Un projet béton !

29 Mar

Depuis longtemps, je suis intriguée par le béton.  Chez mes parents, une poche de béton a toujours trouvé sa place près de l’établis dans le cabanon, comme si c’était un incontournable, un peu comme de la gelée de pétrole… on en a tous, mais on l’a « juste au cas »… Au cas où quoi ? Que les escaliers du perron s’écroulent, que le solage se fissure, qu’une envie de créer un trottoir nous vienne en tête?

Bref, j’ai toujours pensé que le béton servait à des projets de grande envergure. Jusqu’à ce qu’une amie recherche résolument des poignées en béton afin de renipper une vieille commode aux allures plutôt simples, voire ennuyeuses, en un meuble avec du caractère. Ne reculant devant aucun projet, j’ai levé la main bien haut en me portant volontaire pour remplir son mandat. Je me suis lancée à tête baissée, sans vraiment m’y connaître sur l’univers entourant le béton. J’ai fait aller mes petits doigts sur Pinterest, un peu désinvolte. Au bout de quelques minutes, mes yeux pétillaient d’émerveillement, j’avais épinglé une TONNE d’idées sur mon tableau DIY et je voulais me partir une fabrique de projets béton! Ma première expérience avec ce procédé m’a fait déchanter; le béton ne séchait pas assez rapidement à mon goût et se réduisait peu à peu en miettes. Bref, j’ai eu mon lot d’embûches, mais après avoir attentivement écouté les recommandations de mon quincailler, je peux vous dire que maintenant, le béton n’a plus de secret pour moi, même qu’on s’aime.

 

De ce pas, je vous présente ce DIY qui ajoutera certainement une touche industrielle à votre décor en plus d’être hyper abordable. Même si le béton est principalement utilisé en construction, il peut aussi bien trouver sa place dans un projet un peu plus délicat: laissez-moi vous le prouver.

 

Ce dont vous aurez besoin pour réaliser ce projet :

  • Poche de béton (5$ à la quincaillerie. Les chaudières de béton sont belles et pratiques, mais plus dispendieuses)
  • Colle à béton (5$ pour les projets plus délicats ou qui nécessitent plus de dureté)
  • Eau
  • Plat de plastique pour effectuer le mélange
  • Cuillère pour brasser
  • Contenant de la forme désirée servant de moule (idéalement ciré, comme les cartons de lait. Autrement vous pouvez appliquer une couche de gelée de pétrole à l’intérieur du moule pour faciliter le démoulage une fois le béton sec)
  • Ancienne poignée du meuble avec la vis qui y est associée
  • Papier sablé (pour adoucir et aplanir les rebords de béton)
  • Vernis mat (pour faciliter le nettoyage, car le béton est très poreux)

Étapes de confection :
* Il est important de réaliser ce projet à l’extérieur, car le béton est très volatile avant d’être mélangé à l’eau*

    1. Un bon moule servant de coffrage pour le béton est la clé du succès de votre projet. Pour ma part, j’ai fabriqué un cube avec une face manquante à partir du carton ciré d’une boîte de céréales. Il est important d’assembler tous vos moules avant de commencer à faire le mélange de béton.
    2. Dans un contenant de plastique, versez environ 3 tasses de poudre de béton.
    3. Ajoutez de l’eau et de la colle (en parts égales) à la poudre de béton. En ce qui a trait à la consistance, je vous recommande d’y aller à l’œil. Le commis de la quincaillerie comparait le résultat escompté à une belle bouse de vache… donc consistante, mais pas trop (pardonnez-moi pour la subjectivité).
      • *La colle à béton améliore l’adhésion et réduit la fissuration, d’où l’importance d’utiliser la colle dans la confection des poignées*
    4. Brassez de manière à obtenir un mélange homogène.
    5. Versez juste assez du mélange pour recouvrir le fond du moule.

 

  1. Déposez-y l’ancienne poignée du meuble en prenant soin de ne pas appliquer une trop grande pression tout en l’enfonçant un peu dans le mélange.
  2. Remplissez le reste du moule en tapochant doucement le moule à plat. De cette façon, les petites bulles d’air qui auraient pu se former disparaîtront.
  3. Une fois le moule rempli, lissez le béton près des rebords pour un résultat plus soigné.
  4. Laissez sécher au moins 24h (une fois bien sec, le béton aura blanchi. Soyez patient, les 24h d’attente sont vraiment nécessaires).
  5. Démoulez votre projet.
  6. Sablez les rebords de vos poignées pour des lignes plus douces.
  7. Appliquez deux couches de vernis sur l’ensemble de vos poignées.
  8. Installez vos poignées sur votre meuble et appréciez ce que vous avez réalisé !

 

   

 

Ce projet peut paraître ambitieux, mais n’ayez crainte, en prenant votre temps tout est réalisable.

Puisqu’il vous reste autant de béton, pourquoi ne pas vous laisser aller avec de nombreuses créations telles que des bougeoirs, des pots pour les plantes, des sous-verres… les options sont infinies. Le principe demeure le même, laissez maintenant aller votre créativité avec une touche colorée, des motifs originaux, des formes variées. Mais de grâce ne laissez pas une poche de béton à demi entamée dans votre cabanon. 😉

Et voilà, amusez-vous!

Lauréanne

Réflexion sur l’amitié : Je n’ai pas beaucoup d’amis…

24 Mar

Je crois que je suis sauvage. Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je suis plus solitaire que solidaire. Je ne vis pas de relation fusionnelle avec d’autres que mon amoureux et ma fille. Je n’ai pas vraiment de gang. Les amis que j’ai se connaissent à peine entre eux, mais les amis que j’ai me connaissent bien. Les amis que j’ai ne me mettent pas de pression.  Les amis que j’ai ne m’en veulent pas si je disparais quelques temps. 

 

Je ne suis pas l’amie type. L’amie avec qui tu parles au téléphone pendant des heures. L’amie que tu ne déranges jamais. L’amie que tu as depuis la maternelle. Des fois, je ne te donne pas de nouvelle pendant un bout. Des fois, je n’ai pas envie d’écouter tes problèmes, j’ai assez des miens. Des fois, je n’ai pas de conseil à te  donner, je ne trouve pas les mots. Malgré tout ça, je suis là. Je ne m’attends pas à plus de toi. Je ne suis pas exigeante. Tu peux vivre ta vie comme tu l’entends. J’ai construit la mienne à coup de petites briques de relations et d’expériences. J’ai choisi chacune de ces briques pour en faire mes murs. Ma maison est grande, il y aura toujours de la place pour d’autres murs, d’autres briques. Toutes ces personnes qui font partie de ma vie, mes amis, sont parfaitement à leur place là où ils sont. Si mes murs ne s’effritent pas, ça doit être parce que je les entretiens quand même bien. Toutefois, je dois être honnête avec toi, ce que j’entretiens c’est le vrai, le brute. À 26 ans, maman, amoureuse, je ne cours pas après personne. Je n’ai pas d’énergie ni de volonté pour des amitiés faux-nez.

 

Notifications

Oui j’ai 563 «amis» Facebook. Pis? Ça m’engage à quoi? Rien. Ton message privé… pas obligée d’y répondre, tu m’identifies dans une publication de « Tu es né dans les années 90 si… »… et pourtant je ne me sens pas interpelée du tout, tu me pokes mais je ne ressens pas le moindre pincement. Entre nous deux, c’est virtuel, artificiel.

 

On s’appelle et on déjeune

« Il faudrait faire quelque chose! », « on devrait aller prendre un verre! », « on arrête de le dire, pis on le fait! ». Le problème c’est que c’est rarement moi qui vais faire les premiers pas. Puis si je ne les fais pas, ça m’étonnerait que tu les fasses. Alors on fait quoi? On attend la prochaine fois qu’on va se croiser par hasard et le manège recommencera. Mais tu sais quoi? C’est ok pour moi. Je pense à toi, à ta vie occupée; université, travail dans un café, ta blonde (la nouveauté), corvées. Tu en as assez pour ne pas en plus me rajouter. C’est ma façon de me déresponsabiliser? De me déculpabiliser? Ça se fait à deux l’amitié.

 

Ce n’est plus la cour de récré. Attendre la cloche pour s’y retrouver. C’était si simple. Je suis ton amie parce qu’on aime les mêmes affaires, on joue tous les deux à la corde à danser, nos pupitres sont un à côté de l’autre, t’as des beaux autocollants dans ton cahier, tu viens jouer chez nous la fin de semaine, mais l’année prochaine tu ne seras plus mon amie parce que tu vas doubler… on ne sera plus assises à côté.

IMG_0097

Ça me prend encore un pupitre à côté de toi pour continuer. Un projet, une motivation, qui nous garde animés et qui trace deux chemins parallèles. Tant qu’il y a ça je serai là. Tant qu’on peut faire le trajet ensemble parce qu’on a une destination commune. Tant que nos vies se chevauchent. Tant qu’«ensemble» veuille encore dire quelque chose pour nous deux. Ça se peut que tu prennes un détour. Ça se peut que je sois tannée de marcher. Ça se peut qu’on arrive à un embranchement puis que nos chemins ne soient plus les mêmes. S’il n’y a rien, pour moi, au bout de ce chemin-là, je ne te suivrai pas. N’insiste pas. Je vais te laisser poursuivre la route tout seul. Et peut-être qu’on se retrouvera. Différents, plus forts de ce qu’on aura chacun vu et vécu. Veux-tu qu’on fasse un bout de chemin ensemble?

giphy

Crédit : Giphy

Si tu entres dans ma vie aujourd’hui c’est parce que j’ai une place à côté de moi. C’est parce qu’on a les mêmes valeurs. Tu es mon coup de coeur. J’ai envie de te connaître plus en profondeur. J’ai du temps pour toi, pour nous. J’ai envie de bâtir un mur avec toi, je sens que ça peut être solide. J’ai envie de prendre la route avec toi, on pourrait se rendre loin. (Puis quand ce ne sera plus le cas… mais ne m’en veux pas.)

Et vous, vous êtes quel genre d’ami?

Laura

Comme les snowbirds

23 Mar

Tels les retraités qui fuient les temps froids, j’ai eu la chance de m’envoler vers les States pour quelques jours de vacances en février (on remercie les meilleurs parents snowbirds qui nous ont reçus), malgré le taux de change et le personnage orangé qui ne donnent pas trop envie de s’y aventurer par les temps qui courent. 😉

South Beach

South Beach

Hallandale Beach

Le condo loué par mes parents pour la saison hivernale est situé à Hallandale, pas très loin d’Hollywood Beach.

Tu sais que la moyenne d’âge des gens qui habitent le bloc est plutôt élevée quand l’un des règlements de la piscine est «No diapers in the pool» et qu’il n’y a que des têtes blanches autour. 😉

Tu sais aussi que c’est très québécois quand il y une caisse Desjardins à quelques coins de rue!

La plage d’Hollywood Beach est assez bondée (un peu trop à mon goût), mais loin de moi l’idée de me plaindre à 27 degrés au bord de la mer en plein mois de février.

C’est agréable de se promener sur le broadwalk et d’y voir les commerces typiquement américains et les façades un peu défraîchies des condos et resorts. Disons que ce qui devait valoir une petite fortune il y a quelques années n’a pas toujours bien vieilli…

Et comment mieux terminer une promenade qu’en profitant du happy hour!

17274761_10154163201595806_1310797816_n

5 o’clock Somewhere Bar and Grill, Hollywood Beach

Haulover Beach Park

Situé dans le comté de Miami-Dade, c’est mon coup de cœur du voyage côté plage! Moins achalandé, on y entend peu l’accent québécois , le paysage est plus sauvage…

Une très belle piste cyclable borde aussi la plage et le parc, ça donnait envie d’y faire un petit jogging.

Haulover Beach Park

Haulover Beach

South Beach

Welcome to Miami! (merci Will Smith pour le ver d’oreille)

À une petite heure de route de Miami Beach, nous n’avions pas le choix d’aller nous prélasser sur le sable blanc de la fameuse South Beach. Bel endroit pour prendre un petit cours de surf également!

South Beach

South Beach

Nous avons aussi fait un petit tour du côté de Fort Lauderdale, en particulier pour la guacamole et la piña colada du Rocco’s Tacos & Tequila Bar.

Finalement, il y a pas mal de mouettes voraces sur les plages de la Floride, ça en devient un peu fatigant!

Semblerait que de recevoir la décharge d’une mouette sur la tête est un signe d’argent à venir. C’est arrivé deux fois à mes parents et la chance leur a souri deux fois au casino de Dania Beach. Caca de mouette + roulette est un bonne combinaison apparemment. 😉

L'accro de la roulette : @paulalt20 🎰

A post shared by Michèle Lemay Tardif 🍅 (@michelelemayt) on

Michèle

La fois où j’ai gaffé

22 Mar

Les mots me manquent pour décrire la joie que j’ai ressentie lorsque j’ai reçu mes premiers contrats. Au début, on m’envoyait de tout petits textes; ça allait bien. Puis, un jour, un client m’a fait parvenir un méga-document en me demandant d’évaluer le temps nécessaire à la traduction. Trois jours! que j’ai répondu haut et fort dans la minute qui a suivi, sans même prendre le temps de regarder plus loin que les trois premières pages.

 

T’es sûre? que le client a dit. Déjà, j’aurais dû me méfier. C’est plutôt rare qu’un client demande à son fournisseur de services de lui confirmer le délai de livraison d’un mandat, à moins qu’il ait des motifs raisonnables de penser que ledit fournisseur est complètement dans le champ. Bien entendu, c’était mon cas, et j’aurais tôt fait de le réaliser.

La panique a commencé à me gagner après la première journée, lorsque je me suis rendu compte que j’étais bien loin d’avoir accompli le tiers du travail. En fait, j’étais même très loin d’avoir accompli ne serait-ce que le cinquième du premier tiers du travail. (!) Il fallait se rendre à l’évidence : je n’allais pas y arriver. Bon, affaire réglée. J’avise le client, je lui remets ce que j’ai fait, je ferme le dossier et je passe à autre chose.

… Nah. Ça, c’est ce qu’un amateur aurait fait. Moi, je suis une pro. Et une pro, ça respecte ses engagements.

Que faire, alors? Premièrement, demander un délai supplémentaire au client. Deuxièmement, se répandre en excuses et promettre que ça n’arrivera plus jamais. Les excuses sont acceptées, le délai est accordé, mais le budget alloué pour le projet, lui, restera le même. Ok, c’est de bonne guerre. Maintenant, je dois trouver des collaborateurs, et ça presse.

J’ouvre Facebook et me dépêche d’écrire un message apocalyptique qui trahit ma détresse sur la page professionnelle des travailleurs autonomes du secteur langagier du Québec. Je ne me rappelle plus exactement ce que j’ai écrit, mais en gros, ça voulait dire : je suis dans le trouble, pitié, aidez-moi. Je pousse l’audace jusqu’à mentionner que je ne pourrai même pas payer convenablement ceux qui accepteront de me prêter main-forte, puisque conformément à notre entente, mon client me paiera trois jours de travail, et pas un de plus. Wow. Plus professionnelle que ça, tu meurs.

Je m’attendais à ce qu’on m’envoie promener ou qu’on m’accuse, avec raison, de porter atteinte à la crédibilité de la profession. Il n’en fut rien. Étonnamment, des gens ont répondu à l’appel. J’ai réussi à constituer une équipe de quatre personnes à qui j’ai séparé le travail et, du même coup, la totalité de la rémunération que le client ne m’avait pas encore versée. Tout le monde a travaillé d’arrache-pied, mais malheureusement, ce n’était pas encore suffisant. Il me fallait plus de collaborateurs… que je devrais convaincre de travailler gratuitement.

J’ai réussi à recruter une traductrice chevronnée, qui a consenti à m’aider les soirs de semaine, une fois son travail de la journée terminé. Je l’ai remerciée probablement trop de fois, sans toutefois cacher ma perplexité.

On a échangé quelques courriels, professionnels pour la plupart, mais certains plus personnels, aussi. Le troisième soir, j’ai osé lui poser l’épineuse question : pourquoi? Pourquoi accepte-t-on de se faire esclave d’une débutante alors qu’on roule sa bosse depuis plus de 20 ans, qu’on a une clientèle bien établie et des revenus plus que satisfaisants? C’est simple; parce qu’on s’est déjà vautrée dans le même genre de merdier, jadis. Et parce qu’on aurait bien aimé que quelqu’un nous vienne en aide à ce moment, alors que les réseaux sociaux n’existaient pas et qu’on pleurait seule chez soi en espérant vainement qu’un miracle se produise. J’ai reniflé un peu.

Une semaine plus tard, le mandat est enfin terminé. Le client n’est pas trop content, mais il n’a pas l’air très fâché non plus. Quant à moi, je suis à la fois extrêmement fière et incroyablement honteuse. Ça fait tout drôle en dedans.

La spontanéité et moi, ça n’a jamais fait bon ménage, et j’en ai eu la preuve ce jour-là. Depuis, j’ai appris à respirer par le nez et à modérer mes élans d’enthousiasme. Ce qui ne m’empêche pas, bien sûr, de taper des mains et des pieds comme une gamine devant un plat de bonbons chaque fois qu’on me propose un mandat qui générera des revenus importants. Lorsque ce sentiment d’exaltation m’aura quittée, ce sera le temps de changer de job, que je me dis. Heureusement, ça ne risque pas d’arriver avant longtemps. 😊

Jenny xx

Joyeux anniversaire, Studio Yoga Club!

15 Mar

Prenez plaisir, vous le méritez ! Voilà la première étiquette du Studio Yoga Club.

Pssst : concours à la fin du billet, ne ratez pas ça ! 

C’est le 7 mars dernier que ce charmant studio du quartier Rosemont Petite-Patrie à Montréal débutait le soulignement de son premier anniversaire. Pour lancer les festivités, un beau groupe de femmes et un homme (le chanceux !) s’y réunissaient pour un après-midi de détente et de découverte.

StudioCrédit | Dominic LaChance

Ayant adopté le Yoga Club depuis les tout débuts, je peux facilement affirmer que l’accueil chaleureux que nous avons reçu reflète parfaitement celui que je reçois à chacune de mes visites. Dans un style épuré à souhait où chacun des éléments du décor a été minutieusement choisi, on s’y sent tellement bien.

Cindy Reason, la propriétaire du studio, ainsi que son équipe nous attendait, délicieux thé aux épices à la main. Même Cashew, le superbe eurasier était de la partie, portant fièrement son tank-top à l’effigie du studio.

IMG_0737
Crédit | Pascale Marquis

Le temps de discuter et d’en apprendre sur les débuts de cette aventure, les invités s’ajoutaient. Il aura fallu près de 9 mois de travaux et de rénovations pour transformer cet ancien garage en espace de sérénité. La construction complète d’une mezzanine fut nécessaire pour aménager vestiaires, rangements ainsi que la toute dernière nouveauté, une seconde salle de yoga.

De superbes fresques personnalisées et peintes à la main ornent les différents murs du studio. Plusieurs touches de verdures apportent vitalité sans oublier la douce odeur de la lavande diffusée dans l’ensemble de l’établissement. L’espace boutique bien garnie vous donnera des envies de nouveautés et de gâteries !

Une fois le groupe complété, dans la douceur absolue, Cindy nous a fait voyager l’espace d’une classe de Vinyasa. Son ton juste, son approche personnelle et son calme naturel font de ses cours un bonheur.

Arrivez au Yoga Club avec un esprit ouvert et laissez votre ego à l’extérieur.
Le reste se fera tout seul … comme c’est toujours le cas.

Une autre des étiquettes du studio, très facile à mettre en application. Un endroit de rassemblement où atmosphère paisible et sans jugement règne.

Afin de bien gouter aux différentes facettes offertes par le studio, Erika nous a gentiment guidés pour une courte pratique de multi-barre. Un hybride entre les mouvements de ballet, le Pilates, la musculation, le yoga ainsi qu’une variété d’exercice de base. Les cours de multi barre promettent de vous rappelez l’existence de muscles oubliés. La demande étant tellement grande, la nouvelle salle s’y consacrera entièrement. D’ailleurs, jusqu’au 20 mars 2017, vous pouvez essayer cette spécialisation gratuitement.

 

Nouvelle salleCrédit | Clovis Henrard

Pour clore cette belle journée, nous avons eux le plaisir de déguster d’excellents produits du Café Dei Capi, voisin du studio et qui se spécialise dans les produits végétaliens. Vraiment succulent! Les propriétaires des Jus Loop étaient également présents pour nous présenter leurs nouveautés, au plaisir de nos papilles! Nous avons même eu droit à de beaux sacs cadeaux contenant entre autres un joli tank top Spiritual Gangster ainsi qu’une crème fait maison à base de sauge, d’huile de théier et coconut, gracieuseté de SKOG produits naturels. (Je me roulerais dedans tellement je l’aime!)

Que tu sois débutant ou avancé, je te recommande plus que fortement cet établissement. En plus d’offrir une grande diversité de cours (jette un œil à l’horaire), d’ateliers et de formations, tu te sentiras comme faisant partie de la famille, et ce, dès ta première classe. C’est ÇA le Yoga Club!

Psst! Si tu aimes la chaleur des tropiques (qui n’aime pas!?) une GRANDE nouvelle sera bientôt annoncée par la propriétaire. Suis-les sur Facebook pour ne rien manquer!

Le 18 mars prochain, le Yoga Club prévoit une journée entière d’ateliers pour remercier sa fidèle communauté. Yoga les yeux bandés, yoga en duo, et pourquoi pas pratiquer sur les notes de Notorious B.I.G., 2 Pac, 50 Cent, Kendrick Lamar?! Tu peux t’inscrire dès maintenant. Ils ont également un beau concours sur leur page Facebook, un chanceux remportera un abonnement d’un an illimité.

*** CONCOURS ***

Mais en attendant que tu ailles faire ton tour, tu pourrais gagner 2 semaines illimitées au Yoga Club en commentant sous cet article. TROP COOL! Dis-nous ce que tu aimes le plus dans ta pratique du yoga.

Tirage le 20 mars 2017.

Namasté!

Pascale

Saucette hivernale dans le fleuve St-Laurent

10 Mar

L’été dernier, je vous parlais de mon aventure sur le fleuve St-Laurent grâce au Défi Kayak de Jeunes Musiciens du Monde. Une aventure folle qui m’avait permis de découvrir une minuscule partie de notre Québec maritime. Début février, j’ai eu la chance de le voir d’une autre façon : en plein hiver, recouvert de glace.

 

Je connais pas mal déjà l’hiver québécois, notamment grâce à mon travail au Pentathlon des neiges. Mais depuis l’an dernier, l’un de mes collègues me parlait souvent de sa passion : le canot à glace. Bien que vaguement au courant de ce sport très particulier propre au Québec, je n’avais aucune connaissance particulière à ce sujet. Je me disais que c’était sensiblement comme le kayak de mer ou le canot… mais en hiver! Oh mon Dieu que j’étais dans le champ!

 

D’abord, un peu d’histoire. Il y a plus de 100 ans, le canot à glace servait à la livraison du courrier, sur l’axe rive sud/rive nord de Québec. Les compétitions de canot sur le fleuve font encore écho de ce passé pas si lointain, en donnant pour objectif aux canotiers de ramener une poche de courrier identifiée à Poste Canada sur la terre ferme. J’aime beaucoup ce clin d’oeil! Eh bien, on apprendra à nos dépens que ça semble beaucoup plus facile dans les faits historiques…

 

Crédit photo : Facebook de Canot à glace Québec

 

Par un beau samedi matin, notre guide Ambroise nous donne rendez-vous au Bassin Brown à Québec pour nous préparer à une sortie sur le fleuve. Le mercure affiche -21 degrés, pas si mal pour un 4 février. On s’habille comme pour une sortie de ski de fond, sans trop savoir ce qui nous attendra. Après un cours d’histoire et conseils de base pour la sortie sur l’eau, vient l’heure de s’équiper.

 

Bas de néoprène, botte de néoprène, pad de DEK hockey et crampons lacérés aux pieds, notre groupe de joyeux lurons un peu nerveux commence par pratiquer sur la terre ferme.

Transitions, sorties des rames, rentrée des rames, plus vite!

 

La trippeuse de sensations fortes et d’eau que je suis est assez stressée de ce qui l’attend. Serai-je assez en forme? Vais-je prendre un bain glacé? Pas le temps d’y penser plus longtemps, on part à la trottinette vers le St-Laurent, intimidant et grandiose.

Après une entrée dans l’eau rapide et chaotique, nous voilà à la rame, déjà chargés d’adrénaline et époustouflés de ces quelques minutes sur la neige et la glace. Chose importante à savoir : vos pieds prendront rapidement un bain dans le fleuve. Mais vous ne sentirez même pas le froid! Merci au néoprène.

 

La première fois que nous affrontons les glaces, sous les ordres de notre barreur (le capitaine, genre), nous sortons de notre banc pour partir en trottinette. Un pied en dedans, un pied dehors. Il n’a fallu que 3,2 secondes pour que mon genou glisse sur la bordure glacée du canot et que mes fesses (celles-ci, pas entourées de néoprène) tombent direct dans l’eau. Une belle trempette à vitesse éclair! Mes réflexes pas si pire aiguisés m’ont permis de m’accrocher l’autre partie du corps au canot. Pas le temps de réfléchir, nous étions déjà repartis plus rapidement sur les glaces.

 

QUE D’ÉMOTIONS. En 2 heures, nous avions traversé le fleuve, j’ai donné tout le jus que j’avais dans mon petit corps, à avoir la jambe qui shake en titi. Les glaces qui bougent à vitesse grand V, c’est impressionnant, comme un immense tapis roulant. Les marées du fleuve St-Laurent sont quelque chose de vraiment magique et unique au monde, les seules qui s’inversent en une seule journée. Hallucinant! Nous avons pu apprécier ce spectacle, avant de devoir concentrer toutes nos énergies à ne pas tomber dans l’eau et surtout, à durer le trajet de retour. En effet, après un petit sandwich pris sur la banquise, le vent dans la face, nous repartons en sens inverse, vers le nord.

Petite vidéo tournée cet hiver par la BBC lors d’une visite à Québec :

Bien que frigorifiée à la fin de notre ‘’balade’’, j’étais réellement fière de m’être sortie de ma zone de confort autant que ça! Mon chum et moi, on en parle encore tellement c’était fou et inattendu.
Je vous encourage à tenter l’expérience! Chez Les Rockalouves, on est des trippeuses qui aiment essayer toute sorte de choses et je vous jure qu’en nous écoutant, vous en sortirez un peu plus folles, mais un peu plus émerveillées. 😉

 

Merci encore à notre Ambroise national d’avoir organisé cette sortie et longue vie au canot à glace!

Laurie-louve

 

« Marée montante »: À la dérive

9 Mar

Marée montante, c’est l’histoire d’un homme qui se noie de chagrin, après que sa fille, toute jeune, soit morte emportée par les flots. C’est une descente hypnotique dans les abysses du deuil, qu’on suit, bouche bée, englouti par les émotions à fleur de peau qui se dégagent de la plume limpide et douce de Charles Quimper.

 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce petit bouquin, sinon à lire quelque chose d’horriblement triste -mais ça ne me faisait pas peur: les histoires tristes, c’est ce que je préfère.

Je ne m’attendais certainement pas au raz-de-marée d’émotions qui m’a submergée.

C’était si violent, si brusque, comme une vague énorme qui m’aurait percutée de plein fouet. Je restais là, avec ce livre d’apparence insignifiante entre les mains, abasourdie, incapable de faire autre chose que tourner les pages, emportée par la plume agile de Quimper, qui peint sur la page des images évocatrices et fortes.

Et puis, il y a la mer.

J’aime la mer. Le son des vagues. La couleur de l’eau qui change avec le ciel. L’odeur salée du vent lorsqu’il survole l’onde.

Mais la mer, ici, est destructrice: c’est par l’eau que la petite Béatrice meurt, échappant à la surveillance de ses parents juste assez longtemps pour se noyer; c’est par l’eau, aussi, que la vie de sa famille s’effondre; par l’eau, encore, que son père, meurtri jusqu’au fond de sa chair, tente d’échapper au drame.

Portrait de deuil, de la folie qu’il entraîne, Marée montante est l’histoire d’un homme qui, s’il ne s’est pas noyé, finira pas se perdre lui aussi. Dans toutes les gouttes d’eau, il cherche sa fille. Parce que si chaque goutte d’eau cherche la mer, l’une d’entre elles finira bien par l’emmener jusqu’à Béatrice, n’est-ce pas?

« Je te cherche dans chaque goutte, je t’espère comme on espère une ondée en pleine canicule, comme on espère un dégel au printemps. » 

Ce sont ces détails qui chavirent: le bocal rempli d’eau que conserve le narrateur, résultat de milliers de gouttes d’eau solitaires amassées pour avoir aperçu dans leurs reflets quelque chose de sa fille disparue; le bruit d’eau qu’il entend en permanence, comme si sa maison elle-même était peu à peu envahie par la marée.

Et au fil des pages, cette obsession de l’eau, cette traîtresse qui lui a volé son enfant, va s’accroissant. Elle est là, la Marée montante: dans l’obsession qui guette le personnage, cette obstination sans bornes, dénuée de sens, à retrouver sa fille. À un moment, on se demande si tout est bien réel ou plutôt le résultat d’un esprit tordu par le deuil.

Pour un premier roman, c’en est tout un: il nous arrache à notre petit confort, nous lance dans l’inconnu, nous secoue comme de vulgaires poupées oubliées dans un tsunami et nous ramène sur la berge, enfin, désorienté mais satisfait.

Longue vie à Charles Quimper et à sa plume poignante.

Et à vous, bonne lecture. 😉

Anne-Sophie

Billet commun mars : Le temps du grand ménage

1 Mar

Avec mars arrive le printemps, et avec le printemps viennent des envies de renouveau. Dans notre garde-robe, notre espace de vie, nos amitiés… Toutes les raisons sont bonnes pour faire le « grand ménage » de nos vies et faire de la place pour la nouvelle saison. Pour nos louves aussi, c’est le moment de désencombrer!

Laurie
Pour moi, l’hiver est une très grosse période, de par la nature de mon travail. On sort des Fêtes et s’enchaînent tous les anniversaires des membres de ma famille et vient l’événement pour lequel je travaille, le Pentathlon des neiges. Alors, à l’arrivée de mars, je rêve de tout nettoyer, de dormir indéfiniment et de bouger seulement pour le bien-être. Ce dont je rêve est de calme, de repos et de propreté! Très bizarre, dit comme ça, mais j’ai hâte de faire le grand ménage de ma maison, changer quelques décos, épurer encore et encore, et être prête pour le soleil du printemps. Dès le début d’avril, c’est là vraiment que je me sens revivre !
Crédit : Giphy

Crédit : Giphy

.

Changer d’air, ouvrir les fenêtres, c’est l’influence du printemps! Depuis plusieurs mois, je tente de modifier mes habitudes de consommation, d’acheter moins et mieux. Les effets collatéraux de cette démarche m’amènent à me questionner sur ce que je possède déjà, à épurer mon environnement, et à me poser la fameuse question récurrente: en ai-je vraiment besoin? Le grand ménage du printemps, ça veut dire donner au suivant ce qui peut faire le bonheur d’un autre, vendre, jeter, recycler. Diminuer l’encombrement, ça fait du bien autant visuellement que mentalement.

.

Jenny
Il y a quelques années, j’étais très complexée par l’étendue de ma culture générale, qui me semblait trop restreinte pour me permettre de bien fonctionner dans le monde moderne. Pour remédier à la situation, j’ai décidé de m’abonner à un magazine scientifique. Je me disais qu’après avoir lu une trentaine de numéros de Science & Vie, je serais cultivée pis pas à peu près. Le hic, c’est que la paresse a pris le dessus et que toutes ces revues, que je n’ai finalement jamais lues, accumulent la poussière dans un tiroir de mon bureau depuis plus de quatre ans. Je me dis qu’il serait temps de les mettre au recyclage et, du même coup, de me débarrasser de ces sempiternelles remises en question qui, parfois, refont surface encore aujourd’hui.
Crédit : Giphy

Crédit : Giphy

.

Le “grand ménage du printemps” a toujours été pour moi quelque chose d’ambigu et de difficile à prévoir. Puisque j’ai tendance à vivre sur un vague constante d’émotions qui me frappe et me replace ailleurs, je suis plutôt guidée par ma motivation soudaine à faire de la place pour autre chose. Pas nécessairement de la nouveauté, mais une restructuration de ce qui existe déjà. J’envisage un projet, un nouveau voyage, je réorganise une idée, un but, un rêve et ça me fait sentir bien, voire plus vivante que les minutes d’avant. Parfois le “grand ménage du printemps” c’est simplement de prendre du temps pour soi. Bonne fonte!

.

Je ne suis pas du genre ramasseuse, alors le grand ménage de printemps, pour moi, ce n’est pas grand-chose. La seule chose encombrée dans ma vie, c’est ma tête! Pleine d’idées, d’insignifiance, de possibles qui tournent sans arrêt. Alors, le grand ménage, je le fais chaque soir, avant de dormir: j’écris, brièvement, tout ce qui me préoccupe. Comme une liste. Alors, quand je pose enfin la tête sur l’oreiller, la plupart des choses qui pourraient se mettre à virevolter dans mon esprit sont déjà mises sur papier, souvent partiellement réglées. Même si ça n’arrange pas tout, ça fait quand même des merveilles!

.

Laura
Les mois qui suivent un accouchement subissent un grand bouleversement des habitudes d’avant l’arrivée du nouvel être à aimer. J’ai mis dans des boîtes les cafés improvisés, les sorties du vendredi et les soupers bien entourés. Ce printemps, ce sera plutôt un anti-ménage dans mon cas! Je vais ressortir mes boîtes, tâcher de reprendre un cours de vie normale en dépoussiérant mes aptitudes sociales. Tout ce que je vais ranger, ce sont mes pantoufles!

.

Le ménage a pour moi débuté depuis quelques semaines déjà. Me découvrir, voilà l’objectif. Oui, oui je sais, mon petit moi-même m’accompagne depuis plus de 31 ans. Cependant, en vieillissant, je réalise que je ne me connais pas tant. Épeurant ? Oui ! Déstabilisant ? Oh que oui ! Étant une personne de nature assez easy going, j’ai pas mal toujours suivi la vague sans trop me poser de questions ce qui jusqu’ici me convenait très bien. Peut-être est-ce la trentaine, mais dernièrement, j’ai un plaisir immense à me déstabiliser et à essayer de nouvelles choses. Donc au programme pour ce printemps, découvertes et émerveillements !

.

Et pour vous, le « grand ménage », c’est quoi?

Bon printemps! 🙂

La meute 

Ouvrir ses yeux pour l’art

24 Fév

Quand prendre une marche devient un moment de contemplation. Quand ta ville devient musée. Quand le trottoir devient galerie. Savais-tu que ta ville est remplie d’oeuvres d’art et que bien souvent tu passes devant sans même t’en rendre compte?

 

L’art qu’on ne voit plus

L’art fantôme fait maintenant partie de notre ville, ton trajet d’autobus, ton quartier, ton parcours de jogging. Et si on s’arrêtait une minute devant la fresque, le buste ou la sculpture qui agrémente le coin de la rue? Je me suis surprise l’autre après-midi à marcher sur l’avenue Cartier comme si de rien n’était. Voyez-vous, dorénavant on ne peut plus marcher sur Cartier comme si de rien n’était. Les oeuvres de Rita Letendre et Jacques Hurtubise bordent les trottoirs et transforment l’avenue par leur lumière unique et leurs couleurs.

On ne peut pas non plus descendre la Côte de la Montagne sans admirer pour la mille et unième fois l’impressionnante fresque des Québécois et y découvrir encore de nouveaux personnages. Passer dans le parc en face de la Gare du Palais après avoir fait ton marché et  prendre une pause assis sur une chaise de l’oeuvre « Rêver le Nouveau Monde » de Michel Goulet devient un incontournable. Dorénavant, grâce à l’organisme ExMuro, ceux qui passent par la côte de la Pente-Douce ont l’impression d’être dans « une salle d’exposition à ciel ouvert », comme le dit bien le directeur de l’organisme. Cet art public dans Québec nous incite à prendre le temps de nous arrêter, de regarder ce qui nous entoure, de voir le beau et surtout le travail derrière ce beau.

img_0039

Le ciel est un peu moins gris sur l’avenue Cartier!

 

L’art se manifeste

Depuis vendredi, l’art a pris la ville d’assaut dans le cadre de Manif d’art 8 pour La biennale de Québec. Rues, parcs, galeries, bibliothèques et vitrines laissent la place aux œuvres portant toutes le même thème: L’art de la joie. Thème qui fait du bien dans notre hiver gris, voire noir, qui met de la lumière sur le beau. Pas le beau propre, mais le beau qui fait du bien à l’âme, qui amène le cerveau ailleurs, qui le fait voyager, le fait se questionner. C’est devant la vitrine du Simons Vieux-Québec que je me suis arrêtée. Prendre quelques minutes pour admirer, observer, analyser et questionner le travail d’un artiste, c’est prendre le temps de faire appel à l’imagination. Ces quelques minutes figent le temps, une bulle se crée autour de moi et de l’oeuvre, pour un moment il n’y a plus de passants, plus de voitures, plus de bruit. Je ressens ce même effet quand je me retrouve au musée devant une oeuvre, mais là je suis dans la rue.

 

L’art public, c’est l’art qui vient à toi. C’est un musée gratuit. Ce sont des oeuvres qui sont mises à ta disposition, exigeant pour seul prix ton interprétation et ta réflexion. Jusqu’au 14 mai, Manif d’art 8 vous offre plusieurs expositions dont la centrale se trouve au Pavillon Pierre-Lassonde du Musée national des Beaux-arts du Québec (MNBAQ), mais vous offre surtout l’opportunité de vous arrêter devant ses multiples oeuvres bordant certains édifices de la ville. Des parcours vous sont proposés juste ici : http://manifdart.org/manif8/infos-pratiques/ pour vous encadrer un peu plus dans vos découvertes, mais quoi de mieux que de tomber par hasard sur une oeuvre qui n’était pas là la dernière fois que vous avez passé ce coin de rue et qui n’y sera peut-être plus lors de votre prochain passage? Ouvrez l’oeil, car l’art est à votre portée plus que jamais.

Cliquez sur les photos pour plus de détails

Pour plus d’infos sur la Biennale de Québec: http://manifdart.org

Pour connaître l’oeuvre au coin de la rue: http://www.ville.quebec.qc.ca/culture_patrimoine/art_public/repertoire_oeuvres/

 

Et vous, quelle oeuvre d’art public avez-vous envie de nous faire découvrir?

Laura 

Au commencement, il y eut un plan d’affaires

23 Fév

Je suis le genre de personne qui planifie tout et n’importe quoi. Je fais mon lavage le samedi, pas le dimanche. Je prévois mes déplacements Québec-Montréal un mois à l’avance et mon agenda me rappelle que, chaque mercredi, je dois nettoyer la cage de mon lapin de 19 h à 19 h 30. Et si par malheur je dépasse un peu, je capote un brin, parce que ça empiète sur le temps consacré à l’épicerie.

Ça fait que quand mon prof d’entrepreneuriat nous a annoncé qu’on allait devoir produire un plan d’affaires dans le cadre de son cours, étape par étape, du début jusqu’à la fin de la session, je jubilais. Étude de marché, analyse de la concurrence, plan marketing… ces mots-là, qui en ont incité plusieurs à lâcher le cours, me réconfortaient comme une beurrée de Nutella au lendemain d’une rupture. J’allais consigner dans un beau petit document imprimé et boudiné tous les renseignements sur lesquels j’allais pouvoir m’appuyer pour les mois à venir. Pas de surprises, pas d’imprévus. Alléluia.

Alors je me suis lancée. J’ai établi une grille tarifaire. J’ai fixé mes objectifs à court et à moyen terme. Je me suis longuement attardée à la mission de mon entreprise, qui devait tenir sur 5-6 lignes, pas plus.

La mission de Jelar communications, entreprise individuelle de services langagiers, est de contribuer à rehausser l’image des petites, moyennes et grandes entreprises de même que celle des organismes publics, parapublics et gouvernementaux de la région de Québec grâce à une offre de services professionnels et personnalisés dans les domaines de la rédaction, de la révision linguistique et de la traduction de l’anglais au français.

J’ai trouvé des données chiffrées super crédibles pour appuyer mes prévisions financières. J’ai dressé un portrait ultra précis de ma clientèle cible. J’ai créé un beau petit sondage pour évaluer l’intérêt de cette clientèle envers mes services. Une trentaine de chefs d’entreprises et de responsables des communications de diverses organisations y ont répondu. J’étais pas mal fière.

Que reste-t-il aujourd’hui de ce travail d’orfèvre auquel on a attribué une note quasi parfaite? Pour être honnête, pas grand-chose.

En mai dernier, j’ai repris contact avec les sept clients potentiels ayant affirmé qu’il était probable ou très probable qu’ils aient recours à mes services une fois mon entreprise officiellement lancée. Si mon enthousiasme était à son comble, je me gardais bien de me faire des illusions. Je savais qu’il était hautement improbable que les sept clients en question explosent de joie et me bombardent de travail en me remerciant de leur sauver la mise. Mais je me disais qu’il n’était pas déraisonnable de penser que certains d’entre eux, deux ou trois peut-être, se souviendraient de la jeune entrepreneure qui leur avait fait parvenir un sondage un mois et demi plus tôt et lui refileraient quelques mandats.

Combien ont réellement donné suite à mes courriels et à mes appels? Pas un seul. Zéro pis une barre.

Du coup, ça chamboulait mes plans, et c’est peu de le dire. Si la liste de clients potentiels prenait le bord, la grille tarifaire et les prévisions financières aussi. J’allais devoir me résoudre à faire ce que font la plupart des traducteurs indépendants en début de carrière : me tourner vers les agences de traduction, ces intermédiaires entre les pigistes et les donneurs d’ouvrage. Le hic, avec les agences, c’est qu’elles imposent leurs tarifs. Le pigiste peut tenter de négocier, mais c’est souvent perdu d’avance. Bonjour les surprises, allô les imprévus.

Mon prof serait-il tenté de réviser à la baisse la note qu’il a attribuée à mon travail s’il savait que pas mal tout le contenu de mon plan d’affaires est aujourd’hui caduc? C’est une question que je me pose parfois. J’aime penser qu’il aurait plutôt le réflexe de me féliciter. Mes clients actuels ne sont pas ceux que j’avais imaginés, c’est vrai. Et alors? J’ai réussi à changer mon fusil d’épaule. Mon chiffre d’affaires est plus modeste qu’il aurait dû l’être; soit. Toujours est-il que, moins d’un an après son lancement, Jelar communications génère suffisamment de revenus pour permettre à son unique propriétaire de payer le loyer et de régler les factures. Pour la poule mouillée que je suis, c’est plutôt rassurant.

Il y a ça de beau dans le fait de travailler à son compte : affronter quotidiennement cette peur de l’inconnu qui nous assaille trop souvent. Accepter qu’on ne peut pas tout prévoir, et se dire que c’est bien correct comme ça. Se laisser porter par la vague lorsque l’inattendu survient, sans se poser trop de questions. Je me dis de plus en plus qu’au fond, les entrepreneurs qui réussissent ne sont peut-être pas ceux qui savent exactement ce qu’ils feront dans six mois ou dans un an, mais bien ceux qui savent accueillir à bras ouverts ce que demain leur réserve.

Jenny

Le plongeur

20 Fév

Dans la vie, une des choses que j’aime le plus, c’est de manger…particulièrement dans les (très) bons restaurants. Tout y est parfait. Les nappes ultra blanches et la coutellerie qui scintille, le maître d’hôtel tiré à quatre épingles et son personnel aussi efficace que quasi invisible….et ça c’est sans parler de la bouffe! Or, aujourd’hui, je propose d’entrer dans l’envers du décor.

Ce qui se passe de l’autre côté des portes battantes alors que la pression est à son comble, que les clients attendent et que la seule solution, c’est d’aller toujours plus vite, de crier toujours plus fort, bref, de produire toujours plus. Je parle ici de Le plongeur de Stéphane Larue, un coup d’envoi impressionnant pour ce dernier puisque c’est son premier roman.

poly11_plongeur_c1_rgb_300dpi

Résumé

L’histoire se déroule au début des années 2000. Notre protagoniste est un jeune homme de 18-19 ans, étudiant au Cégep en graphisme dont la vie est à un point tournant. Accro au jeu (aux machines de loteries dans les bars pour être exacte), il n’a désormais plus rien: plus de coloc, plus d’argent, plus d’amis proches, plus de session. Devant l’ultimatum que la vie met devant lui, il prend une job de plongeur au restaurant La Trattoria en espérant, à quelque part, que les choses s’arrangent. On y découvre alors le rythme effréné des cuisines d’un restaurant ainsi qu’une foule de personnages qui donneront vie à ce roman où tout se déroule surtout la nuit. Le personnage principal devra désormais jongler avec sa dépendance et l’enfilade des quarts de travail et des nuits folles qui s’ensuivront.

Personnages principaux

Narrateur: L’histoire est écrite au « je » comme s’il faisait un genre de témoignage documentaire de son existence, sans jamais se nommer. Dévoré par les dettes de jeu, ses échecs et son incapacité à être tout simplement honnête avec lui-même et les autres, il s’enfonce tranquillement. Les exigences de la vie pèsent sur lui et il devra éventuellement se prendre en main et réparer les erreurs qu’il a commises.

Bébert: Cuisinier à La Trattoria, il prend de la place. Toujours à parler fort, à chialer, à dire, à qui veut bien l’entendre, tout ce qui lui passe par la tête. Il est aussi un fêtard invétéré, qui enfile les doubles shifts et les nuits blanches et qui, finalement, tient le coup en avalant du speed comme des bonbons. Personnage aussi attachant, qui prendra, à sa façon, notre protagoniste sous son aile.

Marie Lou: Amie du secondaire qui trippe également sur le métal. Elle est le lien entre la vie d’avant le jeu et celle d’après. Travaillant dans un bar, elle est la confidente, le point de focus du narrateur lorsque ça va mal, elle est peut-être finalement, sa seule véritable amie.

On aime

  • La page couverture, évidemment. Elle est cool, noire, intrigante, un peu trash et très metal. Comme le roman!
  • Le rythme des scènes qui se déroulent au restaurant. Elles sont décrites avec justesse et aplomb, en faisant des moments vifs et soutenus qui nous font lire à une vitesse incroyable.
  • Le sujet du roman, qui est peut-être moins le milieu de la restauration que les dessous de la dépendance. Il y a d’abord le personnage principal, qui est accro au jeu, mais aussi, plusieurs des cuisiniers et employés de La Trattoria ont des problèmes de consommation de drogue et d’alcool. Un phénomène beaucoup plus présent que ce qu’on pourrait croire de l’extérieur.

Bonne lecture!

Camille xxx

 

 

 

Le temps d’un concert

16 Fév

Février. Rude et court mois d’hiver, mois de l’amour si l’on en croit la publicité rouge de cœur et de passion qui nous inonde. Bien que cette fête me laisse indifférente (comme en témoigne ce billet commun), le temps de qualité demeure précieux à mes yeux.

On nous avait prévenus : «Quand bébé sera là, prenez soin de votre couple, c’est important. » Eh bien oui, ça l’est. Le temps s’accélère, et à travers ce grand changement, il y a ce que nous étions, puis ce que nous sommes. Le couple, c’est la base de notre famille, c’est comme ça qu’elle a commencé.

Les moments de couple, depuis que ce dernier a évolué en famille, sont rarissimes. Il devient donc essentiel que ceux que nous ayons soient de grande qualité, et nous permettent de retrouver le je et le tu qui forment le nous que nous sommes. Puisque ces occasions sont plus planifiées que spontanées, nous choisissons avec soin l’activité de couple en question. La semaine dernière, c’est un concert qui nous a permis d’être ensemble, de capturer un instant.

Crédit : My Happy Culture

Crédit : My Happy Culture

 

Le groupe montréalais Groenland était de passage à l’Anglicane de Lévis pour une prestation d’un soir. Nous avons profité de l’occasion afin de vivre une soirée au son du groupe indie-pop dans cette salle magnifique à l’acoustique remarquable. La première partie était assurée par l’artiste Lydia Képinski, une découverte pour nous. Sa musique hypnotique et ses textes surprenants ont suffi à se laisser envahir par l’ambiance feutrée du moment. L’auteure-compositrice-interprète a ensuite fait place aux têtes d’affiche. Groenland a rapidement charmé nos oreilles en amorçant le spectacle avec des chansons tirées de leur nouvel album paru en septembre, A Wider Space. J’appréciais déjà les mélodies de leur premier album The Chase, je savoure tout autant celles-ci, une note de gaieté en plus. La complicité des membres du groupe était palpable, la bonne humeur des spectateurs contagieuse. Une ambiance douce et joyeuse,  une soirée remarquable.

C’est un moment idéal que j’ai passé avec mon homme, le rythme joyeux de la musique dans la tête. Les concerts sont définitivement une de mes activités préférées de couple, ils nous permettent de nous plonger dans une tout autre ambiance, de sortir de notre routine, de discuter du moment présent, uniquement.  Être ensemble au son de la musique, ça nous crée des souvenirs durables, car à chaque écoute de l’album, on revit un peu l’instant partagé.

Mariève

Pourquoi aller voir la pièce Une mort accidentelle?

11 Fév

 

bandeausiteunemort.jpg

C’est l’histoire de :

Philippe Désormeaux, un jeune chanteur connu du public, qui commet un crime de manière involontaire. Après avoir faussé les pistes, il quitte les lieux et court se confier à ses parents, qui, devant cet aveu, auront une réaction pour le moins inattendue. Jeff Dubois, un enquêteur dépressif fasciné par le cirque médiatique entourant l’événement et peu pressé à élucider l’affaire, est chargé de l’investigation. Comment garder contact avec la réalité lorsqu’on est pris dans la spirale du mensonge ? 

Pssst: Il reste encore des supplémentaires les samedis 11, 18 et 25 février à 20h + dimanche 12 février à 15h au théâtre La Licorne.

La pièce en un gif:

giphy.gif

On va voir la pièce, parce que:

  1. Les comédiens défendent leur personnage impeccablement. Parfois, on entend «le jeu était inégal». Là, c’est le contraire. Chacun amène sa petite twist. Qui plus est, on remarque souvent leur écoute (ça c’est quand les comédiens sont pas en train de dire des lignes, mais qu’ils écoutent…). C’est petit, mais c’est précis.
  2. François Archambault réussit à trouver un bel équilibre entre l’humour, l’intrigue et l’intelligence. Parfois, on se surprend à grimacer et à grincer des dents et on éclate de rire tout de suite après. Assez pour se demander à plusieurs reprises «c’est-tu correct si je ris?» Il faut savoir bien manier sa plume pour manipuler aussi bien ses spectateurs.
  3. La mise en scène colle parfaitement à la vision de l’auteur. Les deux vivent en parfaite harmonie. On a particulièrement aimé la simili-conférence de presse où le public est littéralement devenu un public. Et aussi, voir le fameux contour tracé blanc des victimes se faire tracer devant nous.
  4. L’intégration des réseaux sociaux au sein de l’intrigue et le personnage de l’animatrice toujours sur place afin de mettre la main, en premier et en exclusivité, sur les nouvelles. Ça nous rappelle une certaine ère…
  5. Pour toutes ces raisons, une mort accidentelle n’est pas une pièce de Théâââââââââtre, mais vraiment un univers dans lequel on se fait inviter et prendre au jeu.

Mention spéciale:

Il n’y a rien de plus magnifique lors d’une pièce que les réactions spontanées des spectateurs. En fait, je dois préciser: il n’y a rien de plus magnifique que ceux qui partagent, sans se rendre compte, leur réactions spontanées.

«Ben voyons donc !»  « Elle, je l’a trust pas. »  «Qu’est-ce qu’y’a dit? »

 

Bon spectacle.

 

Jani

 

1-2-3 Les petits cubes de bois

10 Fév

Bienvenue à notre nouvelle louve, Lauréanne! Elle nous prépare beaucoup de beau DIY facile à faire à la maison et qui surprendront toutes vos amies. Ready?

 

Aussi loin que je puisse me rappeler, je n’ai jamais fait de listes de cadeaux. Pas parce que je n’avais aucun désir, bien au contraire le catalogue Sears de Noël regorgeait d’une tonne de merveilles, je voulais plutôt me laisser surprendre. Surprendre par quelque chose qui venait du fond du cœur, qui avait été pensé, choisi, déniché par une personne qui avait pris le temps.

Je me donnais également ce défi d’offrir quelque chose fait à la main, bricolé avec tout l’amour du monde. Mais rapidement, le temps est devenu une denrée bien rare avec les études qui occupaient une place omniprésente dans ma vie. J’ai dû mettre en veille une partie de moi. J’aimais apprendre, certes, mais il y avait toujours une partie de moi qui avait besoin de laisser aller sa créativité, troquer un peu le côté le cérébral de la chose contre l’inspiration du moment.

Comme la vie fait bien les choses, peu de temps après la fin de mes études, une petite poulette a trouvé son nid dans le doux confort de mon bedon. Mon travail m’a permis de me retirer plusieurs mois avant la naissance de mademoiselle. J’avais donc du temps devant moi pour bricoler avec tout l’amour du monde une chambre, un univers sur mesure pour notre fille. J’ai opté pour une déco pratique, intemporelle, qui évoluerait et s’adapterait au gré du développement d’Olivia et surtout qui était faite par moi, pour elle.

img_3783

Préambule terminé, voici un de mes projets simples à confectionner, même pour les moins manuels de ce monde…les petits cubes de bois. À mon avis, cet incontournable pour enfant s’inscrit également dans un style de vie minimaliste. Ce matériau noble, durable a tout ce dont il faut pour réaliser un jouet des plus éducatifs (clin d’œil à madame Montessori), solide et esthétique.

 

Ce dont vous aurez besoin pour réaliser ce projet :

  • Baguette de 2x2x8 de bois de construction (J’ai choisi le pin comme essence de bois parce qu’il est léger pour les petites mains des enfants et pas trop noué ou nervuré)
  • Modpodge ou vernis à base d’eau (À la quincaillerie, demandez conseil pour un vernis qui est baby friendly)
  • Papier sablé à grains fins ( entre 120-220 grains)
  • Pinceau mousse
  • Pinceau fin
  • Peintures acryliques
  • Pochoir (lettre, chiffre, motif)
  • Papier Scrapbook

 

Étapes de confection

  1. Marquer votre baguette d’un trait de crayon à tous les 1,5 » (assurez-vous simplement que chacune des arêtes de votre cube soit de la même longueur)
  2. Couper à l’aide d’une scie (si vous n’êtes pas à l’aise de le réaliser vous-même, faites appel, comme moi, à votre papa, votre chum, votre ami ou demandez tout simplement à un commis de la quincaillerie de tailler pour vous votre baguette de bois pour quelques dollars supplémentaires)
  3. Sabler les arêtes du cube et les coins avec un papier sablé de manière à ce que l’enfant ne se blesse pas avec les coins.
  4. Épousseter les blocs pour éviter qu’une fine poudre de sablage demeure sur le cube lors du vernissage.

 

img_3780

 

Vos cubes sont fins prêts !! C’est alors que la créativité entre en jeu.

 

Vous pouvez découper des papiers à motifs de la grandeur de la face du cube, de petits carrés que vous collerez avec le Modpodge. Vous pouvez également apposer un pochoir sur lequel vous tamponnerez avec votre pinceau mousse la peinture de votre choix. Vous pouvez également regrouper quatre ou six cubes ensemble et dessiner un animal ou une fleur, par exemple, de manière à réaliser un casse-tête. De cette façon, vous obtiendrez six casse-têtes pour votre tout-petit.

Une fois votre œuvre d’art terminée, il suffit de fixer le tout à l’aide d’un vernis ou de 5 couches de Modpodge.


cube 
cube-2

Si vous êtes comme moi et qu’une panoplie de petites bedaines poussent autour de vous, cette fantaisie peut également servir de cadeau de naissance ou être une activité en soi lors d’un shower pour bébé. Un large éventail de possibilités s’offre à vous, suffit de prendre un peu temps pour les réaliser.

Et voilà! Amusez-vous!

Lauréanne

Enregistrer

Enregistrer

L’étudiante automate

9 Fév

On a beaucoup parlé de santé mentale dans les dernières semaines. De la difficulté (et plus encore, de la nécessité) d’en parler. À mon tour, maintenant. Je parle.

 

Je parle, parce que la santé mentale, ce n’est pas seulement les dépressions, les burn-out et tout le reste: c’est aussi une question d’équilibre, de contrôle de sa vie.

Dans le milieu académique où j’étudie, où je travaille, l’équilibre et le contrôle n’existent pas. On travaille, sans arrêt; on laisse les échéanciers contrôler sa vie; et on semble s’accommoder de cette situation insupportable.

 

Crédit : Buzzfeed

Crédit : Buzzfeed

Dans ce milieu, il est valorisé de travailler 80 heures par semaine. Régulièrement, j’entends des professeurs se vanter qu’ils sont épuisés et dorment dans leur bureau l’après-midi. Qu’ils ont sauté le dîner pour ne pas « perdre le fil » de ce qu’ils faisaient.

Comment diable le fait de sauter un repas ou de dormir en plein milieu de journée peut-il être un objet de fierté? Une raison pour se vanter?

Le milieu universitaire ne pardonne pas. Ne donne aucune chance.

Il faut performer. Tout le temps. À tout prix.

Malgré tous les efforts, toutes les nuits blanches, toutes les fins de semaine sacrifiées et les sorties entre amis manquées, ce n’est jamais suffisant. Jamais assez.

Pour être la parfaite étudiante au doctorat, je devrais être misérable, avoir le teint verdâtre et aucune vie sociale, performer au maximum, produire des articles scientifiques, participer à des colloques qui demandent des heures de préparation, et ce ne serait pas encore suffisant: il faut en plus travailler, idéalement hors de l’université, parce que les emplois académiques sont rares.

Personne ne peut réussir à faire tout ça sans perdre des plumes.

Je n’a pas réussi non plus.

La session dernière, j’ai craqué.

Je pleurais tous les jours. Souvent, plusieurs fois par jour. J’ouvrais mon ordinateur, et parfois, j’avais des nausées si fortes que je devais m’y reprendre à deux fois pour commencer à travailler.

J’étais malheureuse.

Et quand j’en parle avec mes amies au doctorat, ça semble normal d’être malheureuses, d’être misérables parce qu’on travaille trop fort.

Dans nos universités, il est normal de mettre sa santé mentale en péril simplement pour obtenir un diplôme.

Dans la vraie vie, ce n’est pas normal.

Je vais le répéter: ce n’est pas normal.

Ce n’est pas normal qu’on se brûle le corps, qu’on se brise l’esprit à faire un doctorat ou une maîtrise.

Ce n’est pas normal qu’un étudiant-chercheur sur cinq présente des symptômes dépressifs. On nous dit que les ressources existent, et oui, elles sont là: les services de psychologie sont fournis et accessibles.

Mais comment savoir qu’il faut aller voir un psychologue si on pense que c’est normal? Si on pense que tout le monde travaille plus que soi, et qu’on devrait se ressaisir pour travailler autant que les autres?

Tout ça à cause du foutu modèle de l’étudiant parfait, que j’appelle l’étudiant automate, qui travaille sept jours sur sept, beaucoup trop d’heures par jour, sans se fatiguer.

Ça n’existe pas. C’est impossible.

Ce n’est qu’un modèle. Nocif et destructeur, qu’il faut démanteler.

Lentement, c’est ce que j’essaie de faire.

À moi toute seule, je ne ferai peut-être pas une grande différence, mais j’essaie tout de même d’aider mes amies à ne pas tomber dans les mêmes pièges que moi -j’ai fait un peu de la route avant elles, je connais le chemin.

Ne plus voir la lumière au bout du tunnel, c’est une chose. Savoir qu’on n’est pas tout seul dans le tunnel, c’en est une autre.

Ça peut tout changer.

Anne-Sophie

Petite histoire d’une salariée devenue travailleuse autonome

3 Fév

13 novembre 2014, milieu d’après-midi. Le vent d’automne souffle fort sur le centre-ville de Québec et tente de s’infiltrer sous mon manteau resté ouvert. À neuf mètres de l’entrée principale de l’immeuble, Mélanie, la fille de la comptabilité, grille sa cigarette à la vitesse grand V, visiblement pressée de retourner à l’intérieur. Pour se réchauffer, certes, mais surtout pour éviter d’affronter mon regard éploré. Pour ne pas avoir à me demander si je suis correcte, si quelqu’un va venir me chercher.

L’affaire, c’est que je viens de me faire congédier. Apparemment, je n’ai pas les bonnes « compétences interpersonnelles » pour le poste que j’occupe. Au diable les prévisions du calendrier maya; ma fin du monde à moi, elle vient d’arriver à ce moment précis.

Je me retrouve donc dans le taxi, avec ma plante verte coincée entre les jambes et ma boîte de dictionnaires que j’étreins comme un enfant étreint son doudou. Sur la banquette arrière, les posters d’animaux exotiques qui tapissaient mon ancien bureau et que j’ai arrachés des murs à la va-vite. Par la fenêtre, je regarde défiler le paysage. Pis je pleure. Pis je pleure. Tellement que le chauffeur, un quinquagénaire visiblement peu enclin à manifester de la compassion, me donne une petite tape sur l’épaule. Le pauvre. J’aurais dû lui donner plus de pourboire. Mais ne sachant trop ce que les prochains mois allaient me réserver, je me dis que je suis peut-être mieux de garder mes cennes.

Le lendemain, j’ai les yeux bouffis mais l’esprit clair. Mettre ma sécurité financière entre les mains d’un unique employeur qui peut décider de se débarrasser de moi quand bon lui semble? Plus jamais. Dorénavant, je serai mon propre employeur.

 

Source : HORNGRY

Source : HORNGRY

Un bien beau projet, mais que je ne peux concrétiser dans l’immédiat. Pour le moment, je dois me revigorer, me prouver que je suis compétente et que j’ai du cœur au ventre. Quoi de mieux qu’un retour aux études?, que je me dis. Je m’inscris donc à la maîtrise en traduction et terminologie. J’ai déjà un baccalauréat en langue française et rédaction professionnelle. Si le match n’est pas parfait, il n’en est pas loin.

Deux ans et des poussières plus tard, mes deux diplômes décorent joliment l’un des murs de mon bureau aménagé dans la plus petite pièce de mon 4 ½. Je fais ce que j’aime, c’est-à-dire réviser, rédiger et traduire, dans un environnement que j’aime. Ici, ma bulle personnelle peut prendre toute la place qu’elle veut. Ici, personne ne me force à socialiser, à faire des compromis ou à raconter ce que j’ai fait en fin de semaine. Ici, je peux vivre de mon art sans porter atteinte à la personne que je suis et qui a été quand même assez amochée par la culture organisationnelle typique des grandes entreprises. Au fil de mes billets, je vous ferai découvrir cette personne et sa vie trépidante de travailleuse autonome. Ses hauts, ses bas, ses aspirations, ses craintes. Ses bons coups et ses petites gaffes. Je vous montrerai tout ce qu’on peut accomplir de beau quand on a la possibilité de le faire en restant soi-même. La liste est longue, je vous le garantis. 🙂

 

Jenny xx

%d blogueurs aiment cette page :