Mais que diable allait-il faire dans cette galère !

5 Fév

La Bordée est un théâtre que j’affectionne beaucoup à Québec. Il faut comprendre qu’aussi, dans la Capitale-Nationale, il y a 4 théâtres majeurs : Le Trident, La Bordée, Le Périscope et Premier Acte.

 

Chacun a leur particularité, leur style et le théâtre qui y est joué a souvent une certaine ligne artistique directrice. Dans l’ordre, du plus classique au plus expérimental. J’ai vu les meilleures pièces de ma jeune vie dans chacun d’entre eux, mais La Bordée a une place de choix dans mon cœur d’ex-étudiante en littérature et arts, c’est là que j’y ai vu ma première œuvre.

La semaine dernière, donc, j’étais à La Bordée pour assister à l’œuvre de Molière, Les Fourberies de Scapin. Le texte lui, date de 1671, mais comme les mots ne meurent jamais, la mise en scène drôle et éclatée de Jacques Leblanc elle est contemporaine avec juste ce qu’il faut de traditions. On revit ce classique comme si on ne l’avait jamais lu, jamais entendu et jamais vu.

Crédit photo : La Presse

Crédit photo : La Presse

Un résumé assez simple de l’histoire serait un groupe de jeunes gens appellent aux ruses de Scapin pour se sortir de situations parentales délicates et pouvoir ainsi vivre leur amour en toute liberté. Douce vengeance et stratagèmes ingénieux sont au rendez-vous pour nous offrir un spectacle haut en couleur et en éclats de rire ! Le jeu des comédiens, notamment Christian Michaud, dans le rôle de Scapin, mais aussi Octave (Pierre-Olivier Grondin) et Géronte (le grand Jack Robitaille et sa galère) est incroyablement comique et se rapproche réellement de la commedia dell’arte. De beaux moments où j’ai craint que mon rire ne déconcentre les comédiens… 😉

Mention très très importante et spéciale aux costumes et à la scénographie totalement efficace. Des costumes colorés, taillés dans le même tissu tout en étant complètement différents et représentatifs de chacun des personnages ajoutent la touche extra à l’ensemble de la pièce. Le travail d’Ariane Sauvé et de Sébastien Dionne, respectivement aux décors et aux costumes donnent tout le souffle de renouveau à ce classique du théâtre français.

Crédit photo : Radio-Canada

Crédit photo : Radio-Canada

Vous avez jusqu’à la St-Valentin pour aller voir cette pièce qui, pour une fois, nous sort des réflexions et nous fait simplement passer un excellent moment en bonne compagnie.

Bon théâtre !

Laurie-louve

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