Coco : vibrant hommage à l’amitié

17 Fév

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort de l’une d’entre elles.

Coco

Crédit photo: Théâtre La Licorne

Je ne sais pas si c’est parce qu’on fait des chalets de filles à chaque année depuis six ou sept ans, mais la pièce de théâtre Coco,présentée au Théâtre La Licorne a visé dans le mille pour m’émouvoir : une histoire d’amour et d’amitié sincère entre cinq femmes attachantes.

Le texte est de Nathalie Doummar qui incarne aussi le personnage éponyme de la pièce Coco (Coralie) et la mise en scène est de Mathieu Quesnel.

Dès le début de la pièce, le ton est donné. On sait qu’il y aura une tragédie. On sait que ces amies se retrouvent dans un chalet qu’elles connaissent bien, mais qu’elles éprouvent un immense malaise à y être ensemble.

Et puis, on revient dans le temps, toujours dans ce même chalet, où on comprend que mille histoires et secrets y ont été partagés.

Quand elles étaient adolescentes et qu’elles s’éveillaient à la sexualité, quand elles étaient au début de la vingtaine et qu’elles découvraient l’amour ou leur identité, quand elles se lançaient des vérités choquantes en plein visage, au risque de briser complètement leur amitié.

Le décor était tellement réel, le jeu tellement convaincant et l’ambiance tellement près d’un vrai week-end de filles, qu’on ne peut faire autrement que de transposer l’annonce fatale de la maladie de Coco au sein de notre propre gang de filles.

Comment est-ce qu’on réagirait face à l’annonce du cancer et de la mort imminente d’une amie proche?

On se mettrait à passer l’aspirateur de façon excessive pour calmer nos nerfs comme Vivianne (Anne-Marie Binette)? On essaierait de trouver mille solutions pour  repousser la dure réalité comme Maggie (Marie-Soleil Dion)? On figerait complètement comme Simone (Sarah Laurendeau)? On laisserait la colère parler pour nous comme Katya (Kim Despatis)?

Et comment est-ce qu’on annoncerait cette triste nouvelle si c’était notre corps à nous qui était malade? Un peu à la blague et maladroitement comme Coco?

À travers leurs paroles crues, parfois blessantes, mais d’une étonnante sincérité, on y découvre toute la force de leur amitié, et ce même après la mort d’une d’entre elles.

C’est 1h40 où je suis passée des rires aux larmes, puis des rires à nouveau.

La pièce est présentée jusqu’au 20 février au Théâtre La Licorne, mais elle affiche malheureusement complet.

On croise les doigts pour des supplémentaires bientôt!

Michèle

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