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Pourquoi aller voir la pièce Une mort accidentelle?

11 Fév

 

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C’est l’histoire de :

Philippe Désormeaux, un jeune chanteur connu du public, qui commet un crime de manière involontaire. Après avoir faussé les pistes, il quitte les lieux et court se confier à ses parents, qui, devant cet aveu, auront une réaction pour le moins inattendue. Jeff Dubois, un enquêteur dépressif fasciné par le cirque médiatique entourant l’événement et peu pressé à élucider l’affaire, est chargé de l’investigation. Comment garder contact avec la réalité lorsqu’on est pris dans la spirale du mensonge ? 

Pssst: Il reste encore des supplémentaires les samedis 11, 18 et 25 février à 20h + dimanche 12 février à 15h au théâtre La Licorne.

La pièce en un gif:

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On va voir la pièce, parce que:

  1. Les comédiens défendent leur personnage impeccablement. Parfois, on entend «le jeu était inégal». Là, c’est le contraire. Chacun amène sa petite twist. Qui plus est, on remarque souvent leur écoute (ça c’est quand les comédiens sont pas en train de dire des lignes, mais qu’ils écoutent…). C’est petit, mais c’est précis.
  2. François Archambault réussit à trouver un bel équilibre entre l’humour, l’intrigue et l’intelligence. Parfois, on se surprend à grimacer et à grincer des dents et on éclate de rire tout de suite après. Assez pour se demander à plusieurs reprises «c’est-tu correct si je ris?» Il faut savoir bien manier sa plume pour manipuler aussi bien ses spectateurs.
  3. La mise en scène colle parfaitement à la vision de l’auteur. Les deux vivent en parfaite harmonie. On a particulièrement aimé la simili-conférence de presse où le public est littéralement devenu un public. Et aussi, voir le fameux contour tracé blanc des victimes se faire tracer devant nous.
  4. L’intégration des réseaux sociaux au sein de l’intrigue et le personnage de l’animatrice toujours sur place afin de mettre la main, en premier et en exclusivité, sur les nouvelles. Ça nous rappelle une certaine ère…
  5. Pour toutes ces raisons, une mort accidentelle n’est pas une pièce de Théâââââââââtre, mais vraiment un univers dans lequel on se fait inviter et prendre au jeu.

Mention spéciale:

Il n’y a rien de plus magnifique lors d’une pièce que les réactions spontanées des spectateurs. En fait, je dois préciser: il n’y a rien de plus magnifique que ceux qui partagent, sans se rendre compte, leur réactions spontanées.

«Ben voyons donc !»  « Elle, je l’a trust pas. »  «Qu’est-ce qu’y’a dit? »

 

Bon spectacle.

 

Jani

 

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Les Ossements du Connemara : humour grinçant à l’os.

18 Nov

Pour le mois des morts, le Théâtre Prospero nous invite dans un décor poussiéreux où soupçons et boissons tiennent les rôles principaux. Direction Connemara, en Irlande.

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Crédit photo: Pierre Charbonneau

 

Ce qu’on a envie de faire après la pièce:

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8 > 26 NOV. 2016

LES OSSEMENTS DU CONNEMARA DE MARTIN McDONAGH

Traduction Marc-André Thibault

Mise en scène Sébastien Gauthier

Production THÉÂTRE BISTOURI

Avec Danielle Proulx, Pierre-Luc Brillant, Hugo Giroux & Marc-André Thibault

REMUER LA TERRE…ET DES SECRETS AMERS

Mick Dowd (Hugo Giroux) est employé pour exhumer des squelettes dans un cimetière surpeuplé. Sauf que ce soir-là, il doit déterrer sa femme morte il y a sept ans dans l’automobile qu’il conduisait ivre. Était-ce vraiment un accident? Quelle sera la réaction de Dowd lorsque sa pelle rencontrera les ossements de sa douce?

L’auteur Martin McDonagh, également réalisateur des films In Bruges et Seven Psychopaths (je le soupçonne d’ailleurs d’aimer le jeu de Colin Farrell), a créé ce thriller incisif qui nous amène au coeur des rumeurs de la communauté, d’un prêtre qui s’appelle Welsh ou Walsh, des parties de Bingo de Mary Rafferty (Danielle Proulx), du policier aspirant Colombo Thomas (Pierre-Luc Brillant) et du niais Martin (Marc-André Thibault).

Le décor crée une ambiance tout à fait désespérée dans laquelle la mort prédomine. Les comédiens chevronnés défendent leur personnage avec justesse, mais Marc-André Thibault est celui qui réussit à créer un lien entre les spectateurs et la pièce.

Malgré des répliques assassines et des questions existentielles (« Où vont les pénis des cadavres? »), l’intrigue plutôt mince prend du temps à réellement prendre forme. L’ambiance irlandaise et le parler québécois réussissent difficilement à coexister par moment.

Somme toute, la production du Théâtre Bistouri nous offre une bonne dose d’humour noir, une utilisation audacieuse de crânes et des dialogues d’une grande véracité.

« Bob Barker, y sacrait pas lui. »

 

Bon théâtre!

Jani

 

 

 

 

 

Une chance qu’on n’a pas d’enfants.

26 Mar
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Crédit photo: Google Image

AVERTISSEMENT

Ce billet peut contenir un manque d’objectivité et s’adresse à des lecteurs de tous âges. Ce texte a été écrit avec un grand amour et une admiration profonde pour la comédienne Sophie Cadieux. L’opinion d’un tiers est recommandée.

LA QUESTION QUI TUE

En ces temps d’austérité, d’incertitude politique et de changements climatiques, est-ce vraiment une bonne idée de mettre quelqu’un au monde?

NOTRE CRITIQUE EN UN GIF

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DES ARBRES

Texte : Duncan MacMillan

Traduction : Benjamin Pradet

Mise en scène : Benoît Vermeulen

Assistance à la mise en scène: Ariane Lamarre

Avec:  Sophie Cadieux et Maxime Denommée

Théâtre La Licorne

Durée: 1 h 25

Est-ce que tout le monde a le droit de faire des bébés ?

C’est bien de se poser des questions. D’être conscient. De s’informer. De douter. On veut être « des bonnes personnes », on veut croire qu’on est « des bonnes personnes ». Mais est-ce qu’il ne faut pas savoir trouver un équilibre entre conscience et inconscience si on veut rester bien ?

Mettre un enfant au monde : un cadeau empoisonné ?

Au moment où le bruit des applaudissements s’éteint et que les lumières se rallument, on ne réussit pas à tirer une seule conclusion de cette pièce. Un peu comme dans la vie. Un mélange de beauté, de tristesse, d’abandon, de questionnements, de colère. La vie, la mort, pis toute ça.

En rafale

Le texte ?

Des pensées qui se bousculent et ne se taisent jamais. Le reflet de toute une génération.

La mise en scène ?

Des sauts temporels, mais d’une simplicité désarmante. On peut imaginer, on peut visualiser, on peut se projeter, selon chacune de nos réalités.

Les comédiens ?

Une symbiose. Naturels, justes, complices, magnifiquement touchants. (Relire notre avertissement au tout début) La tendresse dans la tension. L’engagement dans l’abandon.

Le rythme ?

Un débit rapide. Le couple traverse, sous nos yeux humides de larmes et de rires, toutes les étapes de la parentalité, jusqu’à ce que le temps, la vieillesse et enfin, la mort les rattrapent. Une finale qui rappelle d’ailleurs celle de la série Six Feet Under.

Les référents culturels ?

Attendre et espérer les circonstances parfaites. Reprocher à son chum d’avoir toujours besoin de consignes.  

Les phrases punchs ?

« Chaque fois que j’me suis imaginé avoir un bébé, le père était toujours un homme flou, en background. »

« On dirait que tu viens de me donner un coup de poing et que tu me pose une question de calcul mental pendant que je suis encore à terre. »

« Si tu te préoccupes vraiment de l’avenir de l’humanité, bein suicide-toi. »

« Ouin, j’suis menstruée. Mais ça veut pas dire que j’ai pas raison. »

« J’ai besoin de pleurer comme un bébé ou rire comme une folle. »

Planter des arbres pour aider à faire respirer la planète

Des arbres, c’est avant tout une histoire drôle et attachante. Le texte de Duncan Macmillan aborde la question de la responsabilité sociale et aussi celle d’une relation amoureuse entre deux personnes, imparfaites bien sûr. Mais profondément humaines.

J & O

QUEUE CERISE : le plaisir d’être dégouté

30 Jan

« Chacun a une manière différente de cacher son malaise. Ou de le tolérer. »
– Amélie Dallaire

À un peu plus de 24 heures de la première de la pièce Queue Cerise, présentée dans la salle Jean-Claude Germain au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, nous avons eu la chance d’avoir une conversation Skype avec l’auteure et comédienne, Amélie Dallaire. Nous avons oublié de prendre une capture d’écran et de l’utiliser comme photo de l’entrevue. (Nous avons bien failli rappeler Amélie, mais nous avons douté de la pertinence de notre second appel…) Nous avons donc fait un joli montage, pour que vous ayez, vous aussi, l’impression d’y être.

conversation AMÉ

© PAINT

***

Jani: Merci beaucoup pour ton temps, Amélie. Aimerais-tu qu’on t’envoie l’entrevue avant de la publier sur le blogue? Si jamais tu veux y apporter des corrections ou modifier des trucs…

Amélie: Non. Non, pas besoin.

Odile: Ok, alors on peut dire que ta pièce c’est un éloge de… de… (temps) Maudit, je cherchais une blague à faire, mais je n’en ai juste pas trouvée!

Amélie: Mais en fait, ça, ça pourrait être dans Queue Cerise. C’est dans ma pièce ça. Des gens qui essaient de faire des blagues, mais qui n’y parviennent pas. Des bévues, des faux pas, des malaises. Personnellement, je suis souvent mal à l’aise dans la vie. Pour moi, écrire est donc un geste vraiment libérateur. J’ai l’impression de donner vie à des gens et à des moments que je vis quotidiennement. C’est comme l’Albatros de Baudelaire. C’est un oiseau qui a de belles grandes ailes, mais quand il est sur un voilier, il s’enfarge partout. Il est maladroit et incompris. Comique et laid. Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

***

 

Inspiré par le fantastique et la science-fiction, l’univers d’Amélie Dallaire s’adresse à l’inconscient du spectateur en mettant de l’avant des personnages singuliers, maladifs et énigmatiques qui déambulent dans un monde où les pulsions ne sont plus refoulées, un monde peu raisonnable. Quoique disjonctés, les thèmes et les idées abordés dans Queue Cerise évoluent dans un quotidien aux allures usuelles et même banales. L’idée de départ : Michelle débute un nouveau boulot. Cette réalité se transforme cependant très vite en une sorte de rêve ou de cauchemar éveillé.

UNE HÉROÏNE MAL À L’AISE

« Je pense que Michelle a un désir refoulé et qu’elle s’y ouvre. Elle n’est pas victime de ça, c’est une héroïne. Mon héroïne! Je pense qu’elle a une quête. Une quête intérieure qui l’amène à se métamorphoser. Cependant, ce n’est pas une quête qui l’amène à prendre des décisions ou à faire des choix : elle n’est pas conduite par sa volonté. Ce n’est pas son cerveau qui domine, mais plutôt son côté reptilien; son cerveau reptilien. Elle est très coincée et vulnérable face aux autres. Elle commence un nouveau travail et elle essaie simplement de bien faire les choses… Personnellement, je trouve ça insupportable de commencer une nouvelle job. Souvent, les autres employés ne sont pas très enthousiastes non plus à l’idée de donner une formation. J’ai toujours l’impression de poser trop de questions, d’exaspérer les autres et de n’être jamais assez efficace. Michelle est comme ça. Elle essaie de créer des liens, mais elle est tributaire de l’humeur des autres. »

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Louise (Karine Gonthier-Hyndman), Curtis (Julien Storini), Carl (Olivier Morin), Marie-Gilles (Amélie Dallaire), Michelle (Ève Duranceau) –  CRÉDIT PHOTO: David Ospina

LE DÉSORDRE INTUITIF

Plusieurs tableaux régis par la logique du rêve, les contours deviennent facilement flous. « L’image que j’ai trouvée pour parler de ma démarche pour Queue Cerise, c’est le ruban de Möbius. Comme si l’inconscient était une face du ruban et que le conscient était l’autre. Il n’y a plus de frontière entre les deux. Et cela donne naissance à un nouveau langage, en quelque sorte. J’ai toujours aimé essayer de prendre des choses et des situations improbables et de les mêler avec des dialogues quotidiens, comme si on parlait toutes les trois ensemble, simplement. J’aimerais beaucoup écrire un roman un jour. »

Une fois l’écriture achevée, il fallait confier la mise en scène à un esprit audacieux, quelqu’un qui réussirait à superposer les scènes naturellement. « Olivier [Morin] est fou. Il a fait une job de fou. C’est lui qui a fait les décors, c’est lui qui a fait la musique. Il est tellement talentueux. Il a été très audacieux dans sa mise en scène. D’ailleurs, ce qui est là, aujourd’hui, ce sont les idées qu’il a eues dès le départ. C’est sa vision du début. Je l’admire tellement d’avoir été aussi visionnaire, d’avoir eu cette vision de mon texte, alors qu’il n’y avait encore rien. »

Et quand on lui demande comment elle a géré à la fois son rôle de comédienne? « Au début des répétitions, je regrettais presque de jouer dans mon texte parce que je voulais seulement regarder. Je regardais les comédiens. Et je les trouvais tellement bons. Je trouvais qu’ils amélioraient mon texte, qu’ils lui donnaient une troisième dimension, qu’ils lui donnaient plus de substance. »

 

INTRIGANT VOYEURISME

« Je pense que dans la vie on est souvent mal à l’aise… c’est juste que chacun a une manière différente de cacher son malaise. Ou de le tolérer. J’espère que les gens vont trouver ça beau tellement ils vont être mal à l’aise. C’est étrange, mais je crois que c’est très accessible parce que c’est drôle. Je ne sais pas, je ne sais plus. Il me semble. Je n’ai pas de recul pour le moment. Je peux seulement m’abandonner à ce qu’on a fait et y aller à fond. »

***

Jani: Un gros merde pour demain.

Amélie: D’accord.

***

QUEUE CERISE
Texte: Amélie Dallaire
Mise en scène: Olivier Morin
Interprétation: Amélie Dallaire, Ève Duranceau, Karine Gonthier-Hyndman, Olivier Morin, Julien Storini
Durée: une heure et quart

Pièce présentée dans la salle Jean-Claude Germain du Théâtre D’Aujourd’hui du 26 janvier au 13 février 2016

Notre critique en un GIF:

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Courez-y. C’est magique de banalité!

J & O

ENTREVUE AVEC FLORENT SIAUD

24 Jan

 

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©photo : Gracieuseté Théâtre La Chapelle

4.48 PSYCHOSE : La mort comme potion

 « Ce texte n’est pas un éloge du suicide. C’est un texte sur la vie. Il nous tend un miroir pour interroger nos choix, notre rapport à l’amour et à la mort, la place que nous occupons dans la société… On accepte donc de suivre la protagoniste dans son périple tortueux parce qu’elle nous aide à réfléchir sur nous-mêmes. L’expérience qu’elle traverse nous renvoie à ce que nous sommes. »
– Florent Siaud, metteur en scène

Du 27 janvier au 6 février 2016, venez vous faire bousculer, venez vous faire prendre par la main, venez vous faire happer par une forme théâtrale à la fois englobante et extérieure, sensuelle et virulente, tranchante et douce. Une vie qui défile sous vos yeux, en accéléré.

Comédienne, metteure en scène et écrivaine, Sarah Kane se donne la mort le 20 février 1999, laissant derrière elle une cinquième pièce de théâtre. 4.48 Psychosis est un court texte, très dense, consacré à la maladie de la mort, maladie que rien ne peut arrêter. Sarah Kane témoigne de sa douleur avec une telle véracité et une telle pureté qu’on ne peut s’empêcher d’être frappé par sa force.

Pour le metteur en scène et dramaturge, Florent Siaud, le texte 4.48 Psychose est une matière, un matériau plein de paradoxes et c’est précisément ce qui lui confère sa profonde théâtralité. « De mon point de vue, dit-il, c’est un des textes de théâtre les plus brillants jamais écrits. Il ne s’agit pas seulement de fragments poétiques éclatés mais d’une pièce éminemment théâtrale, animée par une irrépressible lame de fond. »

L’impressionnante culture de l’auteure se retrouve condensée dans son œuvre et il n’en reste qu’une épure, une sorte de poésie condensée à l’essentiel. « Elle essaie de trouver le sens de l’existence en s’appuyant tantôt sur la médecine, tantôt sur la religion, l’amour ou la société. Elle essaie tout, comme une malade hypocondriaque essayerait tous les remèdes pour venir à bout de son mal. Mais la mort est la seule solution qu’elle trouve pour être en adéquation avec elle-même. »

La langue de Sarah Kane est une langue simple, mais très rythmée, « une langue aiguisée comme un sabre », comme le remarque Siaud, avec humour. À la lecture du texte original, l’équipe demeure avec l’impression que l’anglais, dans cette œuvre-ci, est plus concis, plus dansant, plus rock, et qu’il faudrait retrouver cette même pulsion dans la langue française. Selon Siaud, la traduction de Guillaume Corbeil permet justement de redécouvrir l’énergie vitale du texte; son côté punk, mais aussi son côté plus humoristique et ironique, aspects moins présents dans la version traduite de l’anglais par Evelyne Piellier.

« Avant de se donner la mort, la protagoniste se démultiplie pour laisser la parole à toutes les instances de son moi. Elle laisse vivre en elle un grand débat : va-t-elle le faire ou pas ? Avant de trancher, elle laisse parler le médecin, l’être aimé, la mère, la foule ou encore le monstre qui se terrent en elle. Après avoir croisé toutes les figures de lumière et de noirceur qui grouillent dans son âme, elle prend la décision finale de quitter le monde. Le passage à l’acte est le fruit d’une traversée accidentée, riche en péripéties »

Issue paradoxale parce qu’à la fois soulagement et découragement. « C’est un choix lumineux parce qu’elle se délivre de quelque chose, elle se déleste de ce qui est, pour elle, le poids de la vie. Elle est incapable de mentir, elle ne peut pas vivre dans la compromission morale, alors elle préfère aller du côté des morts. C’est sa façon à elle d’être en phase avec ses valeurs et son éthique de la vérité. C’est ainsi qu’on a choisi d’appréhender le texte. Sa décision de « lever le rideau » a donc quelque chose de libérateur et rédempteur, même s’il porte bien sûr la marque de l’échec. »

Cette dernière œuvre théâtrale de Kane, contrairement à ses premières, ne comporte ni requête, ni didascalie, ni distribution précise. Un metteur en scène pourrait choisir vingt acteurs, comme il pourrait n’en choisir qu’un seul. Siaud fait le choix marqué de confier la tâche à une seule interprète. L’actrice Sophie Cadieux incarne tous les personnages et toutes les voix. Elle se laisse traverser par la multiplicité de dialogues et de personnalités qui ont hanté Sarah Kane.

« Nous abordons 4.48 Psychose comme un spectacle seul en scène, mais avec le désir de faire entendre tous les dialogues qui s’y cachent. J’aimerais créer l’impression qu’on a mille personnages qui discutent entre eux, avec ce tour de force que ce n’est qu’une seule actrice qui les incarne tous. Il faut dire que Sophie Cadieux a le registre gigantesque qui permet d’incarner ces brisures, ces visages, cette foule indiscernable. Son charisme lui donne assez de force pour porter le spectacle dans ce paradoxe de la solitude et de la multiplicité. Sophie est une caryatide ! »

 

4.48 PSYCHOSE

Mise en scène: Florent Siaud
Interprétation: Sophie Cadieux
Texte: Sarah Kane
Traduction: Guillaume Corbeil
Production: Les songes turbulents
Durée: 1 heure

Pièce présentée au Théâtre La Chapelle du 27 janvier au 6 février 2016

 

Nous, on y sera!

J & O xxxx

Du théâtre qui parle de politique et d’écologie

25 Nov

 

« Sommes-nous capables de relever nos têtes, pendant une seule seconde, au-dessus du cours effréné de nos vies actuelles afin de penser au futur ? »

– Annabel Soutar, artiste en résidence à l’Usine C pour trois saisons

 

Titre : Le partage des eaux

Par qui : Annabel Soutar + Chris Abraham

Où/Quand : Pièce présentée à l’Usine C du 17 au 28 novembre 2015

Durée : 3 heures avec entracte

Partager. On achète des bonbons à notre petit frère, on accepte de prêter notre robe préférée à notre amie. On sourit aux gens dans la rue (même si on a peur que ce soit mal reçu). On fait une grosse quantité de soupe végé aux arachides  (vraiment bonne soit dit en passant) et on en offre à nos colocs. On donne de notre temps à des œuvres de charité. On partage nos vêtements, nos livres, nos idées, notre bonne humeur, notre temps, oui on est généreuses les filles (et belles, et attentionnées et plein d’autres qualités, mais ça, c’est une autre histoire) ! Bon, j’avoue que mon intro est cheesy et je suis certaine que vous savez très bien où je veux en venir, mais tant pis.

Prendre ses responsabilités

L’eau ? Devons-nous nous pencher sur la question de son partage ? On nous a dit, quand on était en sixième année, que l’eau était une ressource naturelle inépuisable. Mais cette affirmation était vraie seulement dans la mesure où l’eau douce n’était pas gaspillée, usée, consommée, employée, exploitée à un rythme effréné et sans la moindre considération pour cet or liquide, sans réflexion ni recherche par rapport à son état de pollution et par rapport aux conditions environnementales imposées par un mode de vie capitaliste.

C’est un peu ce que le titre de la pièce écrite par Annabel Soutar et mise en scène par Chris Abraham m’évoque. Cependant, l’expression partage des eaux n’est pas qu’un titre poétique donné au hasard à une œuvre. Comme on nous l’explique durant la représentation, la ligne de partage des eaux désigne une limite géographique qui divise un territoire en un ou plusieurs bassins versants. De chaque côté de cette ligne, les eaux s’écoulent dans des directions différentes.

Plonger la tête première

Le partage des eaux est une pièce de théâtre-documentaire magnifiquement structurée. Après trois denses heures, je suis sortie de la salle à la fois renseignée et intéressée par la Région des Lacs Expérimentaux (RLE) – dont l’historique et les débats qui lui sont liés sont les principaux sujets abordés –, à la fois touchée par le récit de l’acharnement d’Annabel Soutar et de sa famille qui l’a suivie. J’ai, entre autre, pu constater à quel point l’information n’est pas toujours aussi transparente et accessible qu’on nous le laisse croire ; percer des zones très opaques en ce qui a trait aux recherches sur l’eau douce et les conflits secrets impénétrables entre les scientifiques et le gouvernement a semblé, pour l’auteure, une tâche nébuleuse et délicate.

Oser s’informer

Ce récit autobiographique documenté qui s’étale sur deux ans est poignant et, comme on dit en bon français, très eye-opening. Cette semaine, je vous suggère une sortie qui conjugue remarquablement la magie du théâtre et l’information du documentaire.

«De quel pays nos enfants hériteront-ils, et pouvons-nous en discuter ?»

  • Annabel Soutar

 

Bon théâtre!

Odile

Le temps brûle sans faire de cendres

6 Nov

Pour célébrer en grand notre nouveau statut de Rockalouves, nous avons assisté ensemble à la première de la pièce Everybody Knows This is Nowhere, aux Écuries. Nous en sommes ressorties avec des idées et des conversations bouillonnantes, ainsi que des questionnements assez existentiels.

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Crédit : Théâtre Junction

Bon… vous brûlez d’impatience, c’est ça? Mais câline de bine, c’est qui nous?? Jani et Odile, vos nouvelles chroniqueuses théâtre, pour vous servir. Les Rockalouves vous parlaient il n’y a pas si longtemps de leurs petites joies d’automne, eh bien nous c’est le théâaaaaaatre qui nous apaisent. Nous sommes honorées et très enthousiastes de joindre l’effervescence de la meute.

Titre : Everybody Knows This is Nowhere

Par qui : Une production de Theatre Junction

Où/Quand : Pièce présentée au Théâtre Aux Écuries du 3 au 7 novembre 2015

Durée : 1h30

Le rideau se lève. Oh. Non. Pas de rideau. Dès qu’on prend siège, le « nowhere » du titre résonne. Difficile de bien saisir le décor. À la fois vide et rempli. Moderne et vieillot. Et durant la prochaine heure et demie, « everybody» pourra se réconforter ensemble, dans sa solitude. Une fois assis, tu commences à saisir que pas grand-chose ne sera laissé entre les mains du conventionnel. D’ailleurs, le spectacle commence et les lumières chez le public restent là, indiscrètes. Elles s’éteignent, mais plus tard, une fois que tu les avais oubliées. Tu constates aussi que les artistes ont choisi de dire au revoir au quatrième mur.

« Nous avons inventé le bonheur »

Everybody Knows This Is Nowhere sillonne les frontières du théâtre, de la danse, de la musique, de l’art vidéo et des nouvelles technologies. Une véritable explosion de tableaux et d’émotions, tous réunis sous le grand thème des vacillements de notre époque. Les artistes de la compagnie Theatre Junction font coexister le français et l’anglais à travers une panoplie de petites histoires.

On se sert beaucoup et souvent des voix off pour faire résonner les frissons dans notre échine et aussi pour mettre les mots de l’avant, mais on nous montre peut-être trop d’images à la fois. Un musicien live, de la danse contemporaine et des tournures de phrases pas toujours évidentes en plus des images projetées qui ne nous aident pas forcément à mieux saisir le propos, c’est dense pour un cerveau en pleine ébullition. Chose certaine le metteur en scène Mark Lawes a quelque chose à nous dire.

 « I’m fucking crazy but I’m free »

À certains moments de la représentation, on croirait presque assister à un exercice de style, assez réussi d’ailleurs. La répétition à l’infini d’un mouvement et l’effet boule de neige que peut créer la répétition d’une réplique pour finalement mener à la démence du personnage – si personnage il y a… -, la danse presque formaliste, la saturation technologique, l’association d’images insensées ou ridicules qui parviennent à parler un autre langage que celui des conventions, le nombre excessif de changements de costumes, les ruptures se succédant comme s’il fallait rattraper le temps … autant d’exemples qui nous amènent à voir le spectacle auquel on assiste comme le cheminement d’une réflexion plutôt qu’un message clair et arrêté.

On met en doute ce qu’on voit; on se fait balancer d’une illusion à une autre, d’une opinion à son opposé. Et, à un certain point de la soirée, on baisse les armes, on accepte les contradictions qu’on nous présente et on se laisse porter par ce flot de tableaux dont le lien fait parfois défaut.

Pourquoi y aller ?

  • pour voir un ourson chanter du karaoké;
  • pour chanter, toi aussi, du karaoké, si tu veux;
  • pour assister à une alliance forte entre danse, théâtre, images vidéo, chant et musique;
  • pour cultiver son regard critique face au capitalisme;
  • pour reconnaître quelques traces des influences de Pina Bausch sur la danse-théâtre;
  • pour assister à un coaching de vie sur la tristesse;
  • pour laisser résonner en soi des textes riches;
  • pour sonder de façon ludique son ego.

Mais attendez-vous à :

  • un rythme effréné de sketchs qui se succèdent;
  • un trop-plein d’effets simultanés sur scène et sur écran: danse, chant, musique, mots projetés se chevauchent (ouf, c’est dur de garder le fil);
  • de la nudité;
  • une structure qui manque de solidité;
  • un effacement de la composition des personnages et des dialogues au profit d’un style expérimental.

Pour vous donner l’eau à la bouche et la poésie dans le ventre:

« Il est temps que l’homme plante le germe de sa plus haute expérience. »

« Il faut beaucoup de poison pour mourir agréablement. »

« C’est l’histoire de dormeurs qui rêvent à des dormeurs rêvant les rêves rêvés des autres. […] Ils en eurent marre de rêver les rêves des autres, ils voulaient rêver leurs rêves, alors réveille-toi, réveille-toi, RÉVEILLE-TOI! »

« They welcome their sadness and they make it their lifestyle. »

« L’amour, c’est d’accepter le chaos. »

« Quel est l’état des connexions neurologiques entre mon coeur et mon cerveau? »

Et nous, on vous demande: is nowhere now here? / est-ce que nulle part est ici?

Jani et Odile 

Oscars 2014 : Aucune surprise, quelques moments touchants… et beaucoup de tweets!

3 Mar

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«And the oscar goes to…»

Cinq petits mots qui précèdent si bien nos noms, lorsque nous sommes plus jeunes et rêveurs. Je le sais, j’ai pratiqué souvent. J’ai même une fausse statuette dorée pour le prouver. On parle quand même ici d’un des événements les plus prestigieux d’Hollywood : un tapis rouge, des bijoux précieux, des légendes du cinéma, des kodaks par milliers…n’oublie pas ton petit soulier!

Les films sont universels. Ils sont rassembleurs. Ils sont porteurs de messages. Ils sont à l’image de notre génération. Et clairement, la tendance de notre génération est au réel. Quand la réalité dépasse la fiction, littéralement. La majorité des films en lice sont inspirés de faits vécus, 12 Years a Slave, Dallas Buyers Club, Philomena, NebraskaNous sommes dans l’ère du réel. Nous voulons de l’authenticité. De la «vraie vie». (Cela veut aussi dire parfois, à l’ère des remakes, à l’ère où il est inutile de pousser l’imaginaire encore plus loin, encore plus haut…)

Émotions

Normal alors, que les moments les plus touchants et forts d’une telle soirée soient les speechs des vainqueurs.  Ces segments sont les plus spontanés et expressifs de la soirée, à l’image contraire des visages plastico-platrés des vedettes souhaitant à tout prix défier les effets du temps. Jared Leto, Lupita Nyong’o, Matthew McConaughey ont bien retenu notre attention après avoir monté sur les marches pour recueillir leur trophée.  Car mis à part ces moments touchants, les selfies des vedettes, la prestation contagieuse de Pharrell ou la commande de pizza d’Ellen DeGeneres, l’animatrice de la soirée, il n’y a eu aucune surprise quant au contenu des enveloppes.

Les artisans de Gravity retournent à la maison avec la majorité des statuettes techniques, ainsi que celle du meilleur réalisateur, décernée à Alfonso Cuaron. Dallas Buyers Club s’est illustré avec ses costumes et ses maquillages, ainsi qu’avec ses performances d’acteurs. Il devait y avoir un méchant bon réalisateur à la barre de ce film pour les diriger, n’est-ce pas ? 12 Years a Slave n’a rien à envier à personne, puisque le film repart avec le grand titre convoité du meilleur film de l’année et ajoute son nom parmi Gladiator, American Beauty, Schindler’s List, Braveheart, Forrest Gump, The Departed…

 

La soirée dorée en rafale :

  • L’humour de malaise d’Ellen DeGeneres. «It’s going to be an exciting night. Anything can happen, so many different possibilities. Possibility No. 1: 12 Years a Slave wins best picture. Possibility No. 2: You’re all racists. And now please welcome our first white presenter…»
  • Nous avons eu droit à un monologue d’Ellen, mais où était le numéro d’ouverture? Si j’étais vous, membres de l’Académie, je lâcherais un petit coup de fil au duo des Satiriques
  • Une performance juste et touchante de Somewhere Over The Rainbow par la talentueuse et athlétique Pink.
  • Le segment «In memoriam» où malheureusement, années après années, on reconnaît de plus en plus de visages…
  • Le conte de fée de Barkhad Abdi, en nomination pour le meilleur acteur de soutien, pour son rôle dans Captain Phillips
  • Oscar a encore échappé aux mains de Leonardo Dicaprio ! Soyons sans crainte, son tour viendra…
  • Où était Jack Nicholson avec ses lunettes fumées ?

Soyez pour ou soyez contre, mais je vous en prie, regardez les films avant de les juger.

Et mettez-vous au défi de consommer pleins de genres et de styles différents pour vous bâtir une solide opinion.

It’s a wrap.

JP

Gravity: Retomber les pieds sur terre

31 Oct

 

Capture d’écran 2013-10-30 à 16.16.37

Presqu’un mois après sa sortie, le film Gravity du réalisateur mexicain Alfonso Cuaron, a effectué tout un décollage et a séduit le public. Le réalisateur James Cameron en a fait l’éloge et de nombreux astronautes ont souligné le réalisme du film. Plusieurs rumeurs courent même au sujet de potentielles nominations aux Oscars, notamment pour les catégories meilleure actrice et meilleur film, des exploits jamais encore atteints pour un film de science-fiction.

En 2 lignes

Une mission dans l’espace tourne mal. Une astronaute néophyte (Sandra Bullock) tente de revenir sur terre, avec l’aide d’un astronaute vétéran (Georges Clooney) sur le point de prendre sa retraite.

Une mission visuelle réussie

Si vous devez voir un film en IMAX 3D, c’est celui-ci. Les capacités technologiques à reproduire parfaitement la réalité sont à couper le souffle. Campés dans leurs sièges, les spectateurs ne ressentent aucune barrière physique et baignent littéralement dans l’espace. On flirt avec le vertige plusieurs fois durant le film.

Sandra Bravo Bullock et George Lightyear Clooney   

Bullock est peut-être perdue dans l’espace, mais elle sait très bien où elle amène les spectateurs : la panique – le calme, la volonté – le lâcher prise, la vie – le deuil… Ces contrastes renforcent son jeu. Elle nous fait oublier quelques écarts de conduite sur sa filmographie et nous rappelle son talent.

Clooney, quant à lui, est plutôt effacé. Même les grandes étoiles d’Hollywood ne peuvent pas toujours briller. Toutefois, on peut apprécier sa prestance naturelle qui nous fait penser à un certain Buzz Lightyear. Il s’agit peut-être d’un choix de direction, mais sa performance est…prudente.

«Cuaron, we have a problem.»

Les faiblesses du film résident définitivement dans le scénario. On tente d’ignorer une panoplie de clichés qui testent, un à un, notre implication dans l’histoire. Et comme si le défi n’était pas assez grand, on assiste à une suite (une trilogie !) d’événements catastrophiques, chaque fois plus grave et important que le précédent.

Coups de cœur 

Les plans-séquences, la pause fœtus et la réplique «No hablo chino».

En résumé

On applaudit la technologie.

On salue le jeu de Sandra.

On ferme les yeux sur quelques passages du scénario.

It’s a wrap, JP.

Joyeuse Halloween

P.S. En cette journée d’Halloween, je vous laisse sur un extrait du film Hocus Pocus. Les soeurs Sanderson sont les meilleurs alliées pour cette journée! D’ailleurs, la version québécoise de notre enfance est si difficile à trouver…

Prisoners : Un labyrinthe à résoudre

25 Sep

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Deux disparitions. Deux familles. Un détective. Des suspects. Une justice.

Suffisamment de mots pour situer Prisoners et préserver vos réactions spontanées pour votre visionnement. (On adore les previews, mais des fois, ne rien savoir sur le film rend l’expérience encore plus intéressante.)

Drame d’enquête portant sur la disparition de deux fillettes, un genre plutôt difficile à révolutionner… Mais l’exploitation de Denis Villeneuve pour son premier film hollywoodien, permet à celui-ci de se distinguer. En effet, Prisoners n’a aucun «barreaux» dans les roues et se fait applaudir par les critiques.

Une dame bien pertinente m’a appris que nous nagions présentement dans un courant cinématographique naturaliste. Le jeu au naturel où les défauts des gentils sont dévoilés, mais aussi les qualités des méchants. Beaucoup plus représentatif de la vraie vie, non ? Nous sommes loin de The Good, the Bad and the Ugly. Ce qui laisse le spectateur se poser beaucoup plus de questions… Prisoners utilise cette façon de jouer. Et ses protagonistes nous offrent des performances poignantes, réelles, nuancées. 

Après seulement une dizaine de minutes, les spectateurs sont déjà installés devant une histoire positionnée, où l’on se met déjà en mode résolution, à la recherche de la vérité et de la justice, de la sortie du labyrinthe. Éthiquement, le film nous fait vivre plusieurs questionnements où l’on arrive mal à trancher sur ce qui est bien ou non, sur ce que nous ferions ou non…Comme pouvait laisser présager le titre, nous pouvons tous devenir prisonniers d’une colère, d’une douleur, d’une incompréhension…

Dans un décor gris de chez gris, reflet assez juste des portraits et des positions nuancés du film, Villeneuve nous manipule ingénieusement et nous rend fatigués…fatigués d’être autant sur le bout de son siège durant plus de deux heures ! Et il n’est pas le seul coupable : Hugh Jackman & Jake Gyllenhaal nous offrent des performances incroyablement précises. Comme tout le reste de la distribution d’ailleurs, une distribution «pare-balles». On sent déjà la statuette dorée…

 It’s a wrap! JP

Où est Josh Hartnett?

10 Sep

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Est-il en train de se préparer pour un second sevrage des plaisirs de la chair ?

Est-il en train de se remettre du jeu de mots de son film «Les EnSAIGNANTS» ?

L’acteur de 35 ans, ancienne idole des jeunes femmes nées entre 1984-1990, s’est montré plus réservé durant les dernières années. Mais l’attente a assez duré : Josh Hartnett nous reviendra en 2014 sur la chaine Showtime dans Penny Dreadful.

Sous la forme d’une mini-série de huit épisodes, Penny Dreadful se déroulera à Londres à l’époque victorienne et évoquera des personnages de la littérature fantastique ! Une ambiance brumeuse, rappelant la fête de l’Halloween et qui comptera des personnages mythiques tels que Dracula, Frankeistein et Dorian Gray, entre autres.

Ces histoires macabres à sensation forte seront chapeautées par John Logan (Gladiator, Skyfall) et Sam Mendes (American Beauty, Skyfall). Le générique accueille également la mystérieuse Eva Green (Skyfall), l’ancien agent 007 Timothy Dalton (License to kill) et l’interprète de l’homme araignée à Broadway, Reeve Carney (Spider-Man : Turn Off The Dark).

Hartnett interprètera le charmant Ethan Chandler, homme d’action dénudé de peur, mais rongé par ses propres démons.

Le tournage débutera cet automne en sol britannique.

***

Preview pour vous

1) Prisoners

20 septembre 2013

Le cinéaste de chez nous, Denis Villeneuve, joue dans la cour d’Hollywood et s’amuse avec Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal, Terrence Howard et Maria Bello.

2) Gravity

4 octobre 2013

Du réalisateur Alfonso Cuaron qui nous a amené Y tu mama tambien, mettant en vedette Georges Clooney et Sandra Bullock.

3) Inside Llewyn Davis

6 décembre 2013

Le prochain film des frères Cohen, mettant en vedette Oscar Isaac, Carey Mulligan, John Goodman, Justin Timberlake et un chat rouquin.

It’s a wrap!

JP

Louis Cyr, l’homme le plus fort du monde: un film qui soulève les foules !

20 Juil

ImageSur nos écrans depuis le 12 juillet dernier, le film Louis Cyr : l’homme le plus fort du monde, du réalisateur Daniel Roby (Funkytown) se hisse au sommet de sa force ! Avec un budget de plus de 8 millions $, le long métrage sur la figure légendaire de notre patrimoine national est un véritable bijou québécois.

 «Gagner le salaire de 2, travailler pour 3 et manger pour 10.»

 La barre était haute lourde pour rendre justice aux exploits incroyables de ce Samson. Le spectateur ne peut qu’être propulsé dans cet univers inconnu d’hommes forts où l’on embarque vraiment rapidement. On force et on grimace avec l’acteur principal du film, Antoine Bertrand, à chaque instant (regarder vos voisins de siège dans la salle se plisser le front et les lèvres par empathie).

 Le récit se concentre sur les exploits du phénomène de force, Louis Cyr, en retraçant les différentes époques de sa carrière. Quitter le Massachussetts, s’arrêter à Montréal, s’installer à St-Jean-de Matha et tenter l’Europe. Gravitent à ses cotés, sa jolie femme Mélina (Rose-Maïté Erkoreka) et son fidèle protégé Horace Barré (Guillaume Cyr).

Le réalisateur et les scénaristes ont choisi d’exploiter les différentes facettes de l’homme fort, qui était avant tout un homme avec ses forces (!) et ses faiblesses. À une époque où les journalistes n’avaient que crayon à mine et calepin comme outils de travail, lancer une carrière demandait beaucoup de fougue et de bons contacts.

La période historique est bien dépeinte à travers la scénographie, les costumes et le son saccadé du violoncelle de Jorane, qui a composé la musique à saveur traditionnellement québécoise pour le film. Charmant, approprié, enlevant.

 Antoine Bertrand (C.A, Les enfants de la télé), véritable poids lourd du film et de sa génération d’acteurs, nous offre une performance remplie de nuances, mais surtout de vérité. «People want the truth», dit Louis Cyr dans le film. Une interprétation vraie et touchante. Certaines scènes (comme celle avec le tirage des chevaux) donnent froid dans le dos.

 Guillaume Cyr (La Galère), campe avec brio, le protégé et fidèle ami de Cyr, Horace Barré. Un colosse qui possède lui aussi beaucoup de force, mais moins de cœur et de colonne que son mentor. L’histoire du film se vit à travers sa narration.

Rose-Maïté Erkoreka (Une grenade avec ça) nous offre une livraison exceptionnelle de la femme dévouée et aimante de l’homme fort. À travers ses yeux et son regard, elle nous fait vivre chaque moment, bon ou moins bon, du couple.

On peut également apprécier les présences des comédiens chevronnés Gilbert Sicotte (Fortier) & Gil Bellows (Ally McBeal), deux businessmen, également promoteurs de l’homme aux records incontestés et incontestables.

 «Il ne savait pas écrire, mais il venait de réécrire l’histoire avec ses records.»

 Le film ne nous épargne pas les déceptions et les trahisons de ce business, proche cousin du cirque. «Réconfort» n’enveloppe pas toujours «fort»…L’orgueil et la vulnérabilité de Louis Cyr se manifestent à travers son analphabétisme et son manque de culture.  Au final, on réalise que c’est sa grande force de caractère qui lui permet d’accéder à cette incroyable force physique.

 Fait cocasse : le film aurait dû s’appeler «Cyprien-Noé Cyr : l’homme le plus fort au monde…» puisqu’il s’agit du vrai prénom de la légende.

 Je vous mets au défi d’aller voir ce film au cinéma.

Et sachez que les hommes forts comme Louis Cyr ne refusent jamais aucun défi…

 It’s a wrap ! JP.

Man of Steel: Acier bon merci.

21 Juin

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Les attentes étaient élevées pour les instigateurs de ce long métrage au super budget (plus de 250 millions de dollars). On parle ici d’un personnage universelle, décortiqué de toutes les façons à travers les années: traits de crayon, série télévisée pour jeunes adolescents (coucou Smallville), longs métrages…Superman est un symbole culturel qui survit à toutes les générations, son immortalité transperce les écrans.

Zack Snyder (300, Watchmen) à la réalisation et ses alliés Christopher Nolan (Inception, la trilogie Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises) à la production et David S. Goyer (Blade, la trilogie Batman Begins, The Dark Knight, The Dark Knight Rises) à la scénarisation ont accepté le défi de surprendre les spectateurs avec une histoire qu’ils connaissent déjà.

«L’idée consistait à regarder le monde à travers les yeux de Superman, sentir ce qu’il ressent. C’était cela la «thèse» du film, son point de départ. Si on y arrivait, alors l’histoire de Superman correspondrait peut-être mieux à notre culture moderne. Je voulais aussi comprendre son «histoire d’amour» avec l’humanité. »

– Le cinéaste Zack Snyder

 En partant, il faut dire que Superman est un super film avec des super acteurs et des super effets spéciaux (et des supers sous).

Le film étale donc les origines de Superman aka Kal-El aka Clark Kent. Les premières scènes se déroulent sur Krypton, la planète d’origine de Superman sur le point de disparaître, jusqu’aux événements qui ont mené à l’envoi de Kal-El sur la planète Terre. Russell Crowe, impeccable dans le rôle de Jor-El, campe une des versions les plus «humaines» du père de l’homme d’acier.

Les séquences suivantes sont parsemées de sauts en arrière et en avant, où l’on assiste à plusieurs moments déterminants de la vie de Clark, notamment sa jeunesse sur la ferme des Kent, la découverte de ses pouvoirs, l’isolement qui en découle, sa rencontre avec Lois Lane… Pour enfin nous mener à la problématique principale: le général Zod, survivant de la planète Krypton, souhaite prendre possession de la terre et assurer la survie de son peuple, qu’il considère issue d’une race supérieure. Interprété brillamment (et globuleusement) par Michael Shannon, le personnage du vilain réussit à amener une profondeur supplémentaire au film. Ses actes sont certes extrémistes, mais justifiés selon lui.

«Si Superman est tellement malin, pourquoi met-il son slip par-dessus son pantalon ?» demandait Pierre Légaré. La nouvelle incarnation de l’icône aux super pouvoirs doit avoir évoluée, car le légendaire slip rouge ne fait plus partie du costume de l’homme d’acier. D’autres éléments, comme le symbole du S sur le torse du super-héros, tentent de différencier le film de ses prédécesseurs.

Henry Cavill (The Tudors) a le casting (et la shape) parfait pour se mettre dans les collants du super homme. Il faut avouer que l’acteur ne joue pas sur plusieurs canaux d’émotion, mais il est crédible et il réussit à faire pâmer les plus farouches. Amy Adams, fidèle à elle-même, joue minutieusement le rôle de Lois Lane. Elle nous présente plusieurs facettes et affiche un caractère ambitieux tout en gardant un coté sensible. Par contre, faute de scènes ensemble peut-être, la chimie du couple est moyennement palpable. Kevin Costner et Diane Lane, quant à eux, incarnent très bien ce que Clark aime des humains de cette planète qui n’est pas le sienne.

On ne peut qu’applaudir le film visuellement. Le réalisme des scènes tout à fait irréalistes est impressionnant. L’exécution est superbe et accompagnée de la superbe musique de Hans Zimmer qui réussit, encore une fois, à nous transporter jusqu’aux cotés de Superman.

Toutefois, il y a de la kryptonite dans n’importe quel film de super-héros…Le film se perd un tantinet dans ses innombrables scènes d’explosion et de démolition. Le film aurait pu facilement être retranché d’une bonne vingtaine de minutes. Au stade du premier volet, car il est clair que ce film aura une suite, nous sommes spectateurs : on visionne et on aime, sans être complètement embarqués encore. Ça viendra.

High-five aux beaux clins d’œil aux fans du héros : Clark qui regarde le football, un camion qui se déverse avec l’inscription Luthorcorp, la petite fille qui s’appelle Lana dans les scènes de jeunesse…

Des clins d’œil à la mythologie de Superman, mais aussi des clins d’œil à la religion. En effet, il semble populaire de comparer Superman avec nul autre que…Jésus. Aux États-Unis, plusieurs l’ont compris et se servent de ce parallèle pour intéresser davantage les jeunes élèves. Je vous recommande de lire l’article du journaliste Marc Cassivi à ce sujet.

Je vous laisse sur ce monologue tiré de Kill Bill 2 où on nous raconte pourquoi Superman devrait être le super-héros préféré de tous.

BIENTÔT

1-    Wolf of Wall Street : Le prochain Scorsese


Leo, Matthew & Jonah ont l’air meilleurs que jamais !

2-   Lone Ranger : La prochaine collaboration Disney-Johnny Depp


On dirait Jack Sparrow version indienne.

3-   300 : Rise of an Empire

http://http://www.youtube.com/watch?v=leXo4-QLNVc
Vu que c’est le film #2, doit-on appeler ça 302 ?

UN PEU MOINS BIENTÔT

4-   Anchorman 2 : Perfect Will, Perfect crew

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Elczv0ghqw0
Je
suis crampée.

It’s a wrap !

Jay P

Hangover III – Une dure veillée pour le Wolfpack

23 Mai

hangover 3
La bonne nouvelle c’est que non, le film ne commence pas avec Stu qui se réveille au Panama avec des rallonges capillaires. La mauvaise nouvelle c’est que vous souhaiterez que le film ait commencé ainsi.

«We fucked up…» disait Bradley Cooper dès la première séquence du premier film en 2009.

Peut-être que Todd Phillips et son équipe ont ces mots sur le bout de la langue…

Car malheureusement, la finale de cette trilogie laisse définitivement l’appétit ouvert.

Hangover 3 est plutôt un film d’action avec quelques séquences comiques et s’affiche avec un scénario sans fil conducteur pour bien ficeler les aventures de Phil, Stu et Alan.

Plusieurs reprochaient au deuxième film d’avoir copié-collé la formule du premier et d’avoir lésiné sur la créativité. Cette fois, ils ne pourront faire ce reproche. L’équipe de scripteurs a définitivement choisie une avenue différente. Une avenue bien moins marrante, malgré quelques séquences qui ont permis à la salle de se bidonner. (Les gags de Stu, le saut d’Alan au Caesar, la folie de Chow…)

Les personnages épiques de ce film, qui ont fait du premier long métrage un classique, sont fidèles à eux-mêmes. Les protagonistes sont toujours aussi bien campés et nous font apprécier chacune de leurs expressions et de leurs mimiques. Les beaux loups du Wolfpack sauvent un peu la mise…

Pour un film de ce genre, la disposition et la qualité des images sont définitivement à souligner. Les prises de vues sont hallucinantes. Certaines scènes attirent vraiment l’œil (stroboscopes, éoliennes, les chutes du casino du plan de vue des airs (!!), la traversée de la rue qui rappelle la pochette des Beatles, la Strip).

Mais l’essence a disparu. Les situations abracadabrantes sont restées, mais sans les mêmes fous rires, sans l’humour et la répartie intelligente (et aussi stupide). Ce n’est qu’après quelques secondes du générique de fin que le titre du film est honoré…pour deux minutes (mais oh combien rentabilisées !).

High-Five :

* Bébé Carlos

* Les mimiques de Zach

* La scène en parachute de Chow

* Le retour à Las Vegas

* Bradley Cooper (c’est vrai, j’avoue, c’est un peu pour les mauvaises raisons)

* La scène SUR le Caesar’s Palace

On chigne :

* L’inexploitation de John Goodman

* Les animaux tirés, drogués ou décapités

* Les explications à ne plus finir pour mettre l’histoire en place

* La tentative de vouloir ajouter de la profondeur au film (le deuil, les amis, le désir de changer…)

* Les gags prévisibles

Mais si vous êtes comme moi, vous êtes trop curieux et trop attachés aux personnages pour ne pas aller voir Hangover 3. Allez-y et donnez-moi vos commentaires ! En salle dès le 24 mai !

 

It’s a wrap !
Janisss

Jani la jury des prix Gémeaux – Partie 1

30 Avr

Tout d’abord, répétez le titre trois fois. Votre articulation se porte bien ?

Gémeaux

Deux jours seulement après le Gala Artis, je vous amène déjà sur un autre tapis rouge de la scène québécoise : le Gala des prix Gémeaux. (Non, aucun rapport avec la période du signe astrologique du même nom qui arrive.) Dans les coulisses, les équipes s’affèrent déjà à tout mettre en place et à célébrer la lucarne québécoise.

Le 15 septembre prochain, René Simard animera la 28e édition de ce prestigieux événement. Qu’est-ce qui fera donc chanter le p’tit Simard cet automne ?

Ce n’est pas arrangé avec le gars des vues…

Comment ça marche la mise en nomination ? Qui décide quoi ?

Pourquoi on retrouve une émission dans une catégorie et pas une autre ?

On met rarement cette information de l’avant. Pourtant, les dessous valent la peine de s’y pencher. Quatre dessous :

Inscription – Pré-sélection – Mise en nomination – Vote final

Février 2013, Montréal – Il était une fois, des maisons de productions. Chaque maison peut inscrire une de ses émissions dans une des différentes catégories. Pour une seule catégorie, on peut parfois se retrouver avec des vingtaines d’heures de visionnement d’émission.

Mars 2013, Montréal toujours – À cette étape, on forme un ou plusieurs jurys de pré-sélection.

Les jurys sont composés d’un mélange assez éclectique, mais tous ont de l’expérience pertinente en lien avec le monde télévisuel. Les membres du jury de pré-sélection visionnent alors intégralement chacun des épisodes fournis. Cet épisode est judicieusement choisi puisque le jury évalue exclusivement ce dernier sans tenir compte de la totalité d’une saison. Heureusement, des critères d’évaluation et un système de pointage sont là pour guider les membres du jury et trancher, lorsque la course est chaude entre deux émissions.

Avril 2013, la métropole – Les émissions sont visionnées, il faut maintenant délibérer.

Cloitrés dans une pièce fermée, les membres du jury (qui ne s’étaient pas encore vus jusque là) se fixent droit dans les yeux en exposant leurs préférences. Tous les Marc Cassivi s’affrontent. «Je trouve que la qualité des intervenants était nettement supérieure !»  « La créativité était omniprésente dans l’exploitation des sujets ! » «Il est coupable… de rehausser la barre de l’originalité ! » Ils ne peuvent ressortir que lorsqu’ils auront mis dans une enveloppe leurs cinq ou six meneurs, scellée avec leur signature.

Il n’y a qu’un hic. Au même moment, un autre jury de pré-sélection se prête au même exercice avec d’autres émissions pour la même catégorie. Ils sélectionneront eux aussi, leurs cinq ou six meneurs.

À l’approche de la mise en nomination, aujourd’hui – La totalité du jury se rencontrera et passera de ces douze sélections à….cinq. Cela peut durer plusieurs heures. Je m’attends à une version plus soft de Douze hommes en colère : Douze Janine en colère.

Et les cinq choix finaux seront officiellement nommés au gala des prix des Gémeaux 2013.

Ah oui, je vous l’ai dit que j’étais dans le jury ?

À suivre…

***

Preview un jour, preview toujours

Je vous ai parlé de mon amour des previews.

Trois sorties à anticiper dans les prochains mois

Mai – The Great Gatsby 

(The Great Leo)

Tiré du roman à succès, The Great Gatsby promet un univers étourdissant signé Baz Luhrman (Moulin Rouge).

Pssst…

pour les amateurs de musique, la chanson de la fin c’est Love is blindness, un cover de U2, chanté par Jack White.

Ce film là, on s’en reparle dans mon prochain article, promis.

Juin – The internship 

(The wedding crashers doing an internship)

Le sous-titre dit tout.

Juillet –  Man of steel

(Nolan of steel)

Après l’époustouflante trilogie obscure de Batman, la plume de Christopher Nolan se tournent vers un autre superhéros : Superman. Les collants seront enfilés par Henry Cavill (charmant Charles Brandon dans la série The Tudors) et son personnage sera entouré par Russell Crowe, Amy Adams, Michael Shannon, Laurence Fishburne, Diane Lane et Kevin Costner. Aïe, aïe, aïe.

It’s a wrap ! 

Jp

Des mèches blondes et une séparation dans le milieu

15 Avr
En vedette dans The Place Beyond the Pines

En vedette dans The Place Beyond the Pines

Ryan Gosling & Bradley Cooper

Des mèches blondes et une séparation dans le milieu

 

Avec leurs jolis minois et la sortie du film The Place Beyond the Pines, Ryan Gosling & Bradley Cooper inspirent les indexs à se laisser aller sur les claviers d’ordinateur.

C’est toujours fascinant de retracer les premiers pas des grandes pointures du cinéma.

En 2013, ils sont au sommet, mais leurs premières interprétations ont également faites sensation. Les deux acteurs ont déjà été autre chose que des incarnations de convoitise et de masculinité…

RYAN

  • Série Breaker High, 1997, YTV (tsé l’équivalent de Canal famille, mais en anglais?)Capture d’écran 2013-04-15 à 19.56.47

Muni d’une coupe de cheveux à la Nick Carter, Ryan Gosling interprète ses premiers tourments amoureux dans le rôle d’un jeune prépubère qui étudie dans une école secondaire située…sur un bateau.

  • Série Hercule contre Arès, 1998, Canal Famille (tsé l’équivalent de YTV, mais en français?)

Capture d’écran 2013-04-15 à 19.56.57

Avant de lever Rachel McAdams a bout de bras dans The Notebook, Ryan a fait lever cette série portant sur les aventures d’Hercule, lorsqu’il était un jeune prépubère (encore).

Mention spéciale à la danse particulière de Ryan dans l’excellent film Remember the Titans

BRADLEY

  • Série Alias, 2001

Capture d’écran 2013-04-15 à 19.57.07

Aux cotés de la solide Jennifer Garner, Bradley fait ses débuts dans la série d’espionnage Alias. Armé de ses mèches blondes, Cooper y campe un journaliste. Jokes on his hair aside, les premières saisons de cette série valent définitivement la peine d’être regardées.

  • Anything is possible !

Capture d’écran 2013-04-15 à 19.57.14

Dans cet extrait, on peut voir Bradley, encore étudiant au Actor Studio Drama School, poser une question à l’acteur Sean Penn : L’intervieweur est devenu l’interviewé !

Il était difficile d’imaginer l’ampleur que leurs carrières prendraient, mais on pouvait déjà s’enticher d’eux. Comme dirait M. Cabrel, « Quand j’aime une fois, j’aime pour toujours » !

Vous pouvez savourer ces deux beaux loups aux cotés de la suave et talentueuse Eva Mendes dans le film The Place Beyond the Pines, à l’affiche présentement. 

***

 

Mon top 3 de previews hybrides

J’adore les previews de films.

J’adore le montage saccadé et la musique choisie dans les previews.

Je suis fasciné par l’émotion que suscite un preview.

Je suis fébrile juste à penser à la narration d’un preview.

Dans un cinéma près de chez vous, merci beaucoup.

En guise d’hymne à cet amour et afin de vous démontrer comment on peut jouer avec une bande-annonce (fallait le dire en français au moins une fois), voici mon top 3 de previews hybrides :

#3 : The Happy Shining

Jack Nicholson comique à son meilleur !

#2 : Scary Poppins

Aucune chance que Mary garde mes enfants.

#1 The Walking Toys

Woody ?

Bon cinéma!

JANISSS

 Source photos: Google.
Lolilol

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