BYE-BYE 2012-2013

8 Avr

Déjà, à travers Québec tout entier, les théâtres affichent leur dernière représentation. Les théâtres d’été vont ressortir de leur boule à mites pour présenter des pièces plus légères, pus estivales, parfaites pour des vacanciers ayant besoin de décompresser,  de se débrancher au voltage des drames et des tragédies. Et je dis ça, mais, il existe des pièces très lourdes de sens, profondes et glaciales, même sous la canicule et parmi les chorales de cigales.

Bref, après un automne déjà froid, un hiver glacial et un printemps qui n’en finit plus d’être hiver, les saisons 2012-2013 s’achèvent.

hamlet

Au Théâtre de la Bordée, Hamlet du 16 avril au 11 mai.

Une pièce de Shakespeare bien connue, lue, revisitée et revue. Idéale pour la saison que Jacques Leblanc, directeur artistique, a participé à monter avec son équipe. Elle se voulait le portrait de toutes les vies, petites et grandes, calmes et troublantes. Comme l’histoire de ce garçon, dont la mère -récente veuve- s’unit au frère de feu son mari; ce garçon hanté par le fantôme de son père qui lui avoue son meurtre et ses circonstances. Le pauvre Hamlet s’engage alors dans un duel contre sa propre famille, ses compagnons fidèles, son lui.

Ce qui me convainc aujourd’hui d’aller voir cette toute et dernière pièce: La musique de Stéphane Caron que je me plairais à écouter aux rythmes des peines et des colères et la mise en scène de Marie-Josée Bastien qui a également participé à la création de Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges qui m’avait palpité l’oeil et la pensée.

enrobantes

Au Théâtre du Trident, Les enrobantes (ou cabaret décolleté pour psychanalyste plongeant) du 23 avril au 18 mai.

Un quelque chose de farfelu et d’incongru scénarisé par  Marie-Christine Lê-Huu. Sigmund Freud dans son Vienne d’avant, un homme que l’on imagine d’une pudeur incroyable vu ses théories grivoises. Et le voilà qu’il fait la connaissance d’une chanteuse de carabet rempli de ce désir qu’il veut expliquer, de cette sensualité qu’il veut rationaliser, de cette libido qu’il met dans des bocaux. Et il est pourchassé par ses propres idées, dans un monde où la guerre approche, nourrie par d’autres pulsions beaucoup plus dangereuses, sinon moins, que celles de l’amour.

Ce qui me convainc aujourd’hui d’aller voir cette toute et dernière pièce: La présence de la musique -encore- mais plus concrète car les musiciens sont sur scène, car les instruments se meuvent devant spectateurs et celle de marionnettes pour personnifier ce Freud que j’imagine réservé, même en pâtes et papiers.

Bon théâtre!

Photos: bordee.qc.ca et letrident.com

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