En route vers son histoire

Le bronzage est acquis et les congés ont été pris. Pour certains, même plusieurs, la rentrée se met déjà à sentir, son odeur qui flotte dans l’air des derniers jours de vacances. Pendant cette rocambolesque période estivale, une exposition s’est de loin démarquée dans sa composition et sa large interaction avec le public. Emboîtez-moi le pas vers l’exposition Le Grand Atelier du MNBAQ (Musée National des beaux-arts de Québec).

Premier arrêt. Rue Cartier au coin René-Lévesque. EXMURO et l’artiste Phelipe Soldevila ont été solicités par le MNBAQ pour créer une murale nommée Le mystère de la création (merci Pellan). Émergent d’un imaginaire aussi ludique que celui d’Alfred Pellan, la bête a deux têtes et sa texture colorée nous laisse choisir entre un corps d’écailles, de poils ou de plumage. Cet atelier à ciel ouvert a rendu publique la démarche d’un artiste, une création vulnérable sous nos regards de promeneurs.

Deuxième arrêt. Rue Cartier en direction de Grande-Allée. Dans le parterre de la SAQ ou sur les pots de fleurs devant le Jardin Mobile, de petites bestioles se sont perchées. Pour nous aider à les remarquer, nous qui regardons souvent notre nombril ou notre liste d’épicerie, le trottoir est parsemé de flèches réunies en différents rassemblements qui mènent vers un petit monstre. La curiosité est éveillée. Il faut continuer à marcher.

 

Troisième arrêt. Le terrain du musée est proche, c’est notre prochaine destination. Avant, toujours dans ce grand atelier municipal, les promeneurs de tout à l’heure sont devenus les artistes de maintenant. Sous un ciel d’été, plusieurs familles se sont rencontrées. Encore une fois des couleurs, des formes et de l’imaginaire. Je dis bien joué au musée pour cette partie de l’exposition.

   

Dernier arrêt. Ça y est, c’est fait. On est rendu, déjà émerveillés et bien gâtés par le parcours qui a été fait. On plonge dans un univers intime, celui de Pellan. Il y a de la place pour les petits et les grands. Les lieux sont remplis de fantaisies et de vérités. Les réponses aux questions qu’on ne posait pas sont là. On découvre encore, on comprend. L’homme derrière le peintre, la réalité derrière l’imaginaire.

Et le chemin se continue. Aujourd’hui, la maison d’enfance d’Alfred Pellan a été retrouvée. Le Musée est content, l’histoire se poursuit même si l’homme a cessé. L’oeuvre est encore là et les gens d’aujourd’hui participent à la faire grandir. À voir et à apprécier.

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