Bonjour la pression

28 Jan

Pour la première fois depuis que j’ai l’âge de travailler, j’ai pris la décision de m’arrêter, de prendre le temps de chercher ce que je veux vraiment et je me sens… méga coupable.

 

La vie (oui, oui) a fait en sorte que mon plan « d’après-contrat » tombe à l’eau. Je vais vous paraître méga ésotérique, mais j’y crois, moi, à ce pouvoir qu’a la vie de défaire les directions qu’on veut emprunter qui ne font pas de sens. Bref, je viens de terminer un contrat, le prochain (à l’étranger), ne s’est pas concrétisé et je me retrouve le bec à l’eau à penser, penser beaucoup, car je n’ai rien à organiser, je n’ai pas de ligne d’arrivée à franchir : dans un mois, personne ne m’attend plus nulle part… C’est à moi de me lancer dans une aventure, de trouver la bonne direction. Intense cette réflexion, hein?

Bonjour la pression.

 

Le billet de ma co-louve Laurie m’a fait réfléchir. « Ceci [la vie] n’est pas un sprint ». La vie n’est pas un sprint, mais on est les meilleures personnes pour s’imposer la course, la pression. Aujourd’hui, je vous partage ce qui me met de la pression. Peut-être que ça vous parlera!

Pression #1

Les passions. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais, moi, les gens qui ont des passions claires et qui les mettent de l’avant haut et fort, ça m’énerve ROYALEMENT. Pourquoi? Parce que j’ai l’impression de ne pas avoir de passions. Je ne joue pas de piano, je ne capote pas sur la peinture, je ne dévore pas 5 romans par semaine, je ne fais pas du snow ou du ski 25 fois par mois et je n’avance pas que j’ai hâte au ski de printemps, je ne vais pas courir aux p’tites heures du matin parce que j’aime vraiment ça, je, je… Voyons je suis dont ben plate!

Ne vous méprenez pas, j’aime plein de choses, mais à petite dose. J’aime beaucoup, beaucoup de trucs, mais rien de bien particulier, de bien défini. Et savez-vous pourquoi ça me met de la pression? J’ai l’impression que les gens avec des passions claires font en sorte de les retrouver dans leur carrière professionnelle et BOOM, ils savent ce qu’ils veulent faire dans la vie. La voilà, la pression #2.

Pression #2

Savoir ce que tu veux faire dans la vie. Mon doux, cette question-là. Quand j’étais petite, je disais vouloir être vétérinaire, c’était la chose la plus claire dans ma tête d’enfant et mes parents me disaient : « Bin oui! Tu peux faire ce que tu veux! » Pourquoi, quand on vieillit, on devient trop conscient? On se met à analyser nos choix, à se poser beaucoup trop de questions, à mettre les choses en perspectives et à se dire : « Ce n’est pas possible ». J’analyse beaucoup trop… peut-être. Reste qu’en ce moment, je ne suis pas vétérinaire, mais là n’est pas la question. Au moment où j’ai une page blanche devant moi, où je peux prendre le temps de réfléchir à ce que je veux… Je ne vois pas clair. Quels sont vos trucs?

Pression #3

Être consciente de la pression que l’on s’impose. Paradoxal, non? Quand on s’impose trop de pression, on se met à relativiser : « Bin voyons, j’en ai des passions, je vais trouver ce que je veux faire dans la vie, il faut que j’arrête de me mettre autant de pression. » C’est un cercle vicieux, puis on se sent coupable de passer une journée devant Netflix à ne pas vivre de sa passion. Retour à la case départ de la pression #1. 😉

Pour 2016, je nous souhaite (si vous vous êtes reconnus dans mon texte) de la zénitude ; de passer des journées devant Netflix sans culpabilité, d’aimer encore plus de trucs différents et de faire un pied de nez aux passions. Pis, si je ne sais pas ce que je veux faire de la vie, je pourrai me plaire à faire un milliard de choses différentes. C’est pas ça, la beauté d’avoir des possibilités?

giphy

Source : giphy.com/

D’accord, Yoda.

Bonne journée, calme.

Karyan

 

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2 Réponses to “Bonjour la pression”

  1. Marie-Andrée Lefebvre 28 janvier 2016 à 13 h 15 min #

    J’ai vécu avec ce sentiment de culpabilité/pression pendant vraiment longtemps. Entre autre parce que j’étais entourée de gens qui avaient une passion; j’ai longtemps fréquenté des musiciens, par exemple. Eux y gossent, parce que leur rêve est tellement clair que tu peux pas t’empêcher de les envier, eux pis leurs conditions de vie précaires.
    Pis un moment donné je me suis dit que j’allais juste faire plein d’affaires, toute la vie, pis que le fil conducteur ce serait de me poser systématiquement la question suivante : « Est-ce que cette relation/ce job/cette situation me rapproche de ce que je souhaite pour moi-même? »
    Je suis « bonne » dans plein d’affaires, mais « exceptionnelle » dans aucune. Emilie Wapnick appelle ça être « Multipotentialite ». Je me reconnais dans sa façon de voir les choses. 🙂
    Voici une vidéo où elle explique le concept : https://www.ted.com/talks/emilie_wapnick_why_some_of_us_don_t_have_one_true_calling

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    • KaryanFT 28 janvier 2016 à 14 h 11 min #

      Merci Marie-Andrée! Je vais écouter ce Ted Talk, ça m’intrigue 🙂

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