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La lecture en cadeau

22 Nov

La période de l’année où l’on recherche la plus belle trouvaille pour exprimer l’amour à nos proches est à nos portes. À travers cette course folle, j’observe de plus en plus autour de moi, à mon grand bonheur, un questionnement global sur la consommation. Un regard nouveau sur les cadeaux, sur le « fait main » et sur le « fait local » réchauffe le cœur.

Étant mère d’un charmant petit humain, ce questionnement prend une toute autre dimension. En raison de son jeune âge, il n’exprime aucun désir ou souhait. C’est donc à nous, parents, de diffuser une liste de Noël répondant à nos valeurs tout en respectant le très louable plaisir de notre famille de « gâter » petit homme. Lire la suite

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Vous savez cette fameuse phrase…

19 Sep

«En tout cas, cette année, on peut pas dire qu’on a eu un été!» Chaque fois, je ne sais pas trop quoi répondre! Et puis les gens ne s’en rendent pas vraiment compte, mais chaque année (CHAQUE ANNÉE, LÀ!) c’est le même discours qui revient. Parfois, la saison estivale n’est même pas encore commencée et on entend déjà des commentaires négatifs sur la température!

Personnellement, je trouve qu’à chaque été… on a eu un été! Eh oui, méchant scoop pareil! Et je vais vous convaincre que les plus beaux étés, c’est ici au Québec qu’on les vit et que oui, c’est le fun quand y mouille, quand y fait frais ou quand c’est nuageux!


Kalen Emsley

 

D’abord, c’est quoi un été parfait?

Des températures en haut de 30 degrés tous les jours sans un seul nuage dans le ciel et pas une graine de vent? Vraiment? J’ai travaillé des années dans les centres commerciaux et aussitôt qu’on enligne 2-3 journées de ce genre, les magasins se remplissent à craquer de personnes âgées, de bébés incapables de dormir et de tout genre d’humains qui viennent se quêter un peu d’air climatisé! Tous les magasins d’électronique deviennent back order sur leur vente de climatiseurs, les gens roulent les fenêtres fermées dans leur voiture (mais ils ont du vent dans le toupet… hummm). Je ne suis pas certaine qu’on aime ça tant que ça les grosses chaleurs étouffantes. Il existe deux endroits où on peut endurer ce genre de température, dans la piscine ou à l’intérieur! Je trouve que ça ne laisse pas beaucoup de possibilités!

Si vous voulez apprécier les journées fraîches, c’est hyper simple! Trouvez-vous un sport!

Voilà! Parce que pour pratiquer un sport l’été, ça prend généralement en bas de 20 degrés pour être confortable. Que ce soit le tennis, le golf, le jogging, le vélo, le basketball, le soccer, la pétanque, name it! C’est toujours plus confortable de le faire quand il fait 20-22 degrés, des nuages par-ci par-là et un petit vent frais du nord-ouest!

«Mais là Marianne, quand il pleut on fait quoi?» Et bien, vous allez toujours être tellement dehors souvent avec ma super technique trouve-toi-un-sport que vous allez très bien rentabiliser vos journées pluvieuses pour votre ménage, épicerie ou Netflix! Mais si vraiment, vous voulez être un dur de dur et être dehors même quand il pleut et bien c’est très simple… équipez-vous en trucs imperméables…. De qualité! Souliers, manteau et si possible un pantalon imperméable! D’ailleurs, parlant de pluie…


Noah Silliman

Voici quatre règles bien simple pour bien lire les prévisions météo sur vos applications et ne pas gâcher votre été avec des «il était supposé mouillé mais finalement y’a fait beau!»

  1. La météo on consulte ça LA VEILLE parce que 3-4 jours avant c’est trop loin et ça risque de changer.
  2. Quand on annonce 30-40-60% de chance qu’il pleuve, ça ne veut pas dire qu’il va tomber de la pluie pendant 30-40 ou 60% de la journée. Ça veut dire qu’un moment donné dans la journée, y’a 30-40 ou 60% des chance qu’il mouille! Ce qui m’amène au prochain point…
  3. Ne vous fiez pas qu’au pourcentage, regardez les millimètres. Moins de 1 mm quand on annonce 70% de chance, ce n’est vraiment pas une bonne raison pour annuler une marche en forêt! Et 30% de chance qu’il mouille 10 mm non plus!
  4. Ma devise : Ne jamais annuler une activité extérieure à moins qu’on annonce une probabilité de plus de 70% ou plus de 10 mm de pluie!

Oui, je sais que l’été se termine dans quelques jours mais l’automne est un excellent moment pour commencer à vous trouver un sport extérieur! Justement, la température est fraîche, les couleurs sont au rendez-vous, ça sent bon! Tout autant de raisons de ne pas vous enfermer à l’intérieur.

Marianne

Joyeux anniversaire, Studio Yoga Club!

15 Mar

Prenez plaisir, vous le méritez ! Voilà la première étiquette du Studio Yoga Club.

Pssst : concours à la fin du billet, ne ratez pas ça ! 

C’est le 7 mars dernier que ce charmant studio du quartier Rosemont Petite-Patrie à Montréal débutait le soulignement de son premier anniversaire. Pour lancer les festivités, un beau groupe de femmes et un homme (le chanceux !) s’y réunissaient pour un après-midi de détente et de découverte.

StudioCrédit | Dominic LaChance

Ayant adopté le Yoga Club depuis les tout débuts, je peux facilement affirmer que l’accueil chaleureux que nous avons reçu reflète parfaitement celui que je reçois à chacune de mes visites. Dans un style épuré à souhait où chacun des éléments du décor a été minutieusement choisi, on s’y sent tellement bien.

Cindy Reason, la propriétaire du studio, ainsi que son équipe nous attendait, délicieux thé aux épices à la main. Même Cashew, le superbe eurasier était de la partie, portant fièrement son tank-top à l’effigie du studio.

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Crédit | Pascale Marquis

Le temps de discuter et d’en apprendre sur les débuts de cette aventure, les invités s’ajoutaient. Il aura fallu près de 9 mois de travaux et de rénovations pour transformer cet ancien garage en espace de sérénité. La construction complète d’une mezzanine fut nécessaire pour aménager vestiaires, rangements ainsi que la toute dernière nouveauté, une seconde salle de yoga.

De superbes fresques personnalisées et peintes à la main ornent les différents murs du studio. Plusieurs touches de verdures apportent vitalité sans oublier la douce odeur de la lavande diffusée dans l’ensemble de l’établissement. L’espace boutique bien garnie vous donnera des envies de nouveautés et de gâteries !

Une fois le groupe complété, dans la douceur absolue, Cindy nous a fait voyager l’espace d’une classe de Vinyasa. Son ton juste, son approche personnelle et son calme naturel font de ses cours un bonheur.

Arrivez au Yoga Club avec un esprit ouvert et laissez votre ego à l’extérieur.
Le reste se fera tout seul … comme c’est toujours le cas.

Une autre des étiquettes du studio, très facile à mettre en application. Un endroit de rassemblement où atmosphère paisible et sans jugement règne.

Afin de bien gouter aux différentes facettes offertes par le studio, Erika nous a gentiment guidés pour une courte pratique de multi-barre. Un hybride entre les mouvements de ballet, le Pilates, la musculation, le yoga ainsi qu’une variété d’exercice de base. Les cours de multi barre promettent de vous rappelez l’existence de muscles oubliés. La demande étant tellement grande, la nouvelle salle s’y consacrera entièrement. D’ailleurs, jusqu’au 20 mars 2017, vous pouvez essayer cette spécialisation gratuitement.

 

Nouvelle salleCrédit | Clovis Henrard

Pour clore cette belle journée, nous avons eux le plaisir de déguster d’excellents produits du Café Dei Capi, voisin du studio et qui se spécialise dans les produits végétaliens. Vraiment succulent! Les propriétaires des Jus Loop étaient également présents pour nous présenter leurs nouveautés, au plaisir de nos papilles! Nous avons même eu droit à de beaux sacs cadeaux contenant entre autres un joli tank top Spiritual Gangster ainsi qu’une crème fait maison à base de sauge, d’huile de théier et coconut, gracieuseté de SKOG produits naturels. (Je me roulerais dedans tellement je l’aime!)

Que tu sois débutant ou avancé, je te recommande plus que fortement cet établissement. En plus d’offrir une grande diversité de cours (jette un œil à l’horaire), d’ateliers et de formations, tu te sentiras comme faisant partie de la famille, et ce, dès ta première classe. C’est ÇA le Yoga Club!

Psst! Si tu aimes la chaleur des tropiques (qui n’aime pas!?) une GRANDE nouvelle sera bientôt annoncée par la propriétaire. Suis-les sur Facebook pour ne rien manquer!

Le 18 mars prochain, le Yoga Club prévoit une journée entière d’ateliers pour remercier sa fidèle communauté. Yoga les yeux bandés, yoga en duo, et pourquoi pas pratiquer sur les notes de Notorious B.I.G., 2 Pac, 50 Cent, Kendrick Lamar?! Tu peux t’inscrire dès maintenant. Ils ont également un beau concours sur leur page Facebook, un chanceux remportera un abonnement d’un an illimité.

*** CONCOURS ***

Mais en attendant que tu ailles faire ton tour, tu pourrais gagner 2 semaines illimitées au Yoga Club en commentant sous cet article. TROP COOL! Dis-nous ce que tu aimes le plus dans ta pratique du yoga.

Tirage le 20 mars 2017.

Namasté!

Pascale

La fois où 8 devint un tout

17 Jan

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Fidèle à ma promesse d’assidument prendre part à divers rendez-vous culturels, et pour débuter l’année en beauté, j’ai renoué avec un vieil amour, le théâtre. Jeudi dernier, j’ai eu le bonheur d’assister à la nouvelle pièce de Mani Soleymanlou à la Place des Arts, 8.

 

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Source : Place des arts

8, c’est la fête. Une soirée où huit amis se retrouvent, échangent, s’inquiètent, dansent. Huit comédiens, hommes et femmes, pas de personnages, ils incarnent leur propre rôle. Tous habillés de noir, sans superflus ou décor imposant.

Huit humains attachants aux personnalités fortes et aux propos sentis. Certains discutent de leur quotidien, d’autres de rêves et d’idéaux. Le point commun? Tous sont tourmentés devant l’avenir insécurisant, déstabilisant et surtout effrayant que réserve un événement aux impacts bien réels. Une pièce tellement actuelle qu’on a l’impression qu’elle a été écrite la veille.

Composée de textes accessibles, la pièce de Mani Soleymanlou a réussi à combiner avec brio minimalisme et profondeur. Un mélange de rires francs et surtout fréquents et d’un goût amer provoqué par le rappel d’un monde qui compose malheureusement notre réalité.

8 regroupe pour la troisième fois cette talentueuse équipe de concepteurs et d’artistes. Tout comme dans ILS ÉTAIENT QUATRE et CINQ À SEPT, c’est l’identité de genre qui est mise à profit.

Une pièce qui promet de charmer même les moins adeptes.


Source | Place des Arts

 

8
Texte : Mani Soleymanlou, avec la collaboration des interprètes
Mise en scène : Mani Soleymanlou
Interprétation : Éric Bruneau, Guillaume Cyr, Kathleen Fortin, Julie Le Breton, Jean-Moïse Martin, Geneviève Schmidt, Emmanuel Schwartz, Mani Soleymanlou

Une création de Orange Noyée en coproduction avec la Place des Arts et le Théâtre français du CNA.

Pièce présentée à la à la Cinquième Salle de la Place des Arts du 10 au 28 janvier 2017.

 

Bonne découverte!

Pascale

 

 

 

 

 

 

La violence, c’est comme le sucre

13 Déc

«J’comprends pas Donald Trump.»
«J’comprends pas mon voisin.»
«J’comprends pas les radios-poubelles de Québec.»
«J’comprends pas pourquoi les gens vont dans des cliniques in vitro, alors qu’ils pourraient adopter.»
«J’comprends pas les filles!»

[…]

«La violence, c’est comme le sucre : t’as beau faire attention à ce que tu manges, il y en a partout.»

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Conception graphique: Marilou Bois

ENTRE AUTRES
Création des finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec

MISE EN SCÈNE : Alexandre Fecteau
INTERPRÉTATION : Laura Amar, Marianne Bluteau, Étienne D’Anjou, Rosalie Daoust, Felix Delage-Laurin, Alex Desmarais, Blanche Gionet-Lavigne, Leïla Donabelle Kaze, Vincent Legault, Vincent Massé-Gagné
CONCEPTEURS : Marilou Bois, Michel Bertrand, Camille Langlois, Marianne Lebel, Jessica Minello

Du 11 au 17 décembre 2016 à 19 h 30 au Théâtre du Conservatoire (13, rue Saint-Stanislas)
— RELÂCHE le 13 décembre —

***

Tellement de choses qui semblent hors de notre portée. Tellement d’avis, tellement de visions qui nous semblent parfois opposés au principe même de la logique à un point tel qu’une rencontre nous paraît impossible. Tant de gens convaincus par des idées que l’on voudrait qualifier de choquantes. Et si on allait à la rencontre de ces gens? Et si on se permettait de remettre en question nos propres convictions?  C’est le défi que se sont lancé les finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec, aidés du metteur en scène Alexandre Fecteau, pour la création de leur spectacle, Entre Autres.

Ces rencontres — parfois dérangeantes, souvent déstabilisantes — servent de matière première aux onze créateurs. C’est à partir d’elles qu’ils donnent vie à un théâtre documentaire qui présente non seulement des opinions divergentes, mais qui raconte aussi leur propre cheminement, leurs doutes, leurs frustrations éprouvés au cours de leurs recherches.

***

À travers ces deux heures et quelques minutes, pendant lesquelles le temps semble s’être arrêté, on marche à travers le brouillard du doute et de la remise en question avec ces acteurs-créateurs qui n’aspirent qu’à l’ouverture, mais qui sont confrontés, malgré eux, à la crainte de se faire convaincre, à la crainte de changer drastiquement d’avis. Et c’est ce qui est vraiment beau : cette ouverture qui se crée en nous, et qui laisse place à une grande vulnérabilité face à l’Autre. Les comédiens n’hésitent pas à parler d’eux, de leurs vérités qu’ils sentent ébranlées; en aucun moment ne cachent-ils leur vulnérabilité.

« Tu ne peux pas être un bon scientifique si tu n’es pas sceptique. »

Au fil du spectacle, on se rend compte que tout le monde voudrait convaincre, et que tout le monde voudrait être solidement convaincu. Mais soyons bien avertis : nos convictions ne sont pas si fortes que ce que l’on prétend. On s’aperçoit qu’elles seront facilement ébranlées et que ce sera douloureux. Et c’est peut-être précisément pour cette raison que nous n’allons que rarement à la rencontre de l’Autre: nos convictions de base, nous voulons les garder au chaud. Ce sentiment de vide qu’engendre le doute n’est pas agréable.

Surmonté d’un énorme globe fabriqué de cintres, le dispositif scénique blanc et dégarni laisse place à différentes lectures et s’adapte aisément. Sa simplicité représente bien cette ouverture et cet espace qui donnent le ton au spectacle. Dans ce grand carré lumineux autour duquel les spectateurs sont confortablement installés, évoluent, entre autres:

  • un curé
  • le président de PEGIDA Québec
  • Dominique Laliberté-Martineau, une manifestante gravement blessée au visage lors de l’émeute survenue à Victoriaville en mai 2012
  • un défenseur de la théorie du complot
  • un théoricien du platisme
  • une intervenante dans une clinique d’avortement

… et beaucoup d’autres.

***

Le théâtre documentaire est tout indiqué pour cette démarche d’une rencontre avec l’altérité. En effet, la méthode documentaire oblige les comédiens à prêter leur voix à des personnes qu’ils ont rencontrées et qui ont des manières de penser diamétralement opposées aux leurs. Incarner un personnage — ou, dans ce cas-ci, une personne — avec qui l’on n’est pas du tout d’accord démontre un véritable travail d’empathie. Et c’est cette empathie que l’on reçoit et que l’on éprouve tout au long du spectacle.

Vous aussi, vous aurez envie de vous lever et de poser des questions. Vous aussi, vous vous poserez de nouvelles questions.

ENTRE AUTRES
11 au 17 décembre 2016 à 19 h 30 au Théâtre du Conservatoire (13, rue Saint-Stanislas)

Bon théâtre!!

Odile

La Fille du train : À glacer le sang

14 Nov

La Fille du train/The Girl on the Train n’est pas un film d’horreur. Et pourtant, je suis sortie du cinéma les nerfs à vif, à regarder derrière moi sur le stationnement et à verrouiller les portes de ma voiture avant de démarrer. Le film met en place une ambiance oppressante, où on ne sait plus démêler le vrai du faux, et Emily Blunt, dans le rôle principal, livre une performance qui donne froid dans le dos.

Emily Blunt donne froid dans le dos, parce que son personnage de Rachel démontre des tendances asociales, voire psychotiques. Elle est alcoolique -tellement qu’elle traîne une gourde remplie d’alcool à longueur de journée. Elle est obsédée par son ex-mari -tellement qu’elle porte toujours son alliance et l’appelle plusieurs fois par jour, en plus d’être déjà entrée chez lui sans y être invitée et d’être partie avec sa fille (sans l’emmener bien loin, précisons-le: elle l’a déposée sur la pelouse devant la maison avant de s’enfuir). À chaque scène, Blunt montre une émotion brute, souvent exacerbée par les effets de l’alcool, et c’est terriblement efficace.

Tous les jours, Rachel monte dans le train pour New York, y passe la journée et rentre.  Tous les jours, elle passe devant la maison de son ex-mari et sa nouvelle épouse, où elle habitait auparavant. Tous les jours, elle les espionne de son wagon -toujours le même.

Jusqu’au jour où, sans raison valable, elle descend du train à son ancienne station et croise une jeune femme blonde sur une route déserte -jeune femme qu’elle croit être Anna, la femme de son ex.

Le lendemain, on annonce la disparition d’une jeune femme blonde -Meghan, la gardienne de la fille de Tom, mariée à un homme violent.

Rachel ne se souvient de rien: la soirée est un trou noir total dans sa mémoire affectée par l’alcool. À partir de là, on assiste à la quête désespérée de Rachel pour retrouver ses souvenirs et aider le mari de Meghan. Une quête qui révélera beaucoup plus que la simple identité d’un meurtrier, mais pourrait bien secouer les fondations même de son existence.

Si la trame narrative est bien menée, avec des rebondissements multiples auxquels on ne s’attend pas, les personnages manquent légèrement de profondeur. On ouvre plusieurs pistes, mais on ne les explore pas à fond, sans doute par manque de temps -j’ose espérer que, dans le roman, les trois femmes ont été construites minutieusement.

Si vous cherchez un bon thriller qui vous donnera froid dans le dos, allez-y pour La Fille du train. Ce film m’a donné l’impression d’avoir brouillé la réalité, comme si je ne savais plus à quoi m’attendre de personne -la faute aux souvenirs flous de Rachel, qui se révèlent être exactement l’inverse de ce qu’elle croyait.

Et si vous aimez le film, n’oubliez pas: il y a aussi un livre, écrit par Paula Hawkins -que je vais certainement lire très bientôt. 😉

Anne-Sophie

Recette d’automne | Lentilles braisées aux betteraves et fromage de chèvre

12 Oct

L’automne, c’est la saison parfaite pour cuisiner des repas réconfortants. C’est donc ce que je vous propose aujourd’hui, avec cette recette de lentilles braisées aux betteraves.

Simple à cuisiner et excellente à savourer, cette recette est parfaite à préparer un dimanche après-midi. Pars ton émission favorite sur Netflix, emmitoufle-toi d’une couverte douillette et laisse le tout mijoter. Ton souper sera prêt dans le temps de le dire et tu pourras continuer ton marathon en dégustant le repas des plus réconfortant possible.

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Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 1 heure
4 portions

INGRÉDIENTS

3 c. à soupe d’huile d’olive
1 tasse d’oignon rouge, coupé en dés
1 tasse de carottes, coupées en dés
1 tasse de céleri, coupé en dés
1 1/2 tasse de betteraves, coupées en dés
4 gousses d’ail, grossièrement hachées
2 c. à soupe de thym frais
1 canne de lentilles, rincées
4 tasses de bouillon de poulet
1/2 c. à thé de sel
1 1/2 c. à soupe de vinaigre balsamique
1 tasse de jus de betterave, acheté en magasin ou à l’aide d’un extracteur de jus
Fromage de chèvre, émietté

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PRÉPARATION
  1. Dans une grande casserole, réchauffer l’huile d’olive à feu moyen-vif.
  2. Ajouter les oignons, les carottes, le céleri, les betteraves et faire cuire 5 minutes, en remuant fréquemment.
  3. Réduire le feu à moyen, ajouter l’ail, les lentilles et le thym, cuire environ 2 minutes.
  4. Ajouter le bouillon de poulet et le sel, porter à ébullition. Couvrir après ébullition et diminuer la température à feu doux.
  5. Laisser mijoter 30 minutes et ajouter le jus de betteraves par la suite.
  6. Laisser mijoter 25 à 30 minutes à découvert,  jusqu’à évaporation presque totale du liquide.
  7. Ajouter le vinaigre balsamique, remuer et diviser dans des bols individuels.
  8. Émietter la quantité de fromage de chèvre désirée et ajouter du thym frais, au goût.

Tel que promis, cette recette sera parfaite pour vos soirées d’automne à rester emmitouflées à la maison! J’aime aussi produire de très grosses portions qui me servent également de dîner ou de petites collations lorsque le goût me prend.

Bon appétit!

Chloé

Nachos au canard et chèvre

14 Sep

Que ce soit servi en entrée, comme repas principal ou en collation, c’est unanime, tout le monde trippe nachos !

Je vous ai préparé aujourd’hui des nachos au canard et chèvre afin de changer la donne des nachos réguliers – salsa, piments, olives – et qui vous feront voir ce plat classique d’une autre façon. L’assiette que je vous propose est très garnie (je vous préviens) et est succulente (même si elle ressemble à une gibelotte sur la photo). Bref, fraîcheur et délice sont au rendez-vous !

 

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INGRÉDIENTS

Nachos
2 cuisses de canard confites – nous avons choisi celles de Canards du Lac Brome
Un sac de croustilles de maïs – nous avons opté pour une sorte maison
2 c. à soupe de sauce BBQ sucrée
100 g. de fromage de chèvre
1/2 oignon rouge coupé en lanières
1 ½ c. à thé de sirop d’érable
1 c. à thé de cassonade
1/2 t. de laitue, hachée
1/2 t. chou rouge, haché
100 g. de maïs en grain
2 radis, coupés finement
1/2 jalepeño, coupé finement
1 poignée de coriandre, grossièrement hachée
Une lime

Sauce
1/2 concombre, pelé
1/3 t. de coriandre
75 g. (du 100 g. initial) de fromage de chèvre
Jus d’un quartier de lime

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PRÉPARATION

  1. Cuire les cuisses de canard tel qu’indiqué sur l’emballage.
  2. Étendre les chips sur une grande plaque de cuisson.
  3. Dans une petite poêle, faire chauffer l’huile d’olive et y déposer les oignons rouges coupés en lanières, faire cuire à puissance moyenne 2 minutes de chaque côté et y ajouter le sirop d’érable et la cassonade. Remuer régulièrement et laisser cuire jusqu’à ce que les oignons soient dorés. Disposer.
  4. Préchauffer le four à 400F.
  5. Effilocher le canard, ajouter la sauce BBQ et réchauffer le mélange sur une poêle à feu doux, en remuant une à deux minutes.
  6. Étendre le canard effiloché, les oignons caramélisés et 25 g. du fromage de chèvre sur les chips, mettre au four et cuire 5 minutes.
  7. Dans un robot culinaire, mélanger le concombre, 75 g. de fromage de chèvre et une poignée de coriandre pour liquéfier le tout. Disposer.
  8. Ajouter la laitue, le chou rouge, le maïs, les radis, la coriandre et le jalepeño sur les chips, faire couler la sauce concombre-chèvre sur l’ensemble et servir immédiatement.

Nous avons utilisé du canard pour cette recette, mais vous pouvez certainement choisir la viande de votre choix, ou même faire un nacho végé en utilisant des champignons portobellos, tout simplement!

Bon appétit!

Article commun de juin – Ode à nos papas

2 Juin

On entend souvent dire qu’un papa est le premier GRAND amour de sa fille. Après concertation, les louves de la meute vous confirment que oui.  Voici, en ce mois de la fête des Pères, notre ode à ces hommes, qui représentent beaucoup pour nous. ❤

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Andrée-Anne : Il n’y a pas une semaine qui passe sans que j’appelle mon père pour un conseil. «Papa, le garagiste dit que je dois changer tel machin, est-ce que je me fais avoir?» «Papa, je veux changer d’assureur, que penses-tu de telle compagnie?» Mon père, il sait tout. Et quand il ne sait pas, il peut bouger des montagnes pour trouver des réponses. Plus je grandis, plus je prends conscience de la sensibilité et de la belle vulnérabilité de mon papa. Plus je vieillis, plus je le trouve fort et formidable. Et moins je peux me passer de lui.  🙂

Laurie : Mon père c’est le plus fort (mais aussi le plus grognon et le plus ingénieux). À l’été 1995 et 1996, mon Papadou a fait ce que tout bon papa doit faire dans sa carrière de père : il m’apprenait à monter à vélo. Ceci dit, sa petite dernière ne fut pas de tout repos, elle était bien motivée et déterminée, mais carrément poche en équilibre. Il est revenu, plusieurs soirs par semaine, pousser sa jeune Laurie dans le dos jusqu’à ce qu’elle comprenne comment fonctionnait un vélo (non sans genoux en sang par contre). Dear Papa, je t’aime, merci pour ta main dans le dos quand j’en avais besoin, depuis 26 ans.

 

Sarah : Personne ne peut remplacer mon papounet, mon idole. J’ai beaucoup de souvenirs avec lui, mais ce qui me vient en tête est inévitablement lorsque j’allais « travailler avec lui » Mon père est journaliste à la radio depuis près de 40 ans et il m’amenait sur les lieux des accidents, des feux, enregistrer des annonces, me faire des cassettes avec les hits des années 90. Aller au bureau de papa, c’était cool, et encore aujourd’hui, quand j’ai la chance d’être en Beauce et de le saluer derrière le micro à 6 h 30 le matin, je suis vraiment fière. Papou, merci d’avoir partagé avec moi ton amour pour les communications. Il y a un peu, beaucoup de toi en moi. xx

 

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Anne-Sophie: Durant la majorité de ma vie, mon père a travaillé de nuit, et souvent à Noël. Ce qui m’a marqué de ces Noëls, ce ne sont pas ses absences, mais la possibilité rare et précieuse que j’avais d’entrer dans sa bulle, de le regarder se préparer, et surtout… de le voir se parfumer. Je ne sais pas combien de fois j’ai senti son Cool Water le soir de Noël, mais chaque fois qu’il s’en met une shot pour sortir, je repense à ces 24 décembre, et ça me rend heureuse. Merci papa pour ces petits moments, et tous les autres, et pour ce modèle atypique que tu es, avec ta passion de la lecture et ton horaire à l’envers, qui m’a montré très jeune qu’il n’y a pas qu’une seule manière de faire sa vie. Ça, ça n’a pas de prix.

 

Michèle : Mon papa, c’est un comique malgré lui parce qu’il est hyper lunatique. Je ne retiens pas du voisin. 😉 Ça donne lieu à toutes sortes de situations cocasses, et on aime le taquiner pour ça. Lorsque j’étais adolescente, il était celui qui venait me chercher ainsi que toutes mes copines tard le soir lors d’une fête, et maintenant il est celui qui me montre comment changer mes lumières encastrées. Il est toujours présent, disponible, prêt à tout pour me faciliter la vie et m’encourager dans mes projets. J’adore prendre un verre ou manger un bon repas avec mon père et philosopher sur la vie. Avoir un tel papa à mes côtés m’a donné une force et une confiance en moi inébranlable, j’en suis certaine.

 

Vanessa : Mon papa, c’est pas juste le meilleur à mes yeux mais un être doté de la plus grande ressource de cartes routières au monde, de la plus belle archive musicale, de l’inventaire le plus grand de jeux anodins au monde du type “t’as 15 secondes pour me trouver qui chante quoi, en quelle année et ce qu’il portait”, du caractère le plus dur et droit, mais probablement le plus doux et indulgent quand il s’agit d’être fière de sa “pride and joy” ou de devoir mettre du gaz dans son véhicule, devant chez lui, parce sa fille ne voulait pas avoir froid à la station service, de l’association goût-mémoire la plus développée, de la plus belle collection de pantoufles-souliers, mais surtout de la plus grande ressource inépuisable d’amour inconditionnel et ça, c’est mon papa.

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Voilà qui place la barre très haute pour les jeunes papas et ceux du futur. 😉
On vous souhaite de passer une fête des Père remplie d’amour!

Vos Louves

Une chance qu’on n’a pas d’enfants.

26 Mar
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Crédit photo: Google Image

AVERTISSEMENT

Ce billet peut contenir un manque d’objectivité et s’adresse à des lecteurs de tous âges. Ce texte a été écrit avec un grand amour et une admiration profonde pour la comédienne Sophie Cadieux. L’opinion d’un tiers est recommandée.

LA QUESTION QUI TUE

En ces temps d’austérité, d’incertitude politique et de changements climatiques, est-ce vraiment une bonne idée de mettre quelqu’un au monde?

NOTRE CRITIQUE EN UN GIF

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DES ARBRES

Texte : Duncan MacMillan

Traduction : Benjamin Pradet

Mise en scène : Benoît Vermeulen

Assistance à la mise en scène: Ariane Lamarre

Avec:  Sophie Cadieux et Maxime Denommée

Théâtre La Licorne

Durée: 1 h 25

Est-ce que tout le monde a le droit de faire des bébés ?

C’est bien de se poser des questions. D’être conscient. De s’informer. De douter. On veut être « des bonnes personnes », on veut croire qu’on est « des bonnes personnes ». Mais est-ce qu’il ne faut pas savoir trouver un équilibre entre conscience et inconscience si on veut rester bien ?

Mettre un enfant au monde : un cadeau empoisonné ?

Au moment où le bruit des applaudissements s’éteint et que les lumières se rallument, on ne réussit pas à tirer une seule conclusion de cette pièce. Un peu comme dans la vie. Un mélange de beauté, de tristesse, d’abandon, de questionnements, de colère. La vie, la mort, pis toute ça.

En rafale

Le texte ?

Des pensées qui se bousculent et ne se taisent jamais. Le reflet de toute une génération.

La mise en scène ?

Des sauts temporels, mais d’une simplicité désarmante. On peut imaginer, on peut visualiser, on peut se projeter, selon chacune de nos réalités.

Les comédiens ?

Une symbiose. Naturels, justes, complices, magnifiquement touchants. (Relire notre avertissement au tout début) La tendresse dans la tension. L’engagement dans l’abandon.

Le rythme ?

Un débit rapide. Le couple traverse, sous nos yeux humides de larmes et de rires, toutes les étapes de la parentalité, jusqu’à ce que le temps, la vieillesse et enfin, la mort les rattrapent. Une finale qui rappelle d’ailleurs celle de la série Six Feet Under.

Les référents culturels ?

Attendre et espérer les circonstances parfaites. Reprocher à son chum d’avoir toujours besoin de consignes.  

Les phrases punchs ?

« Chaque fois que j’me suis imaginé avoir un bébé, le père était toujours un homme flou, en background. »

« On dirait que tu viens de me donner un coup de poing et que tu me pose une question de calcul mental pendant que je suis encore à terre. »

« Si tu te préoccupes vraiment de l’avenir de l’humanité, bein suicide-toi. »

« Ouin, j’suis menstruée. Mais ça veut pas dire que j’ai pas raison. »

« J’ai besoin de pleurer comme un bébé ou rire comme une folle. »

Planter des arbres pour aider à faire respirer la planète

Des arbres, c’est avant tout une histoire drôle et attachante. Le texte de Duncan Macmillan aborde la question de la responsabilité sociale et aussi celle d’une relation amoureuse entre deux personnes, imparfaites bien sûr. Mais profondément humaines.

J & O

Troublant cauchemar

26 Fév

Entrevue avec le comédien Dany Michaud et retour sur la pièce Saint-André-de-l’Épouvante

Éteignez les lumières. Allumez vos lampes de poche. Collez-vous un peu. C’est le temps des histoires de peur.

Nous avons tous déjà partagé de bonnes vieilles histoires de peur autour d’une table, d’un feu ou d’un verre. C’est exactement l’univers dans lequel nous fait basculer la pièce Saint-André-de-l’Épouvante.

L’atmosphère qui y règne en un GIF:

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SAINT-ANDRÉ-DE-L’ÉPOUVANTE
Texte : Samuel Archibald
Mise en scène : Patrice Dubois
Avec :
Miro Lacasse, André Lacoste, Dany Michaud, Bruno Paradis, Dominique Quesnel
Une coproduction Théâtre PÀP + Théâtre À tour de rôle + Théâtre La Rubrique
Pièce présentée au théâtre Espace GO jusqu’au 12 mars

« C’est du théâtre de peur, de peur intérieure »

À la fois directeur artistique et comédien, Dany Michaud nous résume le synopsis de la pièce : « Cinq personnages se rencontrent un soir de déluge. Pu d’électricité. Un seul repère dans le village : le bar le Crystal. Ça amène un climat de confidence. Au début, ils se racontent des histoires loin d’eux autres. Mais ça devient de plus en plus près des personnages… »

Archibald et son baptême du texte dramatique

Pour la première fois au service du théâtre, la plume de Samuel Archibald dessine et moule des personnages qui, chacun leur tour, partagent une légende, une histoire, un « j’ai entendu dire que…». « Samuel aime mettre des personnages du quotidien en scène. Ça peut être toi, ça peut être moi », nous raconte Dany.

C’est après avoir découvert l’habileté de l’auteur saguenéen dans son recueil Arvida que Michaud lâche un coup de fil illico à Archibald. « J’aimerais ça que tu écrives pour le théâtre », lui a-t-il annoncé. Sachant que l’auteur donne des cours à l’UQAM sur la science-fiction, le fantastique et d’autres formes de littérature populaire dont le cinéma d’horreur, on comprend bien comment Saint-André-de-l’Épouvante a vu le jour.

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© Photo courtoisie théâtre La Rubrique

Une malédiction contagieuse ?

Le fait de travailler dans le monde de la peur a généré dans la troupe des incidents qui auraient bien pu venir à bout de la production. Changement de l’actrice principale à quelques jours de la première, comédien coincé entre sa voiture et son chalet, comédien ayant subi un accident de vélo, incendie dans les rideaux lors d’une représentation… « C’était vraiment l’épouvante », rigole Dany.

« Il mouille tout le long »

La scénographie est particulièrement réussie dans la pièce. Un long mur de verre témoigne de la mauvaise température qui règne au village. Les effets de lumières et la trame sonore ambiante instaurent un climat hostile, de peur, qui devient rapidement contagieux.

Fac’ Dany, c’est quoi, Saint-André-de-l’Épouvante ?

« C’est une charge émotive. C’est un théâtre d’étrangeté, pas un film d’horreur. Les gens sont un peu sous le choc. C’est du théâtre de peur, mais de peur intérieure. »

Si les liens entre chacun des « contes » — si on peut les appeler ainsi — d’Archibald manquent un tantinet de fluidité, et que le jeu d’acteur semble relever, à certains moments, d’un registre qui manque d’homogénéité, on assiste toutefois à une production qui se distingue par son rythme et par son silence lourd d’électricité. On nous invite à plonger tête première dans le côté obscur des choses.

***

J’ai entendu dire que cette pièce de théâtre fantastique a été jouée pour la première fois l’été dernier sur les planches de Carleton-sur-Mer, avant de visiter le Saguenay, l’automne dernier. Semblerait-il que la production est débarquée dans la métropole pour la première fois cet hiver, et on raconte qu’elle sera présentée jusqu’au 12 mars prochain à l’Espace GO. Je vous l’dis. Je vous l’jure. C’est l’ami d’un ami qui me l’a dit.

J & O, xxx

Des désirs trop rigides

9 Déc

Nos valeurs ne pourraient-elles pas s’assouplir un tantinet? Est-il vraiment possible de sortir de ce cycle infernal qui fait de nous à la fois un bourreau et sa victime? Et si nous nous en sortons, donnons-nous naissance au même dogme, maquillé différemment de l’ancien? Et les pulsions, quelle place ont-elles? Et quelle place acceptons-nous de leur donner? Et quelle place devraient-elles avoir? En fait, y a-t-il vraiment une place et un espace désigné pour chaque chose dans la vie? Pourquoi tenter de réguler notre mode de vie, d’ordonner notre temps et nos actions? Est-ce sain?

Et pourquoi autant de questions? C’est ce que provoque le spectacle d’une sensibilité géniale de la chorégraphe montréalaise Catherine Gaudet. Et peut-être que les questions, juste de les poser, c’est bien. De se les poser signifie qu’on accepte qu’il existe plusieurs voies. Et qu’on accepte aussi notre condition d’animal. Animal complexe, certes, mais animal…

 

Au sein des plus raides vertus

Catherine Gaudet + Lorganisme

Spectacle présenté à l’Usine C jusqu’au 10 décembre à 20h

Durée : 1 heure

 

Au sein des plus raides vertus dépeint l’animal social que nous sommes comme un être qui trouve un certain confort dans l’oppression. Pendant l’entrée des spectateurs, les quatre danseurs sont déjà sur scène, torses nus, prêts à briser leurs carapaces.

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© Julie Artacho

« On regarde avec les yeux du cœur. »

Vacillant entre l’amnésie et l’exaltation, les corps se giflent, se dominent, se domptent, s’abandonnent, souvent avec un certain flegme, une sorte de détachement émotionnel, une froideur qui fait écho à celle d’un automate, et d’autres fois avec une furie, un bouillonnement intense qui détonne et marque le rythme. L’humain apprivoise la créature en lui, et on passe du rire, aux pleurs, aux hurlements.

 

« Qu’est-ce que ça te fait quand je fais ça? »

La voix et le dialogue, c’est l’utilisation de l’autre dans la quête interminable de l’approbation sociale. Si on partage nos insécurités, c’est peut-être seulement pour se conforter, pour obtenir du réconfort extérieur. Les mouvements, le souffle et la voix colorent la prestation. Une trame sonore accompagne les quatre interprètes tout au long de ce voyage au cœur de nos pulsions.

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photo fournie par le Festival TransAmériques

Pourquoi y aller ?

  • Pour voir un homme faire une tresse française à une femme
  • Pour assister au plus beau baiser langoureux entre deux hommes
  • Pour apprécier les prouesses physiques et théâtrales des quatre interprètes
  • Pour assister à une chorégraphie sur des notes de piano saccadées

Attendez-vous à :

  • Devoir lâcher prise de votre tête afin de pleinement savourer le spectacle

 

« Je crois que nous sommes un amalgame de pulsions innées, de conditionnements et de libre arbitre, qui en se frottant, construisent peu à peu notre édifice social. »
– Catherine Gaudet

 

Jani & Odile

Se mettre à nu

3 Déc

« Qui veut avoir l’air ridicule dans vie? »

Exister dans les yeux des autres, mettre en scène une vie qui ne nous appartient pas: on suffoque, on étouffe. C’est toi contre toi et tes mille carapaces ont fini par durcir avec le temps. Force est d’admettre qu’il est plutôt gênant de se dévoiler. Pour de vrai, là.

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(crédit photo: Charles F. Marquis)

 

Ma tête est une ruche

Patrick R. Lacharité + Sébastien Tessier

Pièce présentée au Théâtre LaChapelle jusqu’au 5 décembre 2015

Durée : 1h45

 

« Je suis une autruche. »

Un gars timide met en scène devant nous ce que son psychologue lui a suggéré de faire: se mettre à nu et ne rien garder à l’intérieur, s’exprimer. Ma tête est une ruche est un bourdonnement de sketchs qui s’amusent à exposer des comportements contemporains, en maniant habilement la fine ligne entre le risible et le terriblement touchant.

 

« Ce qui est bien, c’est d’être bien. »

On rit. On est touchées. On se reconnaît. Les gens qui s’écoutent parler, le contraste entre notre discours et ce que l’on ressent, la quête insatiable du bonheur, la peur du lendemain, le jeu d’amour, le jeu de réciprocité, d’indépendance, de domination –  d’ailleurs, notre coup de coeur de la soirée revient sans aucun doute au combat amoureux presque dansé et sans musique de Philippe Thibault-Denis et Joannie Douville. Tendrement impulsif.

 

Pourquoi y aller ?

  • pour boire du jus d’émotions brutes et poignantes, pour le dévouement et le dynamisme des comédiennes et des comédiens;
  • pour te faire expliquer une peinture, mais une peinture vraiiiiiiment artisssstique;
  • pour voir une orgie de solitude;
  • pour te faire réciter un poème lyrico-explicite, un vrai de vrai poème d’artissss
  • pour expérimenter la confrontation entre le drôle et le tragique (ça laisse très perplexe, une belle perplexité).

Mais attendez-vous à :

  • certains sujets et approches quelque peu usés;
  • une structure légèrement décousue par moments.

 

Un portrait ludique mais aussi très poétique, très lucide de toi. De moi. De nous. De nous ici et maintenant. De nos démons intérieurs qui sont parfois ridicules mais aussi tellement souffrants. « Des fois je m’écoute parler, pis je trouve ça beau. »

 

XOXO
Vos louves théâtrales, Jani et Odile

Top 10 : Ce que tu as raté de drôle sur IG ce mois-ci !

13 Oct

L’automne, quelle saison formidable. La mode, le retour en classe, les paysages, les lainages et… ma fête. Oui, pour moi, l’automne rime aussi avec festivités! Je suis à l’âge où on organise encore sa fête sur plusieurs jours et où on harcèle nos amis pour un «souperdefête», «déjeunerdefête», «soiréedefête», «galadeluttedefête», «sortieauparcdefête» et «unautresouperdefête». À vrai dire, je me plais à mettre ça sur le dos de l’âge, mais je ne sais pas réellement quand le concept s’épuisera chez moi.

Tout ça pour dire qu’à l’automne ça fête fort. J’ai donc donné une saveur party hard à ce savoureux top 10 des humoristiques screenshots que j’ai prises ce mois-ci.

10. Organiser mon propre surprise party et oublier d’y aller serait sans doute encore plus juste.

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9. Vendredi 17h, lendemain d’un jeudredi.

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8. Ok, come on, on est sûrement super cute !

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7. Des jokes de tequila. 

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6. Encore des jokes de tequila.

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5. À tous mes amis qui, à l’approche de la trentaine, jouent toujours à des jeux d’alcool d’étudiant.

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4. Si vous êtes du genre festif (et comme les festivités se déroulent souvent le samedi) vous devez connaître la lourdeur des terribles dimanches.

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3. Seul remède pour se sortir d’une déprime post-soirée-endiablée.

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2. Puisque la déprime ne vient pas seule en ces jours de «lendemains de veille», vous rencontrez aussi l’amertume qui vous donne envie de hater le bonheur en général.

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1. Et puis il y a celles-là. Ces filles formidables qui vous obligent à vous lever le dimanche parce «qu’il fait beau dehors», à sortir de la déprime pour manger du bacon et prendre une marche sur le plateau. 💕

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Les charmantes images de ce mois-ci ont été débusquées sur les comptes IG suivants: thefatjewish, fuckjerry, thelightweights, betchesbeigecardigan, daddyissues et thetipsycat. Bon #soberoctober à tous et toutes, on se voit le mois prochain !

À lire aussi: Top 10 : ce que tu as raté de drôle sur IG ce mois-ci du 6 septembre.

Bon mois d’octobre !

Maxime

Une rentrée colorée au Quartier latin

27 Août

La Rentrée…on en parle beaucoup, partout et ce, même si nous ne sommes pas tous prêts psychologiquement! Mais outre l’achat de cahiers Canada, la rentrée c’est aussi des activités culturelles et de l’animation qui peuvent rendre un quartier bien vivant.

Je travaille en plein cœur du Quartier latin et parfois, je le boude un peu parce que j’y passe beaucoup de temps. Mais ces jours-ci, je le trouve assez trippant avec ses activités de fin d’été.

Festival OUMF

Logo OUMF

Le festival, qui se tiendra du 10 au 12 septembre, en est à sa cinquième édition.

Rue piétonne, spectacles de musique, d’humour, arts de la rue…Il y en aura pour tous les goûts. Et un détail non négligeable, c’est gratuit!

J’y suis allée l’année dernière, sans trop d’attente voir le groupe Groenland et j’ai été surprise de l’ambiance qui régnait rue Saint-Denis.

Cette année côté musique: Les Deuxluxes, Canailles, Dead Obies et plusieurs autres! Tous les détails sur le site officiel du OUMF.

Jardins Gamelin

Jardins Gamelin

Crédit photo: quartierdesspectacles.com

On connaissait le Parc Émilie-Gamelin pour son côté un peu trash mais depuis quelques temps le parc arbore un tout nouveau look ainsi qu’un nouveau nom: les Jardins Gamelin.

L’idée est de revitaliser le parc en offrant une programmation d’activités variées et des installations attrayantes jusqu’au 4 octobre. Danse, musique, activités sportives, jardinage, conférences, etc. De jour comme de soir, y’a pas de quoi s’ennuyer.

Marché fermier de l’UQAM

Marché fermier de l'UQAM

Crédit photo: Actualites.uqam.ca

Je prêche ici pour ma paroisse parce que je travaille à l’UQAM, mais il s’agit d’une initiative étudiante des plus chouette. Grâce au Comité Aliments d’ici du Groupe de recherche d’intérêt public (GRIP-UQAM), la Place Pasteur se transforme en un marché fermier tous les mercredis jusqu’au 28 octobre. Plusieurs producteurs locaux sont sur place pour vous offrir des produits frais et bio.

Entre deux party de début de session, ça vaut la peine de venir se promener dans le coin 😉

Bonne rentrée!

Michèle

Et la fois où je faisais un tour dans le sud de Westeros

9 Juil

Au cours de mes nombreux voyages, il m’arrive de visiter des lieux de tournage. C’est généralement de façon volontaire, par exemple à Londres où j’avais fait mon petit pèlerinage jusqu’à la maison de Bridget Jones, ou encore dans le désert de Tunisie pour voir le village Mos Eisley dans Star Wars. Mais ce qui est encore mieux, c’est quand je visite un endroit qui devient par la suite un lieu de tournage d’un film ou d’une série très cool, par exemple Game of Thrones !    

En septembre 2014, j’ai eu la chance de visiter Séville en Espagne. Avec 30 degrés, c’était encore l’été et donc week-end parfait pour découvrir cette superbe ville et ses nombreux charmes, des plus classiques aux plus modernes. En plus on y mange plein de bonnes choses pour pas très cher, mais bon, cet article n’est pas dédié à la bouffe comme celui de Porto !

J’ai donc fait la visite du Real Alcázar de Sevilla, un palais qui date de l’an 844 bien qu’il ait été un peu retapé et modifié depuis. C’est ce qui explique son style unique vu toutes les influences subies au fil du temps. On se croirait plutôt en Turquie qu’en Espagne lorsqu’on le visite d’ailleurs ! Bref, il est vraiment magnifique et ses jardins le sont tout autant.  Mais ce que je ne savais pas encore à ce moment-là mais que j’ai appris peu de temps après, c’est que l’Alcázar allait en fait devenir les Water Gardens de Dorne en vue de la saison 5 de la série Games of Thrones !

Il aura quand même fallu que j’attende 6 mois avant de pouvoir voir le résultat… Et je dois avouer que j’étais un peu trop enthousiaste dès qu’une scène se déroulait dans la plus chaude des régions de Westeros!

Water Gardens of Dorne

Ma photo du Real Alcazar

L’arrestation d’Ellaria Sand

Ma photo des bains de Donia María de Padilla

Donc voilà, j’y étais et peut-être que sans le savoir, j’attendais mon chéri Oberyn Martell?

Oberyn Martell, aussi hot que Dorne!

Lisa Marie de Dorne

 

En attendant, j’ai bien envie d’aller à Dubrovnik pour visiter King’s Landing…

Bon voyage!

Lisa Marie

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