Les Ossements du Connemara : humour grinçant à l’os.

18 Nov

Pour le mois des morts, le Théâtre Prospero nous invite dans un décor poussiéreux où soupçons et boissons tiennent les rôles principaux. Direction Connemara, en Irlande.

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Crédit photo: Pierre Charbonneau

 

Ce qu’on a envie de faire après la pièce:

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8 > 26 NOV. 2016

LES OSSEMENTS DU CONNEMARA DE MARTIN McDONAGH

Traduction Marc-André Thibault

Mise en scène Sébastien Gauthier

Production THÉÂTRE BISTOURI

Avec Danielle Proulx, Pierre-Luc Brillant, Hugo Giroux & Marc-André Thibault

REMUER LA TERRE…ET DES SECRETS AMERS

Mick Dowd (Hugo Giroux) est employé pour exhumer des squelettes dans un cimetière surpeuplé. Sauf que ce soir-là, il doit déterrer sa femme morte il y a sept ans dans l’automobile qu’il conduisait ivre. Était-ce vraiment un accident? Quelle sera la réaction de Dowd lorsque sa pelle rencontrera les ossements de sa douce?

L’auteur Martin McDonagh, également réalisateur des films In Bruges et Seven Psychopaths (je le soupçonne d’ailleurs d’aimer le jeu de Colin Farrell), a créé ce thriller incisif qui nous amène au coeur des rumeurs de la communauté, d’un prêtre qui s’appelle Welsh ou Walsh, des parties de Bingo de Mary Rafferty (Danielle Proulx), du policier aspirant Colombo Thomas (Pierre-Luc Brillant) et du niais Martin (Marc-André Thibault).

Le décor crée une ambiance tout à fait désespérée dans laquelle la mort prédomine. Les comédiens chevronnés défendent leur personnage avec justesse, mais Marc-André Thibault est celui qui réussit à créer un lien entre les spectateurs et la pièce.

Malgré des répliques assassines et des questions existentielles (« Où vont les pénis des cadavres? »), l’intrigue plutôt mince prend du temps à réellement prendre forme. L’ambiance irlandaise et le parler québécois réussissent difficilement à coexister par moment.

Somme toute, la production du Théâtre Bistouri nous offre une bonne dose d’humour noir, une utilisation audacieuse de crânes et des dialogues d’une grande véracité.

« Bob Barker, y sacrait pas lui. »

 

Bon théâtre!

Jani

 

 

 

 

 

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