Le rouge et le noir, parce qu’on n’est jamais trop classique

20 Sep

Dans ma vie de lectrice, j’ai un livre pour chaque occasion. Je m’explique. Il y a, premièrement, la livre que je trimbale partout pour lire, par exemple, dans le transport en commun. Généralement, il est de petit format et pas très épais pour éviter une surcharge (déjà présente anyways) dans ma sacoche. Ensuite, il y a la lecture de bain. Cette lecture est obligatoirement ultra légère, car qui veut sincèrement se remettre en question alors qu’il trempe dans de l’eau chaude et moussante?…PER-SON-NE!  Finalement, il y a la lecture de chevet. Celle-ci est très souvent un classique de la littérature que je lis le soir avant de me coucher. Le but: terminer le livre un moment donné, no stress. Et donc, c’est un roman de cette dernière catégorie dont je vous parle aujourd’hui. Il s’agit d’un incontournable de la littérature française et j’ai nommé: Le rouge et le noir de Stendhal.

Scusez mes doigts

Scusez mes doigts

Résumé

Julien Sorel est un jeune homme de province. Issu d’une famille de charpentiers, il est le mouton noir de sa famille: il est de stature délicate et un grand intellectuel. Ces deux qualificatifs font de lui la honte de son père et la risée de ses frères. Le premier ne sait pas ce qu’il pourrait faire de ce fils qui est incapable de se servir des outils nécessaires à son métier, et les deux autres se servent de leur petit frère comme d’un punshing bag. Mais bref, c’est l’histoire de ce cher Julien qui essaie de trouver sa voie dans la vie et qui hésite, au fil du récit, entre le rouge de la passion et de la vie mondaine et le noir de la profession ecclésiastique. Au début de l’histoire, il est engagé comme précepteur des enfants du maire de sa ville natale. Il partira ensuite à Besançon afin de poursuivre ses études au séminaire et finalement, il se rendra à Paris afin de devenir secrétaire du Marquis de la Mole. On suit donc ce personnage attachant à travers de son cheminement vers le sommet et ce, via ses aventures professionnelles…..et personnelles (oh oui!).

Personnages

Julien Sorel: le livre commence alors qu’il a 18 ans. Julien est ambitieux et quelque peu maladroit dans ses relations sociales. Il a tendance à commettre des erreurs qui ralentissent son ascension sociale. Il a également une admiration (quasi clandestine) pour Napoléon. Or, à cette époque les Français ne voyaient pas leur ancien empereur d’un bon oeil.

M. et Mme de Rênal: M. de Rênal est le maire de la ville de Verrières. Il se considère comme un homme « libéral » et décidément, au dessus de la mêlée. Mme de Rênal, quant à elle, est une femme belle et naïve. Fort religieuse, elle croit que le bonheur conjugal est à la portée de toute femme aimant ses enfants et obéissant à son mari.

Abbé Pirard: Julien le rencontre lorsqu’il va étudier au séminaire de Besançon. Il devient le confident et confesseur de notre héros. L’abbé Pirard est un homme sévère mais juste qui cédera à son désir de grandeur lorsqu’il acceptera une cure à Paris.  C’est également lui qui facilitera l’embauche de Julien chez le marquis de la Mole.

Mathilde de la Mole: fille du marquis de la Mole, l’employeur de Julien dans la deuxième partie du livre. Or, Mathilde s’ennuie. Elle rêve de cette passion qui détruit tout, mais en même temps, elle ne peut pas renier son éducation son rang. Elle en fera d’ailleurs voir de toutes les couleurs à notre héros.

On aime:

– que Julien déniaise Mme de Rênal qui a, on va se le dire, un peu niaiseuse dans sa vision de la vie.

– le personnage de Mathilde de la Mole qui est l’exemple type de l’adolescente enflammée et irréfléchie. Tsé, le genre qui menace tout le monde de se suicider si Pierre-Jean-Jacques, le gars le plus hot de toute l’école ne l’invite pas au bal de fin d’année, mais version XIXe siècle.

– que ce soit un classique français qui nous propose quelque chose vibrant. Je trouve que les Français ont tendance à intellectualiser la manière dont ils traitent la passion. Ici, l’auteur c’est un peu laisser-aller et ça laisse aller l’imagination.

C’est sexy parce que:

– Julien est vraiment un tombeur de ces dames.

– le personnage principal choisit la passion (je vous vends le punch…ou pas) au lieu de l’Église.

– c’est beau, c’est poétique, c’est enflammé et c’est tragique., comme si c’était le arrière-petit-cousin de Roméo et Juliette.

Bonne lecture!

Camille xxx

P.S. merci à l’OSM pour leur slogan dont je me suis librement inspirée pour le titre de ce billet.

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