Les perroquets de la place d’Arezzo ou l’art de faire de la littérature gentille

Bon. Là je vous entends déjà dire, « mais de quoi a parle elle ? De la littérature gentille, qu’est-ce que c’est? »  Et bien, devant votre impatience je vous réponds tout de go. De la littérature gentille, c’est quand on lit un livre et qu’on s’attache à chacun des personnages. C’est quand le livre est tellement bien écrit, qu’on ne se rend même pas compte de lire. C’est quand on a hâte de connaître la suite, non pas parce qu’on veut connaître la fin, mais parce qu’on aimerait que ça dure pour toujours. De la littérature gentille c’est du bonheur sur papier. Bon, maintenant je dois faire une mise au point. De la littérature gentille ça finit pas toujours bien (lire ici que ce n’est pas de la littérature bonbon comme Tatinana ), mais que c’est bien meilleur pour le moral que de la littérature jujube surette (comme Dieu et nous seuls pouvons). Et c’est le moment où je fais une pause dans ce billet pour dire que si ça continue comme ça, je vais pouvoir classer tous les livres dans environ 800 catégories farfelues…et donc, tout ça pour dire, qu’aujourd’hui, je vous parle du dernier livre d’Eric-Emmanuel Schmitt: Les perroquets de la place d’Arezzo.

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Résumé:

La place d’Arezzo c’est un quartier huppé de la ville de Bruxelles, en Belgique. Or, un beau matin, les habitants de cette  place reçoivent tous la même petite lettre qui va comme suit: « ce mot simplement pour te dire que je t’aime. Signé: tu sais qui. » L’auteur nous amène donc dans l’intimité de chacun des personnages de son roman. On découvre leurs doutes et leurs espoirs, leurs ambitions et leurs doutes, leurs forces et leurs faiblesses. Que ce soit en amour ou dans la vie, chacun de ces personnage est unique et nous fait découvrir, en tant que lecteur, la singularité de la nature humaine.  Le livre nous fait tout d’abord chacun des personnages séparément. Puis, au fil de notre lecture, l’auteur nous fait découvrir les liens qui les unissent. mais le but du livre, outre découvrir qui est l’auteur de cette fameuse note, c’est de découvrir les conséquences qu’auront les quelques mots de cette lettre pourtant si douce aux premiers abords.

On aime:

– qu’il y ait beaucoup de personnages. Et je parle ici de genre 30 personnages (j’avoue avoir perdu le compte un moment donné…). On les apprivoise tranquillement et la première chose qu’on sait c’est qu’au bout des 730 pages on s’est full attaché.

– les réactions des personnages au petit mot doux anonyme. Elles sont si différentes les unes des autres! À chaque fois c’est comme une petite surprise.

– que malgré tous les changements qu’apporte la lettre, l’histoire finisse bien. Comme si un nouvel équilibre plus sain s’est créé parmi les habitants de la place d’Arezzo.

C’est sexy parce que:

– on entre directement dans l’intimité des gens. Quoique vous allez me dire qu’on ne veut pas nécessairement savoir…

– la couverture donne un véritable avant-goût de ce qu’on lit.

– c’est plein de gens qui s’aiment point, qui s’aiment trop, qui s’aiment, mais ne savent pas comment, qui ne s’aiment pas, qui ne s’aiment plus, qui s’aiment autrement, etc.

N’oubliez pas de participer à notre super concours!!

Bonne lecture!

Camille xxx

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