Le théâtre intime et sa vulgarisation

10 Juin

Il y a de ces familles où tout le monde a les yeux bleus ou les cheveux roux, papa-maman-fiston-fillette. Il y a de ces familles où tout le monde est docteur parce qu’obligé ou pas. Il y a d’autres familles encore qui ont la particularité de s’amalgamer pour nourrir un sentiment d’appartenance bien loin de l’ADN et du génétique. Vendredi dernier, j’ai rencontré un des fils de ce fameux clan, Nikolas, dont la parenté proximale oeuvre pour l’art sous toutes ses coutures.

Dans les branches de l’arbre généalogique, Suzan Édith Lafrenière, une artiste-peintre aux sujets féminins aux couleurs primaires qui rappellent l’éclat des vitraux des sanctuaires chrétiens par une fraîche journée d’été où le soleil fait acte de présence, lui et tous ses rayons. Aux chauds de ce flamboyant effet, s’ajoute l’humidité d’une toile dont la parroi, à mon premier coup d’oeil m’est apparue comme la surface des grottes préhistoriques où le figuratif partageait la même vocation qu’aujourd’hui. Le tableau est épais dans ses textures, mais les sujets sont vastes à observer et les yeux qui parcourent tous les sillons pour découvrir encore.

Cette femme donc a quatre fils. Dont un, frère de Nikolas, qui a attrapé le flambeau tendu par le premier juriste de la famille, feu grand-père Lafrenière. Il est aujourd’hui avocat chez Baron Lafrenière, nommé en l’honneur du patriache. Bâti dans la même écorce et nourri par les mêmes racines que ses semblables, il s’occupe du droit des affaires ayant une vocation pour le droit des arts. «Mettre l’art du droit au service de l’art tout court.» Mû par un sens de la justice et de l’équité, il s’assure de la légalité des processus formels dans un milieu aussi exponentiel. D’ailleurs, le bureau fait également office d’agence.

À ce bureau, je rencontre Nikolas qui, fidèle à son héritage, fait, joue, écrit, lit, respire et transpire du théâtre depuis de nombreuses années. Il a participé à divers projets de toutes sortes dont celui de 2005, à l’Expo-Québec, où on avait demandé à ce que l’histoire et les connaissances de Jules Verne soient présentées à tous. Vulgariser la science, rendre l’histoire éducative. Ce Tous de tout genre gonflé par les préjugés comme la Science c’est l’émission Découverte le dimanche soir ou bien l’Histoire c’est une tonne de dates qui m’ont fait couler mon examen. Des préjugés que la troupe du moment et Nikolas se sont amusés à anéantir grâce à des activités simples et amusantes au terme desquelles la science s’adressait à Tous et non contre Tous. Une science accessible, attrayante et ludique. Si tout va bien, l’été pourrait se poursuivre en beauté pour lui et, j’espère, pouvoir faire la promotion d’une prochaine pièce de théâtre qui aurait la couleur de sa plume.

À ce bureau, bref, je rencontre Nikolas qui m’accueille dans la galerie où une vingtaine d’artistes sont exposés et dont la moitié sont émergents et partagent la place avec des artistes plus connus. Pour en nommer que quelques uns : Claude Martin, Nicole Taillon, Guy Labbé et, évidemment, Suzan Édith Lafrenière. Les oeuvres sont splendides, uniques et différentes.

À deux coins de rue de là, au 66, rue Sault-au-matelot, la nouvelle Salle Baron Lafrenière, autre membre de cette famille. Un bâtiment de la moitié du XIXe siècle qui a déjà été une banque est maintenant la salle de conférence au cabinet d’avocats portant le même nom. La salle peut être d’expositions ou de théâtre. Il est possible d’y accueillir des évènements corporatifs, scientifiques, médicaux ou artistiques car elle a la souplesse d’un mode auditorium et d’une mode cocktail dû à des estrades rétractables. Elle peut contenir jusqu’à 100 personnes, qui iront s’éparpiller sur un plancher luxueux ou se nicher au grand balcon, jusqu’à se mouvoir librement sous la lumière de cinq lustres majestueux.

S’y trouver c’est être plonger dans une imagination unique. On s’y sent bien, on s’imagine tous la proximité. Il me tarde de goûter à ce théâtre de l’intime. Partagez ce bijou bien caché aux gens de tous les milieux qui voudraient se retrouver dans une salle aux dimensions parfaites pour donner une saveur de rencontre à une conférence, un odeur de retrouvailles à une représentation théâtrale et un piédestal à chaque toile d’une luxuriante série pour un artiste qui déciderait d’y exposer.

Les Baron Lafrenière. Cette famille d’une vérité qui ne s’invente pas, d’une puissance qui réside dans le rêve et la force utilisée pour le mener à la réalité. Coup de théâtre, de justice et d’artiste.

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