs pour célébrer un anniversaire. Bonne fête!!!!

 

1. Faire un pique-nique dans un parc

Montréal regorge de beaux espaces verts. Les parcs Jarry, Lafontaine, Angrignon, Jean-Drapeau, Maisonneuve, René-Lévesque, Mont-Royal et les nombreux “bords de l’eau” n’en sont que quelques exemples. (Amis de Québec, allez lire ce billet de Laura qui vous propose trois de ses parcs coup de coeur!) Quelques couvertures, un haut-parleur, un cellulaire, un jeu de Kubb, de Washer ou de Mölkky et le tour est joué! Pour la nourriture, on peut y aller formule potluck ou, encore plus hot, le café Oui mais non propose de te préparer une belle charette remplie de salades, fromages, pâtés, breuvages et quelques surprises pour ton groupe et toi. Tu n’as qu’à te rendre sur leur site web pour commander. Les charettes contiennent de la nourriture pour 8 à 16 personnes, mais tu peux en commander deux si vous êtes plus nombreux.

2. Vélo festif Montréal

C’est quoi? C’est deux vélos géants de 16 à 18 places qui te permettent de découvrir la ville tout en fêtant avec tes amis. Il existe différents parcours thématiques (regroupés sous les thèmes festif, découverte et gourmand) qui peuvent convenir à tous les goûts. Ça peut être une activité de jour comme de soir. Le plus beau dans tout ça? Pas besoin de conducteur désigné! Il suffit de se rendre sur leur site web pour réserver. À noter qu’il faut être un mimimum de 10 pour que le tour ait lieu.

3. Skyventure Montréal

Pour les amateurs de sensations fortes, Skyventure, situé près du Cosmodôme à Laval, offre rien de moins qu’une simulation de chute libre. En gros, grâce à un ventilateur hyper puissant, tu auras la possibilité de flotter dans les airs de la même façon que si tu sautais en parachute, mais sans avoir besoin de sauter d’un avion qui se situe à plusieurs pieds dans le ciel! Plusieurs forfaits sont disponibles sur le site web.

4. Isaute

Une partie de ballon chasseur ça te tente? C’est sûr! Sur des trampolines? Oh my god, oui!! Pour citer leur page Facebook, Isaute, c’est « plus de 10 000 pieds carrés de trampoline mur à mur avec du ballon-chasseur, des sauts ouverts, des fosses de briques de mousse, un parc à saut, du basketball trampoline et du funambulisme. » En te rendant sur leur site, tu vas peut-être te dire que c’est pour les enfants, cet endroit-là, mais je te garantis que tu auras un plaisir fou avec tes amis… comme lorsque vous étiez petits!

5. Oasis surf

À défaut de payer un voyage à Hawaii à ta gang pour ta fête, invite-les à faire du surf intérieur chez Oasis surf au Dix30. Vous pourrez surfer sur de vraies planches avec ailerons, comme des vrais surfeurs!

Et vous, aimez-vous autant votre anniversaire que moi?

Émilie

Billet commun d’août: Nos pires souvenirs de vacances

4 Août

Le soleil, la plage, la famille, les amis… Les vacances, c’est le fun! …. ou pas. Parce que des fois, nos escapades de rêve se transforment en cauchemars, parce que des fois les saveurs sucrées des crèmes glacées tournent au vinaigre, on partage avec vous nos pires souvenirs de vacances.

 

Anne-Sophie ❤

 

J’avais 10 ans, c’était la première fois que j’allais à Montréal avec mes parents et mon frère. Ce jour-là, on mangeait dans une cabane à patates (quel bonheur!). Alors, j’arrive pour commander mon hot-dog, ultra gênée, et la dame me dit “Steamé ou toasté?”. Je reste là sans répondre, désemparée, paniquée: je n’ai rien compris, parce que chez nous, on dit hot-dog “rôti” ou “vapeur”. Déboussolée, je me tourne vers mon père ou ma mère, et finalement, il/elle a répondu à ma place. Je suis restée traumatisée de cette expérience -qui explique peut-être pourquoi je déteste tellement commander au restaurant.

 

Jenny 

 

J’avais 12 ans lorsque mon père s’est remarié. Cet été-là, sa femme et lui ont pris la décision quelque peu discutable de nous amener, ma demi-sœur et moi, en voyage de noces. Le trajet jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine avait commencé dans la bonne humeur… jusqu’à ce qu’on se perde en chemin. Mon père avait alors exigé que tout le monde se taise jusqu’à ce qu’on arrive à destination. Au bout de quelques heures dont presque chaque minute a été ponctuée de sacres et de jurons, j’ai osé demander, à mi-voix et du bout des lèvres, si nous étions presque arrivés. Je me souviens encore avoir vu le visage de mon père virer au mauve. J’ai souvent été témoin de ses explosions de colère, mais celle-là surpassait tout ce que j’avais pu voir jusqu’à présent. Nous avons finalement passé les jours suivants enfermés dans nos chambres d’hôtel respectives, moroses et maussades, avec une seule envie : rentrer à la maison et oublier ce voyage maudit. La prochaine fois, P’pa, appelle une gardienne, ok?

 

Laura 

 

J’avais 11 ans. C’était notre premier été à Québec. Je n’avais pas vraiment d’amis. Mes parents avaient juste deux semaines de vacances alors qu’est-ce qu’on fait avec Laura pour le reste de l’été? On appelle une petite gardienne! Ben la petite gardienne, elle avait 3-4 ans de plus que moi. La petite gardienne aurait préféré garder un bébé qui ne fait que siester. La petite gardienne écoutait Vrak.Tv toute la journée. La petite gardienne, elle savait faire des sandwichs au jambon. La petite gardienne avait un petit chum. Son petit chum est venu une fois chez nous. Il a demandé comment ça coûtait une maison comme ça. Il a demandé s’il y avait un système d’alarme. Il a demandé à sa petite blonde, petite gardienne, si elle avait une clé. Après avoir raconté ça tout bonnement à mes parents, la petite gardienne n’est jamais revenue, puis je suis allée dans un camp de jour.

 

Crédit : Giphy

 

Laurie
Honnêtement, j’ai dû me creuser beaucoup les méninges pour trouver quelque chose! Ce n’est pas que ma vie est toujours rose, mais plutôt que j’ai une mémoire sélective… on dirait bien! Par contre, je me rappelle très bien de l’été de mes 15 ans. La première où j’ai travaillé, parce JE voulais mon indépendance et ma vie d’adulte. J’avais trouvé un emploi comme commis à la boulangerie dans le IGA de la ville. Passage obligé ou presque pour toute bonne adolescente. Ma soeur y avait été caissière et avait rencontré son chum, c’était parfait pour moi aussi! Alors que mes amis ont profité d’un été de providence, à être des adolescents qui flânent entre amis à la piscine, mangent des pops et dorment beaucoup, moi je partais travailler à vélo pour rouler des pains, dès 7h du matin. Pas suuuuper. Et l’an d’après, j’avais mon emploi au camp, où là j’ai eu un véritable coup de coeur. 😉

 

Marianne 
En général, ça va plutôt bien les vacances. Mais au fond de ma mémoire, j’ai un souvenir mi-douloureux qui persiste, un voyage à New York avec ma sœur, ma mère et mon amie Magali qui s’est terminé en boudage généralisé qui a duré plusieurs semaines. En réalité, celle qui a dû passer un mauvais séjour, ce devait être Magali, qui était spectatrice de la synergie malsaine entre ma mère, ma sœur et moi entassées dans une toute petite chambre d’hôtel, épuisées et s’obstinant sur absolument TOUS les détails du voyage. Une chicane mère et fille dans une boutique chic du SoHo qui s’est finie en larmes, une bataille de thermostat dans la chambre parce qu’une avait trop chaud, l’autre avait trop froid, des reproches, des critiques sur les choix et j’en passe. Ajoutez à cela une nuit blanche dans l’autobus pour commencer le voyage, une température de décembre qui vous transperçait le corps et ma mère qui s’offusquait chaque fois qu’un Américain la «traitait» de French Canadian (à quoi elle répondait: «No, no sir I’m Quebecor!») Je pense qu’au final, ce que j’ai le moins aimé du voyage, c’est que j’ai réalisé que c’était peut-être moi qui n’étais pas si facile à vivre que ça, bref, une belle grosse leçon d’humilité et une très grande réticence à repartir en voyage avec ma soeur et ma mère hahaha! Aujourd’hui, heureusement on est capables d’en rire mais j’avoue que ça nous a pris un certain temps!

 

Crédit : Giphy

 

Pascale
Mon pire souvenir de vacances est en fait un court moment d’un merveilleux séjour en Gaspésie. Je devais avoir 12 ans, et comme tout père de famille qui se respecte, mon père nous a amenés, ma mère, ma plus jeune sœur et moi, vivre une vraie expérience gaspésienne, une balade sur un tout petit bateau. Nous devions être 10 personnes tout au plus. L’objectif était de nous faire découvrir les beautés de cette péninsule sous un autre angle. Le fleuve était agité et les semblants de rambardes touchaient de temps à autre le dessus de l’eau. Pour dire que j’avais du mal à trouver ma stabilité. Après quelque temps dans ce manège improvisé, j’ai commencé à avoir le mal de mer… Eh oui, j’ai laissé ma trace (lire quelques traces !). Le pire, c’est qu’en vomissant, j’ai complètement gâché mes beaux souliers de course Fila que je venais tout juste d’avoir. J’avais passé des semaines à convaincre ma mère de me les acheter. Un lavage à l’eau de javel, ça ne pardonne pas sur le marine. J’ai dû traîner l’empreinte de ce moment pendant toute l’année scolaire suivante… Tsé, Fila c’était bien IN dans le temps, mais ça coûtait aussi bien cher. Gaspésie, un jour je te retrouverai, mais avec de vieux souliers.

 

Émilie 

 

Je me rends compte que je suis très choyée car j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver mon pire souvenir de vacances. Toutefois, à force d’y réfléchir, une soirée bien précise m’est revenue en mémoire. Ma mère, mon frère et moi étions allés rejoindre ma tante, mon oncle et mes cousins en camping à Ogunquit. Je devais avoir environ 5 ans et mon frère 9 ans. Mes parents étaient divorcés depuis peu et ma mère avait un peu la mèche courte. (C’est compréhensible!) Je me souviens d’une soirée où elle nous avait chicanés plutôt fort mon frère et moi. Ma tante avait décidé d’intervenir car elle trouvait que c’était injustifié. Ma mère n’ayant pas apprécié, s’ensuivit une grosse engueulade en plein air entre les deux soeurs. Il va sans dire que le moral des troupes était assez bas. La même nuit, je me réveille en sursaut car la tente nous est tombée dessus. Nous devons tous sortir de là. Il pleut beaucoup et il fait noir. Ma mère demande à mon frère de monter sur une chaise pour tenir les poteaux de la tente pendant qu’elle s’organise pour la remonter. C’est à ce moment, alors qu’il s’exécute, qu’une moufette décide de se joindre à notre party. Quelques secondes de silence et d’immobilité ont suffi pour la dissuader, mais nous avons eu toute une frousse ! Plusieurs minutes plus tard, nous retrouvions notre abri et nos sacs de couchages mouillés pour sombrer dans le sommeil et mettre fin (enfin!) à cette terrible soirée.

 

Et vous, avez-vous de mauvais souvenirs de vacances? Pas cet été, on vous le souhaite! 

La meute