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Ôde à mon métier

21 Sep

Il y a maintenant déjà 9 ans que je suis enseignante au primaire, en première année pour être plus précise. Mon père est un enseignant en éducation physique à la retraite, mon frère est enseignant de mathématiques au secondaire, ma belle-soeur est enseignante en 6ème année à la même école que moi, mon cousin enseigne l’éducation physique et plusieurs de mes meilleurs amis sont enseignants aussi. On peut donc dire que je baigne dans le monde de l’éducation souvent et depuis très longtemps.

Ça fait en sorte que j’oublie parfois que c’est un monde assez mystérieux pour plusieurs. Notre souvenir de ce qu’était l’école lorsque nous étions élève et la réalité de ce que c’est d’y travailler comme adulte est bien différente. En l’honneur de la rentrée, jai eu envie de démystifier mon métier en vous parlant des raisons pour lesquelles je l’aime.

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L’horaire

“On sait bien, les profs, vous avez 2 mois de vacances payées l’été!” On l’entend souvent celle-là! Malgré le fait que ce ne sont pas des vacances payées (On nous retire une partie de chacune de nos paies pendant l’année scolaire afin de financer notre été) et que ce sont 7 semaines et non 2 mois, c’est vrai qu’on a un bel horaire. Un horaire idéal quand on a une famille. C’est sûr, on travaille tous beaucoup plus que les heures qui nous sont allouées mais nous avons les mêmes congés que nos enfants. On peut les voir les fins de semaine, dans le temps des fêtes, l’été… La plupart du temps, je suis là pour le souper et je n’ai pas à me lever lorsque c’est encore la nuit.

Quand je suis débordée, stressée et découragée de la charge mentale qui vient avec mon travail et que je fantasme sur toutes les autres carrières qui auraient pu m’intéresser, je finis toujours par me dire que je n’aurais jamais un horaire aussi parfait pour ma famille.

La “non-routine”

Sérieusement… Comment vous expliquer à quel point chaque journée est une surprise? Bien sûr, les activités que je fais avec les élèves se répètent et se ressemblent. Oui, chaque journée est basée sur le même horaire de cinq périodes et je travaille dans la même classe avec les mêmes enfants à tous les jours. Mais, chaque journée est unique.

Je ne sais jamais quelle sera l’humeur de l’un ou de l’autre ce matin-là. Peut-être qu’Élizabeth se chicanera avec sa meilleure amie pendant la récréation ou qu’Anthony a perdu son chat hier. Peut-être aussi que Louis est vraiment heureux dans sa nouvelle famille qu’il se sent vraiment d’attaque aujourd’hui.

Je ne sais jamais totalement comment mes élèves réagiront quand je leur lirai une nouvelle histoire ou lorsque je leur expliquerai les prochains ateliers. Il y aura toujours des questions et, surtout, des commentaires pour me surprendre!

Je ne sais jamais qui m’apprendra des trucs que je ne connais pas sur les dinosaures, la chasse ou les jeux vidéos.

Je ne sais jamais combien de crayons, de gommes à effacer, de ciseaux, de casquettes ou même de souliers (!) seront égarés à chaque jour.

Je ne sais jamais si la photocopieuse, mon portable, la connexion internet ou les hauts-parleurs fonctionneront comme ils se doivent cette journée-là…

Bref, lorsqu’on travaille dans une école avec des petits humains, chaque journée apporte son lot de découvertes et d’étonnement.

Mon équipe

Je ne sais pas si c’est comme ça partout car je n’ai pas travaillé dans beaucoup d’écoles, mais mon équipe de travail est sans aucun doute l’une des mes plus grandes motivations. Je suis entourée de gens qui sont tous, à leur façon, passionnés et inspirants. Nous travaillons ensemble afin d’offrir le plus possible aux enfants qui fréquentent notre école. C’est vraiment beau de voir l’énergie que tous et chacun met afin d’atteindre notre but commun, la réussite et le bien-être des élèves. Les formations, les réunions, les discussions sans fin dans le cadre de porte, les heures supplémentaires bénévoles, les larmes versées, les tapes dans le dos et les comités pédagogiques n’en sont que quelques exemples.

Je pense vraiment que je fais partie d’une équipe exceptionnelle remplie de gens engagés et malgré la distance considérable qui sépare mon école et ma maison, jamais je n’envisage de changer de milieu. Il est non seulement plaisant d’y travailler, mais mes collègues sont aussi des gens avec qui il est agréable d’échanger, de plaisanter et de discuter dans un contexte personnel. En plus, j’ai la chance d’avoir, parmi tous ces collègues, de vraies amies avec qui partager mon quotidien.

Les enfants

Ah! Les enfants! C’est mon dernier point, mais il est de loin le plus important! Accueillir 19 (ou 20, 21, 22…) petites frimousses à chaque matin est définitivement ce qui rend mon travail aussi précieux. Leurs petites mains dans la mienne à la récréation, le sourire sur leur visage lorsqu’ils me racontent leur fin de semaine, les “Madame Émilie, je t’aime!” spontanés et leurs rires en cascade lorsque je fais le clown sont tous des petits bijoux qui parsèment mes journées. Mais, le plus inestimable dans tout ça, c’est de voir leur progression tout au long de l’année. Ils arrivent dans ma classe au mois de septembre, fraîchement sortis de la maternelle et lorsqu’ils me quittent en juin, ils savent lire et écrire. C’est tellement fantastique!

Entre les deux, nous aurons travaillé fort, nous nous serons amusés et surtout, nous aurons tissé des liens très forts. Mes élèves, je les aime d’amour. Même les élèves qui ne sont plus dans ma classe depuis plusieurs années sont encore “les miens” dans mon coeur. Je suis toujours heureuse lorsque je croise “mes anciens” et lorsque de leur côté ils éprouvent le même bonheur, je me dis qu’il n’y a rien de plus gratifiant.

Émilie

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Fuck l’amour compliqué

20 Sep

À force de regarder des films et des séries télé, de lire des romans, bref, de consommer de la culture, on finit par penser que l’amour, c’est forcément compliqué, difficile, désespérant, douloureux à vous tordre les entrailles (quoi de mieux qu’une histoire d’amour qui finit mal?). Hé bien, non, ce n’est pas obligé de se passer comme ça. Maintenant que j’ai passé la mi-vingtaine, je dis : fuck le drama. Fuck l’amour compliqué.

Des fois, c’est le fun quand c’est simple.

Je ne dis pas de se « contenter » du voisin d’à côté qui n’est pas nécessairement fantastique mais juste assez cute pour que vous ayez envie de lui dire bonjour tous les matins. On n’est pas obligée de se jeter sur le premier venu simplement parce qu’on est « en mal d’amour », pour se rendre compte un mois plus tard que c’est la pire erreur de sa vie.

Donc, fuck l’amour compliqué.

Envoyons promener les gars qui ne répondent pas quand on les texte, quand on leur parle sur Facebook. Tu ne me réponds pas? Tant pis pour toi. J’arrête de me casser la tête, de me déchirer les tripes à essayer de comprendre pourquoi. Je te supprime de mes contacts, de mon Facebook si je le pense nécessaire, et je passe à autre chose. Si tu veux niaiser, on va niaiser à deux. Comme dirait Trudeau : Just watch me.

Tant qu’à y être, envoyons aussi promener les gars qui font des crises de jalousie aux cinq minutes quand ça fait un an, deux ans, qu’on sort avec eux. Si tu es incertain dans ta relation, si tu penses que tu n’es pas assez bien pour moi, ce n’est pas mon problème. Va travailler ton estime de toi, dude, et fiche-moi la paix. J’irai chiller avec mes amies pendant ce temps-là, et ne me rappelle pas quand tu auras réglé tes affaires. Ta chance est passée.

Célébrons plutôt les hommes qui respectent nos opinions, qui encouragent nos ambitions, qui nous répondent quand on les texte, quand on leur écrit, quand on les appelle. Bref, qui nous considèrent comme des êtres humains à part entière, comme leurs égales. Qui nous rendent la vie facile, et qui donnent vraiment l’impression que l’amour, c’est le fun. Ces gars qui nous font à souper, qui nous amènent des doudous quand on a froid, qui cherchent exactement le bon format de Pepsi pour qu’on en ait juste assez (allô, P.).

Être avec quelqu’un, ça ne devrait pas être aussi compliqué que Les Feux de l’amour. Ça devrait faire du bien. Ça devrait être rassurant, réconfortant, et en même temps juste assez déstabilisant pour garder les papillons au ventre.

Choisissons quelqu’un qui nous fait sentir bien, qui nous respecte. Qui nous présente à sa famille, à ses amis tout à fait relax parce qu’il a confiance qu’on ne lui fasse pas honte.

Bref, laissons tomber les histoires compliquées.

La vie est assez compliquée comme ça, on n’a pas besoin d’en rajouter.

Anne-Sophie

P.S. Je parle des hommes, mais c’est simplement parce que mon expérience personnelle inclut seulement des relations hétérosexuelles. Je suis bien consciente qu’il existe des situations où c’est la personne s’identifiant comme femme qui adopte les comportements que je dénonce ci-haut. Bref, peu importe votre orientation et vos expériences, j’espère que vous pourrez vous reconnaître dans ce texte. 

P.P.S.: Je suis aussi consciente qu’il peut être difficile de se sortir d’une relation malsaine. Loin de moi l’idée de culpabiliser celles et ceux qui sont aux prises avec ce type de relation! Simplement, lorsqu’on commence une nouvelle fréquentation, on peut essayer de faire mieux… et plus simple!

Mon petit chemin tout tracé

13 Sep

C’est peut-être parce que mon vingt-huitième anniversaire – et donc, ma crise de la pré-trentaine – approche à grands pas que je me suis récemment replongée dans mes souvenirs d’adolescence.

 

Album de finissants à la main, j’ai entrepris de relire les messages d’adieu des amis du secondaire.

« Je te souhaite d’accomplir tout ce que tu veux réellement. Pense avec ton cœur! Plus tard, je serai la première à lire ton roman. »

« Cette année, j’ai appris à te connaître et cela m’a fait découvrir une personne merveilleuse. Crois-moi, tu as tout pour réussir dans la vie. Écrivaine tu seras, et lectrice je serai! »

« Tu peux être sûre que si un jour je tombe sur un livre avec ton nom en tant qu’auteur, je vais le lire en pensant à toi. »

Et ça continue comme ça pendant quelques pages.

C’est vrai que, au secondaire, j’avais souvent évoqué la possibilité de devenir écrivaine. Après tout, je pétais des scores en français écrit, et de nombreux enseignants m’encourageaient à poursuivre dans cette voie. Mais était-ce si évident que j’allais me retrouver, dix ans et des poussières plus tard, à exercer une profession langagière?

Bon, déjà, c’était clair que je n’allais pas faire carrière en science. Un simple coup d’œil à mes bulletins scolaires suffisait à s’en convaincre. Si je réussissais toujours à obtenir une moyenne relativement appréciable de 70 à 75 % en chimie, en math et en physique, c’était au prix de nombreuses séances de rattrapage qui se terminaient parfois en crise de larmes, souvent en crise de nerfs. La biologie, ça allait, jusqu’à ce qu’on se mette à manipuler des cristallins. Et encore, je ne parle pas des séances de dissection.

C’était tout aussi clair que je n’allais pas devenir une athlète, moi qui « oubliais » systématiquement mes vêtements de sport les jours d’éducation physique. Copier ma grille-horaire de cours à la bibliothèque pendant que mes camarades participaient à un énième tournoi de ballon-chasseur, ce n’était pas une punition, c’était une libération. Je n’aimais pas ça, faire du sport. Et faire du sport en compagnie des apprentis hockeyeurs de la ligue Midget AAA qui ne rataient jamais une occasion de passer un commentaire désobligeant, c’était encore pire. Déjà, à cet âge, mon anxiété sociale donnait lieu à d’importants blocages. Par chance, la danse m’aidait à sortir de ma coquille. Un peu.

Parlons-en, de la danse. Si ça se trouve, j’aurais pu devenir ballerine professionnelle. D’ailleurs, pendant mes cinq années de secondaire, j’étais inscrite au programme Danse-Études offert à ma polyvalente. J’ai fait de nombreux spectacles et participé à presque autant de compétitions, locales et nationales. Mais le fait est que je n’avais pas l’étoffe d’une ballerine. J’avais les jambes croches, les pieds raides et le postérieur bombé, sans parler de mon incapacité à tenir la pression. Chaque prestation publique était pour moi une occasion de tester ma capacité à contenir mes nausées et à lutter contre l’évanouissement.

Crédit : Giphy

L’art dramatique? Nah. Me retrouver sur une scène pour danser était un véritable supplice, alors je vous laisse imaginer l’état dans lequel je me trouvais lorsque je devais jouer dans une pièce de théâtre. L’art tout court? Bof. Je me souviens que, dans les cours d’arts plastiques, je dessinais mes personnages de dos, étant incapable de rendre les traits de visage avec un minimum de finesse. Faute de talent, on opte pour l’ingéniosité.

C’est sans doute cette ingéniosité qui m’a permis d’intégrer la Faculté de droit de l’Université Laval à l’automne 2008, après deux années de cégep florissantes qui m’ont valu une cote de rendement plutôt enviable. Que peut-on bien faire avec un diplôme en arts et lettres, une cote R de feu et un surplus de motivation? À ce moment-là, le droit me paraissait être la seule option.

Bien sûr, je me suis trompée, et j’ai abdiqué après un an pour me diriger vers mes domaines de prédilection : la rédaction professionnelle et, plus tard, la traduction.

De toute évidence, j’ai emprunté un chemin qui, à bien des égards, semblait tracé d’avance pour moi. L’autre jour, j’ai surpris une conversation entre deux mamans au terrain de jeux. Voyant son fils manier la pelle de plastique avec une assurance déconcertante, la première a dit à la seconde qu’elle était probablement en train d’élever un futur « gars de la construction ». Y’a des gens comme ça dont le talent inné pour un secteur d’activité bien précis les prédispose à une carrière bien précise. J’en suis. Mes amis du secondaire l’avaient sans doute compris bien avant moi.

Ah, tiens. Un message de Raymond, mon ancien prof d’histoire. « Je ne sais pas ce que l’avenir te réserve, mais tu seras sûrement heureuse. Tu possèdes tous les ingrédients de cette recette! »

À croire que je l’ai suivie à la lettre. 😊

Jenny xx

Billet commun septembre: Rester motivée, pas compliqué!

4 Sep

L’automne, en général, c’est pas facile. Avec la rentrée scolaire et le retour plus ou moins brutal au travail, il est souvent difficile de se remettre sur les rails. Mais ne désespérez pas! Ce mois-ci, la meute vous présente ses trucs pour rester motivées tout l’automne.

Anne-Sophie ❤

Avec les jours qui s’accourcissent, je perds souvent pas mal de motivation. Pour m’aider, je fais des listes: ce que je dois faire cette semaine, d’ici la semaine prochaine, ce mois-ci… Dès que j’ai accompli une tâche, je la raye, et mes post-it se remplissent peu à peu de barres de toutes les couleurs. Quoi de plus motivant qu’une « to-do list » terminée? 🙂 Évidemment, il ne faut pas s’énerver avec les tâches qu’on y ajoute… sinon, ça risque d’être plus déprimant qu’autre chose!

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Jenny ❤ 

Moi, la question que je me pose est la suivante: est-il vraiment possible de manquer de motivation à l’approche de l’automne? L’automne, c’est le retour des séries télé. Dans les boutiques, c’est des teintes de marron, de kaki et d’orange brûlé (mes préférées!) à profusion. Dehors, c’est de l’air frais -mais pas encore frette- qui prend plaisir à se faufiler dans nos trous de nez. C’est des soirées cocooning avec doudou et chocolat chaud épicé, des muffins moelleux qui sortent du four et des bouillons de légumes frais qui embaument la maison de leur enivrant parfum. L’automne, c’est le coming out de tous ces feuilles qui se décident enfin à montrer leurs vraies couleurs. C’est l’Halloween aussi. J’adore l’Halloween. Eh oui, vous l’aurez compris: l’automne, c’est ma saison préférée. J’en apprécie réellement toutes les subtilités, et ça suffit amplement à me garder motivée.

Laurie ❤ 

Je dois dire que je considère que ma qualité principale est ma détermination et ma volonté. J’avais mis au centre de mes intérêts l’organisation et la rigueur dans mes activités quotidiennes, comme prendre soin de mon petit corps. Le fait est que l’été m’a fait perdre, pour toutes sortes de raisons, l’entièreté de ma motivation dans TOUT. Tout est à recommencer. Je suis en plein dans mes vacances d’été donc pas tout à fait en mode automne encore mais j’ai déjà commencé à penser à comment j’organiserai les mois à venir et mes trucs habituels reviendront au galop : agenda, écriture des objectifs par jour et semaine ainsi que lâcher prise seront au centre de mes journées et pensées. Bonne rentrée, et surtout profitez de chaque rayon de soleil!

Marianne ❤ 

À l’automne, je revis. C’est sans aucun doute ma saison préférée parce que j’ADORE être dehors… genre tout le temps là! Ceci dit, j’ai justement vraiment pas envie de m’enfermer dans mon bureau pour travailler alors je dois me trouver une bonne raison pour être concentrée au travail, alors mon truc, c’est de planifier des projets. Au niveau professionnel, je booke mes événements à l’automne, je m’arrange pour que mes gros dossiers tombent dans ces dates-là, comme ça, pas le choix de suivre la cadence! Et comme on a souvent le deadline « tout doit être fait avant les Fêtes », eh bien on n’a pas le temps de se tourner les pouces.

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Marie-Andrée ❤ 

Bien sûr, comme la majorité des louves, l’automne rime avec motivation et renouveau. C’est l’occasion de se recentrer et de repartir en neuf, mais sans vouloir me vanter, tout au long de l’année la motivation est au rendez-vous. Je crois que mon truc pour garder le cap est de me concentrer sur ce que je peux changer/contrôler et toujours regarder en avant. Pour les jours moins faciles, j’essaie de toujours de m’accorder des petits bonheurs, genre un café supplémentaire ou de me faire une liste de choses à faire, de passer à travers et de me récompenser. D’un point vue plus superficiel, le fait d’avoir des belles choses m’aident à rester motivée. Genre un beau cahier de notes, un pouch-pouch pour le comptoir qui sent bon ou pour une journée importante un kit de vêtements que j’aime. Mais je crois que pour rester motiver il faut accepter les moments un peu plus lazy et prendre un peu de temps pour SOI !

Mariève ❤ 

L’automne, c’est un synonyme de recommencement pour moi. La routine reprend sa place dans la vie, et c’est les batteries le plus rechargées possible que je l’entreprends. Si le retour du vent frisquet invite au cocooning, c’est plutôt en mettant le nez dehors que la motivation se maintient! Rien de mieux que l’odeur de la pluie, du soleil timide qui sèche les feuilles au sol et de la nature qui s’endort tranquillement pour conserver une belle énergie. Les activités extérieures ne s’éteignent pas avec l’été, il suffit de prendre le temps d’en profiter. Ce qui rend cette période encore plus adorable, c’est de rentrer chez soi, bien au chaud après avoir rempli ses poumons de cet air si particulier. Automne, j’apprécie beaucoup plus que tes couleurs!

Pascale ❤ 

Je ne sais pas si c’est mon passé d’étudiante qui revient en force, mais lorsque la température tombe de quelques degrés, que toutes mes amies mamans publient des photos de la rentrée scolaire et que les p’tites laines me sont proposées dans mon newsfeed Facebook, je suis heureuse ! Et au contraire, j’ai un soudain surplus de motivation. Refaire le monde, pour une énième fois, en ayant l’impression de pouvoir tout accomplir bien emmitouflée dans un tricot couleur crème, bonheur ! Excellente chose puisque dans mon domaine, c’est la saison la plus prisée et donc, la plus occupée ! Sans même me forcer, je me lève au crack of dawn (J’adore cette expression ! En intégrant l’accent du sud, c’est encore mieux !), je planifie mille et une activités et mon énergie est à son comble. Un peu comme un sugar rush, je prends tout ce qui passe avant que le froid nordique vienne diminuer mes ardeurs. L’automne est définitivement un moment magique où tout le beau du monde se présente devant nos yeux.

Et vous, quels sont vos trucs pour rester motivées cet automne?

La meute

Petit guide de survie pour journées improductives

17 Août

Tous ceux qui font un travail de nature intellectuelle savent à quel point il peut parfois être difficile de gérer les caprices du mental.

Et en ce qui me concerne, mon mental n’est jamais aussi capricieux que pendant la saison chaude. Dès que le mercure dépasse les 27 degrés, mon cœur se met à pomper comme un fou, mon corps devient tout mou et mon cerveau se met à off. Vous l’aurez compris : je tolère très mal la chaleur. Remarque, cette année, j’ai eu de la chance. La chaleur intense s’étant faite plutôt rare, mes épisodes de mollesse intellectuelle et physique ont été somme toute sporadiques.

Toujours est-il qu’il y en a eu, de ces journées où j’ai fait le mollusque à mon poste de travail, attendant vainement qu’une brise fraîche s’infiltre par la fenêtre et me revigore les sens. La recette magique pour remédier à une telle situation? Il n’y en a pas vraiment, mais en voici une qui a fait ses preuves.

Accepter la situation

Aussi rudimentaire puisse-t-elle paraître, cette première étape est essentielle. Faire preuve d’indulgence envers soi-même est extrêmement important pour retrouver l’inspiration, la motivation, la créativité, ou peu importe la qualité ou la vertu dont on a besoin pour faire ce qu’on a à faire. Malheureusement, la nature humaine étant ce qu’elle est, il est souvent plus facile de se flageller que de se traiter avec bienveillance et compassion. Sois ton meilleur ami, qu’ils disaient. Plus facile à dire qu’à faire, mais on y travaille.

Se lever

Tous les spécialistes du sommeil le disent : rien ne sert de rester étendu dans son lit à faire le bacon lorsqu’on souffre d’insomnie. De la même façon, il est inutile de rester assis devant son ordi lorsqu’on est atteint du syndrome de la page blanche. Tu fixes l’écran depuis une demi-heure et rien ne te vient à l’esprit à part cette fameuse recette de rigatonis que tu aimerais bien faire pour souper? Lève-toi et marche. Il a d’ailleurs été démontré que marcher stimule la créativité. Si tu as la chance d’être travailleur autonome ou de travailler de la maison, sors les poubelles ou lance une brassée de lavage. Personnellement, je ne compte plus le nombre d’éclairs de génie que j’ai eus alors que j’étais penchée au-dessus de mon panier à linge, en train de séparer le noir du blanc. Si tu travailles en entreprise, tu peux toujours aller poser directement une question à un collègue au lieu de lui envoyer un courriel, ou encore faire un détour par la machine à café.

Crédit : Giphy

Revoir l’échéancier

Que ton épisode de non-productivité dure une heure ou une semaine, il te faudra inévitablement revoir ton échéancier. C’est à ce moment-là qu’il faudra distinguer les projets prioritaires de ceux qui peuvent être repoussés et, parfois, consentir à faire une croix sur certaines activités, comme cette fameuse sortie au musée que tu avais prévue depuis des semaines. Ben oui. Ça fait partie de la game, comme on dit.

Faire le point

Ça y est, tu t’en es sorti. Tu as retrouvé ton énergie, tes projets sont bouclés; tout va pour le mieux. Maintenant, la question à se poser est la suivante : pourquoi est-ce arrivé? Il se peut très bien que la cause d’une journée improductive soit aussi banale qu’une mauvaise nuit de sommeil ou un taux d’humidité trop élevé. Dans ce cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Toutefois, si la situation devient récurrente, il faudra investiguer davantage et, surtout, se poser les bonnes questions. Est-ce que je mange bien? Est-ce que je bouge assez? Comment se portent ma santé physique et ma santé mentale? Est-ce que je devrais apporter des changements à ma routine de travail? Il pourra être pertinent, par exemple, de chercher à cibler ses pics de productivité, ou ce qu’un de mes profs d’université appelait ses « heures intelligentes ». Pour ma part, j’ai remarqué que mes ressources mentales sont souvent mobilisées en fin d’après-midi ou en début de soirée. À l’inverse, il est inutile de me demander de faire quoi que ce soit de productif avant 10 h le matin; à ce moment-là, je ne suis bonne à rien. La connaissance de soi joue ici un rôle fondamental. Après tout, il n’y aura jamais de meilleure routine que celle que tu auras créée de toutes pièces en fonction de tes besoins particuliers. ♥

Jenny xx

Mon anniversaire

10 Août

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours “trippé” sur ma fête. (C’est le 5 août, retiens la date!) C’est une journée de l’année que j’attends avec impatience dès les premiers signes de l’été. Quand j’était petite, j’avais hâte aux vacances scolaires principalement parce que ça signifiait qu’on allait bientôt célébrer mon anniversaire. Jeune adulte, j’en parlais avec tout le monde, je faisais des décomptes, je planifiais mes trois évènements (Vive les familles reconstituées!) et je faisais bien rire mon entourage avec mon excitation enfantine.

 

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Bonne fête Mini-Moi!

Il faut dire que je ne suis pas la seule de mon groupe d’amis à être comme ça. Entre 20 et 25 ans, mes copines et moi, nous nous organisions des journées de fête incroyables. Oui oui, des journées entières! Nous nous faisions des surprises, des rallyes, des activités originales, des cartes de souhaits géantes, on se déguisait et, tout ça, en respectant un thème différent pour chaque anniversaire, à chaque année. Un jour, un ami m’a posé une question qu’on ne m’avait jamais posée auparavant. “Pourquoi aimes-tu autant ton anniversaire?” Je n’ai pas répondu tout de suite. À vrai dire, je ne m’étais jamais posé la question moi-même. Je ne savais pas quoi dire et ça m’a fait réfléchir.

Je suis une personne qui aime beaucoup. (Demandez à mes amis Facebook!) Je m’intéresse à toutes sortes de sujets, je suis partante pour toutes sortes d’activités et, surtout, j’aime les gens qui m’entourent. J’ai toujours été comme ça. Les gens que j’aime sont ma plus grande richesse. J’en prends soin et je ne veux pas les perdre. C’est pour cette raison que, consciemment ou non, il m’arrive fréquemment de faire passer les besoins des autres avant les miens et ce, avec le plus grand des plaisirs. Bon, c’est vrai que ce trait de personnalité s’avère parfois un défaut, mais ça, ce sera pour un autre billet.

Le jour de mon anniversaire, c’est LA journée dans l’année où j’ai l’impression que c’est à mon tour de passer en premier. J’abuse du “J’ai le droit, c’est ma fête!”. Je me laisse submerger par la vague d’amour que je reçois et j’en profite au maximum. Je pense que j’aime autant ma fête car c’est ma “récompense”. Ça me permet de réaliser pleinement que le temps et l’énergie que je consacre à mon entourage est apprécié et que l’amour que j’ai pour eux est partagé. Je me sens importante aux yeux de ceux que j’aime.

Si je vous parle de tout ça, c’est que je suis certaine de ne pas être la seule qui se sent comme ça. Nous sommes sans doute des milliers de femmes et d’hommes à se permettre de passer en premier, sans remord, uniquement le jour de notre anniversaire.

Certains diront qu’un anniversaire est une journée comme les autres et qu’il est important de se faire passer en premier à tous les jours. Que c’est inestimable et de se sentir important aux yeux des autres, mais qu’il faut d’abord savoir reconnaître nous-même notre valeur. Et vous savez quoi? Ils auront raison. On ne devrait pas attendre cette occasion pour se dire oui. Je crois avoir une bonne estime de moi et ça me rend vraiment intrinsèquement heureuse de faire plaisir aux autres, mais il est vrai qu’il m’arrive de m’oublier dans tout ça. Par contre, à mesure que les années s’accumulent, je réalise que je le fais de moins en moins. Ça doit être ça, la sagesse! C’est beau vieillir.

Malgré tout, ça ne veut pas dire qu’il faut complètement arrêter d’aimer notre anniversaire. C’est bien de prendre le temps de se célébrer. Et après tout, ça reste surtout une occasion parfaite de passer du bon temps avec ceux qu’on aime.

Pour vous donner un petit coup de main quand ce sera votre tour, je vous propose une petite liste d’activités qui sortent de l’ordinaire à faire à Montréal et ses environs pour célébrer un anniversaire. Bonne fête!!!!

 

1. Faire un pique-nique dans un parc

Montréal regorge de beaux espaces verts. Les parcs Jarry, Lafontaine, Angrignon, Jean-Drapeau, Maisonneuve, René-Lévesque, Mont-Royal et les nombreux “bords de l’eau” n’en sont que quelques exemples. (Amis de Québec, allez lire ce billet de Laura qui vous propose trois de ses parcs coup de coeur!) Quelques couvertures, un haut-parleur, un cellulaire, un jeu de Kubb, de Washer ou de Mölkky et le tour est joué! Pour la nourriture, on peut y aller formule potluck ou, encore plus hot, le café Oui mais non propose de te préparer une belle charette remplie de salades, fromages, pâtés, breuvages et quelques surprises pour ton groupe et toi. Tu n’as qu’à te rendre sur leur site web pour commander. Les charettes contiennent de la nourriture pour 8 à 16 personnes, mais tu peux en commander deux si vous êtes plus nombreux.

2. Vélo festif Montréal

C’est quoi? C’est deux vélos géants de 16 à 18 places qui te permettent de découvrir la ville tout en fêtant avec tes amis. Il existe différents parcours thématiques (regroupés sous les thèmes festif, découverte et gourmand) qui peuvent convenir à tous les goûts. Ça peut être une activité de jour comme de soir. Le plus beau dans tout ça? Pas besoin de conducteur désigné! Il suffit de se rendre sur leur site web pour réserver. À noter qu’il faut être un mimimum de 10 pour que le tour ait lieu.

3. Skyventure Montréal

Pour les amateurs de sensations fortes, Skyventure, situé près du Cosmodôme à Laval, offre rien de moins qu’une simulation de chute libre. En gros, grâce à un ventilateur hyper puissant, tu auras la possibilité de flotter dans les airs de la même façon que si tu sautais en parachute, mais sans avoir besoin de sauter d’un avion qui se situe à plusieurs pieds dans le ciel! Plusieurs forfaits sont disponibles sur le site web.

4. Isaute

Une partie de ballon chasseur ça te tente? C’est sûr! Sur des trampolines? Oh my god, oui!! Pour citer leur page Facebook, Isaute, c’est « plus de 10 000 pieds carrés de trampoline mur à mur avec du ballon-chasseur, des sauts ouverts, des fosses de briques de mousse, un parc à saut, du basketball trampoline et du funambulisme. » En te rendant sur leur site, tu vas peut-être te dire que c’est pour les enfants, cet endroit-là, mais je te garantis que tu auras un plaisir fou avec tes amis… comme lorsque vous étiez petits!

5. Oasis surf

À défaut de payer un voyage à Hawaii à ta gang pour ta fête, invite-les à faire du surf intérieur chez Oasis surf au Dix30. Vous pourrez surfer sur de vraies planches avec ailerons, comme des vrais surfeurs!

Et vous, aimez-vous autant votre anniversaire que moi?

Émilie

Billet commun d’août: Nos pires souvenirs de vacances

4 Août

Le soleil, la plage, la famille, les amis… Les vacances, c’est le fun! …. ou pas. Parce que des fois, nos escapades de rêve se transforment en cauchemars, parce que des fois les saveurs sucrées des crèmes glacées tournent au vinaigre, on partage avec vous nos pires souvenirs de vacances.

 

Anne-Sophie ❤

 

J’avais 10 ans, c’était la première fois que j’allais à Montréal avec mes parents et mon frère. Ce jour-là, on mangeait dans une cabane à patates (quel bonheur!). Alors, j’arrive pour commander mon hot-dog, ultra gênée, et la dame me dit “Steamé ou toasté?”. Je reste là sans répondre, désemparée, paniquée: je n’ai rien compris, parce que chez nous, on dit hot-dog “rôti” ou “vapeur”. Déboussolée, je me tourne vers mon père ou ma mère, et finalement, il/elle a répondu à ma place. Je suis restée traumatisée de cette expérience -qui explique peut-être pourquoi je déteste tellement commander au restaurant.

 

Jenny 

 

J’avais 12 ans lorsque mon père s’est remarié. Cet été-là, sa femme et lui ont pris la décision quelque peu discutable de nous amener, ma demi-sœur et moi, en voyage de noces. Le trajet jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine avait commencé dans la bonne humeur… jusqu’à ce qu’on se perde en chemin. Mon père avait alors exigé que tout le monde se taise jusqu’à ce qu’on arrive à destination. Au bout de quelques heures dont presque chaque minute a été ponctuée de sacres et de jurons, j’ai osé demander, à mi-voix et du bout des lèvres, si nous étions presque arrivés. Je me souviens encore avoir vu le visage de mon père virer au mauve. J’ai souvent été témoin de ses explosions de colère, mais celle-là surpassait tout ce que j’avais pu voir jusqu’à présent. Nous avons finalement passé les jours suivants enfermés dans nos chambres d’hôtel respectives, moroses et maussades, avec une seule envie : rentrer à la maison et oublier ce voyage maudit. La prochaine fois, P’pa, appelle une gardienne, ok?

 

Laura 

 

J’avais 11 ans. C’était notre premier été à Québec. Je n’avais pas vraiment d’amis. Mes parents avaient juste deux semaines de vacances alors qu’est-ce qu’on fait avec Laura pour le reste de l’été? On appelle une petite gardienne! Ben la petite gardienne, elle avait 3-4 ans de plus que moi. La petite gardienne aurait préféré garder un bébé qui ne fait que siester. La petite gardienne écoutait Vrak.Tv toute la journée. La petite gardienne, elle savait faire des sandwichs au jambon. La petite gardienne avait un petit chum. Son petit chum est venu une fois chez nous. Il a demandé comment ça coûtait une maison comme ça. Il a demandé s’il y avait un système d’alarme. Il a demandé à sa petite blonde, petite gardienne, si elle avait une clé. Après avoir raconté ça tout bonnement à mes parents, la petite gardienne n’est jamais revenue, puis je suis allée dans un camp de jour.

 

Crédit : Giphy

 

Laurie
Honnêtement, j’ai dû me creuser beaucoup les méninges pour trouver quelque chose! Ce n’est pas que ma vie est toujours rose, mais plutôt que j’ai une mémoire sélective… on dirait bien! Par contre, je me rappelle très bien de l’été de mes 15 ans. La première où j’ai travaillé, parce JE voulais mon indépendance et ma vie d’adulte. J’avais trouvé un emploi comme commis à la boulangerie dans le IGA de la ville. Passage obligé ou presque pour toute bonne adolescente. Ma soeur y avait été caissière et avait rencontré son chum, c’était parfait pour moi aussi! Alors que mes amis ont profité d’un été de providence, à être des adolescents qui flânent entre amis à la piscine, mangent des pops et dorment beaucoup, moi je partais travailler à vélo pour rouler des pains, dès 7h du matin. Pas suuuuper. Et l’an d’après, j’avais mon emploi au camp, où là j’ai eu un véritable coup de coeur. 😉

 

Marianne 
En général, ça va plutôt bien les vacances. Mais au fond de ma mémoire, j’ai un souvenir mi-douloureux qui persiste, un voyage à New York avec ma sœur, ma mère et mon amie Magali qui s’est terminé en boudage généralisé qui a duré plusieurs semaines. En réalité, celle qui a dû passer un mauvais séjour, ce devait être Magali, qui était spectatrice de la synergie malsaine entre ma mère, ma sœur et moi entassées dans une toute petite chambre d’hôtel, épuisées et s’obstinant sur absolument TOUS les détails du voyage. Une chicane mère et fille dans une boutique chic du SoHo qui s’est finie en larmes, une bataille de thermostat dans la chambre parce qu’une avait trop chaud, l’autre avait trop froid, des reproches, des critiques sur les choix et j’en passe. Ajoutez à cela une nuit blanche dans l’autobus pour commencer le voyage, une température de décembre qui vous transperçait le corps et ma mère qui s’offusquait chaque fois qu’un Américain la «traitait» de French Canadian (à quoi elle répondait: «No, no sir I’m Quebecor!») Je pense qu’au final, ce que j’ai le moins aimé du voyage, c’est que j’ai réalisé que c’était peut-être moi qui n’étais pas si facile à vivre que ça, bref, une belle grosse leçon d’humilité et une très grande réticence à repartir en voyage avec ma soeur et ma mère hahaha! Aujourd’hui, heureusement on est capables d’en rire mais j’avoue que ça nous a pris un certain temps!

 

Crédit : Giphy

 

Pascale
Mon pire souvenir de vacances est en fait un court moment d’un merveilleux séjour en Gaspésie. Je devais avoir 12 ans, et comme tout père de famille qui se respecte, mon père nous a amenés, ma mère, ma plus jeune sœur et moi, vivre une vraie expérience gaspésienne, une balade sur un tout petit bateau. Nous devions être 10 personnes tout au plus. L’objectif était de nous faire découvrir les beautés de cette péninsule sous un autre angle. Le fleuve était agité et les semblants de rambardes touchaient de temps à autre le dessus de l’eau. Pour dire que j’avais du mal à trouver ma stabilité. Après quelque temps dans ce manège improvisé, j’ai commencé à avoir le mal de mer… Eh oui, j’ai laissé ma trace (lire quelques traces !). Le pire, c’est qu’en vomissant, j’ai complètement gâché mes beaux souliers de course Fila que je venais tout juste d’avoir. J’avais passé des semaines à convaincre ma mère de me les acheter. Un lavage à l’eau de javel, ça ne pardonne pas sur le marine. J’ai dû traîner l’empreinte de ce moment pendant toute l’année scolaire suivante… Tsé, Fila c’était bien IN dans le temps, mais ça coûtait aussi bien cher. Gaspésie, un jour je te retrouverai, mais avec de vieux souliers.

 

Émilie 

 

Je me rends compte que je suis très choyée car j’ai eu beaucoup de difficulté à trouver mon pire souvenir de vacances. Toutefois, à force d’y réfléchir, une soirée bien précise m’est revenue en mémoire. Ma mère, mon frère et moi étions allés rejoindre ma tante, mon oncle et mes cousins en camping à Ogunquit. Je devais avoir environ 5 ans et mon frère 9 ans. Mes parents étaient divorcés depuis peu et ma mère avait un peu la mèche courte. (C’est compréhensible!) Je me souviens d’une soirée où elle nous avait chicanés plutôt fort mon frère et moi. Ma tante avait décidé d’intervenir car elle trouvait que c’était injustifié. Ma mère n’ayant pas apprécié, s’ensuivit une grosse engueulade en plein air entre les deux soeurs. Il va sans dire que le moral des troupes était assez bas. La même nuit, je me réveille en sursaut car la tente nous est tombée dessus. Nous devons tous sortir de là. Il pleut beaucoup et il fait noir. Ma mère demande à mon frère de monter sur une chaise pour tenir les poteaux de la tente pendant qu’elle s’organise pour la remonter. C’est à ce moment, alors qu’il s’exécute, qu’une moufette décide de se joindre à notre party. Quelques secondes de silence et d’immobilité ont suffi pour la dissuader, mais nous avons eu toute une frousse ! Plusieurs minutes plus tard, nous retrouvions notre abri et nos sacs de couchages mouillés pour sombrer dans le sommeil et mettre fin (enfin!) à cette terrible soirée.

 

Et vous, avez-vous de mauvais souvenirs de vacances? Pas cet été, on vous le souhaite! 

La meute

Fais un voeu… avec Marilou Design

21 Juil

L’automne dernier, j’ai décidé de changer d’approche. J’ai organisé une grande vente vide-tout chez moi, avec quelques amies, et j’ai vendu (et finalement donné) plus d’une centaine de morceaux. Fou, non? Dès lors, je me suis promis d’investir mes sous dans de beaux vêtements conçus pour moi, et faits autant que possible ici.

Depuis, j’ai dépensé beaaaauuuucoup moins, ce qui est une très bonne chose. J’ai aussi réfléchi à ce que je souhaitais projeter comme image par mes vêtements. Je voulais vraiment acheter moins, mais mieux, tout en encourageant des entreprises d’ici lorsque possible. La réflexion fut longue, et j’ai encore des rechutes, mais je me découvre une belle passion pour les designers d’ici, autant que pour les petites boutiques différentes dont regorge Québec. J’ai eu envie de voir autre chose et de me simplifier la vie par une garde-robe unique, polyvalente, simple et durable.

J’ai 27 ans, j’ai une carrière en communication et tout plein de passions et d’activités variées. J’ai confiance en moi (la plupart du temps) et je m’aime pas pire (même si ce n’est jamais gagné). Je suis donc assez chanceuse, non?

 

Dans ma recherche de vêtements qui pourraient combler tous ces besoins, j’ai découvert la designer de Québec Marie-Lou Boucher, mieux connue sous le nom de Marilou Design. Peu de temps après, j’ai vu passer dans mon fil Facebook qu’elle recherchait des mannequins pour un projet spécial. Et j’ai décidé de participer. Parce que j’avais envie de faire quelque chose de différent. Parce que j’aime me sortir de mon confort. Parce que! Je lui ai donc écrit, en lui disant que j’aimais bien mes courbes et mon sourire, que j’aimais ses vêtements et que je crois qu’ils me reflétaient assez bien. Quel ne fut pas mon étonnement qu’elle me choisisse pour son projet, parmi des centaines de candidatures! Je me retrouvais donc à faire le mannequin pour son projet secret.

Son t-shirt «Wishbone» est un chandail tout simple, mais avec une touche de particulier : un os de poulet chanceux, croisé de fleurs et des mots «Fais un vœu». Par ce chandail, Marie-Lou souhaitait redonner confiance en elles aux femmes, leur dire d’accomplir leurs rêves et surtout, de croire en leurs moyens. J’ai trouvé le message inspirant, insouciant, mais rempli d’espoir. J’étais heureuse d’être là, avec ces quatre filles tellement différentes de moi, mais tellement belles aussi, à promouvoir le mieux possible ce message d’acceptation de soi.

Et j’ai choisi d’ajouter ce morceau de vêtements à ma garde-robe renouvelée, à celle dont je souhaitais qu’elle me ressemble le plus possible. Et un t-shirt inspirant comme ça, c’est une pièce incontournable, finalement. Et savez-vous quoi? Le chandail fait tellement Rockalouves! 😉

De plus, pour chaque vente, un don sera remis à la maison L’Éclaircie, qui vient en aide aux personnes aux prises avec des troubles alimentaires.

Pour en connaître plus sur le chandail et/ou l’acheter, c’est ici!

Bon magasinage !

Laurie-Louve 

Parce que les vacances, c’est pas optionnel

20 Juil

Comme l’a fait remarquer ma collègue et amie Jenny dans son plus récent billet, on a parfois l’impression que les vacances, c’est juste une option. Quelque chose qui pour ceux qui ont le temps de se la couler douce. Ce n’est pas pour les travailleurs autonomes ni pour les étudiants, oh que non! Depuis cinq ans, je n’ai pas pris de vacances d’université. Cette année, j’ai décidé de prendre deux mois off, parce que prendre de vacances, ça ne devrait pas être optionnel.

Il y a quelques mois à peine, je vous aurais dit que les vacances, ce n’est pas obligatoire. Mais ce printemps, ma psy m’a dit que j’étais « au bord de l’épuisement professionnel ». Probablement le résultat de mes cinq ans de suite sans vacances d’été… ou vacances tout court. Donc, avant que mon quasi-burn out en devienne un en bonne et due forme, j’ai décidé de prendre des vacances.

Prendre des vacances, ce n’est pas pour les nuls ou les faibles, contrairement à ce que tout le monde veut nous faire croire -et le milieu universitaire dont je fais partie ne fait pas exception à la règle, loin de là. Les vacances, c’est pour les nuls, ou alors, c’est un luxe pour les salariés. Étudiants et indépendants, à l’ouvrage! Pas de temps à perdre avec le repos.

Alors, je me suis obstinée à travailler tous les étés, sans arrêt depuis 2012, jusqu’à ce que je n’arrive plus à me concentrer suffisamment pour travailler plus de dix minutes à la fois. Oui, dix minutes à la fois, et ça me prenait tout mon courage.

Donc, me voilà, avec deux semaines de vacances dans le corps, et je me rends compte que les vacances, non, ce n’est pas optionnel.

Les vacances me montrent bien, maintenant, à quel point j’étais fatiguée. À trop rouler sur mes réserves, je ne m’apercevais pas de l’ampleur de mon épuisement. Je ne me rendais plus compte que je faisais en deux jours ce que j’aurais pu faire en quelques heures, il y a deux ou trois ans. Je pensais que j’étais reposée le matin en me levant, alors que j’étais toujours aussi fatiguée que la veille. Je ne m’en préoccupais pas: je serrais les dents, et je passais à travers la journée.

Prendre des vacances me montre aussi que des objectifs, ça doit être flexible. Quand bien même que mon plan de travail pour les trois prochaines années ne serait pas prêt tout de suite, qui est-ce que ça dérange? Anyway, il va changer 300 000 fois d’ici à ce que je finisse ma thèse. Alors, attendre en septembre pour faire ça, c’est tout sauf grave. Personne ne fera une crise cardiaque pour si peu -même pas moi!

Luca Bravo

Hé oui, prendre des vacances, ça fait « perdre du temps ». Mais est-ce vraiment perdre du temps que de s’amuser un peu, de profiter du soleil, de voir la mer? Je ne pense pas.

Morale de l’histoire: prenez des vacances, même si vous rongez votre frein en attendant de recommencer. Vous finirez par apprendre à vous détendre -c’est long, mais on y arrive (je commence presque à relaxer, c’est dire!).

Après tout, c’est à ça que ça sert, les vacances. Se détendre un peu les muscles. Se tranquilliser le cerveau.

Surtout, ça ne fait vraiment pas de tort.

Anne-Sophie

Vacances, vous avez dit vacances?

13 Juil

Parmi les nombreuses choses qui ne me font vraiment pas triper dans la vie, il y a les vacances. Ben oui. Enfant, j’appréhendais la fin des classes. Pour moi, les vacances estivales étaient synonyme d’ennui. Vingt ans plus tard, les choses n’ont pas vraiment changé.

 

Certains diront que, si je raisonne ainsi, c’est parce que ma vie doit être plate en maudit. Il est vrai que le travail est un élément central dans ma vie, mais je te rassure, mon quotidien n’est pas plus plate que le tien ou celui du voisin. J’aimais étudier quand j’étais étudiante; maintenant, j’aime travailler, surtout depuis que je le fais pour moi, de façon autonome. Pis, des fois, c’est dur de décrocher.

Comme en ce moment.

En ce moment, je suis en train d’essayer de trouver toutes les excuses possibles et imaginables pour ne pas avoir à rédiger un beau petit message d’absence, fermer l’ordi et juste relaxer. Alors, ce mois-ci, j’ai décidé de mettre mes principales excuses sur papier et de trouver un contre-argument pour chacune d’elles. Qui sait, peut-être que j’arriverai à me convaincre, au terme de cette discussion enflammée avec moi-même, que les vacances, ce n’est pas aussi terrible que je pense.

5- Je n’ai rien de prévu

Qui dit vacances dit escapade. Ah, vraiment? C’est vrai qu’a priori, c’est ce qu’on pourrait croire quand on voit tous ses contacts Facebook publier des photos d’endroits exotiques où ils ont passé leurs dernières vacances. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas prévu d’aller escalader le Machu Picchu cet été ou même d’aller rendre visite à sa grand-tante qui demeure à une demi-heure de route de chez soi qu’on doit forcément renoncer à s’accorder un peu de bon temps. Tes vacances, tu peux très bien les passer devant ton ordi à regarder Netflix ou sur ton balcon à juger les passants. Bon, affaire réglée. Au suivant!

4- Je ne suis pas vraiment fatiguée

Qui a dit qu’il fallait avoir la langue à terre pour s’accorder un peu de répit? Au contraire, si tu as suffisamment d’énergie pour t’adonner à tes activités préférées, le moment est tout indiqué pour le faire. On dit souvent que les vacances, c’est fait pour recharger ses batteries, mais pourquoi attendre qu’elles soient à plat? L’absence de fatigue est généralement un bon indicateur que ta santé globale se porte bien, alors de grâce, cesse de culpabiliser à propos de ça et profite-en.

Crédit : Lifetime Giphy

3- Mes clients vont être dans le trouble

Ça, c’est l’ego qui parle. Fort.

Bon, je l’admets, certains clients sont vraiment dépendants de leurs fournisseurs de services et ne manquent pas de leur dire à quel point ils sont indispensables. Ça m’est arrivé l’autre jour, d’ailleurs. *se frotte les jointures sur le haut du chest* Mais là, il faut redescendre sur Terre un peu. Tes clients, ils sont majeurs et vaccinés. S’ils ont pu survivre avant de connaître tes services et d’y avoir recours, ils pourront certainement se débrouiller si tu disparaissais pendant une semaine ou deux. À ton retour, ils trépigneront de bonheur et ne manqueront pas d’encenser encore plus ton travail. Voilà. Ton ego est sauf, chère.

2- Je n’ai pas atteint tous les objectifs que je m’étais fixés

Traduction : je ne mérite pas de me reposer. Pour pouvoir souffler un peu, il aurait fallu que j’accumule quelques centaines de dollars de plus par mois. Ou que j’élargisse mon bassin de clients. Ou que je fasse plus d’efforts pour promouvoir mes services. Ou que sais-je encore. Bref, il aurait fallu que tout se passe comme prévu, qu’aucun obstacle ne se dresse sur ma route, que je sois toujours à mon meilleur et que je sois parfaite. Ben tu sais quoi? La perfection n’est pas de ce monde. Si tu attends d’y accéder pour te gâter, tu risques d’attendre longtemps.

1-Je vais perdre de l’argent

C’est vrai que nous, travailleurs autonomes, devons prendre des vacances à nos frais, contrairement à nos amis salariés. Et c’est vrai que, parfois, le budget est un peu serré, de sorte qu’on peut s’interroger sur le niveau de risque associé à une semaine de farniente. Vais-je le regretter le mois prochain, quand j’aurai à choisir entre acheter un rouleau de Scott Towels ou un pot de beurre de pinottes? Bon, j’exagère un peu, mais toujours est-il que ces questionnements sont tout à fait légitimes, du moins, dans mon cas.

Ceci dit, techniquement parlant, de l’argent, j’en perds pas mal tout le temps. J’en perds lorsque je jase de problèmes de traducteurs avec une amie sur Facebook pendant les heures habituellement consacrées au travail. J’en perds lorsque je relis mes textes pour une énième fois avant de les envoyer. J’en perds lorsque je commande une pizza, et encore plus quand je prends un extra sauce. Bref, je suis pas mal convaincue que, si je faisais des efforts conscients pour réduire au maximum le temps perdu et les dépenses superflues pendant, disons, un mois, je pourrais largement compenser pour l’argent potentiellement perdu pendant mes vacances.

***

Et maintenant, la question qui tue : ai-je réussi à modifier ma perception des vacances? Un peu. Assez pour prendre une semaine off? Bon, là, il ne faudrait tout de même pas exagérer. Je suis casanière, moi, et mes habitudes, bonnes ou mauvaises, sont dures à changer. Ceci dit, je m’engage officieusement à essayer (l’italique est important, ici) de m’accorder quelques jours de repos cet été. J’arrive de Montréal; je vais peut-être y retourner. Ou peut-être que je vais simplement sortir sur le balcon, m’asseoir, me croiser les bras et profiter de l’instant présent. C’est quelque chose que j’oublie de faire trop souvent.

Jenny xx

5 fois simple

4 Juil

L’été se redécouvre chaque année. Sa présence tant attendue est de courte durée et chacun s’efforce d’en profiter le plus possible, de chaque rayon, de chaque degré, de chaque soirée chaude.

Ma vie professionnelle en éducation me permet de profiter pleinement de cette éphémère période, et malgré tous les préjugés entourant les «vacances» de ce passionnant métier, je me fais un devoir de chérir ce moment ultime de la fin du mois de juin. La redécouverte des plaisirs estivaux est tout aussi douce à mon cœur, année après année, surtout depuis que mes étés ne riment plus avec emploi. Il est donc temps de sortir de l’oubli les bonheurs simples, ceux que la vie trop chargée efface rapidement.

Crème glacée, limonade sucrée… Le sucre dans ma vie est un petit plaisir que je réserve pour le dessert, par habitude probablement. Voilà par contre que le vent chaud et l’humidité ambiante rendent à la crème glacée ses lettres de noblesse et en font une collation tout à fait acceptable peu importe l’heure de la journée. Les commerçants s’échinent à créer des saveurs et des textures plus alléchantes, plus délectables, il serait inacceptable de ne pas chérir le travail de ces artisans du sucre!

Le savon sous sa plus belle forme, les bulles. Évidemment, l’arrivée de petit homme a permis de renouer avec cette chose ô combien simple, mais qui créé l’émerveillement, assurément! Les bulles rondes qui flottent au vent, un enfant qui tente de les attraper, qui court. Rien au monde de permet d’arrêter le temps aussi bien que les bulles et honnêtement, qui ne les aime pas? Ce bonheur qui ne coûte presque rien est synonyme d’été et de douceur, car elles sont beaucoup moins belles, les bulles, à -20°C avec un vent du nord!

Crédit : Andre Hunter – Unsplash

L’été, c’est fait pour jouer…au parc! Je l’accorde, les parcs sont accessibles à tout moment de l’année, mais l’été, le temps y est différent. Enfant, le parc était l’endroit rassembleur, l’endroit où la liberté de jouer était la plus totale. Plus tard, le parc était encore présent pour rassembler… un peu plus tard dans la soirée pour l’adolescente que j’étais. Désormais, je renoue avec le parc, pour petit homme, avec qui je partage des moments de grande complicité, car au parc, il n’y a rien à faire d’autre que d’être totalement ensemble! Ce qu’il y a de plus beau, c’est que réunir les gens demeure une des missions du parc, même pour les adultes; pique-nique, frisbee, farniente… Un parc qui rime avec liberté et avec été.

Poussent, poussent, poussent, les bons bons légumes… Le texte de Lauréanne dans le billet commun (ici!) m’a fait sourire, car la saison du balcon fleuri est enfin arrivée. Le jardinage, art sous-estimé par son niveau de difficulté, est un des bonheurs des plus naturels. Prendre le temps de voir la nature faire son travail, prendre soin avec patience d’un petit coin de terre qui, on l’espère, fournira quelques bons légumes que l’on peut servir avec fierté d’avoir participé à la création. Un sandwich aux tomates n’est plus le même lorsque l’on a pris soin avec douceur du plant tout l’été!

Crédit : Joyce Huis – Unsplash

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt… et c’est bien plus facile l’été. Les matins d’été ont une odeur particulière, la rosée, le vent chaud, la lumière du soleil qui annonce une belle journée, tout est là pour faciliter le lever et avoir toute l’énergie nécessaire pour la journée. Ces matins-là, ils sont encore plus formidables en camping, l’omniprésence de la nature dès le réveil, c’est apaisant.

Une saison courte, une saison douce, une saison de plaisir. L’été, la spontanéité n’est plus la même et c’est tant mieux. Renouer avec les plaisirs d’été, c’est réanimer des souvenirs et en créer des nouveaux. Ce qu’il y a de bien avec la simplicité, c’est que, prometteuse ou non, ça permet de réellement savourer l’été, sans attente, sauf celui de se mettre sur pause, juste un peu.

Mariève 

Billet commun juillet: Nos plaisirs coupables d’été

2 Juil

L’été, ce n’est pas seulement les journées chaudes, les randonnées, la crème glacée… C’est aussi plein de petites choses qu’on savoure en secret, des plaisirs coupables dont on ne parle jamais. Pour casser ce tabou et profiter de l’été au max, les louves vous dévoilent leur plaisir coupable estival.

Laura

L’été, on prend souvent la route, les fenêtres baissées, le vent dans le cheveux. On prend des petites routes, des chemins de gravelle, des rues de banlieue pleines de maisons. À ces maisons sont souvent greffés des garages et qui dit garage dit…VENTE DE GARAGE! Mon plaisir, c’est de fouiner chez Monsieur-Madame Tout-le-monde. De trouver des objets laids, inutiles, plus vieux que la guerre qui sentent la boule à mite. D’imaginer leur place dans une maison. De jaser du beau temps avec la madame assise sur sa chaise pliante et qui attend juste de te vendre ses guenilles faites au crochet. D’arrêter dans les marchés aux puces de village, passer d’une table à l’autre et revenir avec une paire de pantoufles, un roman de Marie Laberge puis tiens, des bottes de ski!

Laurie

Bien que généralement, je ne me sens pas coupable de grand chose (de la crème glacée 3 fois par semaine, oui madame!), l’été c’est rempli de petits plaisirs coupables qui reviendront seulement dans 8-9 mois, alors vaut mieux en profiter. Je suis coupable de rêver toute la journée, au travail, d’être couchée sur le bord d’une piscine, en maillot. Coupable de toujours penser à ma prochaine «ride» de vélo, au prochain week-end en camping, au prochain souper dehors, entre amis. Coupable de toujours avoir hâte à quelque chose, l’été! C’est tellement une belle saison, où il fait chaud et fait bon vivre. Où tout est plus sympathique, plus souriant, plus simple. Où les robes sont légères, les pensées plus relax, les humeurs faciles. Je suis coupable seulement de surcharger mes étés de trop de choses, trop de fun!

Source : Giphy

Anne-Sophie

L’été, je ne me sens pas coupable de grand-chose. Sauf… d’aimer les vieilles chansons quétaines qui passent les jours de beau temps, en fin d’après-midi, vers 15-16h. Vous savez, genre, Brian Adams, et Phil Collins, et ces vieilles affaires-là? Ça me rappelle les vacances d’enfance, quand on passait nos journées dehors avec la radio en toile de fond. À l’époque, j’aimais bien ces chansons, et aujourd’hui encore, je les écoute avec un plaisir mêlé de nostalgie… et de culpabilité!

Crédit : Giphy

Jenny

Plaisir coupable. Que voilà un bel oxymore. Je voudrais bien parler des décadents cornets enrobés de Chocolats Favoris, mais le fait est que j’en mange à longueur d’année sans jamais ressentir la moindre culpabilité. Ben quoi? Pas pour rien que je m’entraîne trois fois par semaine, après tout. Nah, moi, ce que j’aime de l’été, c’est les orages. Quand le ciel se déchaîne, j’aime aller m’asseoir sur le balcon et humer l’air chargé d’électricité. Ça a quelque chose de grisant, de fascinant et de terrifiant tout à la fois. Quand la nature se rebelle et dit fuck toute, j’ai l’impression qu’elle m’invite à en faire autant. Une fois l’orage passé, je me sens légère, apaisée. Comme si les émotions que je garde en-dedans avaient été, elles aussi, balayées par la pluie et emportées par le vent.

Marianne

L’été, j’écoute du country, le son dans le piton! Je trouve que cette musique s’agence parfaitement avec le chaleur, les maringouins, une bonne bière froide et une paire de shorts en jeans! Dans une autre vie, j’aurais vraiment aimé vivre dans l’Ouest canadien, me lever le matin en enfilant mes bottes de cowboy pour ensuite embarquer dans le gros pick-up de mon chum. Je ne sais pas, ce doit être mon côté conservateur (pas politiquement parlant, on s’entend) qui fait que je suis attirée par cette culture qui semble avoir arrêté d’évoluer depuis 1978!

Mariève

La température est souvent tenue responsable de la réussite ou non d’un été. Le soleil est motivant, la chaleur plus que la bienvenue et pourtant, mon plaisir coupable de l’été, ce sont les journées pluvieuses! Évidemment, un plaisir est toujours meilleur lorsqu’il est rare! J’aime ces journées où, après plusieurs jours de beaux temps, la pluie tombe doucement, comme pour mettre un frein à ce besoin de « profiter » le plus possible des beaux jours. J’aime l’odeur de cette pluie sous laquelle on peut parfois se permettre de marcher lentement, juste parce que le temps de ces journées est différent de l’effervescence des jours sous le règne de Galarneau, juste parce que la pluie, c’est beau aussi… Coupable d’aimer la pluie, seulement lorsqu’elle est éphémère!

Marie-Andrée

Plaisir coupable, je dois dire que j’ai bien de la difficulté à trouver quel est mon plaisir coupable estival. Cette saison est tellement courte pourquoi se sentir coupable?! J’ai plutôt une confession coupable à faire, contrairement à 90% de la population mondiale, je ne capote pas tellement sur le BBQ. J’aime bien ça. Je trouve ça plaisant de cuisiner dehors et tout, mais je ne suis vraiment pas du genre à garder mon BBQ en fonction jusqu’à la première neige. D’aussi loin que je me souvienne ça ne m’a jamais transcendé. Je me souviens des étés au chalet où l’on mangeait du BBQ chaque jour que la température le permettait. J’avais toujours hâte au retour à la normale et de retrouver la bonne vieille cuisine traditionnelle sur le poêle. Peut-être parce que je ne suis pas une grande fans de viande grillée… Bref, j’aime bien ça, mais si mon chum veut me faire plaisir durant la belle saison il est mieux de m’amener manger une crème glacée que de me faire un souper sur le BBQ.

Lauréanne

Lorsque les nuits sont suffisamment confortables pour que mes plants de fines herbes tiennent le coup à l’extérieur, c’est à ce moment que mon plaisir coupable de l’été commence! Je me sens festive quand je sirote un mojito maison sur mon mini balcon durant les Golden hours, quand mon copain et moi on se bourre la face de salade mexicaine avec ma coriandre, quand mon basilic et les fraises de saison s’unissent pour donner un dessert des plus rafraîchissant à offrir lors d’une visite… j’ai l’impression que de m’approvisionner à même mes jardinières, ça goûte tellement meilleur! L’été, ça goûte bon!

Et vous, votre plaisir coupable, c’est quoi? Partagez-le avec nous!

Et surtout, passez un bel été!

La meute

Troquer le jardin pour le panier bio

16 Juin

L’an dernier je m’étais lancée dans la culture de mes propres légumes dans le jardin communautaire près de chez moi. Bien que mes récoltes n’aient pas été mauvaises, je ne considère pas que c’était un succès, autant gastronomique que financier.

C’est donc pour ces raisons que cette année j’ai décidé «d’investir» mes sous dans un panier bio et d’encourager l’économie du Québec. En plus, je m’assure d’avoir de beaux légumes frais et bios sans trop d’efforts et de façon constante. C’est une belle manière de découvrir de nouveaux légumes et de laisser aller notre créativité. Ça permet aussi de se rappeler que les fruits et les légumes ne poussent pas dans les étalages d’épicerie et que les récoltes évoluent au fil des saisons.

Mon choix s’est arrêté sur le panier des Fermes Lufa. Étant résidente de la Vieille Capitale, j’étais un peu réticente à choisir ce panier étant donné que les légumes venaient de la région de Montréal. Je trouvais que c’était un peu niaiseux de faire venir mes légumes de Montréal quand il y a de supers producteurs pas loin de chez moi.  Mais le fait de pouvoir faire mon panier sur mesure, d’avoir accès à plein d’autres produits et aussi le fait que Lufa fait beaucoup d’efforts pour diminuer son empreinte écologique m’ont convaincue.  Chaque semaine, les Fermes Lufa me proposent un panier que je peux adapter selon mes envies. J’adore que plusieurs de leurs légumes sont cultivés en milieu urbain et qu’ils offrent la possibilité d’acheter des légumes moches (pas si moches que ça en plus) pour pas cher. Grâce à leurs nombreux partenaires, il est possible de profiter du panier durant toute l’année.

Pour l’instant, j’apprécie l’expérience, mais je dois dire que j’ai un peu de difficulté à gérer mon inventaire de verdure, mais je devrais m’ajuster.

Crédit : Giphy // Gizmodo

J’ai fait quelques recherches pour trouver d’autres paniers bios que je partage avec vous ici. Pour résumer le tout, j’ai fait un joli tableau qui vous aidera peut-être  dans le choix du vôtre.

Panier Bio

Point de distributions Période de distribution Autres

Ferme Lufa

  • Québec
  • Montréal
  • Trois-Rivières
  • Sherbrooke

Annuelle

Paiement automatique chaque semaine
Ferme Campanipol
  • Région de la Mauricie
  • Québec
20 à 22 semaines
  • Paiement global
  • 2 types de paniers
  • Possibilité de commander des produits qui sont en surplus.
Équiterre / Mon fermier de famille

Dans la majorité de la province

  • Associé à un fermier près de chez vous
  • Soutien Équiterre
Coopérative Mauve Québec et Rive-sud de Québec (plusieurs points de chute)

Annuelle

  • Possibilité d’avoir de la viande
  • Plusieurs types de paniers
  • Plusieurs termes de paiements

Pour ceux pour qui adhérer à un panier chaque semaine est trop un gros engagement, il y a toujours les marchés locaux qui offrent une super belle gamme de fruits et de légumes frais. Et n’hésitez pas à en essayer des nouveaux et à poser des questions aux gens qui sont sur place.

Marie-Andrée 

 

Le plein air pour soi… et son chien!

16 Juin

Vous êtes un mordu de plein-air et en plus vous avez un chien? À partir de maintenant, votre activité préférée sera le canicross!

Le canicross, c’est une activité qui implique le coureur et son chien qui sont reliés ensemble par un équipement de tire (ceinture, laisse et harnais). Il y a aussi des variantes, vous pouvez marcher tout simplement ou encore de l’adapter en version hivernal avec des raquettes.

Molly et moi ❤

Avant de se lancer, quel type de « cani » êtes-vous?

Si vous avez l’intention de faire du cani-raquette ou du cani-marche, vous pouvez commencer par vous-même sans nécessairement prendre de cours. Par contre, si vous pensez en faire un sport, un cours est essentiel. Ça prend quand même une technique de base pour vous éviter des blessures, à vous et à votre pitou. Ne serait-ce que pour apprendre à votre chien à s’arrêter quand c’est le temps, croyez-moi, c’est pratique!

Personnellement, je n’ai pas encore suivi de cours avec Molly, mais je vais sûrement en prendre un cet automne, question de peaufiner un peu ma technique. J’ai à mon actif un beau vol plané effectué par moi-même lors d’une de mes dernières sorties. Simplement parce que ma chienne est passée sous une branche au sol et moi par-dessus! On a eu l’air un peu tartes, mais c’est seulement l’orgueil qui a été blessé, heureusement, car ça aurait pu se terminer par un cheville foulée ou une défiguration sur le bord d’une roche.

Être bien équipé fait la différence

Je suis de celles qui croient que pour avoir du fun dans une activité, il faut être bien équipé. Et on dirait qu’en cane-cross, c’est d’autant plus vrai. Une randonnée dans le bois attaché après votre chien sans harnais, sans laisse bungee ou sans bonnes chaussures, c’est une mauvaise idée. Vous risquez de vous blesser ou de blesser votre chien. Et vous risquez aussi de ne vraiment pas tripper sur l’expérience.


Les meilleurs pour vous conseiller au niveau de l’équipement ce sont les professionnels. Voici mes 2 marques de prédilection: Nahak Sport et Canine Equipment. Ils sont en vente dans beaucoup de magasins pour animaux ou même directement en ligne. N’hésitez pas à poser des questions, faire des tests car, comme dit plus haut, ça pourrait vraiment faire la différence dans votre expérience!

Voici les essentiels :

  1. La ceinture : Il existe plusieurs modèles de ceinture, ça dépend beaucoup de la force de tire de votre chien. Moi j’ai la ceinture double traction de Nahak Sport (un produit québécois). Je l’aime vraiment beaucoup car elle supporte très bien et me permet d’avoir une meilleure emprise sur mon chien, surtout si elle s’emballe! La ceinture vous permet d’avoir les mains libres, elle reste bien en place peu importe vos déplacements et, tout dépendant du modèle, elle améliorera vos performances. On peut lui accrocher des pochettes ou des mousquetons pour transporter quelques trucs (je dis bien «quelques» car si vous avez un tas de trucs qui pendent, ça vous agacera).
  2. La laisse bungee : Elle est ESSENTIELLE!! En fait, j’aurais tendance à dire que pour toutes les marches (sauf celles au pied) elle est très pratique car elle absorbe les coups, pour vous et pour votre chien. Un écureuil passe par là et votre chien se prend tout d’un coup pour un chasseur? Pas de problème, avec la laisse bungee personne ne sentira le choc lorsque Fido arrivera à pleine vitesse au bout de sa corde!
  3. Le harnais du chien : Sauf si votre chien marche à côté de vous, ne jamais, JAMAIS faire du canicross avec un collier plat, votre chien va se faire mal, point barre! Il existe plusieurs modèles, faites-vous conseiller en boutique. Mon conseil (personnel), si vous commencez et que vous savez que votre chien risque d’avoir une période d’adaptation, utilisez un harnais qui s’attache et non un modèle qui s’enfile. Sinon, votre chien pourrait finir pas se faufiler hors de son harnais. Finalement, vous allez courir mais pas pour les bonnes raisons! Le harnais, c’est l’outil de votre chien, c’est important qu’il soit bien, n’hésitez pas à en essayer même si ça vous coûte de l’argent (ça se revend très bien sur Kijiji après).
  4. Les souliers… pour vous ET pour votre chien. D’abord, pour courir (et même marcher) dans le bois, ça vous prend de bonnes chaussures. N’oubliez pas votre chien dans l’équation et là, c’est vous qui connaissez les limites de votre ami canin. Si l’été, ça peut être facultatif selon votre type de chien, l’hiver, c’est indispensable, surtout si vous faites de longues randonnées. Ainsi, vous éviterez que votre chien se fasse des engelures aux pattes! Mon modèle, Ultimate trail boots de Canine Equipment. C’est pas mêlant, elles sont plus performantes que mes propres bottes d’hiver!!

Pourquoi le cani-cross est super même si vous n’avez pas d’aspiration sportive?


Pas obligé d’avoir de grandes ambitions sportives pour pratiquer le canicross. Il y a tout plein d’avantages à faire cette activité avec votre ami canin.

  1. Si votre chien tire en laisse, le fait de mettre à profit son «défaut» fera en sorte que tout d’un coup, son défaut ne vous dérangera plus autant! Quand j’ai pas envie de me battre avec ma chienne pour qu’elle marche au pied, j’enfile le kit de canicross et on part en forêt! Comme ça, je suis heureuse et elle peut tirer en masse sans se faire dire «NON MOLLY!!!»
  2. Faire une activité avec son chien en équipe, y’a pas de mots! C’est génial de travailler ensemble à un but! J’aime beaucoup faire du hors piste avec Molly car j’ai l’impression qu’ensemble on évalue la meilleure trail possible pour arriver à nos fins! Je ne sais pas si c’est moi qui fabule, mais j’ai l’impression que le chien aussi aime travailler en équipe. Ma chienne a un solide déficit d’attention et est têtue comme une mule, mais quand on part en canicross, elle est concentrée et plus obéissante!
  3. Ça dépense votre chien en fou! Entre une heure de canicross et une heure de marche tranquille dans le quartier résidentiel, d’après vous, lequel des deux est plus susceptible d’arriver à bout de l’énergie de votre toutou? Et même si vous ne courez pas, la forêt est remplie de stimulations qui feront travailler votre chien mentalement ou physiquement. Un chien brûlé est un chien heureux et un chien heureux est un chien qui ne mange pas votre paire de chaussures ou votre coussin de divan! Pensez-y!

Où aller?

  • SEPAQ  – Certains parcs acceptent maintenant les chiens!
  • Le site partoutavecmonchien.com vous permettra de trouver des sentiers à travers le Québec au complet où les chiens sont autorisés.
  • Mes deux coups de cœur : Le Parc des Appalaches et Le Parc régional du Massif du sud où les chiens sont vraiment les bienvenus!
  • La gang de FouBraque organise des sorties de groupe (c’est d’ailleurs là que je vais m’inscrire pour mon cours de cet automne!).
  • Plein air canin sur la Rive-Sud de Québec (un autre gros coup de cœur). Les propriétaires sont tout à fait charmants, ils permettent l’accès à un immense terrain boisé avec une rivière et une section gazonnée pour l’agilité. Ils offrent des cours de canicross (entres autres services). Et ils le font tout simplement pour l’amour des chiens, on adore!

Petite note pour terminer! C’est un privilège de pouvoir pratiquer ce sport dans certains lieux visités de tous alors svp (SVP) soyez respectueux en gardant toujours votre chien en laisse, en ramassant les ti-cacas et en gardant toujours en tête qu’il y a des gens qui ont peur des chiens. Merci! 🙂

Marianne

Mon alter ego

14 Juin

Pas plus tard qu’avant-hier, j’ai écrit à ma rédactrice en chef pour lui dire que je ne pourrais pas publier ce mois-ci. Un million d’affaires à penser, mais la tête vide. Trop stressée. Ben oui. C’est comme ça que je réagis face au stress, moi. Tel un lièvre au milieu de la 20 qui voit un char s’en venir à vive allure, je fige. Ou ben je me mets à courir dans le mauvais sens.

Lors de notre première rencontre, ma psy m’a demandé si je vivais bien avec le stress. Pour vrai, je ne sais jamais quoi répondre à cette question-là. Le stress, c’est comme mon alter ego. D’aussi loin que je me souvienne, il a toujours fait partie de ma vie. Parfois, il se terre dans un petit coin et se fait discret pendant un temps. Puis, il décide qu’il en a marre d’être dans l’ombre et il vient se mettre sous les feux de la rampe, pour être bien certain que tout le monde le voie et sache qu’il est là. Je pense qu’il souffre d’un grand manque d’attention, mon stress. Lui aussi, il devrait aller consulter.

Des fois, je suis capable de mettre le doigt sur le bobo. C’est le cas en ce moment. Je travaille beaucoup, et j’ai un déménagement qui s’en vient. Pis moi, le changement, j’aime pas ben ben ça, t’sais.

D’autres fois, le stress se pointe sans raison apparente. Un peu comme un mononcle qui n’a pas donné de nouvelles depuis des mois et qui décide de s’inviter à souper un lundi soir, sans même t’appeler avant. C’est tannant, c’est déboussolant, pis ça gâche le reste de la semaine.

Loin de moi l’idée de rejeter la faute sur qui que ce soit, mais il faut quand même dire que j’ai un bagage génétique assez rock ‘n’ roll merci. Le stress, la détresse psychologique, c’est monnaie courante dans ma famille. Nous autres, le cancer, l’arthrite pis le diabète, on ne connaît pas ça. Par contre, des dépressions, des burn out, des troubles de la personnalité, en veux-tu, en v’là.

Sachant cela, j’essaie de porter une attention particulière à mon mental, à plus forte raison depuis que je travaille à mon compte. Pourquoi? Parce que je suis seule 98 % du temps. C’est un choix que j’ai fait et je l’assume totalement. Toujours est-il que le risque de sombrer est bel et bien présent. Je n’ai ni collègues ni colocs qui pourraient me faire remarquer que mon comportement a changé, que je ne suis plus la même qu’avant. Du coup, des fois, je me lève de ma chaise, je me regarde dans le miroir et je me dis : « Eh, ma chouette, ça va-tu? Regarde-moi. Ça va-tu vraiment? »

Si la réponse est oui, parfait, on continue comme ça. Dans le cas contraire, je m’oblige à prendre le téléphone et à aller jaser avec quelqu’un. Pas demain, pas le mois prochain; tout de suite. Je l’ai fait plus d’une fois, et je n’hésiterais pas à le refaire au besoin. C’est tellement, tellement important.

Mon ordi ne serait pas content de m’entendre dire ça, mais ma tête, c’est mon principal outil de travail. Faut que j’en prenne soin. De la même façon que je fais nettoyer mon ordi une couple de fois par année, je m’assure de faire le ménage dans ma tête de temps en temps. Y a-t-il quelque chose que je traîne et que je devrais laisser derrière moi? Un souvenir pénible, un mauvais sentiment, une vieille rancœur? Des fois, je fais une reine des Neiges de moi-même et j’arrive à me libérer de ce qui me pèse. D’autres fois, j’ai beau essayer, ça ne fonctionne pas. Et c’est à ce moment-là qu’il est essentiel de lâcher prise. Tu ne veux pas t’en aller, mister Stress? Correct. Fais-le, ton show. Le jour où tu vas te rendre compte qu’il n’y a plus personne pour t’applaudir, tu vas ben finir par aller voir ailleurs. Sois sûr d’une chose, c’est que je n’y serai pas.

Jenny

Une histoire à la fois

7 Juin

J’aime les livres. L’objet qu’ils sont, l’odeur, la texture, la page couverture et bien évidemment, le texte. Le travail des artisans est chéri lorsqu’il se retrouve entre mes mains. Plusieurs ouvrages jonchent les meubles de la maison et même si le temps accordé à ce grand plaisir qu’est la lecture est parfois réduit, j’y trouve toujours autant de bonheur.

Mon travail m’a fait découvrir le merveilleux monde de la littérature pour enfants il y a déjà bon nombre d’années. Ma bibliothèque a alors accueilli un grand nombre d’albums jeunesse, pour mes élèves d’abord. C’est maintenant avec un grand bonheur que je peux partager ces trésors littéraires avec mon Mini.

Il se crée de bien belles choses en matière de littérature jeunesse. Les albums, cartonnés ou non, regorgent d’oeuvres d’art visuel et de textes adaptés, mais bien écrits. Je vous partage donc mon trio préféré du moment.

« Mélange-moi », de Michio Watanabe (éditions Hélium)

Un livre méli-mélo cartonné, parfait pour la manipulation de bébé. On retrouve dans ce livre quatorze personnages colorés, des actions loufoques et des scènes cocasses à mélanger les unes aux autres, créant ainsi un cadavre exquis. J’ai craqué pour le look un peu vintage du livre, mais également pour la possibilité de création de voix qu’apportent les différents personnages. De plus, le carton robuste résiste bien à la délicatesse en devenir des tout-petits. L’enseignante en moi a également un faible pour le vocabulaire, particulièrement les adjectifs: c’est si agréable de faire découvrir les mots!

Crédit : Vimeo

« Petite Tache », de Lionel Le Néounanic (éditions Les Grandes personnes)

Une petite tache noire, l’héroïne d’une histoire d’amitié, de différence et d’ouverture. Le style TRÈS épuré des illustrations m’a tout de suite plu, et, à ma grande surprise, à bébé aussi. Il était encore minuscule la première fois que je lui ai lu cette histoire. Il en était (et est encore) fasciné! Le style noir et blanc, les lignes pures et les contrastes y sont probablement pour quelque chose. Une courte histoire dans laquelle Petite tache vivra du rejet pour ensuite faire valoir sa différence aux yeux des autres. De belles valeurs à transmettre. Je crois que la simplicité de ce livre a tout pour plaire, et les enfants s’y reconnaissent.

Crédit : Renaud-Bray

« Tous les soirs du monde », Dominique Demers, Nicolas Debon (Éditions Imagine)

Bien que j’adore ce magnifique album, il se retrouve dans ce premier palmarès de coup de cœur pour l’amour que mon homme lui porte. C’est le premier livre que papa et bébé ont partagé, ce dernier étant encore au chaud dans ma bedaine. Une simple histoire de complicité papa, fiston : Simon doit se coucher et, comme chaque soir, son papa, dans une douce routine, doit endormir tour à tour les pays du froid, les cieux, l’Afrique, les mers, etc. afin que son fils trouve le sommeil. Le texte est poétique et les illustrations magnifiques. Les pages du monde imaginaire sont imagées en entier, et les pages se déroulant dans la réalité de la routine beaucoup plus sobres avec une seule image encadrée, ce qui accentue la démarche imaginaire du papa. Un livre doux, rempli d’amour, bref, un coup de cœur pour tomber dans les bras de Morphée.

Crédit : Renaud-Bray

Un top trois bien exhaustif de mes idylles du moment. Il s’agit là d’ouvrages qu’il faut partager avec l’enfant, qui permet de prendre le temps. La lecture est si importante dans le développement d’un petit humain, il n’est jamais assez tôt pour apprécier les livres. Vous vous demandez à quel âge commencer les livres avec bébé? Je vous dirais maintenant. C’est un plaisir à partager, un moment de qualité à s’offrir, en plus de tous les bénéfices éducatifs qu’apporte cette activité. Les bibliothèques publiques ont d’ailleurs un programme nommé « Une naissance, un livre ». En abonnant votre enfant avant son premier anniversaire, on vous remettra un sac contenant un livre, des fiches d’activité de lecture et un album de chansons. Le mien contenait également des petits chaussons tricotés par le Cercle des fermières de la région. Un abonnement à une bibliothèque, c’est gratuit, divertissant les jours de pluie, ça permet la découverte, mais surtout, de diversifier aussi souvent que souhaité les histoires à partager.

Je ne sais pas si fiston sera un grand lecteur, même si les livres font partie de son espace de vie depuis le début, mais je sais que nous aurons partagé d’innombrables doux moments entre ces pages et que les souvenirs, c’est précieux.

Une citation sans source dit : « Un enfant qui lit est un adulte qui pense ». La lecture semble être le cadeau d’une vie!

Mariève