Big Little Lies: Succès mérité

19 Oct

Si vous avez vécu sous une roche toute l’année, vous avez peut-être raté la magnifique minisérie Big Little Lies/Petits secrets, grands mensonges, réalisée par le Québécois Jean-Marc Vallée. Avant d’être une production télévisuelle saluée par de nombreux prix Emmys, c’était un roman de l’Australienne Liane Moriarty. Alors, puisque la série m’a fascinée, j’ai dévoré le roman d’une seule traite… pour mieux vous en parler, bien sûr!

Moriarty est reconnue pour ses personnages féminins complexes et nuancés. Dans Petits secrets, grands mensonges, elle s’attache à décortique les dynamiques entre hommes et femmes, entre maris et épouses, à travers les thèmes de la violence conjugale, des familles reconstituées et de la monoparentalité. Ses trois personnages principaux, campées par les actrices phénoménales que sont Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley dans la minisérie, n’ont qu’un seul point commun: elles ont toutes un enfant dans la même classe de maternelle. Pour le reste, elles ne se ressemblent pas: elles font partie de classes sociales différentes, arrivent avec des histoires tout à fait différentes, et pourtant…

Pourtant, elles étaient toutes sur la scène du crime le jour de la soirée costumée de l’école, où un homme est mort.

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Reese Witherspoon (Madeline), Shailene Woodley (Jane) et Nicole Kidman (Celeste). Photo Hollywood Reporter

Tout au long du roman et de la série, on ignore qui a été tué et qui est le tueur. L’enquête se déroule en parallèle de la trame principale, construite pour nous mener à cette nuit tragique.

Mais ni Moriarty ni Vallée ne se sont contentés de faire de Big Little Lies un simple thriller, dont le seul intérêt est lié au crime commis: tous deux excellent à nous rendre les Celeste, Madeline, Jane et compagnie sympathiques et attachantes, chacune à leur façon.

À travers leurs histoires individuelles, c’est l’histoire de millions de femmes qu’on raconte: la mère monoparentale au fils de père inconnu; la mère remariée, dont le divorce a été terriblement difficile; celle dont la vie apparemment parfaite cache un problème de violence conjugale; même la femme de carrière devant jongler famille et travail sous les regards réprobateurs des autres parents.

Là où la plume de Moriarty est juste, l’oeil de Vallée est tout aussi efficace. Sa réalisation sans faille met en valeur à la fois les magnifiques paysages dans lesquels il campe son histoire et le talent incroyable des actrices et acteurs qui jouent des rôles tout en subtilités, appuyés par des angles de caméra précis. Et que dire de la trame sonore!… Vallée a un talent inné pour ajouter la bonne chanson au bon moment.

Vous aurez compris que, sous toutes ses formes, Big Little Lies/Petits secrets, grands mensonges est à ne pas manquer. Une histoire complexe, subtile, qui met en lumière des problèmes importants avec un réalisme saisissant.

Anne-Sophie

Pour le voir:

Big Little Lies, sur HBO, ou Petits secrets/Grands mensonges, sur Super Écran

Pour le lire:

Big Little Lies, chez Penguin Books (anglais) et Albin Michel (français)

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