Orange Mécanique

Oh mes frères, quelle soirée intense j’ai vécu la semaine dernière à l’Impérial de Québec! La version (théâtrale!) québécoise d’Orange mécanique, mise en scène par Véronique Marcotte et sous la direction artistique de Denis Bouchard en a surpris plus d’un, moi la première.

Capture d’écran 2013-02-26 à 09.29.29

Tout comme le film (1971 – Stanley Kubrick) et le roman (1962 – Anthony Burgess), la pièce dérange; on y présente plusieurs scènes violentes. Cœurs sensibles, vous êtes avertis!

Maxime Le Flaguais offre une solide performance dans la peau du p’tit bum Alex De Large (qui sniffe continuellement!). Il est tout aussi captivant que ses drougs (acolytes), Danny Gilmore et Félix-Antoine Tremblay.

Le spectacle nous mène rapidement à la troublante scène où nos trois délinquants violent grossièrement une femme, sous les yeux de son époux. La scène a fait couler beaucoup d’encre… Je ne suis pas d’accord avec plusieurs critiques qui se disaient être choqués que cette scène soit présentée… Vous avez lu le livre/vu le film? Orange mécanique n’est pas une pièce de chatons doux… et s’adresse à un public averti (réservée aux 18 ans et plus). N’empêche que je partage le sentiment de malaise; on a envie de sauver la pauvre victime entièrement nue (jouée par Marianne Thomas) à chaque instant de la (trop!) longue scène.

Bon flash pour le narrateur/curé/gardien interprété par Roger La Rue, cigarette au bec, qui nous situe toujours dans cette pièce un peu trop rapide. Si la scène du viol frôle les 10 minutes, les scènes suivant l’incarcération d’Alex sont quelque peu précipitées. Il entre et sort de prison si rapidement, qu’on accorde à peine attention au traitement qu’il subit. On éclipse sa vie familiale et présente en rafale la revanche de ses victimes.

Bon flash aussi du DJ, présent sur scène de A à Z de la pièce. La musique électronique nous plonge dans une ambiance moderne, très bien adaptée à la pièce. Belle insertion de la Neuvième symphonie de Beethoven. Ce n’est pas Singin’ In the Rain mais bien Ne me quitte pas que l’on entend pendant la scène du viol. Dommage.

En résumé: adapter un classique aussi marquant était audacieux. Défi bien relevé. 🙂 Divertissement assuré!

Avec: Maxime Le Flaguais, Sylvain Marcel, Roger La rue, Félix-Antoine Tremblay, Marianne Thomas, Geneviève Langlois et Danny Gilmore

SUPPLÉMENTAIRES : Orange Mécanique revient les 15 et 16 MARS à L’Impérial de Québec puis à Gatineau et Sherbrooke en avril. Dac’ dac’ dac ‘ ?

La pièce Orange Mécanique sur Facebook

SOUZ XX

0 thoughts on “Orange Mécanique

  1. Félicitations pour ce super site. A+ !

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