Lectures d’un jour: Barbe bleue

16 Avr

En ce vendredi 17 avril j’ai décidé de partir une espèce de petite chronique qui aura pour titre « Lectures d’un jour » et qui mettra en vedette des livres qui se lisent très rapidement (genre 200 pages et moins…un peu comme Le vieil homme et la mer dont j’ai déjà parlé).

Le soleil revient, le printemps s’installe tranquillement et la neige sur votre balcon assez fondue pour que vous songiez à sortir votre chaise de patio dehors…c’est le temps de sortir votre couverte, un bon roman, vos lunettes fumées et de lire toute la fin de semaine au soleil 🙂 Ainsi donc, petite suggestion lecture rapide: Barbe bleue d’Amélie Nothomb. Bon, je sais, la plupart d’entre nous avons été marqués par son roman Stupeur et tremblement au secondaire, mais si vous n’avez pas réessayé de lire cette talentueuse auteure belge depuis, je vous conseille de retenter le coup avec ma suggestion du mois!

amelienothombRésumé

Saturnine vient d’emménager à Paris, car elle a eu le poste de ses rêves. Elle travaille donc maintenant au centre-ville et habite sur le sofa d’une amie en banlieue…en attendant de trouver mieux. Or, un jour, elle voit une annonce dans le journal expliquant qu’un homme très riche cherche une colocataire pour le modique somme de 500 euros par mois: l’aubaine du siècle. Ce qu’elle apprendra lors de sa première visite des lieux c’est que toutes les colocataires précédentes ont disparues. Un fait très étrange, entendons-nous, surtout que, selon le propriétaires des lieux, « la femme est la colocataires idéale »…

Personnages:

Saturnine: Nouvellement en poste à l’école du Louvre, notre protagoniste est une jeune femme élégante, cultivée qui malgré qu’elle n’ait pas la langue dans sa poche, saura toujours trouver la tournure élégante pour exprimer sa pensée.

Don Elemirio: Aristocrate espagnol de la vieille école. Obsédé par les vieilles choses, l’inquisition et la couleur jaune, il n’est pas sorti de chez lui depuis très…très…très longtemps.

On aime:

– Les nombreux liens avec le conte éponyme qui continue à nous choquer à chaque fois qu’on y fait mention.

– Les conversations entre Saturnine et Don Elemirio. Superbement écrites, elles représentent le fond de la relation entre les deux colocataires: une entente improbable sur fond de rhétorique.

– Le dénouement de l’histoire qui est différent quoique tout aussi glauque que le conte dont le roman est inspiré.

Bonne lecture et vive le printemps!

Camille xxx

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